• Le paradis, c’est comme la lumière. Quand on entrouvre sa porte, son esprit et son cœur au paradis, voilà qu’il nous inonde de toute sa flamme, voilà qu’il nous pénètre et qu’il nous laisse en même temps pénétrer en lui.

    Alors tout change, notre vie prend tout à coup une autre direction, la grisaille de notre quotidien s’emplit d’un arc en ciel multicolore. Et il n’y a alors plus besoin d’attendre je ne sais quel paradis qui arrivera seulement après la mort. Car le paradis est déjà là, même si tout autour de nous pourrait sembler comme les prémices d’un enfer.

    C’est le début d’une vision totalement nouvelle des personnes que nous rencontrons et qui partagent notre vie, et des circonstances de chacune de nos journées. Car nous ne voyons plus les gens et les évènements d’après leur apparence extérieure, mais d’après la lumière de paradis qui est cachée en eux.

    Cette lumière va nous aider à changer peu à peu bien des choses, à améliorer nos relations avec le monde qui nous entoure, mais surtout à donner un sens à tout. Car si le paradis est déjà là, l’impatience ou le découragement vont vite s’estomper. Et le paradis va nous faire voir aussi tout le positif surprenant que nous pouvons retirer du passé et toute la beauté que l’avenir sans doute nous réserve.

    Un proverbe dit que les barrières ne montent pas jusqu’au ciel. Or notre monde semble paralysé par les barrières de toutes sortes qui continuent à se dresser entre les personnes d’une même famille, entre les peuples, les religions, les cultures différentes. Tandis que, vues du paradis, ces différences qui provoquent des conflits l’un après l’autre sont au contraire des sources d’enrichissement réciproque.

     

    Les médias, qui ont transformé complètement notre société depuis surtout le siècle dernier, nous montrent en général les évènements avec des yeux éteints qui n’arrivent à distinguer les réalités que de l’extérieur. Combien nous feraient-ils enfin respirer s’ils nous apprenaient à saisir la vie telle qu’on la découvre d’en haut, du paradis !


    votre commentaire
  • Des gens innocents sont morts dans une fusillade en Floride, il y a quelques jours. Les parents et amis des victimes se sont unis pour demander une nouvelle réglementation pour le port d’armes. Je ne sais pas si vous avez lu la réaction de cette mafia des fabricants et vendeurs d’armes, voilà tout bonnement qu’ils accusent ces pauvres parents ou amis des victimes de faire de la politique malhonnête : « Leur but est d’éliminer… notre liberté de porter des armes pour qu’ils puissent éradiquer toutes les libertés individuelles », a déclaré l’un d’entre eux en référence au droit constitutionnel à porter des armes. « La politisation honteuse de la tragédie, c’est une stratégie classique sortie tout droit du manuel d’un mouvement toxique. »

    Honte à ceux qui osent s’exprimer de cette manière devant la mort de personnes innocentes, qui ne sentent même plus le problème, qui vivent seulement pour profiter de ce commerce criminel des armes qui est avec la drogue une des ressources mondiales les plus extraordinaires d’argent gagné sur le malheur des autres !

    La « liberté » de porter des armes, disent-ils, le « droit » à porter des armes : mais ces gens sans conscience ni scrupules ne se rendent-ils pas compte que les armes sont faites d’abord pour tuer ? Ils revendiquent en quelque sorte la liberté de tuer, le droit de tuer, avec toutes les bonnes excuses de toujours qui présentent le port d’armes comme un simple droit de se défendre.

    On ne peut pas se taire devant de telles pensées criminelles. Où va l’humanité si les dirigeants d’un pays qui prétend être à l’avant-garde de la civilisation en arrivent finalement à la loi de la jungle ? Je sais bien qu’on ne va pas éliminer la criminalité d’un jour à l’autre. Mais il existe normalement une police et une armée officielles dans un pays qui se respecte. Si on laissait seulement le « droit » de porter des armes à la police et à l’armée, le nombre des armes diminuerait d’un seul coup dans une proportion extraordinaire. Les gangs ou mafias de toutes sortes devraient se replier sur d’autres moyens pour continuer leurs trafics et le monde se porterait beaucoup mieux. Mais quand tout le monde peut porter des armes, allez distinguer entre les bons et les mauvais…

     

    Quand on appellera les choses par leur nom, quand on réglementera l’industrie et le commerce des armes dans le monde, le climat s’assainira d’un seul coup, mais les marchands d’armes se laisseront-ils faire ? 


    2 commentaires
  • Il y a quelques jours, j’avais publié de nouveau une phrase du Dalaï Lama qui disait : « Chacun a la responsabilité de faire croître la paix en lui afin que la paix devienne générale. »

    Ce à quoi un de mes lecteurs a commenté : « Moi, je pense que la paix est à obtenir à propos de chaque sujet dans une société par le vote. Si la majorité veut la guerre, tu es obligé de suivre si avant tu n’arrives pas à convaincre. Car la paix peut-être un mal (cf Chamberlain et Hitler !!) »

    Je voudrais tout de même répondre clairement à ce genre de réflexion qu’on entend tellement souvent : nous devons appeler les choses par leur nom. La guerre est un mal en soi, quelle que soit sa raison ou son but, car la guerre tue et elle est donc un crime, au moins comme intention, comme moyen, comme objectif et comme réalisation effective.

    Tandis que la paix est un bien en soi, car elle est a comme but l’harmonie entre tous les hommes qui ont réalisé ensemble cette paix.

    Je ne parle pas ici de la responsabilité morale de chaque personne. Si mes chefs me mettent un fusil entre les mains et m’ordonnent de tirer sur l’ennemi, sinon je serai fusillé, il est bien évident que je n’ai pas une grande responsabilité morale pour le crime que je suis en train de commettre.

    De même qu’il y a des paix qui ne sont que des comédies de paix. Mais une vraie paix en soi ne peut jamais être un mal. Elle sera un mal si elle n’est pas sincère, si c’est une fausse paix qui se manifeste en fin de compte comme une ruse pour endormir la vigilance de l’ennemi. Dans le cas de Hitler et Chamberlain, il est clair qu’Hitler n’était pas sincère : c’est lui qui incarnait le mal. Cela ne veut pas dire que la paix en soi peut être un mal : elle ne le sera jamais !

    Ensuite, la paix ne se construit pas d’abord par des votes. Un vote se fait en quelques secondes une fois tous les deux ou trois ans. Tandis que la paix se construit toute la journée du matin au soir, pendant toute l’année. La paix est une attitude envers les autres que je porte au fond de mon cœur et que je fais rayonner autour de moi, si j’y crois. La paix est contagieuse, car elle apporte la confiance, elle trouve des solutions réelles à tous les problèmes, elle fait tomber les barrières, elle ouvre l’avenir à la stabilité et à la prospérité.

    La guerre tue et détruit tout sur son passage. Et l’on oublie souvent d’ajouter aux listes des morts et des blessés, les gens qui sont traumatisés pour toujours par la blessure psychologique d’une guerre qui peut les handicaper tout le reste de leur vie.

     

    On doit apprendre à ne pas jouer avec les mots. Tant qu’on cherchera des excuses à une guerre ou d’autres excuses pour ne pas se battre pour la paix, le monde restera une jungle dans laquelle il devient pire que les animaux. Si l’homme a un minimum de conscience et d’intelligence, il doit cesser cette hypocrisie maléfique. Des hommes comme Gandhi, Nelson Mandela, Martin Luther King, le Dalaï Lama ou les fondateurs de l’union européenne moderne, auraient eu toutes les raisons de continuer la guerre, mais ils ont eu le courage de tourner la page et qui oserait dire qu’ils ont eu tort ? Les marchands d’armes sans doute ?


    votre commentaire
  • Avez-vous déjà pensé un jour que la lumière est l’élément de la nature le plus extraordinaire ?

    Je vais prendre un ou deux exemples pour vous convaincre.

    J’aime beaucoup l’eau qui est tellement indispensable à notre vie de tous les jours.

    Mais imaginez maintenant que je veuille remplir ma chambre d’eau pour en faire un réservoir. Je devrais déjà y passer un temps fou à verser des seaux d’eau l’un après l’autre ou à l’inonder à l’aide de tuyaux branchés je ne sais où. Et puis je devrais fermer hermétiquement portes et fenêtres pour que l’eau ne s’échappe plus. Mais tout cela demanderait un travail énorme…

    Et pensez maintenant que je me trouve le matin, après une nuit dans ma chambre complètement obscure, avec l’envie de revoir un peu de lumière. Il me suffit d’entrouvrir ma porte ou ma fenêtre de quelques millimètres ou centimètres pour que d’un seul coup la lumière envahisse toute la pièce et que je me trouve en plein jour. Et pas besoin de refermer ma porte et ma fenêtre sur la lumière pour qu’elle ne s’échappe plus. Une fois qu’elle est entrée, elle ne va plus s’en aller. C’est rapide et tout simple à la fois.

    Eh bien, transposons maintenant notre parabole dans le monde de la lumière et de la paix intérieures, dans la lutte de chaque jour entre l’optimisme et le pessimisme qui se partagent notre esprit et notre cœur.

    Imaginons là aussi que je sois dans une situation terrible, de maladie, d’échec, de malheur, d’abandon ou de trahison. Combien d’efforts presque impossibles à faire me faudra-t-il inventer pour me sortir de cette catastrophe, sans être sûr du tout du résultat final…

    Tandis que si j’ouvre soudain mon esprit et mon cœur de quelques millimètres sur la lumière de la paix, de la sérénité, de la foi ou de l’optimisme, appelez-les comme vous voudrez, voilà que cette paix et cet optimisme ne me quittent plus. Je pourrai faire face aux pires problèmes, je pourrai me retrouver face à face avec la mort, je n’ai plus peur parce qu’une lumière intérieure m’a envahi et me pénètre pour toujours.

    Je sais que tout n’est pas si simple dans la vie, mais je voudrais reparler avec vous longuement de cette lumière, parce que c’est sans doute la plus grande source d’espoir et de guérison pour notre humanité malade et blessée. Je crois que nous allons encore y revenir sans nous lasser. Mais dites-moi ce que vous en pensez… que nous allions ensemble vers cette lumière ou que nous la laissions simplement pénétrer en nous telle qu’elle est et tels que nous sommes…

     

     


    1 commentaire
  • Le mois dernier nous citions de belles phrases de Jean d’Ormesson dans notre rubrique « Des mots pour de bon ». Mais cette fois-ci j’ai eu envie de réagir à une nouvelle phrase de notre écrivain, publiée il y a deux jours comme « la phrase du jour » d’un site de citations célèbres, et qui m’a fait bondir.

    Mais écoutez plutôt : « Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps. » J’imagine que Jean d’Ormesson a voulu par là nous provoquer, ce qui est toujours une bonne chose. Et encore faudrait-il remettre cette phrase dans son contexte qui nous manque. Mais ne trouvez-vous pas qu’il exagère un peu… ou beaucoup ?

    Je crois que la beauté de notre vie d’homme, c’est que nous sommes en relation avec d’autres hommes, avec la société, avec la nature, avec le temps et l’espace. Et ce sont ces relations qui forment peu à peu la belle personnalité que nous sommes, que nous le voulions ou non.

    Chacun désire, comme le dit justement le titre de notre rubrique, aller « au bout de soi-même », être chaque jour un peu plus ce qu’il a envie d’être, devant soi-même et devant les autres. Et chacun imagine cette recherche de soi-même comme une conquête toujours plus grande de liberté à la fois intérieure et extérieure. Mais c’est là que commencent nos grands malentendus. Car la mentalité courante nous fait croire que pour être libres nous devons couper les liens qui nous attachent aux autres et à tout le monde extérieur, alors que ce sont ces liens assumés harmonieusement qui vont nous procurer finalement notre vraie liberté.

    Sinon, tout deviendrait pour nous une prison. Notre corps lui-même, pour commencer, ne serait-il pas une cage dont nous aurions envie parfois de nous échapper ? Ne sommes-nous pas tentés de temps en temps de fuir notre cerveau qui tourne en rond et nous donne des idées noires ? La vie toute entière ne finirait-elle pas par être une chambre obscure dans laquelle on nous a enfermés sans nous demander notre avis ?

     

    La vérité profonde, c’est que tout ce qui est relation est vie et ce qui est séparation est mort. Cette relation est souvent difficile et pleine d’épreuves, mais ce n’est pas en fuyant les épreuves que nous trouverons la vie, mais en les affrontant. Accepter la vie, telle qu’elle se présente au fil des jours avec ses bons et ses mauvais côtés et se convaincre que tout peut contribuer finalement à notre épanouissement, c’est le secret du bonheur. Passer son temps à se plaindre et présenter notre vie comme une prison, une punition, une mauvaise plaisanterie, ou tout ce qui peut nous passer par la tête de négatif, c’est le début du suicide. Nous sommes toujours libres de choisir l’un ou l’autre, si nous ne sommes pas complètement malades.  


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires