• Encore à 360 degrés

    Merci pour les commentaires. Merci pour ceux qui m’encouragent. Et merci beaucoup pour ceux qui me font parvenir des critiques constructives : cela aide toujours à mieux s’expliquer et à mieux se comprendre !

    Je vais essayer de redire un peu mieux peut-être cette passion pour l’humanité que je sens toujours plus bouillir en moi au fil des années et que sans doute chaque homme doit ressentir quelque part au fond de son cœur, malgré tous les obstacles de la vie... Je sens d’abord que chaque homme, chaque femme, chaque enfant est mon frère ou ma sœur. Je ne serai pleinement moi-même que lorsque tous ces frères et ces sœurs seront entrés en moi, alors je serai l’humanité réalisée. Cela ne pourra se passer qu’au paradis, bien sûr, mais je peux déjà commencer à vivre ce paradis sur terre. Car un homme ou une femme c’est déjà l’humanité entière en embryon.

    Je peux déjà vivre cette relation de confiance réciproque avec le plus de gens possible, sans oublier que mieux vaut deux vrais amis qui sont devenus comme toi-même que cinquante amis superficiels. Cette relation de réciprocité doit toujours s’ouvrir à l’infini. Lorsqu’une relation commence à se fermer aux autres, c’est comme l’eau qui cesse de couler et qui devient bien vite polluée, source de saletés et de maladies.

    Cette ouverture à l’infini, que chacun doit un jour ou l’autre ressentir en soi, se réalise en deux chemins bien distincts : « entrer » à l’infini et « sortir » à l’infini. Entrer à l’infini veut dire que jamais plus je ne « laisserai tomber » cette personne que j’ai rencontrée un jour sur ma route et avec laquelle je me suis engagé, avec l’amitié, l’amour, avec un pacte ou n’importe quelle forme d’engagement. C’est une question de fidélité, fidélité à moi-même avant d’être une fidélité à l’autre. Si je me bloque avec l’autre et que je l’abandonne lorsque la compréhension devient difficile, je n’aurai peut-être jamais plus le courage de recommencer une véritable relation, je douterai de moi-même avant de douter de l’autre, je ne croirai plus que la relation est possible et je m’enfermerai pour toujours dans mes doutes. Je sais qu’il est des situations pathologiques ou la compréhension est parfois presqu’impossible. Restons-en ici aux relations habituelles avec des personnes « normales », même si nous savons bien que chacun porte en soi des blessures et que personne n’est complètement « normal ».

    Si je parviens donc à sauvegarder les relations profondes que j’ai pu engager avec quelques personnes dans ma vie, j’aurai la force de sortir vers les autres, ou plutôt nous aurons la force de sortir, car c’est avec mes plus proches que je sortirai au large. Si tout va bien, mon cercle d’amis devrait s’élargir comme une tache d’huile.  C’est ainsi que commence mon aventure « humaine ». Si je suis fidèle à cet appel en moi à m’ouvrir à l’humanité entière pour devenir moi-même, je vais être bien secoué pendant mon voyage. Je vais avoir souvent la tentation de m’arrêter ou, pire encore, de retourner en arrière. Je vais être tenté parfois de choisir un chemin plutôt que l’autre. Si mes premiers compagnons sont devenus insupportables, je vais avoir envie de les quitter pour chercher toujours au dehors, comme un papillon. Si par contre les relations « au dehors » sont trop difficiles pour moi, j’aurai envie de chercher refuge dans le premier cercle où je me sens à l’aise. Chacun aura des réactions différentes selon sa personnalité. Ce n’est pas facile en tous cas de tenir les deux bouts, on se sent parfois écartelé. Mais quelle joie, quelle récompense lorsqu’on commence à recueillir les fruits de la patience, de l’écoute, de la simple présence à l’autre, lorsque les amis du dehors deviennent ceux du dedans, lorsque chacun est enrichi par la nouveauté de l’autre, à l’infini justement, à 360 degrés.

    Vision utopique ? C’est certainement l’idéal, le but, et le chemin est semé d’embûches. Mais c’est là que tout va se jouer, si ces embûches, ces obstacles deviennent peu à peu le sel qui donne du goût à notre aventure. N’avez-vous jamais fait l’expérience que, lorsqu’on s’est heurté aux limites de l’autre qui nous dérangent, plus belle encore est ensuite la relation, quand cette limite devient tout à coup source en nous d’une ouverture qui nous manquait. Plus facile à dire qu’à faire ? Mais nous n’avons qu’une vie, c’est mieux au moins d’essayer plutôt que d’arriver à la fin du voyage en ayant l’impression d’avoir perdu son temps. Affaire à suivre en tous cas... et vos commentaires seront toujours les bienvenus.


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  • Commentaires

    1
    Hayat
    Mercredi 27 Mai 2015 à 18:27

    Eh oui ..".je vais être bien secouée pendant mon voyage " ....mais ça en vaut la peine ! Parfois je sens que cette passion pour l'humanité est quasi morte en moi ....C'est lorsque je ne prends pas les frères  et soeurs un à un et je sors du moment présent  ....C'est le" génie " du charisme de l'unité qui nous ouvre sur l'humanité entière , en nous concentrant sur la ou les personnes du moment présent! 

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