• Retour au Liban: nouveau défi!

    Pendant que vous lisez cet article, au moment où il paraît dans mon blog (comme je l’ai programmé à l’avance), moi je suis dans l’avion pour Beyrouth. Quand mon retour a été finalement confirmé après des mois de confinement et d’aventures (de belles aventures) en France, j’ai été envahi par une grande émotion.

    Ce n’est pas rien de pouvoir retrouver ce pays que j’aime tellement, le pays où j’ai passé et donné le plus grand nombre d’années de ma vie, jusqu’à maintenant. Mais en même temps de savoir que mon cher Liban et tous les gens que j’aime là-bas et qui m’aiment, passent peut-être la plus terrible crise de toute leur existence…

    Alors qu’est-ce que je viens faire au Liban ? Ajouter ma peur, mon angoisse, mon impuissance à celle des autres ? Ce ne serait pas tellement la peine de venir… Mais non, si Dieu me donne encore cette chance d’être au milieu de ma famille libanaise, c’est qu’il doit y avoir une raison, un but à découvrir.

    Et je crois que j’en ai déjà trouvé deux, de buts tellement évidents. Le premier, c’est que nous avons maintenant au Liban une occasion unique de prouver à tout le monde que notre idéal, celui de l’Evangile vécu avec Jésus au milieu de nous, est capable de marcher même dans les situations les plus impossibles. Si Chiara a tout commencé pendant la guerre mondiale, si au Liban notre famille des Focolari a vraiment trouvé sa plus forte expansion pendant la guerre qui a duré 16 ans, c’est bien qu’il doit y avoir un secret qui nous échappe et que Dieu veut donner au monde. Alors, à nous de le découvrir ou de le redécouvrir ensemble.

    Et quand je parle d’idéal, il s’agit bien d’un idéal, c’est-à-dire d’une idée divine partie de Dieu pour s’incarner sur la terre, pas d’une vague idée humaine, utopique et dans les nuages, qui ne sert finalement qu’à ajouter de fausses espérances à l’obscurité qui nous entoure. Et notre idéal est tellement concret, parce qu’il est celui d’un Dieu en chair et en os qui a donné sa vie pour nous et que nous pouvons toucher, voir et écouter en chacun de nos frères et de nos sœurs qui partagent avec nous ces moments si difficiles. Mon idéal, notre idéal, c’est Georges qui cherche un travail depuis trois ans et qui ne sait plus où donner de la tête, c’est Liliane qui vient de perdre sa maman après plus d’une année de grandes souffrances, ce sont ceux parmi nous qui ont des malades dans leur famille ou qui ont eux-mêmes de grands ennuis de santé. Notre idéal ce sont ceux qui ont peur pour l’avenir de leurs enfants, ceux qui n’ont plus d’argent pour acheter à manger… et chacun de nous peut continuer cette liste sans fin.

    Et pour que cet idéal se concrétise, nous allons nous adresser à la banque de Dieu. Puisque les banques de ce monde sont en faillite, il ne nous reste plus que la banque de Dieu et de son centuple. Jésus a promis le centuple à tous ceux qui quittaient tout pour lui. Vous imaginez ce que cela veut dire : le centuple en frères et sœurs, en maisons, en biens de toutes sortes, avec la paix intérieure en prime. Alors que les banques de ce monde nous donnent un petit intérêt bien minime… quand elles marchent.

    Je sais que chacun de nous en ce moment, quand il se regarde ou qu’il regarde sa famille dont il se sent responsable, est pris d’une panique qui ne peut plus guérir et on ne voit même pas de solution valable à l’horizon. Mais si, maintenant, chacun de nous, par un acte héroïque, se met à aider ceux qui sont dans une situation encore plus catastrophique que la sienne. Si les pauvres aident les pauvres. Si chacun de nous qui a cent amis sincères autour de lui (et dans nos Mariapoli nous sommes bien plus que cent) se met à donner son temps, ses forces, son imagination pour résoudre les problèmes de ces cent amis… il va se passer un miracle. Au lieu que chacun se sente perdu tout seul avec des problèmes insolubles, chacun va voir soudain ces cent amis s’occuper de lui et trouver des solutions inimaginables. C’est comme ça que la providence de Dieu travaille sur cette terre… mais il faut lui donner le temps et l’espace de travailler…

    Et comme je sais que toutes ces belles pensées qui me traversent l’esprit et le cœur sont en fait déjà des réalités en marche parmi tous ces amis qui m’attendent, comme ils n’ont pas arrêté de me le raconter ces derniers temps, par mail, par WhatsApp, par Facebook, et toutes ces nouvelles positives qui circulent de tous les côtés, je suis sûr que notre bataille est déjà gagnée d’avance, même si elle est peut-être la bataille la plus grande que nous ayons jamais connue. Et le jour où chacun de nous quittera cette terre, il ne restera plus que la joie d’avoir réussi tous ensemble à redonner un peu d’espoir et de bonheur à ceux que nous aurons rencontrés. Ce jour-là, les problèmes ne compteront plus et seul l’amour entre nous et autour de nous aura pris son sens définitif !


  • Commentaires

    1
    Hayat Fallah
    Dimanche 2 Août à 10:56
    Wawww Roland !!! Merci pour cet article qui est comme un poème ,une musique d'une harmonie parfaite ,le chant d'ésperance ,d'amour et de foi qui nous anime et nous porte de l'avant ...
    2
    Marguerite
    Dimanche 2 Août à 12:52
    Ton article m'a fait pleurer , merci pour l'espoir que tu sèmes où que tu ailles
    3
    Paul
    Lundi 3 Août à 10:14

    Merci, cher Roland, pour nous avoir épancher ton coeur. Je peux ainsi m'associer à toi, à vous, dans la prière afin que tout cela puisse se réaliser au plus vite! 1 Paul 

      • Lundi 3 Août à 11:23

        Merci, cher Paul, mais quel Paul tu es? 

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