• J’ai découvert récemment un des plus beaux proverbes que j’aie jamais lu, un proverbe mexicain qui dit : « Ils ont voulu nous enterrer, mais ils ne savaient pas que nous sommes des graines. » Quelle sagesse, quelle force non-violente et quelle humilité à la fois dans une telle affirmation ! Il y a là la résolution de tous les conflits mondiaux.

    Aucun pouvoir injuste, aucun complot, aucune ambition criminelle ne pourra jamais rien contre nous parce que nous sommes des graines. Ils pourront essayer de nous faire disparaître, de nous cacher sous terre pour que nous ne les dérangions plus, sans comprendre que c’est là que nous allons nous développer, et ressortir bientôt à la lumière et à la vérité avec une force irrésistible qui va balayer d’un coup tous les mensonges et les intérêts mal placés.

    C’est une leçon de l’histoire. Chaque fois que des forces mauvaises ont voulu réprimer les élans de justice et de solidarité naissant au cœur de l’humanité, ils n’ont fait que leur donner plus de force encore. C’est l’histoire des persécutions contre les premiers chrétiens qui a enraciné dans le sang la diffusion de ce nouvel esprit qui allait changer le monde. C’est ce qui se produit chaque fois qu’on essaye d’éliminer des géants de l’humanité comme Gandhi, Martin Luther King ou Nelson Mandela, dont nous parlons si souvent dans ce blog. Certains ont payé de leur vie ce choc frontal, mais leur cause n’en a été que plus forte encore. D’autres ont seulement été arrêtés momentanément, mis en prison ou torturés, mais ils en sont sortis eux aussi avec un élan encore plus difficile à arrêter.

    Mais la question véritable, c’est de savoir si nous sommes des graines authentiques. Si nous nous battons contre l’injustice simplement pour défendre nos intérêts, prêts à répondre au mal par le mal, sans trop nous soucier du sort de nos frères en humanité et si nous voulons résoudre par la guerre ou la violence des situations d’oppression en faisant du mal nous aussi à des civils innocents, ou bien si nous sommes des graines positives qui travaillent pour le bien de tous sans distinction.

    Alors notre plus grand problème ne sera plus tellement, jusqu’à la fin de nos jours, de savoir comment nous défendre si nous sommes attaqués, mais de développer en nous la vie de cette graine féconde qui peut redonner l’espoir autour de nous. Car si, le jour du conflit, nos adversaires trouvent en nous des graines qui se sont desséchées en route, qui n’ont plus en elles aucune vigueur, alors nous serons balayés, injustement ou justement cela ne changera rien, mais nous serons perdus pour nous-mêmes et pour l’humanité.

    C’est bien beau d’être une graine mais c’est aussi une grande responsabilité que nous pouvons assumer surtout si toutes ces graines fécondes sont capables de s’unir entre elles pour faire face aux épreuves de toutes sortes. Car trop de graines ont voulu se battre toutes seules et se sont desséchées à leur tour. Mais notre bataille a encore de beaux jours devant elle, si nous réussissons à être fidèles tous ensemble à cette vision du monde que personne ne pourra obscurcir.

     

     


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    Combien de gens se plaignent à longueur de journée, se sentent victimes d’injustices, de traitements négatifs à leur égard ! Et ils ont généralement bien des raisons de se plaindre, sans aller peut-être jusqu’à dire que les autres ont tous les torts, mais si on se sent trompé ou rejeté ou maltraité par quelqu’un, il doit bien y avoir des raisons objectives.

    Le problème c’est que ces personnes qui nous font du mal se plaignent à leur tour d’autres personnes qui leur ont joué des mauvais tours, qui ne les acceptent pas, qui sont toujours contre elles.

    Mais où est la vérité dans tout cela ? Vous savez que la vérité est en général ce qu’il y a de plus simple ? La vérité n’est jamais compliquée. Quand on la trouve, on n’a plus besoin de discuter pendant des heures.

    Alors, dans notre cas, au lieu de nous casser la tête à essayer de comprendre qui a raison ou qui a tort dans cette histoire, où sont les mauvais et où sont les bons, je crois que la vérité la plus évidente c’est qu’en effet toutes sont des victimes.

    Nous sommes tous, quelque part, victimes de notre éducation, de notre hérédité, des gens que nous avons rencontrés et qui n’ont pas su nous comprendre. Nous avons tous subi des injustices, des traumatismes, des persécutions, plus ou moins directes ou violentes. Et les autres autant que nous. Nous sommes quelque part tous sur le même plan, pour le simple fait que nous sommes tous des hommes et des femmes, avec des défauts, des qualités, des problèmes, des espoirs, des réussites et des échecs.

    Mais alors, vous ne croyez pas que cette vérité, apparemment terrible, peut devenir une libération, un nouveau « passepartout » pour l’harmonie entre les hommes ? Car si mon frère et ma sœur sont comme moi des victimes, pourquoi perdre tout ce temps à les juger et à me plaindre d’eux ? Pour gâcher ma vie et la rendre définitivement triste, sans espoir de lumière ?

    Tandis que si je sors un jour de ce tunnel, sans doute parce que j’ai trouvé des gens sur mon chemin qui m’ont aidé à voir les choses autrement, je n’ai plus de temps à perdre à juger tout le monde et à me plaindre d’eux pour rester dans la médiocrité jusqu’à la fin de mes jours.

    Non, ma vie va changer maintenant. Moi, je ne suis plus une victime, puisque j’ai transformé toutes mes épreuves en défi positif, mais c’est pour me sentir alors supérieur aux autres qui n’ont pas réussi à se libérer de leur « victimisme » ?   Ou bien c’est pour me battre de tout mon cœur pour que le plus de gens possible autour de moi aient la chance comme moi de s’en sortir et de dépasser leur état de « victimes ».

    Car, si nous sommes tous des victimes, nous sommes tous aussi des personnes qui ont de la chance, car nous avons des milliers de frères et sœurs autour de nous en qui nous pouvons un jour ou l’autre découvrir un ami, une amie, des alliés, des conseillers, de vrais compagnons de voyage.

    Vous connaissez tous comme moi des personnes handicapées qui ont illuminé de leur bonté et de leur sourire tout leur entourage, tout au long de leur vie. Et pourtant c’est vrai qu’ils étaient handicapés. Mais la vie ne se mesure pas aux conditionnements. Elle se mesure aux énergies positives que chacun est capable de découvrir au fond de son cœur et de faire fructifier.  

     

     

     

     


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  • Si nous avons trouvé déjà beaucoup de clés et de passepartouts pour ouvrir les portes et les barrières qui se ferment devant nous, il en est une assez radicale que l’on oublie trop souvent : apprendre à ne pas se défendre quand on nous critique. Je parle bien ici de critique verbale ou de la pensée. Ne pas vouloir se défendre quand on est attaqué physiquement est un autre sujet, celui de la non-violence, mais nous en parlerons une autre fois.

    Mais lorsqu’on nous juge, on nous critique, en face ou par derrière, en privé ou devant tout le monde, pourquoi notre premier réflexe est-il presque toujours de vouloir nous justifier et nous défendre, avant même peut-être d’avoir bien compris ce que l’autre nous reproche ?

    Le résultat est immédiat : le fossé va encore grandir avec celui qui nous attaque. Il va chercher et probablement trouver d’autres arguments pour nous montrer qu’il a raison. Nous allons faire de même à notre tour. Et tout ce que nous aurons gagné ce sera de hausser encore plus les murs qui nous séparent, sans plus aucun espoir de se comprendre.

    Pour reprendre comme exemple le sujet abordé il y a deux jours dans notre rubrique « Provocations », c’est-à-dire pourquoi les églises de France sont-elles vides, il y a bien des manières de réagir. La manière la plus spontanée sera de ne pas accepter cette critique, en disant que ce n’est pas vrai. Il y a beaucoup d’églises en France ou l’on voit des jeunes, des familles, des enfants. Et puis, dans beaucoup de paroisses, il y a un renouveau remarquable. Les gens ne sont peut-être pas très nombreux, mais la qualité de la vie chrétienne est désormais évidente et la qualité est tellement plus importante que la quantité ! Il y a un retour au spirituel dans les médias. Le journal La Croix est un quotidien qui se vend bien. Et puis regardez le Pape François. Et pensez à tous ces pays d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie où les églises sont pleines ou il y a beaucoup de vocations à la vie sacerdotale ou religieuse…

    Tous ces arguments sont en partie valables, mais ils nous empêchent de regarder en face le problème, et notre interlocuteur, qui est peut-être bien disposé envers nous au départ, avec une intention de vrai dialogue, va vite s’en aller avec l’impression que nous sommes de mauvaise foi.

    C’est tellement plus beau d’accepter les critiques, pas pour se décourager, pour se déprimer et se sentir soudain tout misérables ou incapables. Là n’est pas la question. La critique des autres n’est pas forcément malveillante et méchante. Nos amis d’autres bords sont comme nous en recherche et quelle joie pour eux et pour nous lorsque nous acceptons le défi de regarder en face les questions telles qu’elles se posent. C’est une véritable libération pour eux et pour nous. C’est le départ d’un dialogue authentique qui nous fera du bien à nous en premier et d’une recherche ensemble de nouveaux points communs à développer, de nouvelles pistes à explorer.

     

    Lorsque nous restons figés sur nos positions, nous ne progressons pas, mais surtout les autres se détournent de nous pour toujours. Tandis que si nous écoutons sincèrement les questions et les critiques, nous découvrons de nouveaux éléments auxquels nous n’avions pas pensé auparavant, nous nous enrichissons et surtout nous nous faisons de nouveaux amis, touchés par notre humilité et notre franchise. Car eux aussi se posent des questions sur eux-mêmes, eux aussi ont toujours envie de se défendre, parce qu’ils n’ont peut-être jamais trouvé quelqu’un qui discute avec eux de manière ouverte et bienveillante. Nous pourrions peut-être être les premiers. Qu’avons-nous à perdre à écouter et comprendre les autres ?


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  • Dans notre recherche d’un passepartout qui nous ouvre les portes du bonheur ou d’une relation harmonieuse avec les autres, nous avons déjà évoqué la confiance, la connaissance réciproque, la force d’un regard neuf sur les évènements, les personnes ou les choses, ou le partage d’un bien ou d’une souffrance. J’aurais envie aujourd’hui de parler un peu avec vous de l’argent.

    A première vue, l’argent est un moyen presque infaillible pour ouvrir toutes les portes, même celles qui semblent le plus hermétiquement fermées. Et il n’y a malheureusement ici pas beaucoup de différence entre l’argent « honnête » et celui de la corruption, comme pour enlever aux consciences tout scrupule. Si vous avez assez d’argent, vous pourrez pratiquement tout vous permettre, obtenir un visa dans n’importe quel pays et donc ouvrir toutes les frontières, participer à toutes les initiatives de vie sociale ou culturelle qui peuvent vous intéresser, faire profiter vos enfants des meilleures universités, pour rester dans les limites d’exigences positives. Car l’argent ouvre aussi les portes de la domination sur les autres et de toutes sortes d’activités qui facilement contournent les lois et vous font entrer dans un monde opaque où l’homme n’est plus considéré pour ce qu’il est mais pour ce qu’il a.

    On voit bien tout de suite que l’argent en soi n’est pas un vrai passepartout. Le proverbe dit bien que l’argent ne fait pas le bonheur. Car il peut ouvrir presque toutes les portes matérielles mais il est bien souvent incapable d’ouvrir les portes du cœur de nos frères et sœurs en humanité. Pire encore, obliger quelqu’un, par la force de l’argent, à me faire entrer chez lui, c’est tout de suite le mettre mal à l’aise et me condamner à avoir pour toujours avec lui une relation fausse, basée sur l’hypocrisie ou le mensonge, une comédie perpétuelle où l’on pense beaucoup de choses qu’on ne s’avouera jamais.

    Alors passepartout ou non ? Je crois qu’ici aussi il ne faut pas donner trop d’importance à notre ami l’argent, ni dans un sens positif ni dans un sens négatif. Si c’était dans un sens surtout négatif, nous devrions tous être pauvres pour connaître le bonheur, et ce serait assez ridicule de parvenir à une telle conclusion. Et dans un sens négatif, celui qui n’aurait pas d’argent serait condamné à être toujours une personne marginale, exploitée par les autres et à la merci de toutes formes d’injustice.

    La « vision des quatre verbes » de notre blog va nous donner ici encore la clé du problème : « être », « accueillir », « donner ou se donner » et « refuser ». Pour « être » pleinement homme et pleinement heureux, nous devons apprendre à « accueillir » simplement tout ce que nous avons l’occasion de recevoir et pourquoi pas l’argent, qui n’a rien de mauvais en soi, puisqu’il est au départ un symbole de commerce équitable. Mais là où commence le danger, c’est lorsque je détourne cet argent sur moi-même, sur mes propres intérêts au lieu de m’en servir avec responsabilité pour le bien des autres et de la société. L’argent que je reçois est fait pour être aussitôt « donné », il doit produire du bien social, matériel ou spirituel, il doit m’aider à construire la communauté humaine, une communauté où règne le partage dans la réciprocité. Je peux donc sans problème laisser passer beaucoup d’argent entre mes mains, mais en « refusant » tout détournement sur moi et sur mes pauvres intérêts égoïstes.

     

    Je n’aurai ainsi plus jamais le problème de l’argent, ou des problèmes d’argent, car j’entrerai dans le cercle d’une communauté vivante où toutes les portes seraient ouvertes dans la justice et l’intérêt des plus faibles ou des plus démunis. Il faut certainement une grande confiance en l’homme pour en arriver là. L’illusion communiste qui a engendré un monstre au lieu de résoudre les problèmes sociaux de l’humanité, semblerait prouver que seul un sain égoïsme mesuré est la solution pour une vie harmonieuse entre les hommes, avec un peu de justice et en même temps beaucoup de méfiance réciproque. Moi, qui ai la chance de vivre depuis bientôt cinquante ans en communion des biens avec des personnes de tous pays, comme une immense famille où tout circule simplement sans jalousie, sans qu’on passe son temps à comparer ses biens avec ceux de son voisin, puisque les biens du voisin sont aussi les miens, je sais bien que là est la solution. Comment faire vivre cette solution merveilleuse au niveau d’une institution, d’un pays tout entier et de toute l’humanité, il y a encore bien du chemin à faire. Pourquoi ne pas y travailler ?


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  • La nature a toujours été une grande amie de l’homme. Il lui arrive bien de faire des caprices et même de provoquer des catastrophes épouvantables, souvent causées d’ailleurs, directement ou non, par la négligence de l’homme, mais le plus souvent la nature est une compagne apaisante, sécurisante, qui remet souvent les choses en place, là même où l’homme l’avait maltraitée.

    C’est qu’il y a des lois dans la nature qui permettent le plus souvent de deviner  à l’avance ce qui va se passer et de ne pas trop s’inquiéter du lendemain. Ces lois sont par exemple celles de la succession harmonieuse des saisons ou de l’équilibre entre le chaud et le froid, entre le sec et l’humide. Mais je voudrais m’arrêter aujourd’hui sur le principe des vases communicants que nous avons tous étudié à l’école dans notre jeune âge.

    C’est extraordinaire comme cette réalité des vases communicants vient toujours tout équilibrer. Trop d’eau d’un côté, pas assez de l’autre ? Laissons le surplus de l’eau abondante se déverser là où elle manquait et tout va redevenir harmonieux. Mais il faut laisser faire la nature, évidemment. L’homme est toujours tenté de mettre des murs ou des barrages partout pour tout contrôler, mais en contrôlant il enferme, il bloque, il paralyse.

    Cette loi des vases communicants est d’abord une loi physique, mais je voudrais l’appliquer aujourd’hui à la réalité politique dans laquelle nous nous trouvons. Il est évident que notre pauvre Moyen Orient est depuis un certain temps écrasé, secoué, divisé par une chaîne d’injustices qui viennent l’une après l’autre rendre l’atmosphère de plus en plus irrespirable. Comment en sortir ? L’idéal serait que le bon sens, la conscience, l’intérêt commun, le désir d’aider les plus faibles finissent par trouver des solutions valables pour résoudre nos problèmes, mais tout cela semble s’éloigner chaque jour un peu plus.

    Mais la surprise c’est de voir ces derniers temps que l’intervention de la Russie est en train de changer les cartes qui étaient sur la table et de redonner de l’espoir à beaucoup. La Russie, ou la Chine seraient-elles des pays modèles qui pensent d’abord à secourir les opprimés et qui sont capables de dépasser leurs propres intérêts pour servir vraiment l’humanité ? Je pense que personne ne se fait beaucoup d’illusions sur ce sujet. Sans vouloir être méchant, je crois que la politique internationale est encore aux mains de multinationales qui n’ont pas beaucoup de scrupules pour essayer de dominer les autres sur l’échiquier mondial.

    Alors que se passe-t-il ? Simplement que ces injustices créent des vides, beaucoup de vides quelque part, et que des pays comme la Russie ou la Chine y voient une aubaine pour trouver ou retrouver une influence sur le monde que les pays occidentaux essayaient de garder pour eux. Le monde est-il plus honnête, plus altruiste ? Au niveau individuel, on trouve beaucoup de gens disponibles pour servir leur peuple ou même les autres peuples, mais au niveau social bien des pas restent à faire pour purifier le monde politique de tous ses égoïsmes. C’est que la nature a horreur du vide et quand un vide se crée, il se trouve toujours quelqu’un pour le remplir.

     

    On peut faire la même considération en économie. Les riches exploitent les pauvres, ils deviennent toujours plus riches et les pauvres plus pauvres. Mais, à un certain moment, cette dynamique malsaine ne peut plus continuer, parce que si les pauvres sont trop pauvres, à qui les riches vont-ils vendre leurs produits ? Chacun a finalement « intérêt » à ce que les autres aillent mieux, même si ses intentions étaient au départ complètement fermées aux problèmes des autres.

    Et c’est exactement la même chose pour la construction de la paix. La paix est encore loin, mais les rares pays de la région qui connaissent encore un peu de paix à l’intérieur de leurs frontières commencent à se rendre compte que créer des conflits chez le voisin finit par se retourner contre soi-même. De la même manière que vendre ou écouler des armes peut sembler profitable économiquement, mais provoque une telle violence, en augmentant les problèmes du terrorisme ou des réfugiés, que la situation va déborder un jour ou l’autre sur tous ces pays qui jouent avec le feu.

    Alors nous tombons à nouveau dans le piège d’un optimisme béat ? Certainement pas. La situation au Moyen-Orient reste toujours dramatique. Mais ce drame ne dépasse pas encore certaines bornes. Les conflits sont nombreux, mais ils ne sont pas encore généralisés. Personne ne veut plus penser à la possibilité d’une troisième guerre mondiale qui serait peut-être fatale pour tout le monde. Les intérêts généraux ont eux aussi leur « bon sens ». On se rend bien compte que continuer à dominer l’autre ou à le frapper se retournera un jour contre nous, chacun de nous…

     

    Derrière cet équilibre encore précaire, le croyant voit certainement la main de Dieu, capable de faire ressortir du bien même de situations qui n’ont apparemment apporté jusqu’ici que du mal. Celui qui ne croit pas en Dieu, mais qui croit en l’homme pourra voir dans tout cela le sursaut d’une humanité qui refuse d’en arriver à un suicide collectif et qui croit encore que l’homme a assez de ressources pour ne pas tomber comme un aveugle dans le précipice qu’il s’est lui-même créé. Nous cherchions des passepartouts pour ouvrir nos portes et nos murs. Le bon sens des « vases communicants » peut certainement nous redonner de l’espoir !


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