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Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.

Révolutions divines

« Le Père ne juge personne, il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. » (Jn 5,22-23)

Il y a en fait, dans ce chapitre 5, résumées déjà dans ces deux versets, deux véritables révolutions. La première révolution concerne cette idée courante, dans toutes les religions, que Dieu est là pour nous juger. Et cette mentalité est également bien présente dans l’Ancien Testament. Mais voilà que Jésus vient nous dire clairement que Dieu n’est pas intéressé à nous juger. Il nous le dit et il le répète sur tous les tons. N’avons-nous pas lu déjà en Jn 3,17 : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » ? Mais cela n’a évidemment pas suffi et on va encore y revenir.

Et il y a aussi une autre révolution à propos de comment nous concevons les responsabilités entre nous. Le Père nous fait dire ici, en quelque sorte, que, si nous tenons tellement à être jugés, nous devons voir la chose avec Jésus. Ce qui est donc le plus important à ce sujet ce n’est au fond pas tellement le jugement, c’est le fait que le Père remet toutes les affaires importantes entre les mains du Fils. Il a dans le Fils une confiance infinie, car, dans la Trinité, chacun considère l’autre comme le plus important. Chacun laisse sa place à l’autre, en sachant bien que l’autre en fera de même pour lui à son tour.

C’est ce que font le Père et le Fils dans l’Esprit, comme un continuel jeu d’amour. Et c’est ce qui est si difficile à saisir pour nous, pauvres humains, qui sommes tellement préoccupés de nos propres responsabilités que nous les échangeons difficilement avec les autres. Sinon il n’y aurait pas, dans la société et même dans l’Eglise, ces continuels abus de pouvoir et d’autorité. Belle leçon pour nous qui disons que nous avons été créés à l’image de Dieu : mais vivons-nous concrètement selon cette image ?

 

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