• J’ai commencé ce mois de février par un article bien spécial que je dédie à tous mes fidèles lecteurs : « 50 ans au Moyen Orient » dans la rubrique « Découvertes ». J’ai essayé de dire en quelques mots la joie de pouvoir fêter cette année mon jubilé d’or de 50 ans passés au Liban et au Moyen Orient. Une aventure extraordinaire remplie de joies et de souffrances partagées avec tous ces amis qui m’ont changé la tête et le cœur et que je ne pourrai remercier qu’en continuant jusqu’à la fin de mes jours à vivre avec eux, avec vous, cet idéal que j’ai rencontré au fil du temps d’accueillir l’autre et de lui donner la vie qui coule au fond de moi…

    Puis l’essentiel des publications de ce mois, que chacun a vécu au Liban confiné à la maison, a été d’avancer dans la lecture et la méditation du chapitre 24 de l’Evangile de Matthieu, dans « Perles de la Parole ». « De Marc à Matthieu 24 » du 3 au 18 février (articles 1 à 7). Puis « Matthieu 24 » le 20 du mois, pour essayer de donner un regard synthétique sur ce chapitre exceptionnel. Et enfin quelques nouvelles « Perles de la Parole » : « Nous sauver tous ensemble », le 22 février, « Comme au temps de l’arche de Noé », le 24, et « Toujours prêts à l’accueillir », le 26.

    A cela il faut ajouter deux articles dans « Accueil » pour dire aussi la joie de fêter le « 6e anniversaire de notre blog » (articles 1 et 2), le 10 et le 12 février. Je m’étais lancé, un peu hésitant, dans ce beau chantier le 10 février 2015 et, grâce à vos encouragements, vos commentaires, vos remerciements ou vos critiques constructives, nous sommes toujours là tous ensemble, pour tâcher de semer un peu de lumière et d’espoir autour de nous, dans ce monde qui en manque tellement !


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  • Après avoir rappelé les débuts timides de « L’Orient la Nuit », il y a juste 6 ans, l’heure est venue maintenant de faire un premier bilan. Nous venons d’atteindre 84.000 visites à notre blog depuis février 2015, auxquels il faudrait ajouter les dizaines et dizaines de personnes qui chaque jour lisent aussi les articles du blog sur Facebook, Twitter ou dans tous les partages entre amis sur les réseaux sociaux.

    En fait tout cela n’est encore rien. Mais ce qui donne du courage, c’est que le blog ne s’est plus arrêté depuis son lancement, à part quelques courtes périodes de repos de temps en temps pour se réorganiser et reprendre des forces pour aller de l’avant. Et ce qui donne le plus de joie, c’est que ce courant d’unité, d’amour et d’espoir qui est à la fois la source d’inspiration du blog, son énergie, son moteur et son but, est en train tout doucement de se faire une place au soleil de ce monde que jamais plus personne ne pourra lui enlever.

    Le monde des guerres, des conflits et des batailles de gens qui veulent dominer les uns sur les autres a fait son temps, il a surtout contribué à rendre l’humanité toujours plus malade. Je crois que les consciences sont en train de se réveiller. Car il ne s’agit plus maintenant de continuer à combattre contre ceux qui ont tort, de faire la guerre du bien contre le mal ou des idées de ce genre qui ne servent à la fin qu’à créer encore plus de divisions entre les hommes.

    L’avenir de l’humanité ne peut plus être dans les guerres et les oppositions de toutes sortes. Nous sommes fatigués de ces idéaux de thèses-antithèses-synthèses qui ont fait naître des monstres comme le communisme international. Notre avenir est dans l’unité, l’interdépendance, la réciprocité, la paix et l’harmonie entre les hommes. On ne va pas équilibrer la liberté en la faisant s’entrechoquer avec l’égalité en pensant ainsi faire progresser l’humanité, la droite contre la gauche ou la gauche contre la droite. C’est la fraternité qui va aider l’égalité à devenir la réciprocité de la liberté et non pas son ennemi.

    Ce n’est pas en opposant par exemple « prendre » à « donner » qu’on va reposer les hommes qui sont fatigués de donner. « Je n’en peux plus de donner, alors j’ai bien le droit de prendre moi aussi à mon tour ». Prendre est le contraire de donner et donc la mort du don. Au lieu de chercher le contraire du don, pourquoi ne nous tournons-nous pas vers l’accueil qui est le « réciproque » du don et non pas son contraire. L’homme se repose du don en accueillant son frère, pas en lui reprenant ce qu’il vient de lui donner.

    Si vous vous amusez à reprendre les « tags » du blog, tous ces mots-clés qui ne sont autres que les valeurs ancrées au cœur de l’homme, comme la confiance, la solidarité, l’optimisme, la relation, l’amitié, l’amour, la justice, l’espoir, la lumière, la conscience, la vie… ces valeurs qui sont interdépendantes l’une de l’autre, vous verrez que notre monde a encore de beaux jours devant lui. Si notre humanité a réalisé déjà de si belles choses dans les intervalles bien réduits entre une guerre et une autre, vous imaginez quelle révolution positive règnera sur le monde quand ce sera la paix qui triomphera pour toujours et qu’il n’y aura plus besoin de détruire avant de construire de nouveau, avec toutes les blessures que chaque destruction porte avec elle ?

    Alors continuons notre bataille positive, car c’est en fait la seule que personne ne pourra jamais arrêter, comme l’eau qui sait toujours se frayer un passage entre les murs de fer ou de pierre qui se croient les plus forts mais qui ne peuvent pas bloquer pour toujours les forces de la vie…

    (Vous savez aussi que mes citations et celles du blog sont désormais à la 10e place sur plus de 5600 internautes dans le fameux site « citation-celebre.leparisien.fr » ? Vous ouvrez le site et vous cherchez « internautes populaires » ou simplement « Roland Poupon » et vous pouvez vous aussi faire de la publicité pour que nos idées positives soient mieux connues. Merci d’avance.]


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  • Il y a maintenant 6 ans, le 10 février 2015, je me lançais avec vous dans l’aventure de « l’Orient la Nuit », un peu ému, un peu préoccupé, comme quelqu’un qui va se produire tout d’un coup sur la scène d’un théâtre et sous les feux des projecteurs, mais avec un grand enthousiasme dans le cœur et beaucoup d’espoir. En relisant maintenant notre premier article, j’ai été encore plus ému. Je vous laisse relire ces quelques lignes encore un peu hésitantes, peut-être maladroites, mais où j’avais mis tout mon cœur. Je serais content que vous les relisiez vous aussi maintenant de nouveau avec moi… et dans le prochain article, nous ferons un peu le bilan de ces premières années et vous m’aiderez à comprendre comment continuer à aller de l’avant. Merci infiniment !

     

    L’Orient – La Nuit 

    (10 février 2015)

    Un jeu de mots qui rappelle l’Orient – Le Jour, le fameux quotidien libanais francophone ? Peut-être ! 

    Un cri d’angoisse devant la nuit qui envahit de plus en plus de toutes parts notre cher Moyen Orient ? C’est une interprétation plausible ! 

     

    Mais devant la nuit qui traverse désormais toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? C’est cela le sens véritable de ce titre peut-être un peu mystérieux. Nous qui vivons encore des valeurs de l’Orient, souvent cachées sous les apparences, nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver une solution à tout et ce sera alors l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore. 

     

    Et nous, nous y croyons. Qui nous ? Moi et mes amis du Moyen Orient, ceux qui m’ont accueilli au long de toutes ces années de vie intense à couper le souffle et avec lesquels je voudrais crier maintenant mon espoir. Ce blog que je lance aujourd’hui est bien mon blog, mais c’est surtout notre blog. Ce ne serait pas honnête pour moi de mettre en commun les découvertes que j’ai faites, sans dire qui m’a ouvert les yeux et le cœur sur ces horizons nouveaux dont je n’aurais peut-être même pas soupçonné l’existence si j’étais resté en France. 

     

    Moi, Roland Poupon, français désormais d’un certain âge, de père lyonnais et de mère corse (mais née en Amérique du Sud), moi qui suis né en Algérie et qui vis au Moyen Orient depuis plus de 40 ans, je voudrais que ce blog puisse vous faire connaître Sleiman ou Ghassan, Philippe ou Rima, Wael ou Mourad, Hayat ou Leila, Samir ou Georgette... Nous nous lançons aujourd’hui dans cette nouvelle aventure, sans bien savoir où nous irons, car ce blog voudrait être aussi votre blog : ce sont finalement les lecteurs qui nous indiqueront la direction à suivre. Notre groupe devrait s’élargir chemin faisant. Nous attendons vos réactions, vos suggestions, vos questions. Car ce n’est que dans l’écoute réciproque que l’on peut construire un projet valable et cette écoute réciproque est aussi l’une des valeurs que nous tenons tellement à partager. 

     

      

     


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  • En ces périodes de confinement plus ou moins sévère selon les pays, vous avez peut-être eu plus de temps pour suivre les articles du blog ? J’espère surtout que vous allez tous bien, ou au moins le mieux possible. Je sens qu’écrire des articles en cette période si difficile est aussi un acte de plus en plus utile pour nous aider les uns les autres à ne pas perdre l’espoir…

    Une grande partie du mois a été consacrée au chapitre 23 de l’Evangile de Matthieu, un chapitre qui fait beaucoup réfléchir, dans « Perles de la Parole » du 2 au 18 janvier. Après l’introduction générale, « Matthieu 23 », vous pouvez découvrir « Dans l’Amour du vrai Père », « S’élever en Dieu », « Nous brancher sur l’essentiel », « Au cœur de la pureté », « Avant qu’il ne soit trop tard ? », « Dernier avertissement ? » et « Espérer contre tout espérance ».

    Le 8 janvier, j’avais écrit « Monseigneur Armando », dans « Reflets du paradis », en souvenir de ce grand ami qui nous a quittés il y a deux ans. Puis, le 20 du mois, dans « Découvertes » : « Qu’est-ce que ça change ? ». Le 22 et le 24, encore dans « Reflets du paradis » : « Les deux miracles de la confiance » et « Ne plus vouloir posséder ». Le 26 janvier, dans « Provocations » : « A quoi ça sert d’avoir raison ? ». Et pour finir le 28, dans « Passepartout » : « Ne jamais revenir en arrière. »

    Bonne lecture et bon courage pour tout ce que vous vivez !


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  • Vous savez, je crois que ces jours-ci presque personne ne va avoir envie de souhaiter à ses parents, à ses amis, à ses connaissances une « bonne année ». On va le faire quand même, par routine, par habitude, mais en ayant l’impression au fond de soi, si l’on est sincère, qu’on est tous en train de se moquer du monde…

    Pourquoi cela ? Parce que chacun est persuadé que l’année 2020 a été épouvantable. Le coronavirus en est sans doute une des causes principales. Mais ce serait bien ridicule d’accuser ce méchant petit virus de tous les maux, alors qu’il a été simplement un révélateur de la vérité difficile à regarder en face de la maladie qui court dans nos relations sociales, dans notre vie politique, dans nos médias, dans la culture, un peu partout…

    Et après une année qui nous semble si négative, comment oser penser maintenant qu’une baguette magique va tout changer en quelques jours ou quelques semaines, que nous allons tous guérir de nos virus pour commencer, que nous allons réorganiser notre société de manière bien plus harmonieuse, comme par miracle ?

    Alors, je crois qu’il faut reprendre nos vœux et nos souhaits en les renversant de fond en comble. Car le problème est que nous sommes habitués à charger cette pauvre année nouvelle, depuis sans doute des générations ou peut-être même des siècles, de tous les espoirs, de toutes les attentes au moment où l’année va commencer. Puis en cours de route, comme nous sommes souvent déçus, nous accusons cette pauvre année de nous avoir trompés ou trahis et nous nous retournons contre elle.

    Mais qui est cette pauvre année qui est devenue tout à coup la source de tous nos maux ? C’est simplement une sorte de caricature de l’autre ou des autres. C’est au fond depuis toujours une des pires maladies de l’humanité. Ne pas vouloir prendre notre responsabilité et accuser les autres ou « l’année » d’avoir tout gâché.

    Alors je vais vous faire une proposition pour cette année nouvelle. Ou plutôt j’ai envie de vous faire des vœux différents. Je vais faire à chacune des personnes que j’aime, ces jours-ci, à tous ceux avec qui je suis en relation, un souhait complètement différent : « En cette année qui va jaillir tout à coup de l’avenir qui va se faire présent, je te souhaite simplement d’être « bon », oui, d’être « bon » toi-même, d’être rempli de « bonté », même si tout l’univers semble aller dans le sens contraire. Car je crois que chacun de nous est venu au monde pour être « bon », pour donner sa vie pour les autres, pour prendre sur soi le poids de ceux qui souffrent, pour redonner de l’espoir à ceux qui l’ont perdu et tout ce qui peut nous faire passer chaque jour du négatif au positif.

    Qui m’empêche d’être « bon » moi-même cette année ? Si je regarde sincèrement au fond de mon cœur, à moins que je sois vraiment malade, est-ce que je ne suis pas ému quand je vois une personne handicapée chanter dans un théâtre comme si de rien n’était, est-ce que je ne suis pas bouleversé quand je vois quelqu’un raconter comment des gens inconnus lui ont sauvé la vie, est-ce que je ne voudrais pas partager tout ce que j’ai quand je vois des enfants mourir de faim dans un pays envahi par la sécheresse ?

    Alors je vais souhaiter à chacun et me souhaiter à moi-même pour commencer d’être « bon » cette année, de cette « bonté » qui n’a rien de naïf comme on le pense si souvent, mais qui est l’énergie vitale capable de regarder en face les problèmes et de les résoudre. Et chacun de nous va s’unir aux autres « bons » qu’il va croiser sur sa route, car l’union ou l’unité ne font pas seulement la force, mais aussi la « bonté ». Et des gens « bons » j’en ai vu des milliers au cours de cette année 2020 qu’on a trouvée si épouvantable. Alors oublions l’année 2021 qui nous attend et pensons seulement à être « bons », mais vraiment, de tout notre cœur, de toutes nos forces. Et laissons les statistiques ou les résultats pour la fin de l’année. Ne nous laissons pas impressionner en cours de route par les « oiseaux de malheur » qui ne font rien et qui passent seulement leur temps à décourager les autres. Et nous serons surpris, à la fin de l’année, de voir qu’il s’est passé quelque chose de nouveau, une fraîcheur inattendue dans les relations entre les hommes, un nouveau départ, une chenille malade et mourante qui s’est débarrassée de son poids et qui est devenue un papillon qui a commencé à voler. Qui nous empêche de nous jeter dans cette nouvelle direction ? Ne sommes-nous pas libres de faire ce que nous voulons de notre vie ?


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