• Vouloir changer le monde

    Je crois qu’il y a deux catégories de personnes. Celles qui veulent changer le monde et celles qui préfèrent vivre leur vie le mieux possible sans trop s’occuper de ce qui se passe autour d’elles. Ce n’est pas un jugement, c’est une constatation. Si vous lisez de temps en temps au moins les articles de mon blog, vous comprendrez bien vite que je fais partie de la première catégorie. J’ai compris à un certain moment de ma vie, après avoir été aidé par des gens merveilleux à sortir de mon tunnel, que « vivre ma vie », c’était me jeter dans la bataille de l’humanité. Avec ce pacte réciproque : moi, je m’occupe de l’humanité et l’humanité s’occupera de moi. Et je dois dire que je suis chaque jour un peu plus émerveillé encore de tous les fruits de cette bataille. Parfois, je ne me reconnais plus moi-même, tellement j’ai changé, tellement je me trouve enrichi par tous les trésors que j’ai rencontrés sur mon chemin au cœur de mes compagnons de voyage.

    Est-ce que j’ai changé le monde ? Oui, j’ai au moins contribué à le changer. Comme moi-même je n’en finirai jamais de remercier ceux qui m’ont tendu la main, qui m’ont accepté tel que j’étais sans se bloquer sur mes limites, et qui continuent à le faire jusqu’à aujourd’hui, de la même façon je n’arrête pas de rencontrer des gens qui pensent devoir me remercier parce que j’ai été pour eux une source de lumière dans les moments beaux ou difficiles. Quand on décide d’aimer l’humanité, c’est comme une semence qu’on jette et qui ne peut pas ne pas donner de fruits. C’est sûr qu’il faut être patient et souvent détaché des résultats, mais les « résultats » arrivent toujours, parfois beaucoup plus beaux que ce qu’on pouvait imaginer au départ.

    Et ces autres personnes, celles qui préfèrent « vivre leur vie » sans vouloir changer le monde ? Ce sont souvent des personnes remarquables, capables de créer l’harmonie autour d’elles en famille ou sur leur lieu de travail, peut-être plus réalistes que des gens comme moi qui rêvent encore de changer le monde. Chacun a des raisons profondes aux choix qu’il fait à certains moments de sa vie. Et j’ai d’ailleurs tellement besoin de ces gens-là aussi, car je ne pourrai jamais changer le monde sans eux.

    Mais je crois qu’en fin de compte, nous devrions tous être d’accord. Car le but final est toujours le bonheur de l’humanité dans son ensemble. Je ne serai jamais vraiment heureux si les autres sont tous malheureux autour de moi. Je sais que beaucoup de gens me disent : « J’ai essayé d’aimer et de servir les autres et j’ai été trop souvent déçu, alors je me contente d’être en paix avec les gens qui m’entourent et cela me suffit. » Mais j’ai appris à distinguer dans ce raisonnement entre ceux qui me disent cela en toute sincérité, mais qui continuent à servir leurs frères et sœurs en humanité là où c’est possible, et ceux qui n’ont absolument pas envie de s’ouvrir aux autres parce qu’ils ont peur, parce qu’ils ne savent pas que ce sont les autres qui seront à la fin l’assurance de leur bonheur.

    Alors je voudrais dire à tous les gens que je rencontre une ou deux vérités. Chacun se connaît lui-même et connaît les limites qu’il ne doit pas dépasser sous peine de se déséquilibrer. Chacun doit donc trouver son propre rythme dans la relation avec les autres. Mais c’est tout de même la qualité de cette relation qui va être la base de la qualité de ma vie personnelle. Alors, si l’on ne se sent pas capable de gravir une haute montagne, qu’on grimpe sur une petite colline, mais qu’on soit toujours en relation avec ceux qui grimpent sur la haute montagne, ou ceux qui traversent les mers ou les océans. A chacun sa spécialité, mais la vérité, c’est aussi que le monde change tout seul même si je n’y fais rien. Alors c’est tellement plus beau d’agir pour que ce changement soit positif, de participer à ce changement en essayant de l’orienter vers des pas toujours plus concrets, vers la paix ou la justice, vers la résolution des problèmes de la faim, de la pauvreté ou de l’ignorance… L’humanité est un immense chantier où il y a du beau travail pour tout le monde et où l’on se trouvera mieux quand chacun s’y lancera non pas contre l’autre , mais en collaboration et en harmonie avec lui !

     


  • Commentaires

    1
    Hayatfallah@hotmail.
    Lundi 24 Septembre à 22:40
    Je crois que l'on se dirige de plus en plus vers la collaboration entre individus, groupes, associations, mouvements,pour une plus grande efficacité...plus d'ouverture, de confiance, de créativité...
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