• Les mots de février: Carl Gustav Jung

    [Nous avons médité ces derniers jours une belle phrase de ce médecin psychiatre et penseur suisse (mort en 1961 à l’âge de 86 ans). J’ai voulu chercher d’autres citations de cet homme exceptionnel pour élargir notre réflexion de ce mois. Même si on n’est pas forcément d’accord avec tout ce qu’il dit, notre humanité s’enrichit toujours par des contacts de ce genre.]

     

    Une société sans rêve est une société sans avenir.

    Tu n’y verras clair qu’en regardant en toi. Qui regarde l’extérieur rêve. Qui regarde en lui-même s’éveille.

    La rencontre de deux personnalités est comme le contact entre deux substances chimiques ; s’il se produit une réaction, les deux en sont transformées.

    Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur comme un destin.

    Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie.

    Là où l’amour règne, il n’y a pas volonté de puissance et là où domine la puissance, manque l’amour. L’un est l’ombre de l’autre.

    La solitude ne vient pas de l’absence de gens autour de nous, mais de notre incapacité à communiquer les choses qui nous semblent importantes.

    En chacun de nous existe un autre être que nous ne connaissons pas. Il nous parle à travers le rêve et nous fait savoir qu’il nous voit bien différent de ce que nous croyons être.

    Le noyau de notre jalousie est un manque d’amour.

    Ceux qui n’apprennent rien des faits désagréables de leur vies, forcent la conscience cosmique à les reproduire autant de fois que nécessaire, pour apprendre ce qu’enseigne le drame de ce qui est arrivé. Ce que tu nies te soumet. Ce que tu acceptes te transforme.

    Il est assez stérile d’étiqueter les gens et de les presser dans des catégories.

    L’illumination ne consiste pas à percevoir des formes ou des visions lumineuses, mais à rendre l’obscurité visible. Cette dernière opération est cependant plus difficile et, partant, moins populaire.

    Apprenez vos théories aussi bien que vous le pouvez, puis mettez-les de côté quand vous entrez en contact avec le vivant de l’âme humaine.

    Changer, c’est à la fois naître et mourir.

    Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien commence à le faire : qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira.

    On ne peut voir la lumière sans l’ombre, on ne peut percevoir le silence sans le bruit, on ne peut atteindre la sagesse sans la folie.

    L’homme mérite qu’il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir.

    L’humanité souffre d’une immense carence introspective.

    Autant que je puisse en juger, le seul but de l’existence humaine est d’allumer une lumière dans l’obscurité de l’être.

    L’être en grandissant oublie le secret de la totalité enfantine, de l’enfant qui sait laisser vivre en lui tout un monde sans le paralyser de réflexions, de jugements, de condamnations ; de l’enfant qui vit dans une sorte de jardin du paradis où tous les êtres croissent pacifiquement côte à côte.

    La clarté ne naît pas de ce que l’on imagine clair mais lorsque l’on prend conscience de l’obscur.

    Sans émotions, il est impossible de transformer les ténèbres en lumière et l’apathie en mouvement.

    Il ne s’agit pas d’atteindre la perfection, mais la totalité.

    Soyez ce que vous avez toujours été.

    Et puis, qui donc de nos jours a la parfaite certitude de ne pas être névrosé ?

    L’homme ne peut supporter une vie dénuée de sens.

    On parle de l’enfant, alors que l’on devrait entendre l’enfant en l’adulte. Car il y a dans l’adulte un enfant, un enfant éternel toujours en état de devenir, jamais terminé, qui aurait besoin constamment de soins, d’attention et d’éducation.

    Nourrir ceux qui ont faim, pardonner à ceux qui m’insultent et aimer mon ennemi, voilà de nobles vertus. Mais que se passerait-il si je découvrais que le plus démuni des mendiants et que le plus impudent des offenseurs vivent en moi, et que j’ai grand besoin de faire preuve de bonté à mon égard, que je suis moi-même l’ennemi qui a besoin d’être aimé ? Que se passerait-il alors ?

    Rien n’influence plus un individu que son environnement psychologique et particulièrement, dans le cas des enfants, la vie que leurs parents auraient souhaité avoir.

    Une pensée réellement profonde a toujours quelque chose de paradoxal, qui apparaît aux esprits médiocrement doués comme obscur et contradictoire.

    Nous nous rencontrons maintes et maintes fois sous mille déguisements sur les chemins de la vie.

    Les gens feront n’importe quoi, afin d’éviter de faire face à leur propre âme.

    Ce n’est pas en regardant la lumière qu’on devient lumineux, mais en plongeant dans son obscurité. Mais ce travail est souvent désagréable, donc impopulaire.

    La chose la plus terrifiante, c’est de s’accepter soi-même.

    Nul ne peut avoir de lien avec son prochain s’il ne l’a d’abord avec lui-même.

    Il n’y a pas de lumière sans ombre et pas de totalité sans imperfection. La vie nécessite pour son épanouissement non pas de la perfection mais de la plénitude. Sans imperfection, il n’y a ni progression, ni ascension.

    Dieu est le symbole des symboles !

    Ce qu’on appelle la vie n’est qu’un bref épisode entre deux grands mystères, qui n’en font en fait qu’un seul.

    L’émotion est ce moment où l’acier rencontre une pierre et en fait jaillir une étincelle car l’émotion est la source principale de toute prise de conscience.

    Un homme sain ne torture pas ses semblables, en général ce sont les victimes qui se changent en tortionnaires.

    L’homme doit être lui-même afin qu’il soit mieux le serviteur de tous.

    Le chemin est une immobilisation étrange de tout ce qui auparavant était mouvement, une attente aveugle, une écoute et un tâtonnement empreints de doute. On croit que l’on va exploser. Mais c’est de cette tension même que naît ce qui apporte la solution, et la plupart du temps c’est là où on ne l’attendait pas.

    L’Etat s’est mis à la place de Dieu, et c’est pourquoi, dans cette optique, les dictatures socialistes sont des religions au sein desquelles l’esclavage d’Etat est un genre de culte divin.

    Naturellement on ne peut pas prouver que Dieu existe ! Comment une mite qui se nourrit de laine d’Australie pourrait-elle démontrer à d’autres mites que l’Australie existe ?

    Sans l’émotion, l’obscurité ne peut être transformée en lumière.

    Tout ce qui nous irrite sur les autres peut nous conduire à une meilleure compréhension de nous-mêmes.

    Les enfants sont éduqués par ce que l’adulte est, et non par ses bavardages.

    On ne se sent pas tout à fait à son aise tant qu’on ne s’est pas rencontré soi-même, tant qu’on ne s’est pas heurté à soi-même ; si l’on n’a pas été en butte à des difficultés intérieures, on demeure à sa propre surface ; lorsqu’un être entre en collision avec lui-même, il en éprouve après coup, une impression salutaire qui lui procure du bien-être.

    La masse, comme telle, est toujours anonyme et irresponsable.

    La croissance de la personnalité se fait à partir de l’inconscient.

    La psychanalyse s’arrête quand le patient est ruiné.

    Seuls les psychologues inventent des mots pour les choses qui n’existent pas !

     

     


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