• Notre blog va devoir s’arrêter 15 jours. Profitez-en pour revenir aux mots-clés de nos articles, ces fameux tags que vous trouvez chaque jour en première page. Mais avez-vous déjà essayé de faire des recherches à partir des tags ? Prenez les tags rouges, par exemple : humanité, cœur, relation, ensemble, paix, l’autre, peur, homme, amour, vie. Vous imaginez combien d’articles du blog contiennent ces mots-là ? Vous serez surpris de ce que vous allez découvrir… en attendant les prochains articles du mois d’avril !

    Bonne promenade dans cette vie au cœur de l’humanité ! Bon voyage ensemble, en relation avec l’autre, pour vaincre la peur par l’amour et apporter la paix à chaque homme ! Et à bientôt !

     

     


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  • « Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux ceux qui s’y engagent. Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent. » (Mt 7, 13-14)

    Pas de panique, s’il vous plaît ! On pourrait vraiment se décourager si l’on prenait ces deux phrases de travers. On pourrait y voir même une menace voilée, une sorte de désir de Dieu de nous empêcher de trouver ce chemin « qui conduit à la vie ». Mais nous savons bien que ce Dieu amour qui s’est incarné en Jésus ne peut pas avoir une pensée pareille, il n’est pas venu donner sa vie pour nous, pour ensuite nous empêcher de goûter à cette vie.

    Alors, arrêtons-nous un instant et regardons en face ce Dieu qui nous aime tellement qu’il fait tout pour nous éviter de prendre le mauvais chemin. Il nous dit simplement que la porte que nous devons prendre est étroite. Il ne nous dit pas qu’on ne peut pas y entrer…

    Je vais prendre deux exemples bien terre à terre pour me faire comprendre. Si on me fait cadeau d’un aspirateur, je peux l’utiliser comme un balai pour pousser la poussière dans un coin de la maison, mais ce ne sera évidemment pas très efficace. Si je comprends que je devrais simplement mettre la fiche électrique dans la prise de courant, tout devient tellement facile. Et pourtant cette prise de courant est minuscule et si étroite, comparée aux dimensions des murs de la maison, mais cela ne me gêne absolument pas.

    C’est la même chose avec la porte « qui conduit à la vie » : il suffit de découvrir où elle se trouve et de décider d’y entrer. Mais le problème c’est quand je ne sais même pas où la prise de courant a été placée, ou bien si tout est noir dans ma pièce et qu’il devient alors presque impossible de la trouver…

    Jésus nous demande ici deux choses toutes simples : décider de passer par la porte étroite, c’est un choix que nous devons faire en pleine conscience et liberté. Puis allumer la lumière dans la maison pour découvrir où a été placée cette porte ou cette prise de courant. Et si la lumière manque, je peux faire appel à mes amis pour m’apporter cette lumière et tout va s’arranger.

    Alors reprenons la lecture et la méditation de l’Evangile. Mettons en pratique ce que nous lisons. Partageons cette vie avec nos frères et sœurs en humanité pour nous illuminer les uns les autres, car il est évidemment plus facile de se tromper quand on est tout seul. Et quand on comprend finalement que c’est aussi le frère qui est notre porte étroite, on se met à l’aimer tellement passionnément. Et on s’aperçoit alors que mille portes étroites s’ouvrent chaque jour devant nous : ce sont les mille visages de Jésus dans nos frères, ce sont les mille paroles de l’Evangile à mettre en pratique. Et si nous ratons quelquefois l’entrée d’une porte, Jésus est toujours là pour nous remettre dans la bonne direction. La vie en nous et autour de nous commence tellement à déborder que nous ne risquons plus jamais de nous perdre. D’autant plus que notre amour grandissant pour les autres nous fait découvrir à chaque instant un peu plus le chemin, en même temps que nous aidons les autres à s’y engager…

     

     


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  • « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, voilà ce que dit toute l’Ecriture : la Loi et les prophètes. » (Mt 7, 12)

    Nous voici arrivés à cette fameuse phrase qu’on appelle la « règle d’or » car on la retrouve, avec quelques variantes, dans presque toutes les religions. C’est comme la conscience de l’humanité, une recette toute simple pour que règnent la paix et l’harmonie dans les relations humaines.

    En fait, tout n’est pas aussi simple que cela pourrait sembler au premier abord. Car on peut se demander avec raison si chaque homme ou chaque femme en ce monde, à commencer par chacun de nous, savons vraiment ce que nous voudrions que les autres fassent pour nous. Si on interrogeait les gens dans la rue à ce sujet, on aurait certainement des milliers de réponses tellement variées…

    Mais en fin de compte chacun désire être accueilli et aimé par les autres et ici tout se simplifie. J’aimerais d’abord que l’autre m’accepte tel que je suis, avec toutes mes différences. J’aimerais ne pas être jugé ou étiqueté, j’aimerais être compris en profondeur et non pas considéré à partir de mon aspect extérieur, j’aimerais qu’on m’écoute et qu’on me laisse exister et être moi-même, qu’on me laisse la place pour vivre, travailler et me donner. Et l’on va retrouver ici pour nous aider tous les conseils que Jésus nous a donnés depuis le début du discours sur la montagne…

    Le cœur de tout cela, c’est que j’aimerais continuer à rencontrer l’amour de Dieu à travers mes frères et mes sœurs en humanité. Comme la vie serait belle si tous les gens que je croise du matin au soir avaient sur moi le regard du cœur de Dieu dont nous avons parlé si souvent dans nos commentaires.

    Alors, si nous ne voulons pas trop nous compliquer la vie, la meilleure manière de faire aux autres ce que nous voudrions qu’ils fassent pour nous, ce sera sûrement d’être comme une présence de l’amour de Dieu dans leur vie. Si je me levais chaque matin en me demandant : comment pourrais-je faire sentir à chaque personne que je trouve en chemin, au travail, dans la rue ou ailleurs, que Dieu l’aime immensément, alors la vie serait certainement la plus belle des aventures.

    Mais comme nous savons bien que notre bonne volonté n’est pas suffisante et que chacun de nous est trop faible et limité pour être à chaque instant cette présence de Dieu pour les autres, la meilleure solution sera de vivre l’amour réciproque de la manière la plus radicale possible et en même temps avec le plus de personnes possible, pour que ce soit Jésus au milieu de nous qui assure cette présence et qui la continue et la recommence chaque fois que nous nous arrêtons en chemin et que nous oublions d’aimer : je ne crois pas qu’il y ait une « volonté du Père » plus évidente que celle-ci ; nous en reparlerons encore bien souvent.


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  • « Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvrira… Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » (Mt 7, 7-8.11)

    Ce chapitre continue à être étonnant, et pourtant il est d’une logique toute simple. C’est la logique que nous avons déjà trouvée dans la prière du « Notre Père ». L’homme livré à lui-même est complètement perdu dans la jungle de cette humanité où les hommes se jugent réciproquement et continuent à se dresser les uns les autres. Chacun de nous, tout seul, est donc une personne « mauvaise » qui n’arrivera jamais à rien.

    Mais si nous nous branchons tout à coup sur Jésus en cessant de juger nos frères et en cherchant seulement leur bien, en sortant de notre univers égoïste pour donner notre vie pour les autres, voilà que Jésus va nous prendre en main et nous présenter au Père. Et dans le monde du Père tout devient simple, limpide, facile. Il n’y a plus de mauvaises surprises. On se croirait débarqués dans un univers magique, dans un conte de fées. Il suffit de demander, de chercher, de frapper à la porte et tout s’ouvre devant nous.

    C’est que nous sommes pénétrés finalement par le cœur de Dieu, par les sentiments de Dieu pour l’humanité, nous voulons pour les autres ce que Dieu lui-même désire pour eux, alors le Père est content, il nous exauce tout de suite. C’est déjà le paradis sur terre. Car Jésus ne nous dit pas que, si nous aimons, nous serons récompensés dans l’au-delà après la mort, mais tout de suite, il suffit de désirer et vouloir…

    Rêve impossible, illusion trompeuse ? C’est pourtant bien ce que Jésus affirme en toute clarté. Si, souvent, nous avons l’impression de vivre le contraire, est-ce la faute de Dieu, ou simplement notre faute, parce que nous avons pris le mauvais chemin ? Il faut être convaincu que c’est notre faute, mais en même temps que nous pouvons tout de suite nous remettre sur le bon chemin car le Père nous attend à tout instant avec ses bras grands ouverts et il n’est jamais trop tard pour recommencer…


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  • « Qu’as-tu à regarder la paille de l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil, tu ne la remarques pas ? Comment vas-tu dire à ton frère : ‘Laisse-moi retirer la paille de ton œil’, alors qu’il y a une poutre dans ton œil à toi ? Esprit faux ! Enlève d’abord la poutre de ton œil, alors tu verras clair pour retirer la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Mt 7, 3-5)

    Ici encore, Jésus y va un peu fort : par définition, tout ce qui ne va pas chez l’autre est une paille et ce qui ne va pas chez moi est une poutre, ce qui veut dire une faute bien plus grave. Ce qui veut dire en même temps, à la base, que nous ne pourrons jamais dire à l’autre : ta faute est pire que la mienne, car cela ne nous regarde pas. C’est très intéressant comme logique. C’est la continuation de la phrase qui nous demande de ne pas juger…

    Mais pourquoi cela ? Jésus ne voit-il pas les injustices que nous subissons ? Ici encore, il veut nous faire regarder l’autre avec le regard de Dieu. Car Jésus n’est pas venu pour condamner les hommes à cause de leurs fautes, mais pour les guérir. Il nous invite à sortir de notre niveau terre à terre, le niveau du tribunal des hommes où l’on juge la responsabilité des fautes comme on juge celles d’un accident de voiture…

    Jésus nous demande d’oublier toutes les phrases de nos discussions quotidiennes qui ne servent qu’à creuser un peu plus le fossé entre nous et nos frères. « Mais c’est toi qui as commencé ! » « D’accord, je t’ai fait du mal, mais toi, tu ne vois pas ce que tu m’as fait ? » « Tu m’accuses toujours et tu ne vois pas ce que font les autres ? » Toutes ces comparaisons qui n’en finissent pas et qui alourdissent nos relations, toute cette poussière qui s’accumule entre nous…

    Dieu nous demande d’aimer et d’enlever d’abord tout ce qui nous empêche de vivre cet amour concret pour les autres. Et quand nous sommes sûrs que nous voulons d’abord le bien des autres, alors nous pouvons commencer à les aider, car c’est pour leur bien que nous leur faisons remarquer les défauts qui les empêchent de respirer, comme nous-mêmes avons appris à mieux respirer en les enlevant de notre cœur.

    Jésus veut seulement que nous libérions les autres en nous libérant nous-mêmes en même temps. Car toute critique de l’autre pour nous défendre, pour nous protéger, ou pire encore pour nous venger, pour rendre à l’autre le mal pour le mal, n’est qu’un poison qui nous tue et qui nous empêche finalement d’être nous-mêmes.


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