• Pessimiste, optimiste ou réaliste?

    Le 21 août dernier, j’ai écrit un article dans la rubrique « Interdépendance » qui s’intitulait « Pessimiste ou optimiste ? » C’est un sujet qui me tient à cœur et sur lequel je reviens aujourd’hui, poussé par une citation de William Arthur Ward, écrivain américain mort en 1994, que je viens de trouver sur le site « citation-celebre.com » (un site très intéressant où vous pouvez même trouver des citations de mon blog).

    Que nous dit William Arthur Ward ? 

    « Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles. » 

    Il faut avouer que cette phrase est formidable, courte, légère, poétique, profonde et réaliste à la fois. Elle fait réfléchir. Elle nous montre combien nous perdons de temps dans la vie de tous les jours à nous plaindre, à espérer, les mains dans les poches sans rien faire, alors que la réalité nous attend et que nous pouvons agir. C’est aussi une critique indirecte à tous ceux qui passent leur temps à regretter le passé ou à tout attendre de l’avenir sans vivre tout simplement l’instant présent. Il y a une grande sagesse dans ces quelques mots bien frappés.

    Et pourtant cette phrase m’a laissé un sentiment de frustration et d’injustice. Je sais qu’une seule phrase, comme un seul article ne pourra jamais tout dire, ce sera toujours une sorte de caricature de la réalité, mais tout de même !

    Pourquoi surtout l’optimisme empêcherait-il d’être réaliste ? C’est là que je proteste. J’ai déjà raconté à mes lecteurs combien j’ai eu à lutter dans ma vie contre mes tendances pessimistes de nature et combien l’optimisme est devenu peu à peu en moi une conquête de chaque jour. Je ne vois pas pourquoi cela m’empêcherait de voir la réalité en face.

    Je sais bien qu’il existe une manière d’être pessimiste qui évite d’affronter les évènements tels qu’ils sont, comme il existe un optimisme béat qui est une sorte de fuite des responsabilités et qui prépare des lendemains encore plus tristes.

    Mon optimisme, l’optimisme réel que de vrais amis m’ont aidé à découvrir en chemin n’est en contradiction ni avec le pessimisme ni avec le réalisme. C’est encore une fois le lien entre les trois, leur interdépendance qui va provoquer l’harmonie et la paix intérieure.

    D’abord parce que refuser de voir les souffrances réelles du monde en nous et autour de nous serait tout simplement stupide. On doit toujours écouter et comprendre ceux qui souffrent et qui se plaignent, sans les juger du dehors. On doit bien sûr regarder en face les problèmes et les comprendre aussi dans leurs racines, leur contexte et leurs conséquences.

    Mais ce que j’ai appris de la vie, c’est que l’homme a toujours des énergies cachées capables de lui faire dépasser n’importe quel obstacle, surtout s’il est capable de s’unir aux autres pour se lancer dans la bataille.

    L’homme est né, il est venu au monde pour créer des liens d’amour et d’amitié avec ses semblables et personne ne l’empêchera de le faire (à part certaines situations extrêmes qui seront toujours provisoires, et à part la mort, mais c’est là un autre sujet sur lequel nous reviendrons). « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir », dit le proverbe. Tant qu’il y a de la vie, je peux regarder en face les problèmes pour les résoudre, je peux chercher des solutions « réalistes », je peux m’unir à tous les hommes de bonne volonté qui veulent se battre pour la victoire de la justice sur les ténèbres. Je peux croire que l’humanité est plus grande que ses problèmes et que ses démons.

    Si ce n’était pas vrai, il y a longtemps que nous serions tous morts et que l’humanité aurait disparu de la surface de la terre. Et pourtant elle est toujours là, souvent mal en point, fatiguée, déprimée, malade, mais encore pleine de ressources. C’est cela notre « passepartout » d’aujourd’hui (comme le dit le titre de notre rubrique). La solution aux problèmes de pessimisme, d’optimisme ou de réalisme, c’est l’humanité elle-même qui n’en finit pas chaque jour de tomber et de se relever et qui invente chaque fois de nouveaux chemins pour s’en sortir.

    Ce n’est donc finalement pas tellement important si je suis pessimiste ou optimiste, c’est parfois une question de caractère, mais pourquoi passer son temps à juger les autres qui n’ont rien compris ? Mettons-nous tous ensemble et agissons, réagissons, le monde nous attend et il n’y a pas de temps à perdre !   

     

     


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  • Commentaires

    1
    Hayat
    Jeudi 17 Mars 2016 à 19:59
    Ouff pour une fois on dépasse la problématique de l'optimisme et du pessimisme ! L'important c'est de réagir et d'agir ...que l'on soit de caractère optimiste ou pessimiste !Merci Roland !
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