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Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.

Voir Jésus (2)

« Vous m'avez vu et pourtant vous ne croyez pas. » (Jn 6,36)

Je reviens encore sur la même phrase qui continue à me remuer depuis quelques jours. « Voir » Jésus, c’est le rencontrer clairement dans notre vie, de manière évidente, et cela peut se faire de différentes façons que je ne vais pas m’attarder à rappeler ici. Mais chacun sait bien là où il a déjà trouvé souvent Jésus dans sa vie jusqu’ici, avec l’ouverture de l’Esprit qui nous dit que Jésus peut encore se manifester à nous avec de nouvelles surprises : à nous d’être toujours prêts et attentifs, avec l’attention de l’amour.

Mais le problème, quand on croit, c’est qu’on se trompe souvent sur l’objet de notre croyance. Alors que si on relit par exemple notre chapitre 6, il est bien clair que nous n’avons rien d’autre à faire que de croire « en Jésus », de croire « en celui que le Père a envoyé ». Il ne nous est pas demandé de croire en des miracles, ni de croire aux fruits de nos actions avec Jésus, ni de croire que Jésus va soudain tout changer comme par magie : tout cela risque de devenir des sortes de caprices ou de chantage dans notre foi en Jésus : si la paix revient dans notre pays, alors je croirai vraiment en Jésus…

Non, le Père nous demande de croire seulement et toujours en Jésus, c’est-à-dire, comme nous l’avons vu de « nous tourner » continuellement vers lui, de « venir à lui » sans cesse, comme notre respiration de chaque jour. Nous suivons Jésus et tout se passe bien, alors c’est facile de croire en lui. Mais si les persécutions et les croix arrivent, c’est là que commence cette gymnastique intérieure qui nous pousse à nous jeter en lui avec plus de force encore. Comme Jésus lui-même qui, sur la croix, « a remis son esprit entre les mains du Père ».

Au pied de la croix, quand presque tous les apôtres se sont échappés, Marie et Jean ont continué à « venir à Jésus », comme si rien n’avait changé. Je crois que c’est cette foi là que Dieu nous demande. En sachant bien que nous tomberons souvent dans les moments difficiles. Mais Jésus nous regarde et nous aime et nous attend quoi qu’il arrive. Alors ne nous compliquons pas la vie. Ne faisons pas de calculs : « croyons » tout simplement, « venons à lui », jetons-nous entre ses bras et dans son cœur, tellement plein de miséricorde. Car c’est lui, au fond, qui ne cesse de « croire en nous », malgré tout, et de « venir à nous » le premier.

 

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