Devant la nuit qui traverse toute l’humanité, l’Orient n’est-il pas aussi une source d’espoir capable de nous éclairer dans l’obscurité ? Nous sommes sûrs que l’Orient (ce fameux soleil levant symbole d’une aube nouvelle) peut aussi aider à trouver l’harmonie d’une relation renouvelée entre l’Orient et l’Occident qui apportera la sérénité et la paix au monde qui y croit encore.
Mais oui, c’est une des plus grosses critiques que je reçois depuis quelques années, surtout depuis que je me suis lancé dans l’aventure de ce blog. C’est bien d’encourager les gens, de leur donner un peu d’espoir, mais il ne faut pas exagérer tout de même, il faut bien voir la triste réalité en face, si on ne veut pas rester complètement dans les nuages… « Toi, tu vois toujours le positif, mais il y a beaucoup de négatif dans ce monde… »
Alors que faut-il penser ? Sommes-nous vraiment condamnés à passer toute notre vie avec des idées noires, écrasés par des soucis et des peurs de toutes sortes ?...
Je vais essayer de vous dire ce que je pense, du fond du cœur. Je pense qu’en effet « il y a beaucoup de négatif dans ce monde. » Il n’y a même pas à en discuter. Le négatif nous envahit de partout, toute la journée. Le monde va mal et ce n’est pas la pandémie du coronavirus qui a changé grand-chose à ce problème. Il y a trop de gens qui souffrent, et en général tellement injustement, à cause de l’égoïsme ou de la méchanceté des autres. La politique mondiale et son économie sont au bord du précipice. Notre terre est de plus en plus malade. Et chacun de nous pourrait continuer cette sombre liste de tous les maux qui nous accablent ou qui nous menacent…
Mais c’est ici que je voudrais me révolter. Crier bien fort que tout cela n’a rien à voir avec l’optimisme ou le pessimisme. Ceux qui me connaissent personnellement savent bien que je viens d’une famille qui était pleine de problèmes, que je suis quelqu’un d’angoissé à la base, rempli de peurs pour la vie, toujours inquiet dans mes relations avec les autres.
Et pourtant, à un certain moment donné de ma vie, j’ai rencontré des gens merveilleux qui ont bouleversé tous mes horizons, mes pensées, ma manière de regarder le monde et les hommes. Et j’ai appris à devenir positif et optimiste.
Un tour de magie ou de prestidigitation ? Pour fuir la réalité et me réfugier dans des utopies ridicules desquelles un jour ou l’autre je finirai par me réveiller ? C’est peut-être ce que certains pensent de moi ou de ces amis qui ont illuminé ma vie.
La clé de tout cela, c’est la découverte lumineuse que l’optimisme ou le pessimisme n’ont rien à voir avec les statistiques sur le positif ou le négatif. On pourra s’amuser à dire, selon les humeurs du moment, qu’il y a dans le monde 20% de positif et 80% de négatif ou le contraire, cela ne changera rien à la réalité.
La « réalité » n’est pas une question de jugement subjectif ou objectif ou de statistiques sur les malheurs ou les espoirs de l’humanité. La réalité, c’est que le positif existe en lui-même indépendamment du négatif. On pourra appeler Dieu ce positif, si l’on est croyant, ou tout simplement la vie, l’énergie cachée en chacun de nous et dans tout l’univers, là encore le positif ne dépend pas même de nos croyances.
Chacun de nous porte en soi une source de positif sur laquelle il peut se brancher le matin à son réveil et avec laquelle il peut lutter toute la journée pour que ce positif avance. Et personne ne pourra m’empêcher de faire avancer ce positif dans mon cœur et dans mon esprit si j’ai décidé un jour d’en faire la base de ma vie, en toute liberté.
Le négatif arrivera peut-être aussi du matin au soir, il me poussera à être encore plus positif, car nous avons tous expérimenté un jour que c’est au moment des drames ou des catastrophes que les hommes sont parfois capables des plus beaux élans de solidarité.
Le positif et l’optimisme sont un choix de vie, pas pour juger maintenant ceux que nous rencontrons chaque jour et qui ont toujours des idées noires, ou pour nous sentir meilleurs que les autres, ce serait tellement stupide, mais au contraire pour les entourer d’attentions, de compassion, de proximité, pour leur faire partager la lumière que nous avons eu la chance de découvrir à un certain moment de notre vie. Tant qu’il y aura des hommes capables de faire ce choix, l’humanité pourra continuer à espérer, quels que soient les problèmes qui lui tombent dessus…