• Permis d'aimer

    « Il est donc permis de faire le bien le jour du sabbat. » (Mt 12,12)

    Mais notre monde est complètement fou ! Le monde du temps de Jésus et notre monde d’aujourd’hui, c’est à peu près la même chose ! L’homme est tellement désorienté que Dieu doit descendre du ciel pour lui dire que le bien est permis ? Comme si nous ne le savions pas…

    Mais que se passe-t-il alors dans notre monde malade ? On ne va pas parler ici du mal qui essaye de régner sur le monde et qui empêche le bien de se développer, c’est bien évident. Mais pensons simplement aux personnes « normales » que nous sommes la plupart d’entre nous, avec le désir de faire le bien, de le vivre et de le partager avec nos frères et sœurs en humanité.

    Voilà que Jésus vient nous réveiller et nous libérer en même temps. Car il veut nous faire découvrir que nous sommes tellement perdus, peut-être avec la meilleure volonté du monde, que nous ne savons plus où se trouve la boussole du bien. Nous sommes capables de passer des journées entières à faire beaucoup de choses, à nous agiter dans tous les sens sans réussir à faire vraiment « le bien ». Et ce sont par exemple les hommes de religion qui transforment le message de Dieu en lois morales qui nous paralysent ou les parents qui interdisent à leurs enfants de savoir vraiment vivre, sous le prétexte de les protéger de tous les dangers de la société, ou les éducateurs de tous genres qui transforment les études en une pénitence qui devient souvent le contraire de la joie et de l’aventure de la découverte que la culture devrait nous donner… Je sais que je fais là une caricature exagérée et un peu trop pessimiste, mais c’est pour nous aider à comprendre combien le message de Jésus devrait nous secouer complètement si nous savions l’écouter et le mettre en pratique.

    Et quand nous savons que le « bien » le plus grand est l’amour et surtout l’amour réciproque, nous ferions bien de nous rendre compte que nous passons une grande partie de notre journée à avoir peur d’aimer, peur d’être nous-mêmes, peur de dire simplement la vérité, peur de pardonner ou de donner notre vie… Parce que ce n’est pas prudent, parce que les gens vont nous regarder de travers, parce que les autres n’aiment pas et donc pourquoi nous sentir obligés de le faire… Alors que l’amour et le bien pourraient être notre respiration de chaque instant et que personne au monde ne devrait pouvoir nous empêcher de « faire le bien ». Mais pour « faire le bien » et vivre l’amour réciproque, il faut d’abord nous lier étroitement à d’autres personnes qui ont le même but, sinon la bataille devient impossible. Heureusement que Jésus est là et qu’il nous montre le chemin, un chemin qui change tout quand nous pensons réellement chaque matin : aujourd’hui j’ai le droit de « faire le bien », le droit avant même le devoir. Car le devoir est parfois lourd et vécu à contre cœur, tandis que le droit libère…

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :