Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.

Luc 23

Et nous voici à l’avant dernier chapitre de Luc, celui de la lutte apparemment finale entre le Bien et le Mal. Le Bien qui continue jusqu’au bout à « aimer l’autre » et le Mal qui continue jusqu’au bout à se débarrasser de l’autre et à le détruire. Il ne nous restera plus que le chapitre 24 et l’immense surprise de la résurrection qui va tout changer pour toujours…

Encore une fois de nombreux passages de Luc sont bien semblables à ceux de Marc et Matthieu que nous avons déjà médités, et semblables aussi à de nombreux versets de l’Evangile de Jean, mais combien d’originalités de nouveau chez Luc, qui nous éclairent immensément. On y voit en particulier un Jésus qui, jusqu’à son dernier souffle, pense à l’autre, vit pour l’autre, au moment même où il pourrait, dans une logique humaine, ne plus voir que le mal qu’il est en train de subir. Mais non, Jésus est Dieu qui ne sait pas faire autre chose que de donner sa vie pour ses frères, même quand tout s’écroule en lui et autour de lui.

« Ils se levèrent tous ensemble et l’emmenèrent chez Pilate. Ils se mirent alors à l’accuser : ‘Nous avons trouvé cet homme en train de semer le désordre dans notre nation : il empêche de payer l’impôt à l’empereur, il se dit le Roi Messie.’ Pilate l’interrogea : ‘Es-tu le roi des Juifs ?’ Jésus répondit : ‘C’est toi qui le dis.’ Pilate s’adressa aux chefs des prêtres et à la foule : ‘Je ne trouve chez cet homme aucun motif de condamnation.’ Mais ils insistaient : ‘Il soulève le peuple en enseignant dans tout le pays des Juifs, à partir de la Galilée jusqu’ici.’

A ces mots, Pilate demanda si l’homme était Galiléen. Apprenant qu’il relevait de l’autorité d’Hérode, il le renvoya à ce dernier, qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. A la vue de Jésus, Hérode éprouva une grande joie ; depuis longtemps il désirait le voir à cause de ce qu’il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire un miracle. Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien. Les chefs des prêtres et les scribes étaient là, et l’accusaient avec violence. Hérode, ainsi que ses gardes, le traita avec mépris et se moqua de lui : il le revêtit d’un manteau de couleur éclatante et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent des amis, alors qu’auparavant ils étaient ennemis. [Tout ce passage sur Hérode ne se trouve qu’en Luc.]

Alors Pilate convoqua les chefs des prêtres, les dirigeants et le peuple. Il leur dit : ‘Vous m’avez amené cet homme en l’accusant de mettre le désordre dans le peuple. Or j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous, et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D’ailleurs, Hérode non plus puisqu’il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le faire châtier et le relâcher.’ Ils se mirent à crier tous ensemble : ‘Mort à cet homme ! Relâche-nous Barabbas.’ Ce dernier avait été emprisonné pour un meurtre et pour une émeute survenue dans la ville.

Pilate, dans son désir de relâcher Jésus, leur adressa de nouveau la parole. Mais ils criaient :’Crucifie-le ! Crucifie-le !’ Pour la troisième fois, il leur dit : ‘Quel mal a donc fait cet homme ? Je n’ai trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort. Je vais donc le faire châtier puis le relâcher.’ Mais eux insistaient à grands cris, réclamant qu’il soit crucifié ; et leurs cris s’amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur demande. Il relâcha le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, celui qu’ils réclamaient, et il livra Jésus à leur bon plaisir. Pendant qu’ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus. »

Après cela Luc ne parle pas des détails des tortures que l’on fait subir à Jésus, mais par contre on trouve chez lui un nouveau passage très particulier de la rencontre de Jésus avec les « femmes de Jérusalem ». « Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : ‘Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on vous dira : ‘Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !’ Alors on dira aux montagnes : ‘Tombez sur nous’, et aux collines : ‘Cachez-nous’. Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? ‘

On emmenait encore avec Jésus deux autres, deux malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu’on fut arrivé au lieu-dit : le Crâne, ou Calvaire, on mit Jésus en croix, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche. Jésus disait : ‘Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font.’ [Phrase unique en Luc] Ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.

Le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : ‘Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Elu !’ Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient : ‘Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même !’ Une inscription était placée au-dessus de sa tête : ‘Celui-ci est le roi des Juifs.’ »

Et ici un dialogue extraordinaire qu’on ne trouve qu’en Luc : « L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : ‘N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec !’ Mais l’autre lui fit de vifs reproches : ‘Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal.’ Et il disait : ‘Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne.’ Jésus lui répondit : ‘Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis.’ »

Et nous arrivons à la fin, différente de celle de Marc et Matthieu : Luc ne reprend pas leur fameuse phrase prononcée par Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pour quoi m’as-tu abandonné ? » mais son récit complète en quelque sorte celui des deux premiers. « Il était déjà presque midi ; l’obscurité se fit dans tout le pays jusqu’à trois heures, car le soleil s’était caché. Le rideau du Temple se déchira par le milieu. Alors, Jésus poussa un grand cri : ‘Père, entre tes mains je remets mon esprit’ [Phrase originale en Luc] Et après avoir dit cela, il expira.

A la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendait gloire à Dieu : ‘Sûrement, cet homme, c’était un juste.’ Et tous les gens qui s’étaient rassemblés pour ce spectacle, voyant ce qui était arrivé, s’en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses amis se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée, et qui regardaient.

Alors arriva un membre du conseil, nommé Joseph ; c’était un homme bon et juste. Il n’avait donné son accord ni à leur délibération, ni à leurs actes. Il était d’Arimathie, ville de Judée, et il attendait le royaume de Dieu. Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un linceul et le mit dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne encore n’avait été déposé. C’était le vendredi, et déjà brillaient les lumières du sabbat.

Les femmes qui accompagnaient Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph. Elles regardèrent le tombeau pour voir comment le corps avait été placé. Puis elles s’en retournèrent et préparèrent aromates et parfums. Et, durant le sabbat, elles observèrent le repos prescrit. »

Ainsi finit la passion de Jésus, telle que Luc nous la rapporte. Sur le moment on a envie de méditer en silence sur ce drame inouï auquel nous venons d’assister. Mais tout cela est Parole de Dieu : nous allons reprendre maintenant quelques « Perles de la Parole » et nous aider à entrer encore plus en profondeur dans ce mystère de Dieu qui a donné sa vie d’une manière tellement bouleversante…

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article