• Bien chers lecteurs, vous avez sans doute raté quelques articles ces deux derniers mois, parce que l’activité du blog a été assez intense. Beaucoup de vie et donc beaucoup de réalités à partager, mais trop peut-être pour rappeler ici tous les titres de ces deux mois. Vous pouvez toujours faire des recherches quand vous avez le temps.

    J’ai certainement mis tout mon cœur dans les commentaires au chapitre 6 de l’Evangile de Matthieu dans « Perles de la Parole ». Du 3 au 11 janvier vous trouvez ce que j’ai écrit à propos du « Notre Père » : « Le miracle du ‘Notre Père’ », « Invitation à l’Amour », « Quand le ciel se déverse sur la terre », « Accueillir le don du Père » et « Laisser le Père respirer en nous » ! Puis le 19 janvier « Le trésor du cœur ». Et du 27 janvier au 2 février, la fin de ce même chapitre 6 : « Avec l’œil du cœur de Dieu » … « La vie de Dieu parmi nous ».

    Mais vous trouverez aussi des articles dans dix autres rubriques. Dans « Au bout de soi-même » : le 10 février « Faire semblant d’aller bien ? » et le 24 « S’isoler pour être soi-même ? ». Dans « Batailles » en particulier « Les fleurs de l’autre » du 13 janvier. Dans « Découvertes » : « La sagesse de d’émerveiller » du 17 janvier et « Comment ne pas gâcher notre amour ? » du 23 janvier.

    Avec « Désorientés » : « Quand l’intelligence semble loin de la vie » du 4 février. Dans « Interdépendance » : « Notre ‘propre vie’ » du 25 janvier. Trois articles dans « Passepartout » : « Mais où trouver la vérité ? » du 21 janvier, « Question de regard et d’amour » du 12 février et « Ne jamais descendre du train » du 26 février.

    Et enfin d’autres articles encore dans « Des mots pour de bon », « En vie de vocabulaire », « Provocations » (« Contre les mauvais rêves » du 18 février et « Les bêtises de la littérature » du 20 février) et enfin dans « Reflets du paradis » : « L’amour ne s’arrête jamais » du 6 février.

    Vous voyez, il y a de quoi lire. Merci pour votre fidélité, vos conseils, vos commentaires, vos critiques constructives et surtout l’inspiration que vous me donnez souvent à travers la vie que nous partageons ensemble bien au-delà de ce qui est seulement écrit. Je suis vraiment heureux de continuer avec vous cette aventure qui dure depuis plus de 4 ans désormais…


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  • J’ai perdu récemment un ami très cher. Il avait 92 ans et achevait parmi nous une vie bien remplie. Il nous a quittés dans la paix et même dans la joie, presque jusqu’au dernier moment. Pendant deux ans, il avait en fait été tout près de la mort, puis s’était un peu repris, mais il était resté très faible. Mais malgré sa souffrance, dont il ne se plaignait d’ailleurs pratiquement jamais, il était toujours souriant, inondant de gaité et d’espoir tous ceux qui venaient le visiter. Et à ceux qui lui demandaient le secret de cette sérénité dans une situation pareille, il répétait souvent : « L’important, c’est de ne jamais descendre du train ! »

    Mais dans quel train était-il et voulait-il nous emmener peut-être avec lui ? Je dirais presque que le train est finalement secondaire, car on peut lui donner différentes interprétations. Mais ce que notre ami voulait nous dire, c’est qu’il avait eu la chance de trouver un idéal qui lui avait changé la vie de fond en comble et qu’il avait décidé de ne plus le quitter.

    Il avait, comme tout le monde, passé bien des épreuves dans sa vie. Il avait vécu dans des pays qui n’étaient pas le sien au départ, dans les situations terribles que traverse le Moyen Orient depuis si longtemps, mais on voyait qu’il était heureux d’avoir trouvé cet idéal qui lui permettait de servir et de porter la lumière autour de lui, sans jamais se lasser.

    Chacun de nous est monté dans un train, à certains moments de sa vie. Chacun d’entre nous a entrevu la possibilité de trouver un sens à cette vie en se donnant pour les autres, d’une manière ou d’une autre et y a entrevu un vrai bonheur. Mais combien d’entre nous se sont arrêtés en route, déçus, découragés, incompris, parce qu’il y avait trop d’obstacles en route, trop de malentendus, trop de mauvaise volonté peut-être autour de nous et parfois même de méchanceté ?

    Et pourtant cet ami avait connu tous ces problèmes en chemin, mais il ne s’était pas arrêté. Ce sont des personnes pareilles qui nous font encore espérer en un avenir possible pour l’humanité. Leçon de vie, même devant la mort et les difficultés, mais surtout leçon de persévérance qui n’est possible qu’ensemble. Car le train de notre ami, c’était les relations qu’il avait tissées tout au long de sa vie et qui faisaient qu’il n’était jamais seul et qu’il trouvait toujours quelqu’un pour continuer son travail quand lui-même était bloqué.

    Le train de la vie dont nous ne devrions jamais descendre, c’est de choisir des amis qui croient que le service et l’écoute des autres, la solidarité et la construction de la paix et de la justice passent avant tout le reste, même notre réussite personnelle. Car la véritable réussite, c’est de rester soi-même serein avec nos amis même au milieu de la tempête et de prouver au monde que nous serons toujours libres quelque part de rester positifs au fond de notre cœur, quelles que soient les circonstances du voyage de notre vie !

    Et si jamais nous sommes descendus quand même de notre train en chemin, pour une période plus ou moins longue de notre vie, nous devons toujours penser que le train est encore là qui nous attend et nous remettre en voyage, car le passé peut toujours être réparé et l’avenir n’est jamais condamné, mais il faut savoir choisir son train et ses amis, personne ne nous empêchera jamais de le faire !


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  • Encore une provocation qui m’a fait bondir. Cette fois-ci elle est de Charles Bukowski, le fameux poète et romancier né en Allemagne en 1920 et mort aux Etats-Unis en 1994. Voyez ce qu’il nous dit : « Seuls les fous et les solitaires peuvent se permettre d’être eux-mêmes. Les solitaires n’ont personne à qui plaire et les fous s’en foutent complètement de plaire ou pas. »

    Belle constatation, n’est-ce pas ? On devrait donc souhaiter d’être fou ou solitaire pour finalement pouvoir être soi-même. Que pensez-vous d’une telle énormité ?

    La première chose à faire est de se demander s’il est tellement important de se permettre d’être soi-même. Si cela veut dire être simple avec les autres, ne pas se cacher derrière des masques quand on se présente dans la société, avoir le courage de ses opinions, tout cela est certainement positif. Mais est-ce que c’est mon idéal de sortir le matin de chez moi en me disant : « Aujourd’hui je vais me permettre d’être moi-même, quoi que les gens pensent de moi, qu’ils me trouvent sympathique ou non. Et s’ils ne m’acceptent pas, tant pis pour eux, moi je suis ce que je suis et je n’ai de compte à rendre à personne. » ? N’est-ce pas ainsi qu’on présente souvent l’idéal de la construction de sa propre personnalité ? Avec malheureusement tellement d’échecs et de déceptions.

    Il faudrait évidemment des pages et des pages pour traiter un sujet aussi important. Je vais me contenter de faire ici une ou deux constatations. La première, c’est que nous ne sommes pas nés pour passer notre temps à nous regarder, mais pour regarder les autres, nous laisser regarder par eux, et, avec eux, regarder ensemble les autres, le monde et nous-mêmes, comme dans une grande mosaïque. Je ne suis jamais seul dans la vie. Et mon moi, en lui-même, n’existerait même pas, s’il n’avait pas rencontré d’autres « moi » pour l’enrichir dans une relation de découverte de l’autre dans la réciprocité.

    Avant de penser à moi-même et comment je vais me présenter aux autres, je devrais me demander comment je peux penser aux autres pendant ma journée, comment les accueillir et me donner à eux de tout mon cœur. Et c’est en me jetant dans la relation la plus vraie, sincère et transparente possible avec l’autre que je vais découvrir en route des trésors que je cachais en moi et dont je ne me rendais même pas compte, et dont les autres vont tout à coup me remercier.

    Alors la vie change totalement, car il se produit un miracle merveilleux, ce sont les autres qui me permettent d’être moi-même, ce sont les autres qui me disent : « Nous avons besoin de toi, parce que tu portes en toi une lumière unique qui nous fait du bien. » Je vais passer mon temps à aider les autres à être eux-mêmes et ce sont les autres qui vont me faire découvrir finalement la véritable réalité de mon « moi-même ». Et ce moi-même ne sera jamais une sorte de « moi » du passé que je devrais essayer de défendre ou de protéger, mais un « moi » qui va se construire peu à peu sur la route de la vie, comme on découvre en chemin les paysages merveilleux d’une montagne qu’on escalade. Si vous voyez une autre manière positive de réussir à être « soi-même », dites-le-moi !


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  • On entend souvent dans le monde du football cette affirmation intéressante : « La meilleure défense, c’est l’attaque ! ». Contradiction dans les termes ? Non, au contraire, c’est la constatation judicieuse que les équipes qui se concentrent durant tout un match sur la force de leur défense, pour au moins ne pas perdre, en espérant marquer tout de même un but ou deux sur une contre-attaque hypothétique, finissent par encaisser un but à cause d’une seconde d’inattention et perdent quand même misérablement. Tandis que les équipes qui se jettent en avant, qui soignent la qualité de leur attaque en risquant de dégarnir par instant leur défense, finissent par avoir des résultats bien meilleurs et leur jeu est beaucoup plus inventif et agréable à voir.

    Eh bien, vous ne pensez pas qu’il en va de même dans les relations entre les hommes ? Je ne veux pas dire ici que nos relations humaines sont comme un match ou une bataille. Ceux qui connaissent mon blog savent bien que je pense le contraire. Je voudrais simplement dire que tout notre temps passé à avoir peur de se découvrir devant l’autre, à cacher nos faiblesses et nos défauts, à vouloir empêcher l’autre de connaître nos problèmes, pour ne pas être vulnérables, ne sert en fin de compte qu’à nous isoler sur nous-mêmes et ne construit rien.

    Tandis que celui qui se jette à l’eau à aimer ses frères, à prendre l’initiative de d’inventer du nouveau dans les rapports sociaux, celui qui prend à bras le corps les problèmes de l’humanité, ou au moins de ses voisins ou de ses collègues, des gens de son milieu, risque tout le temps d’être jugé ou critiqué. On va certainement découvrir ce qui est faible ou négatif chez lui. Il va se faire peut-être des ennemis. Mais en réalité, il va se faire apprécier, car les gens verront bien vite qu’on a besoin de personnes pareilles pour faire avancer la société. Et se montrer en toute transparence avec ses limites et ses problèmes, sans complexe, n’a rien de négatif. Au contraire cela encourage l’autre à sortir lui aussi de sa peur et à ne pas jouer la comédie absurde de celui qui sait tout mais qui cache au fond qu’il ne sait rien.

    Et si se donner aux autres nous fait tomber dans des gaffes ou des erreurs de temps en temps, il suffit de le reconnaître tout simplement, car personne n’est parfait et la seule approche de la perfection est l’unité qui va se construire peu à peu autour de personnes sincères et actives qui vont entraîner les autres autour d’elles dans leur dynamique positive. Rester enfermé dans ma tour d’ivoire en croyant ne jamais me tromper est la pire tromperie dans laquelle je peux tomber. Tandis que sortir de moi au risque de prendre froid dans les courants d’air, de tomber en route ou de provoquer parfois des accidents, va en fait illuminer ma vie et celle des autres. C’est ce que nous ont montré les héros de l’humanité comme Gandhi ou Nelson Mandela, dont nous avons souvent parlé dans ce blog.


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  • Vous allez vous étonner un peu cette fois-ci, si je me fâche contre Voltaire et ce que j’appelle ses « bêtises » ? J’ai bien le droit de le faire, puisque je suis dans ma rubrique « Provocations » !

    Mais dites-moi ce que vous pensez d’une phrase pareille, d’un des écrivains les plus célèbres au monde, un de ces auteurs de ce qu’on a appelé le siècle des Lumières…

    « La politique a sa source dans la perversité plus que dans la grandeur de l’esprit humain. » Ce serait cela la constatation d’un homme intelligent ?

    Premièrement, la « source » de la politique n’est ni dans un défaut, ni dans une vertu. La source de la politique, c’est le besoin, la soif qu’ont les hommes d’harmoniser la vie de la cité ou de la nation, pour pouvoir au moins survivre et surtout pour que cette vie sociale puisse trouver son sens et déboucher si possible sur le bonheur des hommes.

    La politique, c’est le premier service à l’homme social, c’est la condition obligée de la santé du corps de la société. Mais comme le lieu de la politique est en même temps le lieu où se concentrent le plus le pouvoir et l’argent, c’est celui de toutes les tentations et en particulier celle de détourner sur soi tout ce pouvoir et cet argent.

    Il ne faut donc pas être bien malin pour imaginer que tout ce qu’il y a de plus pervers au monde va essayer de profiter de la politique pour ses propres intérêts. Mais de là à dire que la perversité est la source de la politique ! C’est comme si nous disions que la folie est la source de la conduite automobile, parce qu’il y a des fous du volant qui s’amusent et provoquent des accidents mortels sans conscience.

    Le problème dans tout cela c’est que notre éducation à l’école et à l’université est encore basée sur le spectacle. On enseigne aux élèves et aux étudiants à regarder le monde comme on regarde un film en le commentant bien assis dans son fauteuil. On s’exerce à faire des statistiques ou des commentaires, soi-disant « neutres », sans parti pris, sur la situation et le caractère des hommes. Et l’on oublie de dire à nos jeunes que la vie est une bataille entre la guerre et la paix qui n’a rien de neutre, ou chaque geste et chaque regard qui part de moi peut construire ou détruire l’harmonie entre les hommes selon ce que j’en fais.

    Je crois que tout le sens de l’éducation de nos écoles devrait changer si l’on ne veut pas arriver à des catastrophes irrémédiables…


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