Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.

Luc 20

Nous sommes bientôt à la fin de notre Evangile. Cette fois-ci, Jésus ne cherche même plus à se cacher. Il est finalement retourné à Jérusalem et il sait que sa fin est proche. Il n’a même plus de conseils à donner aux disciples, à part quel mots à la fin du chapitre. Il se retrouvera avec eux seulement pour la dernière cène et la dernière nuit, terrible, au Gethsémani.

Il profite de ces derniers moments pour enseigner au peuple dans le Temple et répondre aux scribes, aux pharisiens et aux sadducéens qui le provoquent. Une dernière bataille, comme un dialogue de sourds. Tous ces passages nous sont déjà connus : on les trouve dans les chapitres 11 et 12 de Marc, et 21 à 23 de Matthieu. Et c’est impressionnant d’entendre ces gens de mauvaise foi qui entourent Jésus comme une proie autour de laquelle ils se referment, et de voir la paix, et la simplicité divine de cet homme-Dieu qui continue, pour les siècles des siècles à donner son message jusqu’à son dernier souffle, comme si de rien n’était…

« Un jour où Jésus, dans le Temple, instruisait le peuple et proclamait la Bonne Nouvelle, survinrent les chefs des prêtres et les scribes avec les anciens. Ils lui demandèrent : ‘Dis-nous par quelle autorité tu fais cela, ou bien qui est celui qui t’a donné cette autorité ?’ Il leur répliqua : ‘Moi aussi je vais vous poser une question. Dites-moi : le baptême de Jean venait-il du ciel, ou des hommes ?’ Ils firent en eux-mêmes ce raisonnement : ‘Si nous disons : ‘Du ciel’, il va dire : ‘Pourquoi n’avez-vous pas cru à sa parole ?’ Si nous disons : ‘Des hommes’, tout le peuple va nous lapider, car il est persuadé que Jean est un prophète.’ Et ils répondirent qu’ils ne savaient pas d’où il venait. Alors Jésus leur dit : ‘Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela.’ »

En fait, Jésus est tellement loin de ces pauvres ennemis perdus dans leurs pensées mauvaises et terre à terre. Il est loin dans l’espace, car il est en même temps au ciel. Et il est loin dans le temps car ses paroles sont des paroles d’éternité qui continueront à résonner pour toujours dans son Evangile, car elles porteront en elles-mêmes les semences de la résurrection, bien après que tous ces pauvres hommes repliés sur eux-mêmes auront disparu de ce monde…

« Il se mit à dire au peuple la parabole que voici : ‘Un homme planta une vigne, il la donna en fermage à des vignerons et partit en voyage pour très longtemps. Le moment venu, il envoya son serviteur auprès des vignerons afin que ceux-ci remettent ce qui lui revenait du produit de la vigne. Mais les vignerons renvoyèrent le serviteur, après l’avoir frappé, sans rien lui donner. Le maître recommença, en envoyant un autre serviteur ; celui-là aussi, après l’avoir frappé et insulté, ils le renvoyèrent sans rien lui donner. Le maître recommença, en envoyant un troisième serviteur ; mais après l’avoir blessé, ils le jetèrent dehors. Le maître de la vigne dit alors : ‘ Que vais-je faire ? J’enverrai mon fils bien-aimé : peut-être le respecteront-ils ?’ En le voyant, les vignerons firent entre eux ce raisonnement : ‘Voici l’héritier. Tuons-le, pour que l’héritage soit à nous.’ Et, après l’avoir jeté hors de la vigne, ils le tuèrent. Qu’est-ce que le maître de la vigne fera donc à ces gens ? Il viendra, fera périr ces vignerons et donnera la vigne à d’autres.’ »

Elle est incroyable, cette parabole qui résume en quelques phrases toute la dramatique histoire du peuple élu qui a trahi son Dieu jusqu’à mettre son Fils en croix ! Et Jésus continue à s’expliquer pour ceux qui ont des oreilles pour entendre ! « Les auditeurs dirent à Jésus : ‘Jamais de la vie !’ Mais lui, posant son regard sur eux, leur dit : ‘Que signifie donc ce qui est écrit ? La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. Tout homme qui tombera sur cette pierre sera brisé ; celui sur qui elle tombera, elle le pulvérisera !’ Les scribes et les chefs des prêtres cherchaient à mettre la main sur Jésus à l’instant même ; mais ils eurent peur du peuple. (Ils avaient bien compris que c’était pour eux qu’il avait dit cette parabole.)

Ils se mirent alors à le guetter et lui envoyèrent des espions. Ceux-ci jouaient le rôle d’hommes justes pour le prendre en défaut en le faisant parler, afin de le livrer au pouvoir et à l’autorité du gouverneur. Ils l’interrogèrent ainsi : ‘Maître, nous le savons : tu parles et tu enseignes avec droiture, et tu ne fais pas de différence entre les hommes, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Nous est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ?’ Mais Jésus, pénétrant leur fourberie, leur dit : ‘ Montrez-moi une pièce d’argent. De qui porte-t-elle l’effigie et la légende ?  – De l’empereur César’, répondirent-ils. Il leur dit : ‘Alors rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.’ Ils furent incapables de le prendre en défaut devant le peuple en le faisant parler, et, tout étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence. »

Puis nous arrivons au fameux dialogue de Jésus avec les sadducéens sur la résurrection. Cela fait méditer quand on sait que Jésus lui-même est la résurrection et que ces pauvres sadducéens n’avaient absolument aucune idée de qui était celui à qui ils s’adressaient. Mais ne nous arrive-t-il pas de recevoir nous aussi des messages de Dieu et de passer complètement à côté ?

« Des sadducéens – ceux qui prétendent qu’il n’y a pas de résurrection – vinrent trouver Jésus, et ils l’interrogèrent : ‘Maître, Moïse nous a donné cette loi : Si un homme a un frère marié mais qui meurt sans enfant, qu’il épouse la veuve pour donner une descendance à son frère. Or, il y avait sept frères : le premier se maria et mourut sans enfant ; le deuxième, puis le troisième épousèrent la veuve, et ainsi tous les sept : ils moururent sans laisser d’enfants. Finalement la femme mourut aussi. Eh bien, à la résurrection, cette femme, de qui sera-t-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ?’

Jésus répond : ‘Les enfants de ce monde se marient. Mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde à venir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Quant à dire que les morts doivent ressusciter, Moïse lui-même le fait comprendre dans le récit du buisson ardent, quand il appelle le Seigneur : le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui.’ » Et Luc termine ce passage par deux phrases originales qui concluent bien ce dialogue : « Alors certains scribes prirent la parole pour dire : ‘Maître, tu as bien parlé.’ Et ils n’osaient plus l’interroger sur quoi que ce soit. »

Et Jésus conclut ces échanges par une autre considération subtile et une dernière recommandation de se méfier de ces scribes corrompus. « Jésus leur dit : ‘Comment peut-on dire que le Messie est fils de David ? David lui-même écrit, dans le livre des Psaumes : le Seigneur dit à mon Seigneur : Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis sous tes pieds. David l’appelle donc Seigneur. Comment peut-il être également son fils ?’

Comme tout le peuple l’écoutait, il dit à ses disciples : ‘Méfiez-vous des scribes qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues et les places d’honneur dans les dîners. Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés.’ »

Le prochain chapitre nous portera à de nouveaux discours effrayants sur la fin des temps et la ruine de Jérusalem. La passion est proche. Laissons-nous porter par ce mystère, même si, de tout notre être, nous voudrions que tous ces évènements terribles ne soient jamais arrivés…

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article