• Chers lecteurs,

    L’année a commencé un peu en retard pour notre blog : le 10 janvier, après 2 mois de vacances.

    Mais nous nous sommes bien rattrapés par la suite ! Voici un bref rappel de ce qui s’est passé, au cas vous auriez perdu quelques articles.

    Le 10 janvier, dans « Accueil », je vous souhaitais une « Bonne année 2018 », en espérant que chacun puisse au moins en partie, cette année,  réaliser ses rêves !

    Le 12, dans « Découvertes », je vous racontais ce qui peut arriver même dans un supermarché : « Saviez-vous que la paix est contagieuse ? »

    Le 14, c’était le tour des « mots de janvier : Jean d’Ormesson », dans « Des mots pour de bon ». Une personnalité hors du commun qui donne à réfléchir. (« Vivre est une catastrophe, et c’est un grand bonheur ! »)

    A partir du 16 toute une série de nouveaux articles en commentaire au premier chapitre de l’Evangile de Matthieu. Après notre beau voyage chez Marc, nous commençons à découvrir maintenant un nouveau paysage étonnant. « Avant-goût de béatitudes », « Matthieu 1 », « Confiance à l’infini », « Sauver le monde », « Paroles de feu » et « Compagnon céleste ». Cela m’a fait tellement de bien de les écrire que je vous invite vraiment à perdre un peu de temps avec ces paroles merveilleuses, tellement surprenantes quand on se met à les écouter comme si c’était la première fois.

    Et pour finir, le 28, « De quelle vérité s’agit-il ? » dans « Passepartout ».

     

    Bonne lecture à chacun ! Et merci pour vos commentaires ou vos suggestions, qui sont toujours les bienvenus. Et n’oubliez pas de faire connaître « L’Orient La Nuit » autour de vous !


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  • Il y a une quinzaine de jours, j’avais repris sur Facebook le titre d’un de mes anciens articles qui disait : « La vérité n’enferme jamais ». Et j’ajoutais en commentaire cette simple question : « Pourquoi avons-nous parfois peur de la vérité ? »

    Ce à quoi une de mes lectrices les plus assidues m’avait demandé : « De quelle vérité s’agit-il ? »

    Excellente question, bien logique. On parle tellement chaque jour de la vérité à tort et à travers dans les conversations de tous les jours, dans les médias et tous les réseaux sociaux, qu’on finit par ne plus comprendre ce que ce mot veut dire en réalité.

    Je renvoie tout de même ma lectrice à mes deux anciens articles : le premier justement « La vérité n’enferme jamais » du 25/5/17 dans « Batailles » et le second « La vérité ? » du 6/5/16 dans « Passepartout », qui peuvent déjà donner de bons éléments de réponse…

    Mais je crois que le principal problème, depuis que l’homme a commencé à penser, à réfléchir, à analyser, c’est que chacun confond « la » vérité avec ses pauvres convictions, parfois belles et profondes, mais toujours tellement limitées, il faut bien se l’avouer.

    La vérité est une réalité tellement immense et mystérieuse que prétendre la contenir serait un peu ridicule. Qui peut prétendre connaître « la » vérité ? Car la vérité n’est pas une formule de quelques pauvres paroles dans laquelle j’essaye de l’enfermer. Elle n’est pas un article de journal, ni un livre savant, ni une doctrine philosophique ou un courant de pensée…

    La vérité est « la vérité » que chacun sent confusément au fond de soi, qui nous éclaire et nous attire et nous dépasse à la fois, mais sans laquelle nous ne pourrions pas continuer notre chemin. Car elle est bien là qui donne un sens à chacune de nos actions, de nos relations, de nos rêves ou de nos ambitions.

    Notre monde moderne en est arrivé à une telle crise culturelle qu’il finit par douter de tout et même de la vérité. Tout devient relatif, comme si aucune vérité n’était possible. Mais c’est là un piège dont il faut se sortir, avec humilité mais avec décision.

    Dire que nous ne pouvons pas contenir la vérité ne veut pas dire que nous sommes condamnés maintenant à rester pour toujours dans l’obscurité. Non, les reflets de la lumière de la vérité sont bien là, suffisants pour que nous puissions continuer à construire le présent et l’avenir de l’humanité de tout notre cœur.

    Et la preuve que la vérité existe, c’est que malgré toute la confusion qui règne parfois dans notre monde, l’humanité n’est pas morte, elle est malade, mais elle est toujours debout, chacun de nous a des valeurs à partager, qui sont, elles aussi, d’autres reflets de cette même vérité qui nous pousse.

    Quand des personnes se rencontrent et s’aiment et bâtissent ensemble une famille, un pays, ou la paix dans le monde, lorsque des gens se mettent ensemble pour de nouvelles découvertes qui font progresser notre vie sur la terre, lorsqu’on parvient à un tant soit peu d’unité même fragile pour avancer, c’est que la vérité est en acte, qui nous libère et nous fait respirer. Mais toute illusion de vérité qui vient au contraire nous diviser, nous opposer les uns aux autres, n’est qu’une tromperie qui disparaîtra bien vite comme elle est arrivée. Ce qui enferme et crée des conflits ne peut jamais être un reflet de la vérité.

     

     


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  • « Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : ‘Dieu-avec-nous’. » (Mt 1,23)

    Après « Jésus sauve », voici un autre nom du Fils de Dieu : « Dieu avec nous ». Là encore, rien d’apparemment bien nouveau. Mais n’avons-nous pas décidé de plonger complètement dans le feu de ces paroles divines ?

    Ici aussi, si nous y faisons attention un seul instant, nous allons découvrir une révolution totale, inimaginable dans l’expérience de Dieu qu’ont les autres religions. Dieu est descendu parmi nous, il est « avec nous ». Il n’est plus au-dessus de nous, loin de nous, même s’il le reste aussi, car il est toujours Dieu. Et c’est cela le miracle d’un Dieu Amour qui se fait tout petit parmi les hommes et qui reste en même temps grand comme un Dieu qu’il est, mais avec la puissance d’être aussi petit que nous. Un Dieu capable de ne pas être Dieu, si l’on ose s’exprimer ainsi (que les théologiens me pardonnent !)

    Un Dieu qui ne nous écrase pas, mais qui se met à notre niveau et qui, en même temps nous élève à son niveau à lui. Ce Dieu qui vit la réciprocité trinitaire entre le Père et le Fils dans le Saint Esprit, nous emmène « avec lui » au cœur du paradis, dans cette réciprocité infinie et toujours renaissante. Dieu qui nous laisse l’aimer avec notre cœur si petit ! Mais ne voyons-nous pas ce que cela signifie ? Moi qui suis si faible, si limité, voilà que tout à coup je peux aimer Dieu, je peux lui faire du bien, je peux lui donner de la joie, je peux consoler ses souffrances et le surprendre par mon amour ? C’est du moins ce qu’il me laisse ressentir, car il reste toujours Dieu et seulement quand nous serons face à face avec lui, nous comprendrons vraiment ce qui s’est passé sur cette terre. Mais au moins, en attendant, c’est déjà cela que nous pouvons comprendre. Nous avons, jusqu’au jour de notre mort, et puis ensuite pour l’éternité, un compagnon de route tout puissant qui ne va plus jamais nous abandonner. Ne serons-nous pas un peu minables, si nous continuons encore à nous plaindre que la vie ne va pas et que nous n’avons plus d’espoir, alors que l’infini chemine à nos côtés ? Et nous n’en sommes encore qu’au premier chapitre !

     

     


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  • « Tout cela arriva pour que s’accomplît la parole du Seigneur prononcée par le prophète. » (Mt 1,22)

    Il faut bien comprendre cette phrase, évidemment. Jésus n’est pas venu parmi nous pour faire ce qu’avaient dit les prophètes. C’est simplement que les prophètes, inspirés par Dieu, avaient déjà prévu tout ce qui allait se passer à la venue de Jésus sur terre.

    L’Evangile en général, et celui de Matthieu en particulier, est rempli de ces phrases de l’Ancien Testament qui nous illuminent et qui sont elles-mêmes illuminées par la réalisation en Jésus des promesses de Dieu à l’humanité.

    Cela donne le vertige de voir que Dieu n’a jamais parlé en vain. Ce qu’il a annoncé, il y a peut-être très longtemps, finit toujours par se réaliser.

    Je voudrais donc ici faire seulement une petite constatation qui va nous aider dans la lecture de Matthieu et dans la mise en pratique de ses paroles. Si les paroles d’un pauvre prophète, limité comme nous par sa faiblesse humaine, ont eu dans l’histoire une telle puissance, quelle ne va pas être maintenant la force de la parole d’un Dieu qui s’est fait homme et est venu habiter parmi nous ?

    Ecouter de tout son cœur les paroles de feu d’un Dieu devenu homme et essayer de les mettre en pratique, ce n’est pas comme écouter n’importe quel conseil d’un homme sage, c’est se brancher sur un courant qui arrive directement du ciel et qui porte déjà en lui la force de la résurrection. Si nous faisons ensemble ce cheminement, avec la conviction que les perles que nous rencontrerons dans notre lecture des prochains chapitres, au cours des jours et des mois à venir, peuvent nous transformer complètement et transformer le monde autour de nous, nous aurons certainement de belles surprises, des découvertes inouïes à partager avec nos compagnons de voyage sur cette terre. Quelle belle aventure nous attend !

     

     

     


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  • « Elle mettra au monde un fils auquel tu donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Mt 1,21)

    Ici, on retombe sur une phrase qu’on connaît par cœur et l’on pourrait passer dessus sans se rendre compte de la révolution totale qu’elle représente. Alors, nous allons faire un petit effort, nous allons oublier toutes nos idées reçues, nos bonnes habitudes, et nous allons essayer de vraiment écouter Jésus… et vous allez voir que nous allons nous scandaliser de nous-mêmes, de tout ce que nous avons compris et vécu jusqu’ici. C’est ce qui m’est arrivé en m’arrêtant enfin pour de bon sur cette belle phrase.

    Jésus est venu pour nous sauver. C’est bien clair. C’est la signification de son nom et donc de tout son être, de sa mission parmi nous. Il est même venu pour nous sauver de nos péchés. Alors, nous allons bien en profiter, comme nous sommes habitués à le faire avec la mentalité de la société de consommation. Nous allons prier pour demander à Dieu de nous sauver, de nous libérer de nos péchés, nous allons fréquenter plus souvent l’Eglise, pour être plus sûrs de notre coup… C’est cela, vraiment que Jésus désire ?

    Je crois qu’il y a là un grand malentendu, qui a contribué à détruire l’Eglise de l’intérieur et ce n’est pas étonnant que, dans certains pays comme la France, les gens aient finalement presque tous fui l’Eglise. On a fait du message du Christ une morale (contre les péchés justement), mais pour se sauver chacun égoïstement dans son coin et surtout pour juger allègrement les autres de l’extérieur, chaque fois que, les pauvres, ils retombent dans leurs péchés. Et ce serait ça le résultat de la venue de Jésus sur terre ?

    Ne voyons-nous pas justement que le plus grand péché, c’est de se replier sur soi-même et de juger les autres et de les condamner ? Alors que, si nous nous arrêtons un instant avec Jésus, nous comprenons qu’il est venu sauver tous les hommes de la terre, sans distinction, les bons comme les méchants. Mais qui sont ces bons et ces méchants ? N’avons-nous pas, chacun de nous, dans notre cœur du bon et du méchant ?

    Jésus ne demande pas des choses impossibles, il nous demande seulement de le suivre et d’essayer de faire comme lui. Et surtout de le laisser vivre en nous. Car au moment où notre faiblesse nous bloque, voilà que lui est prêt à prendre notre place et à continuer le travail. Et quel travail ? Se lever chaque matin, en se disant : aujourd’hui, je vais « sauver » le monde. A la maison, au travail, dans la rue, au supermarché, je vais rencontrer des gens qui cherchent comme moi, qui souffrent comme moi, qui espèrent comme moi, et je vais essayer de laisser Jésus en moi les « sauver ». Je ne sais pas comment je vais m’y prendre, mais lui sera là à mes côtés pour me suggérer un mot, un geste, un sourire, un acte d’amour qui vont transformer l’atmosphère, qui vont résoudre des conflits naissants, qui vont redonner l’espoir… Et à la fin de la journée, je verrai que j’ai complètement oublié mes propres péchés, mais qu’ils ont à peu près disparu. Je me suis occupé de « sauver » les autres et Jésus s’est occupé de moi. C’est cela le christianisme. Etre les bras de Jésus qui sauve l’humanité, qui ne se scandalise devant rien ni personne, qui au contraire redouble d’effort là où les personnes sont les plus difficiles, comme certaines personnes ont sans doute fait avec nous autrefois, quand nous, nous étions difficiles. L’Evangile est au fond très simple, mais il s’agit de le prendre dans la bonne direction, sinon on risque de faire seulement du beau gâchis.

     

     


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