• Passepartout

    Combien de portes se ferment chaque jour devant nous, nous empêchant de continuer notre chemin. Ne pourrions-nous pas nous aider à trouver des passepartout assez souples pour nous dépanner?

  • Le sens de la vie est d’abord une question de regard. On peut poser sur les évènements et les personnes un regard négatif ou positif, on peut les observer de l’extérieur avec méfiance ou peur, ou bien les regarder de l’intérieur avec attention et bienveillance… et alors tout change. On apprend aussi qu’aucun acte ou évènement ne doit jamais être considéré seulement en lui-même, mais dans le contexte de toute une vie, de l’histoire des personnes et des peuples. C’est comme cela que tout se relativise, dans le bon sens du terme, dans le sens que tout trouve sa signification dans la construction progressive de notre morceau d’humanité.

    C’est pourquoi j’ai beaucoup aimé cette phrase rencontrée récemment sur Facebook de Carl Gustav Jung, le fameux penseur suisse : « Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien, commence à le faire : qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira. »

    C’est vrai, qui nous en empêche ? Qui nous empêche de poser des actes positifs, tout au long de la journée ? Qui nous empêche d’accueillir de tout notre cœur les personnes que nous rencontrons, au travail, à la maison, au super marché, au cinéma ou même dans la rue ? Qui nous empêche de donner un sourire, un conseil, notre temps ou le bonheur que nous ressentons en nous au plus grand nombre possible de personnes, du matin au soir ? Qui nous empêche de partager la souffrance de ceux qui sont dans le besoin, qui sont malades ou moribonds, qui ont perdu un être cher, ou d’aider matériellement ceux qui ont moins de chance que nous dans la vie ?

    Et puis ces petits mots si simples : « Fais-le avec ceux qui le veulent. » Nous passons le plus clair de notre temps à juger ceux qui ne font rien ou à nous plaindre d’eux et dans le même temps nous ne faisons rien nous non plus, alors que passent près de nous des personnes positives sans même que nous nous en rendions compte. La vie serait tellement différente si nous passions nos journées à nous unir à ceux qui travaillent pour la paix, pour des relations meilleures entre les hommes, à ceux qui « veulent » vraiment le bien de l’humanité et qui le prouvent tous les jours par des actes concrets. Je suis sûr que chacun de nous en connaît et sait où les trouver. Alors qu’attendons-nous pour nous unir à eux, pour que le bien continue à grandir autour de nous et que l’amour se propage plus vite que la violence, la haine ou l’indifférence?


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  • J’ai publié il y a quelques jours sur Facebook une de mes phrases qui disait : « A la fin, la vérité apparaît toujours et, qu’on le veuille ou non, il y a une justice naturelle qui se dégage un jour ou l’autre des évènements. » Et j’ajoutais en commentaire : « On ne doit jamais avoir peur de la vérité, même quand elle dérange, car seule la vérité est une garantie pour l’avenir ! »

    Ce sont évidemment des phrases provocatrices, dans le sens positif du terme, comme une invitation au dialogue. Et je remercie toujours ceux qui prennent le temps de réagir à mes provocations, car c’est ainsi que l’on va toujours un peu plus en profondeur dans la compréhension réciproque…

    Une de mes lectrices me dit ainsi, bien clairement, sa pensée : « Dans certains cas, cette vérité est attendue pendant des années, peut se heurter à d’infinies barrières… et il faut une telle Espérance que seule la Grâce de Dieu peut permettre d’y croire. » Merci de tout cœur pour cette remarque tout à fait juste !

    Cela va m’aider à en dire un peu plus maintenant. Soyons réalistes : nous ne vivons malheureusement pas dans un monde de la vérité. Si nous regardons autour de nous, dans les médias ou la vie politique, nous avons souvent l’impression d’être dans un monde du mensonge, où la vérité se retrouve de temps en temps dans des endroits bien cachés, où elle est tout de suite calomniée, décriée, combattue, rejetée…

    Alors que faire ? Je ne voudrais pas que nous perdions notre temps maintenant à faire des statistiques pour savoir si le monde est dominé par exemple par 60% de mensonge et 40% de vérité. On pourra discuter sans fin sur le sujet sans que cela ne change rien à la situation dans laquelle nous vivons.

    La seule chose que nous pouvons faire, c’est choisir nous-mêmes, chacun de nous, le camp de la vérité, de tout notre cœur, de tout notre esprit et de toutes nos forces. Cela sera une bataille de chaque jour, que souvent nous aurons l’impression de perdre, mais c’est mieux de perdre quelques batailles, au moins en apparence, que de nous perdre nous-mêmes dans la confusion du mensonge.

    La vérité est en nous, même si elle n’est pas toujours très claire au milieu du brouillard. Mais quand on se met à vivre la vérité, à la rechercher, à l’aimer, on s’y habitue peu à peu, on ne peut plus vivre sans elle. Cela nous crée des ennemis, mais aussi des amis et de véritables amis. Car le plus grand cadeau de la vérité, quand nous nous mettons de son côté, c’est qu’elle nous fait trouver des amis en qui la confiance va devenir peu à peu totale, ou presque. Et à partir de là, toute la vie change. Le monde entier peut être contre nous, mais nous sommes finalement heureux, parce que le trésor de la vérité ne peut nous être dérobé par personne.

    Mais c’est alors que commence dans notre vie un nouveau miracle. La force de la vérité est telle que nous passons peu à peu, dans nos relations avec les autres, de la position de victime qui essaye de se défendre à celle de conquérant qui gagne chaque jour de nouveaux adeptes à la vérité. Car la vérité n’est pas un mot ou une idée, mais une relation profonde d’amour et d’amitié entre des personnes qui ont su rester transparentes dans leur partage, leur échange, leur rapport concret de chaque jour. Et l’on sait bien que la vérité nous rend libres et nous fait toujours plus déboucher sur la lumière, même quand le monde autour de nous est dans les ténèbres. Et cela nous rend si forts qu’au lieu de voir ce monde obscur comme un monstre qui va nous écraser, nous commençons à le considérer comme un pauvre ami malade à guérir de sa maladie. La vie devient alors toujours plus positive et enthousiasmante, quel que soit le prix de la bataille qui nous engage !


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  • Ce n’est pas si difficile que cela de défaire un nœud, sauf s’il est vraiment trop serré avec une main de fer et un fil trop petit pour être saisi, mais en général même un enfant serait capable de le faire.

    Eh bien, ce matin, je vais vous proposer un nouveau passepartout pour le bonheur : s’habituer à défaire nos nœuds, l’un après l’autre, du matin jusqu’au soir et jusqu’à la fin de notre vie. Aller se coucher le soir bien tranquilles, parce que tous nos nœuds ont été dénoués et que demain s’annonce comme une journée sans problème sauf mauvaise surprise… ou peut-être quelque nouveau nœud inattendu… qu’il nous suffira de défaire à son tour !

    Mais qu’est-ce que j’appelle des nœuds, ici ? De simples petits problèmes, pas très graves mais qui s’accumulent au cours de nos journées et qui finissent par nous paralyser. Un malentendu avec une personne, un échec au travail, une mauvaise nouvelle qui risque d’en provoquer d’autres pires que la première et voilà que nos journées deviennent tristes ou lourdes. La peur et l’angoisse commencent à nous paralyser. Nous n’osons plus rien faire, nous avons envie d’éviter les gens et les problèmes en nous renfermant sur nous pour courir moins de risques, mais les nœuds continuent à s’accumuler quand même.

    A un certain moment, la situation devient tellement dramatique que nous ne savons même plus quel est le nœud qui nous gêne le plus et qui semble nous étrangler. Alors nous n’avons plus le temps ni la patience d’aller chercher quel est ce nœud qui nous fait si mal… nous prenons tous les nœuds à la fois, nous allons chercher un couteau et nous tranchons d’un seul coup tout ce tas de nœuds, en croyant nous libérer. Nous prenons par exemple des décisions irrévocables : quitter notre travail, nous séparer définitivement de tel ou tel ami ou même de la personne qui partageait jusqu’à présent notre vie, partir, émigrer, penser même à nous suicider peut-être… et le tout sans vraiment savoir pourquoi, simplement parce que nous n’en pouvons plus.

    Le bonheur est alors évidemment bien loin maintenant, alors que rien de tellement grave ne nous était vraiment arrivé. Simplement une succession de petits problèmes antipathiques que nous avons préféré oublier au départ pour ne pas nous attrister, au lieu d’essayer de les regarder en face et de comprendre ce qui se passait. J’ai peut-être eu une conversation malheureuse avec un ami qui va me gêner chaque fois désormais que je vais me retrouver avec lui. Alors, pourquoi ne pas essayer d’abord de revenir en moi-même et de me demander honnêtement si mon attitude a pu le gêner et aller lui demander pardon. Ou bien lui proposer de revenir sur le sujet qui nous a fâchés, en essayant de s’écouter cette fois-ci avec un peu plus de compréhension et de patience. Mais surtout il ne faudrait jamais aller se coucher le soir en ayant l’impression que nous avons oublié de dénouer nos nœuds, car déjà cela va nous empêcher de bien dormir. Puis le lendemain sera une journée encore plus difficile, parce que nous serons impatients avec tout le monde à cause du premier nœud de la veille et nous allons provoquer tout de suite d’autres nœuds… et quand nous voudrons revenir au premier, ce sera encore plus difficile…

    Je sais bien que tout cela est facile à dire, c’est comme une parabole ou une caricature. Mais si nous sommes sincères, cela nous arrive presque chaque jour. Récemment j’ai eu un « nœud » avec une personne que j’aime beaucoup. Au début je sentais que lui en parler c’était comme la déranger pour rien. On trouve tellement d’excuses pour ne pas défaire nos nœuds. Puis, comme je me sentais, au bout de quelques jours, tellement mal à l’aise, j’ai décidé d’affronter le problème, un peu timide au départ, mais en y mettant tout mon cœur… et nous avons découvert que finalement nous voulions arriver au même but mais avec des moyens différents et que nous mettions peut-être des réalités différentes sous les mêmes mots. Nous nous sommes vite réconciliés et maintenant tout est clair devant nous, comme un ciel sans nuage. Je peux ce matin recommencer à écrire dans mon blog des pensées positives, sans me sembler à moi-même utopique ou menteur. Non, la réalité est souvent difficile, mais c’est le plus souvent parce que nous-mêmes nous sommes enfermés dans des problèmes que nous aurions pu résoudre tout de suite. Alors, un peu de courage chaque jour et à chaque nœud : cela en vaut la peine !   


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  • Oui, c’est une question qu’on me pose souvent. Et ce n’est pas si facile d’y répondre, car nous sommes si différents les uns des autres, nous avons de la vie et de l’amitié des expériences tellement variées…

    Je vais essayer ce matin seulement de commencer à donner quelques éléments de réponse. D’abord je n’aime pas beaucoup ce verbe « avoir » quand il s’agit d’amitié, d’amour, de foi, de confiance ou même simplement de sentiments. On doit tout de même se souvenir que nos amis, pas plus que nos parents, ne nous appartiennent pas. Mais cela n’empêche absolument pas tout de même que nous ayons de si beaux rapports d’amitié.

    Ensuite, c’est vrai que nous avons tous connu des personnes qui semblaient des amis au départ, puis qui nous ont déçus, ou même trahis et abandonnés, en laissant parfois en nous des blessures plus ou moins profondes. Et alors la tentation est très grande de se replier sur soi en pensant qu’on courra moins de risque si on a moins d’amis. Mais l’isolement n’est évidemment pas une bonne solution, c’est comme se couper de la vie elle-même.

    On voudrait à la fois risquer et avoir des assurances : c’est le mystère de la vie qui s’ouvre à nous. La vie est un risque et une aventure, il n’y aura jamais d’assurance totale sur l’avenir de la vie et donc de l’amitié et de l’amour. Surtout que la réponse de l’amitié et de l’amour dépend toujours de la pleine liberté de l’autre qui peut nous surprendre.

    Mais pourquoi ne pas tourner tout cela en positif et nous apercevoir que souvent la liberté de l’autre nous surprend par des marques d’attention, de générosité, d’affection que nous n’aurions jamais imaginées ? Question de chance ?

    Je crois que le fond de la réponse est en nous. Si nous commençons nous-mêmes par être vrais avec les autres, c’est comme semer la confiance dans un champ et attendre que poussent les plantes et mûrissent les fruits de cette confiance. Et là je crois que le résultat est presque mathématique : si j’apprends à être vrai le plus possible avec toutes les personnes que je rencontre, il y aura toujours des gens sincères qui seront touchés par mon attitude et qui finiront par me répondre pleinement…

    Le problème, c’est que quand on a été blessé par quelqu’un, on oublie parfois d’un seul coup toutes les belles relations construites avec tellement d’autres personnes qui peuvent toujours déboucher sur une amitié sincère et fidèle. Alors, ma première réponse est que si je veux je peux toujours trouver de vrais amis et que je me concentre sur eux beaucoup plus que sur ceux qui m’ont déçu. C’est toujours l’histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. (Affaire à suivre)


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  • Cela fait quelque temps que je dis ou que j’écris que j’ai décidé d’être heureux. D’être heureux pour les autres, que cela soit bien clair. Car être simplement heureux pour moi-même, égoïstement, ne m’attire pas beaucoup, et je pense que ça ne marche jamais.

    Tandis qu’apprendre à être heureux pour les autres, cela comble tellement, cela apporte tellement de belles surprises au milieu des épreuves de toutes sortes, cela est tellement contagieux, car le bonheur se multiplie évidemment en se donnant…

    Mais je vois que cette phrase, tout de même un peu originale, provoque des réactions intéressantes chez mes amis. « Pourquoi ? Auparavant tu n’étais pas heureux ? » Si, j’ai été souvent heureux dans ma vie. Pas toujours, bien sûr, comme tout le monde. Mais c’est vrai que le bonheur a grandi dans mon cœur, quand j’ai appris à vivre l’autre, au lieu de vivre pour moi. La seule différence, c’est que ce bonheur était un peu trop lié à la chance des circonstances. Si tout allait bien, j’étais heureux de tout mon cœur, mais si des problèmes ou des obstacles se présentaient, mon bonheur commençait à trembler.

    Et quand le bonheur tremble, c’est automatique, on a tout de suite peur de le perdre, on commence à se regarder, on voit toutes ses limites, on imagine des catastrophes, et la catastrophe survient presque immanquablement…

    Tandis que si on décide d’être heureux… pour les autres, quand le bonheur tremble, on pense d’abord aux autres, à tous ces amis et amies qui ont tellement besoin de nous, tellement besoin de voir que nous n’avons pas perdu l’espoir. Et alors nous nous remettons tout de suite debout et nous marchons. Nous reprenons notre bonheur en boîtant peut-être, ou même au milieu des larmes, mais le bonheur est toujours là, même si nous ne le sentons plus.

    Alors je vois que tout change. Le bonheur n’est plus une question de sentiments du moment, qui peuvent justement être passagers. Le bonheur devient peu à peu notre personnalité profonde, notre identité, notre fidélité. Je vous avoue que moi-même j’ai encore des doutes qui me traversent l’esprit ou le cœur quand je fais de telles déclarations. Alors je vous invite à continuer ce dialogue, à partager nos expériences en cours de route, pendant toute l’année, sur le blog ou par d’autres moyens. Car j’ai besoin de vous pour avancer. Je sais qu’il y aura des moments difficiles ou délicats que nous pourrons partager, et chaque fois nous devrons adapter notre bonheur à ces nouvelles circonstances inattendues, mais je pense que notre bonheur restera… parce que je connais des gens merveilleux qui sont passés par là et qui ont réussi à être heureux jusqu’au bout. Alors, pourquoi pas nous ?


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