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Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.

Respect mutuel

« A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mc 12, 17)

Comme il est extraordinaire ce Dieu qui pourrait nous écraser par sa puissance et qui vient au contraire nous libérer par son amour ! Combien nous devrions apprendre encore de ce respect d’un Dieu pour la personnalité de chaque homme dans sa liberté !

Jésus n’est pas venu dire aux Romains ce qu’ils doivent faire, ni même aux païens ou aux pécheurs. Les seuls auxquels il fait des remontrances ce sont les pharisiens, parce qu’ils prétendent parler au nom de Dieu, mais ils ont accaparé Dieu pour eux-mêmes et ils deviennent un obstacle pour les hommes au lieu d’être un témoignage.

Combien souvent agissons-nous et pensons-nous comme les pharisiens qui se servent de Dieu et de la religion pour dominer les autres au lieu de les aimer et de les servir. Combien souvent nous voulons écraser les autres de nos opinions, parce que nous sommes sûrs d’avoir raison et d’être les meilleurs…

Jésus n’est pas venu sur terre pour dominer les hommes de son savoir et de sa grandeur, mais pour leur ouvrir délicatement le chemin du ciel. Combien les hommes de religion ont fait le contraire au cours des siècles de l’histoire, à commencer malheureusement par les hommes d’Eglise. Et ce n’est pas étonnant que le monde se soit peu à peu en grande partie détourné de cette Eglise triomphaliste et pleine d’orgueil.

 

La mauvaise laïcité à la française, avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat, est née comme une réaction aux abus des hommes d’Eglise qui ont voulu tout commander au lieu de servir dans l’humilité. Si nos responsables d’Eglise avaient été vraiment chrétiens, dans le sens de véritables disciples du Christ, ils auraient respecté l’autonomie des réalités humaines comme Jésus l’a fait. Ils auraient eux-mêmes pu proposer la laïcité qui n’aurait pas été une guerre entre deux ennemis, mais une belle collaboration (et non pas séparation) entre l’Eglise et l’Etat qui se seraient entraidés dans un plein respect mutuel, unis et distincts, pour le service de la société. Il n’est jamais trop tard pour réparer nos erreurs passées, à condition au moins de commencer à nous en rendre compte !

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H
Je crois qu'une séparation n'est pas nécessairement désunité...elle peut être parfois nécessaire pour une une bonne coopération...et peut être , un pas Je ne parle pas vers une une unité plus vraie ! Du moins c'est mon expérience dans la vie de ts les jours ...Je ne parle pas de séparation avec un mur de peur ou d'agressivité ....
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J
Bonjour Roland,<br /> Oui, cela fait beaucoup de sujets. Tout d'abord excuse-moi si je t'ai blessé.<br /> Puisque tu me donnes le choix des sujets, je prends :<br /> La Bible (avec les Evangiles, bien sûr, qui en font partie). Oui, je continue à penser que la Bible nous enseigne avec un grand<br /> réalisme que nous sommes irrémédiablement pêcheurs et que notre salut est en Christ. Et je continue à penser que ta phrase :<br /> "Si nos responsables d’Eglise avaient été vraiment chrétiens, dans le sens de véritables disciples du <br /> Christ, ils auraient respecté l’autonomie des réalités humaines comme Jésus l’a fait." est à la fois juste,<br /> idéalement et irréaliste humainement. Lorsque les bergers d'Abraham commencent à se quereller<br /> avec ceux de Lot, Abraham a ces mots sublimes : « Qu'il n'y ait pas de discorde entre toi et moi, entre mes pâtres<br /> et les tiens, car nous sommes frères.Tout le pays n'est-il pas devant toi ? Sépare-toi de moi. Si tu prends la gauche,<br /> j'irai à droite, si tu prends la droite, j'irai à gauche » (Gn 12, 8-9). Pourquoi "sublimes" ? Parce que Abraham a la sagesse de<br /> trouver une issue à la discorde qui s'insinue entre lui et son neveu Lot. Et ses paroles sont sublimes justement parce qu<br /> elles ne sont pas merveilleuses,pas "glorieuses" justement, mais simplement sage. D''ailleurs, à bien y regarder, c'est toute<br /> notre part ou presque ici bas sur le chemin de l'unité : affirmer notre condition de frères et consentir à la distance, la différence,<br /> la séparation : je ne suis pas toi, tu n'es pas moi. C'est faute d'avoir consenti à cela que Caïn jalouse Abel au point de le tuer.<br /> Nous, qui nous réclamons d'une spiritualité de l'unité devrions méditer sans cesse cette leçon. La séparation n'est pas un mur,<br /> c'est la condition de notre rencontre, "sans confusion ni mélange". C'est pourquoi je bondis lorsque je te vois écrire : "la<br /> "séparation" quelle qu'elle soit ne sera jamais l'avenir de l'humanité". Si, la séparation est le moyen, l'unique moyen autre que celui<br /> de la grâce, de construire l'unité de l'humanité.<br />
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J
"Si nos responsables d’Eglise avaient été vraiment chrétiens, dans le sens de véritables disciples du<br /> Christ, ils auraient respecté l’autonomie des réalités humaines ils auraient respecté l’autonomie <br /> des réalités humaines comme Jésus l’a fait." Ca c'est typique de quelqu'un qui n'a<br /> pas bien compris la Bible et les évangiles. Les hommes, qu'ils soient d’Église ou pas ne sont pas <br /> pêcheurs uniquement par mauvaise volonté mais par "nature" (je découvre en moi cette loi : je ne fais <br /> pas le bien que je veux mais je fais le mal que je ne voudrais pas faire, saint Paul). On ne respecte<br /> pas l'autonomie par vertu. On le fait si on y est, d'une manière ou d'une autre, contraint. Ca n'est pas<br /> enthousiasmant mais c'est réaliste. Il faut prendre en compte l'homme tel qu'il est et ne pas le rêver. <br /> Du coup la laïcité à la française n'est pas "mauvaise", bien au contraire, elle est un contrepouvoir<br /> utile à l'Eglise lorsque, étant seule,  elle est gagnée pas le gout du pouvoir et perd le gout du service. <br /> Jean-Paul II lui-même, en 2005 pour les 100 ans de la loi, en a dit beaucoup de bien. Au Liban, <br /> ce sont les religions qui s'équilibrent les unes les autres. La séparation et l'équilibre des pouvoirs<br /> est le principe de base d'une société à peu près saine, sachant qu'ici bas, elle ne le sera jamais. En <br /> Allemagne, ce sont les confessions qui s'équilibrent etc.<br />  
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