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Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.

Luc 8

Cette fois-ci, nous n’allons pas beaucoup nous attarder sur ce chapitre de l’Evangile de Luc, pour la simple raison que nous avons déjà lu et relu la plupart de ces passages en Marc et Matthieu. Bien sûr, l’ordre est souvent différent et quelques mots changent un peu. Pour retrouver ces passages correspondant au chapitre 8 de Luc, nous devrons tout de même parcourir les chapitres 3,4 et 5 de Marc et les chapitres 8,9,12 et13 de Matthieu. Mais cela ne fait pas pour Luc une grande originalité.

Le seul passage vraiment original, ce sont les premières lignes : « Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qu’il avait délivrées d’esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l’intendant d’Hérode, Suzanne et beaucoup d’autres, qui les aidaient de leurs ressources. Comme une grande foule se rassemblait, et que de toutes les villes on venait vers Jésus, il dit en parabole… »  Et la suite nous est déjà connue. L’originalité de ces premières phrases est l’accent mis sur la présence des femmes dans l’entourage de Jésus et la communion des biens qu’on retrouvera encore chez Luc dans les « Actes des apôtres ».

Après cela Luc se lance dans la parabole du semeur et l’unique différence avec les deux autres Evangiles, c’est que le grain tombé hors du chemin a été « piétiné » par « les passants », avant d’être « mangé » par « les oiseaux du ciel ». Luc aussi, avant d’expliquer le sens de la parabole, dit : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ». Et Jésus y déclare aux Douze : « A vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais las autres n’ont que les paraboles. »

Et à la fin du récit du semeur, Luc reprend le passage de Marc (absent chez Matthieu) qui disait : « Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met au-dessous du lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière. Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour. Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il paraît avoir. »

Puis Luc reprend l’épisode de la mère et des frères de Jésus qui le cherchent, épisode qui précédait chez Marc et Matthieu la parabole du semeur. L’unique différence est qu’au lieu de dire que sa mère et ses frères sont ceux qui font « la volonté de Dieu », Luc dit ici que ce sont ceux « qui entendent la Parole de Dieu et la mettent en pratique », ce qui au fond revient au même.

Puis nous passons à une série de miracles bien connus. La tempête apaisée pour commencer, puis la guérison de l’homme possédé par des démons, comme chez Marc, alors que chez Matthieu ils étaient deux démoniaques, mais l’épisode des démons qui finissent dans un troupeau de porcs qui se jettent dans le lac et la demande des habitants de la région à Jésus de quitter les lieux sont identiques, ainsi que la requête du possédé guéri de Marc de suivre Jésus, à laquelle Jésus répond : « Retourne chez toi, et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi. ».

Et enfin les deux miracles de la résurrection de la fille de Jaïre et de la guérison de l’hémorroïsse. Toute une suite de miracles qui préparent déjà la confession de Pierre du prochain chapitre. Les chemins sont parfois un peu différents, mais cette unité et diversité à la fois des trois Evangiles synoptiques est tout de même saisissante : elle est écriture de l’homme, mais complètement ancrée dans la Parole de Dieu qui ne cessera plus de porter du fruit et qui continuera à en porter pour l’éternité !  

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