• Cela fait longtemps que nous n’avions plus plongé « au cœur du verbe ». Voilà pourquoi, à deux jours de Pâques, qui veut dire « passage », j’ai eu tout à coup l’envie de voir ce que le verbe « passer » pouvait bien cacher de trésors en son cœur. Et cela a été vraiment une belle révélation pour moi, de me rendre compte que ce simple petit mot d’à peine six lettres est capable d’accompagner ou même de bouleverser toute une vie !

    Passer est d’abord synonyme de mouvement, d’un mouvement presque perpétuel, mais aussi de libération, quand on le prend dans un sens positif. Mais passer peut aussi être terriblement négatif, comme le confirment la plupart des citations que vous pouvez trouver sur ce verbe dans les sites de citations ou de proverbes : vous le verrez à la fin de notre article.

    Le temps passe ou se passe, ce qui revient souvent au même. Ce qui est sûr, c’est que les réalités durent rarement pour toujours. Elles peuvent passer comme un cycle qui se renouvelle en se répétant, comme les saisons de l’année. Ou bien comme une ligne plus ou moins droite ou déformée qui ne reviendra plus en arrière car le temps, inexorable, lui est passé dessus.

    Ce qui est sûr aussi, c’est qu’il faut accepter de tout son cœur et de tout son esprit que tout passe, si l’on veut donner un sens à sa vie. On passe ainsi d’une réalité à une autre, d’une occupation à une autre, d’un travail à un autre, d’un pays à un autre, voire même d’un amour à un autre ou d’une passion à une autre. L’homme serait-il alors comme un papillon perdu au fil des temps, incapable de stabilité ou de fidélité à soi-même ou aux autres ? C’est une conclusion possible.

    C’est là que l’homme est au fond libre de prendre ou non son destin en main. On peut très bien vivre comme une feuille d’automne qui se laisse porter aux quatre vents, sans jamais savoir où elle va finir, ou bien décider de soi-même par quelles étapes on peut passer, puisqu’on ne pourra jamais rester longtemps sur place.

    C’est comme l’esprit de l’intelligence : il peut passer du coq à l’âne, comme on dit, c’est-à-dire au gré du hasard, de la curiosité d’un moment, de la distraction perpétuelle qui attire pour nous ennuyer l’instant d’après. Ou bien l’on décide de faire de son intelligence un formidable instrument pour découvrir la vérité et construire le monde avec de profondes valeurs dignes de ce qu’il peut y avoir de plus noble au cœur de l’homme.

    On peut passer d’une bonne action à une autre, de la construction d’un chef d’œuvre à un autre. On peut embellir sa vie, son milieu, son lieu de travail ou d’habitation pour semer l’harmonie entre les hommes. Et « passer » voudra dire alors, progresser, rechercher, découvrir, inventer, ne jamais se contenter, aller toujours plus loin vers une certaine lumière qui nous attire.

    Il y a un côté souvent très passif dans le verbe « passer » qui pourrait faire croire à une sorte de fatalité. Mais on emploie aussi « passer » de manière active lorsqu’on dit : je passe mon temps à donner ma vie au service de l’humanité. Je passe aussi à mes compagnons de voyage les trésors que je porte dans mon cœur, les découvertes que j’ai faites et qui ont illuminé mon chemin. Comme un joueur de football passe le ballon à son coéquipier pour qu’il marque enfin le but de la victoire. Et passer voudra dire alors partager, mettre en commun, comme un signe de relation et de communion qui peut donner son sens le plus profond à la vie en société.

    Heureusement que nous pouvons toujours passer, repasser, dépasser : c’est cela qui empêche pour toujours la routine ou la monotonie. C’est à la fois passionnant et difficile. On ne se lassera jamais de passer avec courage du passé à l’avenir, car c’est cela qui a toujours forgé les personnalités des héros ou des saints qui ont contribué le plus à faire avancer l’humanité vers des horizons plus lumineux, malgré les ténèbres qui ne cessent jamais, elles non plus, de vouloir nous passer dessus. Car il y aura toujours des gens pour « passer de la mort à la vie » grâce à leur amour pour leurs frères et sœurs en humanité.

     

    Citations de « mon-poeme.fr »

    [Certaines citations sont parfois bien négatives ou étranges, mais cela fait toujours du bien de se rendre compte de ce que pensent les personnes autour de nous : occasion peut-être de réagir prochainement dans de nouveaux articles…]

    Nul ne peut se vanter de se passer des hommes. (Sully Prudhomme)

    Notre amour a passé sur sa vieillesse aveugle comme une pluie d'avril sur un rocher crayeux. (Maurice Maeterlinck)

    Chaque heure qui passe, dis-toi bien que c'est une heure de ta vie.(Henri de Régnier)

    On est peu de chose. Et l'on ne fait que passer, passer et trépasser. (Frédéric Dard)

    Le chou-fleur n'est pas autre chose qu'un chou qui est passé par l'université. (Mark Twain)

    Les jours passent lentement à une allure folle. (Frédéric Dard)

    Mieux vaut être dans un coin pas très passant que d'être trépassé. (Francis Blanche)

    Passé soixante ans, il est sage de penser beaucoup plus à la mort qu'à l'amour. (Edmond Thiaudière)

    Mal passé n'est que songe. (Mary Sarah Newton)

    Tout ce qui passe n'est que symbole. (Johann Wolfgang von Goethe)

    On dit d'une femme qu'elle est sans âge quand elle a passé celui d'en avoir un. (Pierre Dac)

    Qui inventera la passoire à passer le temps ? (Pierre Dac)

    Ce n'est que dans les jours suivants qu'on peut vraiment se rendre compte de ce qui s'est passé la semaine précédente. (Pierre Dac)

    Le bon temps, comme le mauvais, c'est comme le café, ça finit par passer ! (Pierre Dac)

    La vie à différer se passe, et quand nous nous retournons enfin, la mort est là. (Henri-Frédéric Amiel)

    Tout passe dans le monde, les plaisirs, les honneurs, les richesses ; et nous ne nous trouvons pas, à la fin de nos jours, plus heureux pour avoir goûté les uns et possédé les autres. La vertu ne s'écoule pas ainsi, comme les choses humaines ; elle ne laisse point de dégoût ni de satiété dans le cœur ; plus on en jouit, plus on l'aime : on ne peut jamais se repentir d'avoir souffert pour elle ; on a seulement le regret, quand on connaît ses charmes, de ne l'avoir pas toujours suivie. (David Augustin de Brueys)

    La femme peut tout ce qu'elle veut : sa malice est si grande, qu'il vous en faudra toujours passer par où elle voudra. (Nicolas Machiavel)

    Quand on a une fois passé l'onde noire, on ne revoit plus la lumière du jour. (Euripide)

    Les plaisirs, passant comme les heures, ont besoin de se renouveler. (Adolphe d'Houdetot)

    Hommes et monuments, tout ce qui est périssable passe si vite, qu'en présence de l'éternité on peut dire qu'il n'y a rien de vieux. (Adolphe d'Houdetot

    Le temps passe ? Erreur ! Il nous regarde passer. (Adolphe d'Houdetot)

    L'Amour est un oiseau de passage qui reprend souvent son envol. (Sylvain Maréchal)

    Passez-vous de ceux qui se passent de vous, ignorez ceux qui vous ignorent. (Henri-Frédéric Amiel)

    J'aime beaucoup mieux me passer des choses que d'y prétendre. (Henri-Frédéric Amiel)

    Laisse ton passé mort ensevelir ses morts, et l'avenir promettre ses fêtes. (Henri-Frédéric Amiel)

    L'homme est moutonnier, il suit toujours le premier qui passe. (Napoléon Bonaparte)

    Tout ce qui est passé est passé, et ne reviendra plus jamais. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    Tout ce qui se passe autour de nous nous avertit de la fragilité humaine. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    La vie se passe en absence, on est toujours entre le souvenir, le regret et l'espérance. (Marie du Deffand)

    Passe, passe, vie éphémère, la nuit efface le sentier, à peine ai-je connu ma mère, et cueilli la fleur d'églantier ; et tout n'est rien, rien que chimère. passe, passe, vie éphémère, dans peu je mourrai tout entier. (Henri-Frédéric Amiel)

    Le temps passe si vite qu'on ne le sent pas passer. (George Sand)

    Nul ne peut se vanter de se passer de lui-même. (Robert Sabatier)

    L'homme passe, hélas ! et le monde demeure. (Cécile Fée)

    La pratique en amour peut se passer de la théorie. (Sylvain Maréchal)

    Le présent n'est qu'un instant qui passe en deux temps trois mouvements. (La marquise de Lambert)

    Les plus beaux jours sont ceux que l'on passe auprès de ceux qu'on aime. (Madeleine de Puisieux)

    Le moyen de passer doucement la vie est de préférer les plaisirs qui viennent de l'habitude à ceux que donnent le changement. (Pierre-Marc-Gaston de Levis)

    La vie n'est qu'un météore qui passe, dont j'embrasse la courte durée. (Henri-Frédéric Amiel)

    Tout passe et se succède ; moi seul je demeure. (Anatole France)

    Passe ma chance, tournent les vents, reste l'absence, obstinément. (Jean-Jacques Goldman)

    On ne peut se passer des autres à moins d'être un dieu ou une brute. (Jean-François Marmontel)

    Le cœur de la plupart des hommes est fait comme un crible, tout passe à travers. (Hypolite de Livry)

    L'amour passe comme cela vient. (Sophie Arnould)

    Mon honneur est de me passer de tous ceux qui se passent de moi. (Henri-Frédéric Amiel)

    Passé l'âge de vingt-cinq ans, toute rencontre humaine est une répétition. (Amélie Nothomb)

    Je n'aime pas qu'on me regarde, alors j'ai passé ma vie à me montrer ! (Sacha Guitry)

    On ne peut pas se passer de l'estime, c'est là son plus grand prix. (Anne Barratin)

    La franchise, en ce monde, vous fait passer pour un fou, et l'indépendance pour un original. (Madame de Girardin)

    En passant l'éponge sur tout méfait, un malfaiteur croit que tout lui est permis. (Fiodor Dostoïevski)

    L'homme ordinaire ne se préoccupe que de passer le temps, l'homme de talent que de l'employer. (Arthur Schopenhauer)

    Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir. (Boris Vian)

    En toute chose, il faut bien se garder de passer d'un extrême à l'autre. (Thomas Jefferson)

    L'homme passe et l'ombre le suit. (Louis Aragon)

    Avant qu'on laisse passer la vie sur soi, on devrait se faire anesthésier. (Karl Kraus)

    Le bonheur passe comme un songe. (Jean-François Haumont)

    Je fais passer le souffle de la terre dans le Verbe de Dieu. (Anne Hébert)

    Le souvenir de celui qui passe est d'autant plus durable qu'il a été plus mystérieux. (Alexandre Dumas)

    On se fait toujours passer pour autre chose quand on n'est rien. (Marquis de Sade)

    Les querelles ne sont que des petits nuages qui ne font que passer. (Paul de Kock)

    Le meilleur de ma vie a passé comme un rêve. (Alfred de Musset)

    La plupart de ceux qui passent pour généreux acquièrent cette réputation à bon marché. (Pierre-Marc-Gaston de Levis)

    Mourir, c'est passer d'une auberge à une autre. (Charles Nodier)

    On passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde : Je te hais ! Je t'adore ! (Louis-Ferdinand Céline)

    Il faut pas mal d'argent pour pouvoir s'en passer. (Charles Régismanset)

    La calomnie passe, la médisance reste. (La Rochefoucauld-Doudeauville)

    Le plaisir passe et s'enfuit, profitez du jour qui luit. (Jean-Baptiste Rousseau)

    Le drame de la vie c'est qu'il peut ne rien s'y passer. (Georges Perros)

    Des femmes passent fraîchement fardées : mauvaises peintures que nul ne voudrait signer. (Natalie Clifford Barney)

    L'amour ne peut se passer des sens. (Romain Rolland)

    La contradiction passe pour une offense parce que c'est condamner le jugement d'autrui. (Chevalier de Méré)

    Un secret qui passe à un tiers n'est plus un secret. (Chevalier de Méré)

     


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  • « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. » Oui, c’est fait, nous l’avons déjà su à la fin du premier chapitre : Jésus est né. Il est bien venu au monde, dans notre monde, en un lieu précis, à Bethléem, et à une date précise, au temps du roi Hérode. Dieu l’infini est entré comme n’importe lequel d’entre nous dans les limites du temps et de l’espace.

    Quelle joie cela devrait être pour toute l’humanité ! Et pourtant ce court chapitre est parcouru d’un bout à l’autre par un immense sentiment d’inquiétude et même de peur qui nous envahit. Les seuls à se réjouir, ce sont ces rois mages, venus d’on ne sait où. Ce ne sont pas même des membres du peuple élu. Mais eux ont été attentifs aux signes que Dieu leur a envoyés. « Quand ils virent l’étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

    Joie de courte durée qu’ils n’auront partagée avec personne, si ce n’est avec Joseph et Marie, mais l’Evangile ne nous le dit même pas. Ils sont déjà partis aussi vite qu’ils étaient arrivés. Tandis que sur place, là où le peuple de Dieu qui l’attendait ne l’a même pas reconnu, c’est seulement la confusion et bientôt la consternation. « En apprenant cela, le roi Hérode fut pris d’inquiétude, et tout Jérusalem avec lui. » Qu’Hérode soit inquiet, on peut le comprendre, il était tellement avide de pouvoir qu’il ne voulait le partager avec personne. Mais ce qui est étonnant, c’est qu’apparemment personne d’autre que les mages ne s’intéresse à l’arrivée du Messie qu’ils devaient en principe attendre de tout leur cœur.

    Hérode « réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d’Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître le Messie. Ils lui répondirent : ‘A Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : ‘Et toi, Bethléem en Judée, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Judée, car de toi sortira un chef, qui sera le berger d’Israël mon peuple.’’ » Comment comprendre alors qu’aucun de ces prêtres ou scribes ne se soit intéressé à la question ? Pourquoi Hérode leur posait-il cette question ? Y avait-il enfin des signes que l’arrivée du Messie était proche ? Autant de questions qui resteront sans réponse jusqu’à la fin des temps. Pourquoi Dieu est-il présent aujourd’hui dans notre monde et presque personne ne le reconnaît, à commencer par ceux qui prétendre en être des spécialistes ? Mystère de l’homme si proche et si loin de Dieu. Mystère de cette liberté si chère à l’homme, mais dont il se sert si mal.

    Hérode va donc rester finalement le seul protagoniste important de ce chapitre (en dehors des mages et de Joseph et Marie bien sûr, ainsi que de l’ange qui se manifeste dans les moments cruciaux). « Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : ‘Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, avertissez-moi pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Dès le début de notre Evangile, c’est la confrontation directe entre Dieu et le mal qui veut l’écraser à peine il commence à se manifester.

    Mais Dieu, tout en respectant la liberté de l’homme, ne peut tout de même pas laisser le mal remporter la bataille et il intervient discrètement au bon moment. Par trois fois l’ange de Dieu va apparaître en songe, comme il l’avait déjà fait au départ pour convaincre Joseph de prendre Marie chez lui. C’est ainsi que les mages « avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, regagnèrent leur pays par un autre chemin. »

    Puis, « après le départ des mages, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : ‘Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr.’ Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère et se retira en Egypte où il resta jusqu’à la mort d’Hérode. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : ‘D’Egypte, j’ai appelé mon fils’.

    Dieu a donc sauvé son projet, mais le mal va se déchaîner, comme un fou qui va tout renverser sur son passage, mais comme de grands coups d’épées dans l’eau qui heureusement ne lui serviront à rien. Et c’est l’humanité innocente qui va encore en payer le prix. « Hérode, voyant que les mages l’avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages. Alors s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : ‘Un cri s’élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus.’ »

    Leçon de vie, leçon de bien et de mal, leçon d’histoire qui se répète depuis que l’homme est homme. Le bien de Dieu tout puissant est toujours présent et efficace, mais il reste tellement discret qu’on pourrait ne même pas se rendre compte de sa présence. Mais le mal s’en est bien rendu compte de son côté et il se débat pour ne pas perdre la bataille et c’est ainsi que l’histoire de l’humanité est pleine de tragédies qui n’en finissent pas et qui pourraient faire croire que c’est le mal qui dirige le monde. Heureusement que Jésus est venu nous révéler toute la vérité et nous donner la clé de tout ce mystère.

    Mais pour l’instant ce sont seulement Joseph et Marie qui commencent à comprendre ce qui se passe, mais quelle solitude et quelle responsabilité en même temps cela devait-il être pour eux ! L’Evangile ne le dit pas, mais le laisse deviner de façon tellement évidente.

    « Après la mort d’Hérode, l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Egypte et lui dit : ‘Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et reviens au pays d’Israël, car ils sont morts ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant.’ Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et rentra au pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkelaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vont habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : ‘Il sera appelé Nazaréen.’ »

    Notre deuxième chapitre est bien rapide tout de même. Il n’y a pas beaucoup de commentaires à faire. Tout y est très clair. La bataille qui s’annonce entre Dieu qui a décidé de descendre parmi les hommes et le mal qui n’est pas content, commence à se dessiner. Dieu est là, bien présent et en même temps tellement effacé encore. On peut seulement le découvrir par quelques signes comme l’étoile qui a guidé les mages, les songes où l’ange du Seigneur vient de temps en temps se manifester. Joseph et Marie sont partis pour une aventure exceptionnelle et toute l’humanité avec eux. Mais l’humanité n’a encore rien compris. Jésus est justement venu sur terre pour nous faire entrer finalement dans son mystère. A nous d’être attentifs.

     


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  • Pardon pour le retard : voilà finalement un bref résumé des articles publiés en février dans notre blog… au cas où vous en auriez manqué quelques-uns.

    Le 1er février nous commencions notre mois par des « Proverbes japonais », très intéressants dans « Des mots pour de bon ».

    Le 3, dans « Provocations », je me suis un peu amusé avec « Ne dites pas n’importe quoi, Mr Voltaire ! », que je trouve un peu trop sûr de lui quand il s’attaque aux « certitudes » des autres. Je crois que pour aller de l’avant dans la vie, il faut trouver des certitudes, sans s’enfermer dedans, évidemment !

    Dans « Interdépendance », le 5 février, j’essayais de comprendre le phénomène de ces barrières qui continuent à s’élever entre les peuples ou les gens différents un peu partout dans le monde, avec « Murs de peur ».

    Et le 7, dans « Batailles », je réagissais vivement contre une certaine sagesse, bien pauvre et bien terre à terre, qui essaye d’envahir nos médias : « Recette pour aller mieux ? ».

    Le 9, dan « Passepartout », avec « Confiance en l’autre ? », je revenais sur ce sujet tellement important pour nos relations interpersonnelles, une véritable clé du bonheur quand on parvient à trouver l’équilibre dans la confiance.

    Le 15, dans « Désorientés », j’essayais de comprendre le sens du don avec l’article « Comme c’est difficile de donner ! » C’est sans doute difficile de donner, mais ne pas donner nous renfermerait définitivement sur nous-mêmes.

    « Pourquoi l’autre est-il si important ? » est le titre de mon article paru le 17 dans la rubrique « Interdépendance ». En supposant que moi aussi je dois être important pour l’autre.

    « Sommes-nous en prison ? » était le 19 la reprise de la rubrique « Au bout de soi-même » que j’avais un peu abandonnée ces derniers temps.

    Le 21, je m’extasiais sur « Le miracle de la lumière » dans « Découvertes ». N’avons-nous tous pas tellement besoin de lumière ?

    « La guerre est toujours un mal » dans « Batailles » du 23 février, est la suite d’une lutte pour que jamais plus la guerre ne puisse apparaître comme banalement normale.

    Et « Quand la conscience n’existe plus » dans « Désorientés » du 25 février est encore une bataille du même genre.

    Et nous finissions notre mois de février, le 27 par « Vue du paradis » dans « Reflets du paradis », pour respirer un peu plus après tous ces points négatifs soulevés les semaines précédentes.

    Bonne lecture… ou relecture à tous… et donnez-moi de temps en temps aussi vos impressions. Merci !

     


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  • Il y a deux jours, j’écrivais un bel article auquel j’ai voulu donner comme titre « Vue du paradis ». J’ai mis tout mon cœur dans cet article, parce que je vois tellement de gens autour de moi qui souffrent, qui se plaignent, qui sont tristes ou déçus, que je voudrais tout faire pour leur faire goûter un peu au moins du paradis qui a transformé ma vie depuis longtemps déjà, mais spécialement au cours de ces dernières années.

    Mais aujourd’hui, j’ai eu envie de reprendre la même réalité en l’appelant cette fois-ci : « Vue du cœur de la vie. » Car le plus grand miracle du paradis, c’est qu’il n’est pas je ne sais où à des milliers d’années-lumière, inaccessible. Non, quand on a commencé à l’apercevoir tout proche de nous, qui nous réchauffe et nous rassure déjà, on finit par se rendre compte que ce paradis est aussi en nous et qu’il était en nous depuis longtemps déjà, mais que nous ne le savions pas.

    Alors, quand on commence à faire une telle découverte, plus rien ne pourra nous arrêter. Car le paradis ne va plus jamais dépendre des circonstances extérieures qui s’abattent sur nous, positives ou négatives. Mais il va être tout simplement la lueur ou la boussole qui vont éclairer notre chemin pour le restant de nos jours.

    Le problème de l’homme, c’est qu’il passe le plus clair de son temps à regarder les choses et les gens de l’extérieur et qu’il finit par ne pas y comprendre grand-chose. Les nouvelles de chaque jour, dans les journaux ou à la télévision, sont simplement la chronique d’un spectacle qui se déroule devant nos yeux, sans âme et sans signification.

    J’ai un vieil ami de plus de 90 ans qui a failli mourir l’année dernière. Les médecins lui avaient donné encore quelques heures à vivre. Et puis, il n’est pas mort. Depuis un an, il est là entre son lit et sa chaise roulante à déverser sur tous les gens qui viennent le visiter le paradis de paix et de joie qu’il porte dans son cœur. On aurait envie d’aller le voir pour le réconforter et c’est lui qui nous donne le courage d’aller de l’avant. Les « nouvelles » nous auraient parlé d’un vieux monsieur de 90 ans en train de mourir, comme c’est bien triste et bien normal à cet âge. La vision du cœur nous fait découvrir un trésor immense à partager et à conserver comme une leçon de vie, tellement rare et tellement précieuse.

     


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