• Ça va mal ? Profites-en !

    Je sais, c’est encore un article de ma rubrique « Provocations » et vous allez dire que j’exagère toujours. Et pourtant voilà encore une occasion de mieux expliquer ce que j’ai écrit dans mon récent article sur le positif et le négatif.

    Nous étions bien d’accord qu’il y a beaucoup de mal et de négatif dans notre monde et j’essayais de vous dire mon expérience que le positif existe en soi-même, indépendamment de la quantité de négatif.

    Je voudrais continuer ici dans le même sens, en allant encore plus loin. Nous faisons chaque jour tellement d’expériences négatives. Nous recevons chaque jour de tristes nouvelles de personnes que nous aimons ou que nous connaissons. Nous-mêmes sommes assaillis bien souvent par de nouveaux problèmes qui nous dérangent ou nous inquiètent.

    Eh bien, si nous avions chaque fois le réflexe de nous dire : tout cela est bien triste, mais n’est-ce pas une bonne occasion de lancer ici une nouvelle dose de positif ? Notre voisin était fâché depuis longtemps et il ne disait même plus bonjour. Voilà qu’il vient d’être frappé par une catastrophe en famille. Et si j’en profitais pour sonner à sa porte et lui proposer mon aide, comme si de rien n’était ? Vous ne pensez pas que cela nous mènera à dépasser nos malentendus ? Que les pierres qui s’étaient dressées comme un mur entre nous pourront devenir alors au contraire un pont nouveau dans nos relations ?

    Chaque jour, nous avons l’occasion de visiter ou de contacter des parents, des amis, des connaissances qui sont frappés eux-mêmes ou dans leurs proches par une maladie, un accident, un malheur imprévu. Pourquoi n’en profitons-nous pas pour leur faire sentir que nous sommes proches d’eux, qu’ils peuvent compter sur nous, pour les encourager et les aider peut-être à trouver des solutions concrètes à leurs problèmes ?

    Pourquoi, lorsque nous entendons des nouvelles négatives, notre premier réflexe est souvent de nous plaindre et d’ajouter ainsi tristesse à la tristesse, au lieu de nous jeter à l’eau et d’essayer de trouver une lumière qui illumine l’obscurité ? Combien avons-nous touché du doigt pendant des périodes de guerre que l’amitié née de la solidarité dans le malheur est celle qui résiste le plus au fil des ans ! Combien cette nouvelle crise du coronavirus a permis d’inventer de nouvelles trouvailles magnifiques et impensables quelques semaines plus tôt pour redonner courage à l’humanité !

    Alors, oui, profitons-en, mais que ce soit bien clair en quel sens. Il ne s’agit pas de profiter du malheur des autres pour notre bonheur. Il s’agit de profiter du malheur des autres pour leur faire découvrir que, même au cœur du malheur, il y a toujours un chemin pour la paix dans les cœurs, pour l’amour entre nous, pour la lumière au bout du tunnel et pour l’espoir dans l’obscurité.

    Et si nous sommes nous-mêmes frappés par un malheur, ce sera une occasion magnifique de témoigner à notre tour que dans toute souffrance, il y a toujours ce bien caché qui nous attend : et profitons-en bien, car le témoignage de l’expérience vécue convaincra toujours plus nos amis de la vérité de nos convictions, bien plus que de beaux discours. Et je n’oserais d’ailleurs jamais me permettre d’écrire des articles pareils si je n’avais pas moi-même touché du doigt, dans les moments difficiles de ma propre vie, qu’au-delà des nuages le soleil brille toujours…


  • Commentaires

    1
    Hayat Fallah
    Lundi 29 Juin 2020 à 14:41
    Tout à fait d'accord !même si parfois on est vraiment tristes et plutôt découragés...si on a qq'un avec qui partager cette tristesse et qui nous comprenne sans nous juger...on se relève et l'espérance revit...
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