• Du mal en folie!

    « Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les chefs des prêtres l’avaient livré » (Mc 15,10)

    C’est tout de même un comble : imaginer que c’est pour une simple jalousie que les chefs des prêtres ont demandé à Pilate de crucifier Jésus ! Quelles sont les limites du mal au cœur de l’homme, au cœur de tout homme ? Car il ne s’agit pas ici de remercier Dieu comme le pharisien qui se sentait supérieur au publicain, et de nous dire que, nous, jamais nous ne tomberions dans un tel piège.

    Ce qui est sûr, c’est que l’homme est capable de devenir complètement aveugle et de détruire tout sur son passage, pour de simples sentiments, comme la jalousie, l’ambition, l’amour du pouvoir ou même la peur.

    L’homme sait très bien que c’est beau de vivre en harmonie dans la société et de s’entraider les uns les autres, de s’aimer comme les frères et sœurs d’une même famille, et il continue à faire des guerres et à tuer son semblable. Et lorsqu’on va à la véritable source de toutes ces guerres qui ne cessent d’éclater un peu partout sur notre terre, on découvre souvent des causes inimaginables, cachées sous des prétextes futiles qui nous font complètement perdre la tête.

    Alors que faire devant ce mal sans limite ? Nous attacher nous-mêmes à Jésus en nous aimant les uns les autres, comme il nous l’a demandé. Car seul Lui au milieu de nous est capable de nous redonner la lumière lorsque nous sommes au bord du précipice. Et avec Lui chercher d’abord le bien de l’autre avant notre propre bien, comme Jésus l’a fait, qui a donné de tout son cœur sa vie à cette humanité qui le portait à la mort.

    Quand on a ce principe de base de toujours chercher le bien de l’autre, de n’importe quel autre, avant notre propre bien, on ne peut plus tomber dans des pièges aussi grossiers. Et l’on est en même temps tranquille parce qu’on fait l’expérience que Jésus nous prend complètement en charge, lorsque nous donnons notre vie pour Lui présent dans nos frères. C’est seulement cette conviction totale qui peut nous empêcher de tomber de nouveau dans la logique de la violence et de la guerre. Sinon nous devenons comme une feuille emportée par le vent, capable de faire n’importe quel crime sans même plus s’en rendre compte.

     

     


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