• Matthieu 28

    Nous voici arrivés au dernier chapitre de notre Evangile. Le miracle inouï de la résurrection de Jésus. Un chapitre étonnamment court après tout ce que nous venons de lire chez Matthieu. On n’y trouve presque aucun détail sur toutes les apparitions du Ressuscité qu’on pourra lire en particulier en Luc ou Jean. Et pourtant cela suffit à Matthieu à redonner un tel sens à son Evangile que tout va y être bouleversé. Car c’est seulement à la lumière de la résurrection que l’on pourra vraiment comprendre toute la portée des chapitres précédents. La fin de l’Evangile en est en fait le véritable début, le bouleversement de toute l’histoire du salut et son plein accomplissement. Nous devrons donc revenir sur ces points si nous voulons comprendre toute la portée de la « Bonne nouvelle. »

    Tout commence, comme chez Marc, par le rôle des femmes qui avaient suivi Jésus jusqu’au bout. « Après le sabbat, à l’heure où commençait le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l’autre Marie vinrent faire leur visite au tombeau de Jésus. » Matthieu ajoute ici d’autres détails importants : « Et voilà qu’il y eut un grand tremblement de terre ; l’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et il s’assit dessus. Il avait l’aspect de l’éclair et son vêtement était blanc comme la neige. Les gardes, dans la crainte qu’ils éprouvèrent, furent bouleversés et devinrent comme morts. »

    Puis Matthieu reprend ensuite la même description que Marc : « Or l’ange, s’adressant aux femmes, leur dit : ‘Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘Il est ressuscité d’entre les morts ; il vous précède en Galilée : là, vous le verrez ! Voilà ce que j’avais à vous dire.’ Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, [Marc n’avait pas dit qu’elles étaient toutes joyeuses] et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. »

    Matthieu continue, plus au moins comme les autres Evangiles : « Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : ‘Je vous salue.’ Elles s’approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : ‘Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.’ »

    Puis Matthieu se lance jusqu’à la fin dans un récit qui lui est propre. « Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer au chef des prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant : ‘Voilà ce que vous raconterez : ‘Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.’ Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la même chose, et nous vous éviterons tout ennui.’ Les soldats prirent l’argent et suivirent la leçon. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à ce jour. »

    La conclusion, bien brève, est ensuite la véritable lumière qui va illuminer tout l’Evangile que nous venons de lire et nous allons bientôt expliquer pourquoi : « Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes.

    Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : ‘Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde.’ »

    Tout est dit. Tout commence. Nous reviendrons plus en détails sur ces phrases admirables de Jésus qui tracent en quelques mots tout le programme de l’humanité et de l’Eglise naissante. C’est le dernier miracle de Jésus, du Père et de l’Esprit Saint. Ce miracle d’une présence pleine d’amour qui ne va plus quitter l’humanité, même si les Trois veillent sur nous désormais depuis le Ciel où ils nous attendent…


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :