• De Marc à Matthieu 28 (1)

    [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 28 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2017]

    Allons-y !

    « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ? Il est ressuscité, il n’est pas ici. » (Mc 16, 6) (Cf. Mt 28,5-6 : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. »)

    Je ne vais pas, en quelques lignes d’un article de blog, prétendre écrire quelque chose de trop profond sur le plus grand mystère de notre foi chrétienne : Jésus est ressuscité ! « Oui, il est vraiment ressuscité ! », tel est le salut réciproque que s’adressent les chrétiens des Eglises d’Orient le matin de Pâques. Il y aurait plutôt de quoi rester là en silence, à remercier et à contempler.

    Alors, j’ai pensé m’arrêter ici sur trois simples mots : « peur » et « pas ici ». « N’ayez pas peur !... Il n’est pas ici. » Ne pas avoir peur est une exhortation de fond qui parcourt tout l’Evangile. C’est que la peur est un piège dans lequel nous continuons à tomber du matin jusqu’au soir. Et Jésus nous dit de ne pas avoir peur. Mais comment faire, lorsque nous voyons ces dangers qui continuent à nous menacer, de la santé, aux relations familiales ou sociales, aux crises de toutes sortes qui ne cessent d’envahir l’humanité ?

    La réponse se fait d’un seul coup toute simple : n’ayons pas peur, car la peur est ici, mais la vérité, la liberté, la solution, la paix ne sont plus ici. Jésus nous a apporté une nouvelle dimension dans laquelle tout peut soudain être résolu à la base. Et nous, nous restons malheureusement « ici », bloqués et paralysés dans nos peurs ou sur nos peurs, alors qu’il suffirait de faire un saut et de suivre le Christ là où il est maintenant et où il nous tend les bras.

    Alors pourquoi continuer à rester « ici », effrayés, déprimés, écrasés, abattus, désespérés ? Pourquoi n’allons-nous pas « là-bas », là où il nous attend de tout son cœur ? C’est parce que nous avons peur d’aller « là-bas », et nous préférons un « ici » qui nous fait souffrir, mais qu’au moins nous connaissons, à un « là-bas » qui nous demande un saut de foi dans l’inconnu. C’est cela le drame, c’est cela le dilemme de notre vie sur cette terre. Et à cela s’ajoute cette bêtise que nous avons souvent de vouloir résoudre notre peur tout seuls, chacun dans son coin. Alors qu’il suffirait de se mettre en cordée, en unité d’amour réciproque avec tous ceux qui voudraient aussi aller « là-bas » mais qui n’osent pas faire le pas. Aidons-nous sans attendre, cela en vaut tellement la peine, cela changera notre vie et la vie de ceux que nous aimons, pour toujours.

     

     


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