• Je suis tombé récemment sur le souvenir du livre d’Aldous Huxley, fameux écrivain britannique, mort en 1963, qu’il avait intitulé « Le meilleur des mondes ». Selon ce livre, soi-disant visionnaire, la dictature parfaite serait « une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"... »

    C’est impressionnant qu’on puisse imaginer de pareilles horreurs, même si c’est une sorte de science-fiction. Cela voudrait dire que l’homme pourrait en arriver un jour à vivre comme une bête qui ne pense qu’à « consommer » et « se divertir ». Je voudrais commencer ici une série d’articles pour crier bien fort que le but de la vie ne pourra jamais être la société de consommation qu’on essaye peu à peu de nous imposer par tous les moyens inventés par le capitalisme sauvage qui voudrait dominer le monde et dominer chacun d’entre nous…

    Je ne suis pas contre la consommation. Il est beau et naturel de consommer. Si nous pensons par exemple à ce que représente une nourriture succulente et raffinée, cela donne tellement de joie. Mais même le plus gourmand et fanatique de cuisine est toujours plus heureux quand il se trouve en compagnie agréable pour partager son repas. On ne va au restaurant tout seul que par obligation de travail ou de voyage. Mais normalement on va au restaurant avec les gens qu’on aime pour y passer quelques heures merveilleuses à jouir du bonheur de la relation humaine où le cœur et l’esprit trouvent une occasion toute spéciale de s’exprimer. La consommation devient alors une aide, une opportunité, mais non pas un but en soi. Mais quel est alors notre but véritable ?

    Je serais heureux d’avoir votre avis…


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