• Je me plains...(suite)

    Je ne me plains pas des réactions à mon article sur les plaintes, au contraire, je vois que j’ai été bien compris.

    Une de mes lectrices, pleine de zèle, m’écrit même : « De temps à autre, j’essaye ce régime, 24 heures sans aucune critique, aussi insignifiante qu’elle soit. J’avoue n’avoir jamais réussi. Mais j’essayerai toujours, ça change tout. »

    Vraiment j’ai été touché par tant de courage, mais pas trop étonné en même temps par l’échec apparent d’une telle entreprise. Je crois que personne ne réussirait en s’y prenant de la sorte. Alors où est la solution, si solution il y a ?

    Le problème avec soi-même et avec n’importe lequel de nos défauts, c’est que ces défauts sont devenus avec le temps de véritables habitudes bien ancrées dont il est pratiquement impossible de se défaire d’un jour à l’autre.

    Ici aussi, je pense que la solution est dans une vision de la vie qui devienne chaque jour plus positive, ce qui n’est pas évident non plus. Il s’agit de s’habituer à chercher et à découvrir le positif en tout et en tous, en chaque personne, facile ou difficile à vivre. Il s’agit surtout d’orienter toujours plus sa vie vers l’amour. Et comment faire quand tant de courants autour de nous nous portent exactement à l’opposé de cet amour ?

    Avant tout, croire à cet amour, au moins pour quelques personnes qui seront peut-être bien peu nombreuses au début, mais qui vont se multiplier avec le temps. Et, avec ces personnes, construire la paix, l’harmonie, des relations toujours plus positives qui nous prennent peu à peu complètement l’esprit et le cœur.

    Et quand on est occupé, du matin au soir, à se donner corps et âme pour cet idéal de construction positive de l’humanité, on en arrive à un moment où tout le reste devient secondaire. On est tellement pris par cette compassion pour ceux qui souffrent, par cette joie de la réciprocité avec de plus en plus de personnes, qu’on n’a finalement plus le temps de se plaindre. On sent confusément que se plaindre devient du temps perdu qui ne sert à rien, qui ne construit rien, et on laisse aux autres, si ça peut leur faire plaisir, la fausse joie de se lamenter du monde entier.

     

    Au lieu de vider notre cœur de ces lamentations éternelles, remplissons-le de cette dynamique positive qui nous attire au début et qui nous fait souffrir en même temps, car on a tellement besoin de se plaindre pour être et faire comme tout le monde. Quand on n’accepte plus de se plaindre avec chacun de toutes les situations possibles, les gens nous regardent de travers. Et la tentation est grande de revenir à nos mauvaises habitudes. Mais bientôt on se crée des amitiés tellement plus vraies, plus stables, plus profondes, car l’autre voit bien que désormais nous ne sommes même plus capables de nous plaindre de lui, et il vient à nous avec une confiance totale que jamais plus nous ne pourrons trahir. Car risquer de décevoir une amitié tellement belle, mais aussi tellement délicate, parce que l’autre découvrira que nous nous sommes plaints de lui par derrière, ce ne sera désormais plus possible. 


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  • Commentaires

    1
    hyam
    Mardi 29 Août à 18:05

    Oh que oui. c'est cette même "logique?" non cette même approche  qui un jour m'a accrochée , en ecoutant Chiara, et tant de temoignages poignants durant les rencontres  , les paroles de vie, les mariapoli.  Cet immense espoir qui renait lorsqu'on comprend qu'il ne faut pas du tout attendre d'avori fait le menage dans son coeur, d'avoir ipardonne a tous, d'avoir lu l'evangile .. non on ne le fait pas seul, c'est justement pour nous  aider à faire tout cela que Jesus est venu.  c'est en nous livrant à lui tels que nous  sommes, qu'il pourra entamer la reconstruction, en nous et avec nous.. oui je dois me confesser pour  communier, mais si je ne communie pas je ne pourrais pas me repentir vraiment. parce que O ciel, ce que le peche , ou la faut, ou le malanour, revient vite. rien qu'avec les critiques de tout! tout de suite.. 

    et comme tu le dis si simplement, c'est en les aimant que nous oublierons  de les critiquer. . ce sera presque automatique.  bien sur nous ne pourrons pas les aimer tout de suite. pusique nous les critiquons,  mais nous pouvons toujours vouloir les aimer. et laisser faire l'esprit saint en nous.

    j'espere avoir bien saisi. et avoir bien traduit mes pensées.. 

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