• La vie de Dieu parmi nous

    « Ne vous faites pas tant de souci ; ne dites pas : ‘Qu’allons-nous manger ?’ ou bien ‘Qu’allons-nous boire ?’ ou encore ‘Avec quoi nous habiller ?’ Tout cela les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » (Mt 6, 33-34)

    Nous sommes arrivés à la fin du chapitre 6, ce chapitre merveilleux qui nous a fait faire tellement de belles découvertes. Ici aussi, je crois qu’il faut savoir lire entre les lignes pour ne pas comprendre Jésus de travers. Jésus ne nous demande pas de devenir des personnes inconscientes qui ne font rien et qui attendent que les autres résolvent leurs problèmes. Ce n’est évidemment pas cela qu’il nous propose comme idéal. Il sait très bien que, sur cette terre, on gagne sa vie à la sueur de son front, il est le fils d’un menuisier qui a bien dû lui donner l’exemple.

    Les mots clés de ce dernier passage sont : « pas de souci », « à chaque jour suffit sa peine » « votre Père céleste sait que vous en avez besoin » « cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. » Tout un programme. Notre Père céleste, que nous avons appris à prier, est le moteur de tout, le distributeur de la providence divine. Il « sait » tout et ne nous abandonnera jamais. Mais il veut que nous soyons actifs et que nous « cherchions » son Royaume et sa justice. Il s’agit d’entrer dans la logique divine du ciel, où tout est basé sur l’amour réciproque. C’est cela la « justice » de Dieu.

    La première chose est donc de nous rappeler encore une fois que nous n’allons pas à Dieu chacun tout seul dans son coin, en train de se débrouiller avec Lui qui va faire des miracles pour nous. Non, le premier miracle, c’est d’apprendre à nous aimer tellement avec nos frères et nos sœurs qui suivent le Christ, et même avec le reste de l’humanité, que nous faisons de toutes ces connaissances une grande famille où tout le monde s’aide et partage. La providence ne tombe pas du ciel n’importe comment à l’improviste, mais à travers ces personnes qui nous aiment et qui partagent tout avec nous par une circulation continuelle des biens.

    Alors, véritablement, il n’y a plus de souci. « Plus de souci », ne veut pas dire qu’il n’y a plus de problèmes, de croix ou de souffrances : ils font partie de notre vie sur terre, mais ils ne nous enlèvent plus la paix intérieure, ils ne nous empêchent plus de penser aux autres et de les aimer, ils ne nous replient plus sur nous-mêmes, parce que nous sommes trop occupés aux choses du « Royaume ». Et alors c’est là que Dieu va nous donner tout ce dont nous avons besoin, comme notre « pain de ce jour » dont nous parlions dans ce même chapitre. Et ce ne sera pas seulement des choses matérielles, mais tout ce qui peut nous remplir de joie, de lumière et de bonheur. Dieu va même nous faire réaliser nos rêves, au moins ceux qui nous font grandir dans notre vie avec Lui et il va même les dépasser. La plus grande découverte de la mise en pratique de l’Evangile, c’est quand nous sommes tellement remplis d’amour de Dieu qu’il finit par nous surprendre, il nous ouvre sur des horizons que nous n’aurions jamais imaginés et nous ne savons plus comment le remercier. Si nous n’avons pas encore fait cette expérience, il faut la demander au Père. Et si nous l’avons faite, nous n’avons plus qu’à la partager avec le plus de personnes possible pour qu’elle se multiplie et que nous puissions commencer à vivre déjà « sur la terre comme au ciel » !

     


  • Commentaires

    1
    Hayat Fallah
    Lundi 4 Février 2019 à 23:18
    La circulation des biens ! C'est tellement beau !Ça va bien plus loin que le "partage des biens"...
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