• Passepartout

    Combien de portes se ferment chaque jour devant nous, nous empêchant de continuer notre chemin. Ne pourrions-nous pas nous aider à trouver des passepartout assez souples pour nous dépanner?

  • « Plus nous recherchons le bonheur, plus il nous échappe ! » C’est une phrase que j’ai vue récemment sur les réseaux sociaux, d’un auteur apparemment inconnu. C’est peut-être mieux pour lui qu’il soit inconnu, pour qu’on ne se moque pas trop de lui.

    Comme le monde est triste quand on s’arrête aux premières apparences, aux premiers échecs ! Tout le monde a connu des échecs dans la recherche du bonheur. Mais où nous conduisent en général ces échecs ? Ou bien à une triste résignation pour le restant de nos jours, ou bien au contraire à un élan nouveau qui nous pousse à sortir avec une nouvelle énergie de ce pessimisme qui règne autour de nous.

    Car le bonheur est d’abord une conquête. Il faut le vouloir, le désirer de tout son cœur pour y parvenir. Il ne va pas nous tomber du ciel tout seul. Mais imaginez comme la vie serait triste si on avait le choix entre une vie sans bonheur parce qu’on ne l’a pas cherché et une vie sans bonheur parce qu’on l’a cherché ! Ce serait une vie absurde ! Des deux côtés, bonheur impossible !

    La solution à ce genre de faux problème est toujours dans une troisième direction. Il suffit tout simplement de chercher le bonheur pour les autres. Et là il y a de quoi faire toute la journée. On peut commencer à se lever le matin en programmant tous les contacts qui vont donner un peu ou beaucoup de bonheur aux gens qu’on aime. Puis en accueillant avec joie tous les contacts qu’on n’avait pas prévus mais qui peuvent eux aussi apporter tellement de bonheur.

    On peut ainsi semer du bonheur du matin au soir sans se lasser. On trouve toujours des occasions, si on est un tant soit peu attentif. Un coup de téléphone, un sourire, un service, une surprise, un cadeau, un souvenir, un conseil, une question qui encourage, un geste qui console, une suggestion positive qui étonne, une pensée qui émerveille, une photo qui touche, une histoire qui émeut, un exemple qui attire, une nouvelle qui remplit de joie, une confirmation qui tranquillise, un résultat qui conforte, une anecdote qui amuse, une invitation qui donne du baume au cœur… la liste ne finirait jamais…

    Et voilà qu’au bout d’un moment cette joie ou cet amour que nous avons semés à tour de bras nous retombent dessus comme un boomerang. Nous avons pensé peut-être tout seuls au bonheur des autres et les autres n’ont pas pu résister bien longtemps, ils ont décidé de s’y jeter à leur tour. Nous n’avons même plus à rechercher le bonheur, il nous suffit maintenant de le cueillir ou de l’accueillir, pour le redonner de nouveau, amplifié, élargi, libéré, coloré, comme les vagues d’un océan qui se retirent un moment pour mieux venir presque tout de suite nous inonder et nous rafraîchir. Et l’on comprend alors que pour trouver le bonheur il suffit de le donner, mais de le donner sans cesse, sans attendre de résultat.


    votre commentaire
  • J’ai perdu récemment un ami très cher. Il avait 92 ans et achevait parmi nous une vie bien remplie. Il nous a quittés dans la paix et même dans la joie, presque jusqu’au dernier moment. Pendant deux ans, il avait en fait été tout près de la mort, puis s’était un peu repris, mais il était resté très faible. Mais malgré sa souffrance, dont il ne se plaignait d’ailleurs pratiquement jamais, il était toujours souriant, inondant de gaité et d’espoir tous ceux qui venaient le visiter. Et à ceux qui lui demandaient le secret de cette sérénité dans une situation pareille, il répétait souvent : « L’important, c’est de ne jamais descendre du train ! »

    Mais dans quel train était-il et voulait-il nous emmener peut-être avec lui ? Je dirais presque que le train est finalement secondaire, car on peut lui donner différentes interprétations. Mais ce que notre ami voulait nous dire, c’est qu’il avait eu la chance de trouver un idéal qui lui avait changé la vie de fond en comble et qu’il avait décidé de ne plus le quitter.

    Il avait, comme tout le monde, passé bien des épreuves dans sa vie. Il avait vécu dans des pays qui n’étaient pas le sien au départ, dans les situations terribles que traverse le Moyen Orient depuis si longtemps, mais on voyait qu’il était heureux d’avoir trouvé cet idéal qui lui permettait de servir et de porter la lumière autour de lui, sans jamais se lasser.

    Chacun de nous est monté dans un train, à certains moments de sa vie. Chacun d’entre nous a entrevu la possibilité de trouver un sens à cette vie en se donnant pour les autres, d’une manière ou d’une autre et y a entrevu un vrai bonheur. Mais combien d’entre nous se sont arrêtés en route, déçus, découragés, incompris, parce qu’il y avait trop d’obstacles en route, trop de malentendus, trop de mauvaise volonté peut-être autour de nous et parfois même de méchanceté ?

    Et pourtant cet ami avait connu tous ces problèmes en chemin, mais il ne s’était pas arrêté. Ce sont des personnes pareilles qui nous font encore espérer en un avenir possible pour l’humanité. Leçon de vie, même devant la mort et les difficultés, mais surtout leçon de persévérance qui n’est possible qu’ensemble. Car le train de notre ami, c’était les relations qu’il avait tissées tout au long de sa vie et qui faisaient qu’il n’était jamais seul et qu’il trouvait toujours quelqu’un pour continuer son travail quand lui-même était bloqué.

    Le train de la vie dont nous ne devrions jamais descendre, c’est de choisir des amis qui croient que le service et l’écoute des autres, la solidarité et la construction de la paix et de la justice passent avant tout le reste, même notre réussite personnelle. Car la véritable réussite, c’est de rester soi-même serein avec nos amis même au milieu de la tempête et de prouver au monde que nous serons toujours libres quelque part de rester positifs au fond de notre cœur, quelles que soient les circonstances du voyage de notre vie !

    Et si jamais nous sommes descendus quand même de notre train en chemin, pour une période plus ou moins longue de notre vie, nous devons toujours penser que le train est encore là qui nous attend et nous remettre en voyage, car le passé peut toujours être réparé et l’avenir n’est jamais condamné, mais il faut savoir choisir son train et ses amis, personne ne nous empêchera jamais de le faire !


    votre commentaire
  • Le sens de la vie est d’abord une question de regard. On peut poser sur les évènements et les personnes un regard négatif ou positif, on peut les observer de l’extérieur avec méfiance ou peur, ou bien les regarder de l’intérieur avec attention et bienveillance… et alors tout change. On apprend aussi qu’aucun acte ou évènement ne doit jamais être considéré seulement en lui-même, mais dans le contexte de toute une vie, de l’histoire des personnes et des peuples. C’est comme cela que tout se relativise, dans le bon sens du terme, dans le sens que tout trouve sa signification dans la construction progressive de notre morceau d’humanité.

    C’est pourquoi j’ai beaucoup aimé cette phrase rencontrée récemment sur Facebook de Carl Gustav Jung, le fameux penseur suisse : « Tu veux un monde meilleur, plus fraternel, plus juste ? Eh bien, commence à le faire : qui t’en empêche ? Fais-le en toi et autour de toi, fais-le avec ceux qui le veulent. Fais-le en petit, et il grandira. »

    C’est vrai, qui nous en empêche ? Qui nous empêche de poser des actes positifs, tout au long de la journée ? Qui nous empêche d’accueillir de tout notre cœur les personnes que nous rencontrons, au travail, à la maison, au super marché, au cinéma ou même dans la rue ? Qui nous empêche de donner un sourire, un conseil, notre temps ou le bonheur que nous ressentons en nous au plus grand nombre possible de personnes, du matin au soir ? Qui nous empêche de partager la souffrance de ceux qui sont dans le besoin, qui sont malades ou moribonds, qui ont perdu un être cher, ou d’aider matériellement ceux qui ont moins de chance que nous dans la vie ?

    Et puis ces petits mots si simples : « Fais-le avec ceux qui le veulent. » Nous passons le plus clair de notre temps à juger ceux qui ne font rien ou à nous plaindre d’eux et dans le même temps nous ne faisons rien nous non plus, alors que passent près de nous des personnes positives sans même que nous nous en rendions compte. La vie serait tellement différente si nous passions nos journées à nous unir à ceux qui travaillent pour la paix, pour des relations meilleures entre les hommes, à ceux qui « veulent » vraiment le bien de l’humanité et qui le prouvent tous les jours par des actes concrets. Je suis sûr que chacun de nous en connaît et sait où les trouver. Alors qu’attendons-nous pour nous unir à eux, pour que le bien continue à grandir autour de nous et que l’amour se propage plus vite que la violence, la haine ou l’indifférence?


    1 commentaire
  • J’ai publié il y a quelques jours sur Facebook une de mes phrases qui disait : « A la fin, la vérité apparaît toujours et, qu’on le veuille ou non, il y a une justice naturelle qui se dégage un jour ou l’autre des évènements. » Et j’ajoutais en commentaire : « On ne doit jamais avoir peur de la vérité, même quand elle dérange, car seule la vérité est une garantie pour l’avenir ! »

    Ce sont évidemment des phrases provocatrices, dans le sens positif du terme, comme une invitation au dialogue. Et je remercie toujours ceux qui prennent le temps de réagir à mes provocations, car c’est ainsi que l’on va toujours un peu plus en profondeur dans la compréhension réciproque…

    Une de mes lectrices me dit ainsi, bien clairement, sa pensée : « Dans certains cas, cette vérité est attendue pendant des années, peut se heurter à d’infinies barrières… et il faut une telle Espérance que seule la Grâce de Dieu peut permettre d’y croire. » Merci de tout cœur pour cette remarque tout à fait juste !

    Cela va m’aider à en dire un peu plus maintenant. Soyons réalistes : nous ne vivons malheureusement pas dans un monde de la vérité. Si nous regardons autour de nous, dans les médias ou la vie politique, nous avons souvent l’impression d’être dans un monde du mensonge, où la vérité se retrouve de temps en temps dans des endroits bien cachés, où elle est tout de suite calomniée, décriée, combattue, rejetée…

    Alors que faire ? Je ne voudrais pas que nous perdions notre temps maintenant à faire des statistiques pour savoir si le monde est dominé par exemple par 60% de mensonge et 40% de vérité. On pourra discuter sans fin sur le sujet sans que cela ne change rien à la situation dans laquelle nous vivons.

    La seule chose que nous pouvons faire, c’est choisir nous-mêmes, chacun de nous, le camp de la vérité, de tout notre cœur, de tout notre esprit et de toutes nos forces. Cela sera une bataille de chaque jour, que souvent nous aurons l’impression de perdre, mais c’est mieux de perdre quelques batailles, au moins en apparence, que de nous perdre nous-mêmes dans la confusion du mensonge.

    La vérité est en nous, même si elle n’est pas toujours très claire au milieu du brouillard. Mais quand on se met à vivre la vérité, à la rechercher, à l’aimer, on s’y habitue peu à peu, on ne peut plus vivre sans elle. Cela nous crée des ennemis, mais aussi des amis et de véritables amis. Car le plus grand cadeau de la vérité, quand nous nous mettons de son côté, c’est qu’elle nous fait trouver des amis en qui la confiance va devenir peu à peu totale, ou presque. Et à partir de là, toute la vie change. Le monde entier peut être contre nous, mais nous sommes finalement heureux, parce que le trésor de la vérité ne peut nous être dérobé par personne.

    Mais c’est alors que commence dans notre vie un nouveau miracle. La force de la vérité est telle que nous passons peu à peu, dans nos relations avec les autres, de la position de victime qui essaye de se défendre à celle de conquérant qui gagne chaque jour de nouveaux adeptes à la vérité. Car la vérité n’est pas un mot ou une idée, mais une relation profonde d’amour et d’amitié entre des personnes qui ont su rester transparentes dans leur partage, leur échange, leur rapport concret de chaque jour. Et l’on sait bien que la vérité nous rend libres et nous fait toujours plus déboucher sur la lumière, même quand le monde autour de nous est dans les ténèbres. Et cela nous rend si forts qu’au lieu de voir ce monde obscur comme un monstre qui va nous écraser, nous commençons à le considérer comme un pauvre ami malade à guérir de sa maladie. La vie devient alors toujours plus positive et enthousiasmante, quel que soit le prix de la bataille qui nous engage !


    votre commentaire
  • Ce n’est pas si difficile que cela de défaire un nœud, sauf s’il est vraiment trop serré avec une main de fer et un fil trop petit pour être saisi, mais en général même un enfant serait capable de le faire.

    Eh bien, ce matin, je vais vous proposer un nouveau passepartout pour le bonheur : s’habituer à défaire nos nœuds, l’un après l’autre, du matin jusqu’au soir et jusqu’à la fin de notre vie. Aller se coucher le soir bien tranquilles, parce que tous nos nœuds ont été dénoués et que demain s’annonce comme une journée sans problème sauf mauvaise surprise… ou peut-être quelque nouveau nœud inattendu… qu’il nous suffira de défaire à son tour !

    Mais qu’est-ce que j’appelle des nœuds, ici ? De simples petits problèmes, pas très graves mais qui s’accumulent au cours de nos journées et qui finissent par nous paralyser. Un malentendu avec une personne, un échec au travail, une mauvaise nouvelle qui risque d’en provoquer d’autres pires que la première et voilà que nos journées deviennent tristes ou lourdes. La peur et l’angoisse commencent à nous paralyser. Nous n’osons plus rien faire, nous avons envie d’éviter les gens et les problèmes en nous renfermant sur nous pour courir moins de risques, mais les nœuds continuent à s’accumuler quand même.

    A un certain moment, la situation devient tellement dramatique que nous ne savons même plus quel est le nœud qui nous gêne le plus et qui semble nous étrangler. Alors nous n’avons plus le temps ni la patience d’aller chercher quel est ce nœud qui nous fait si mal… nous prenons tous les nœuds à la fois, nous allons chercher un couteau et nous tranchons d’un seul coup tout ce tas de nœuds, en croyant nous libérer. Nous prenons par exemple des décisions irrévocables : quitter notre travail, nous séparer définitivement de tel ou tel ami ou même de la personne qui partageait jusqu’à présent notre vie, partir, émigrer, penser même à nous suicider peut-être… et le tout sans vraiment savoir pourquoi, simplement parce que nous n’en pouvons plus.

    Le bonheur est alors évidemment bien loin maintenant, alors que rien de tellement grave ne nous était vraiment arrivé. Simplement une succession de petits problèmes antipathiques que nous avons préféré oublier au départ pour ne pas nous attrister, au lieu d’essayer de les regarder en face et de comprendre ce qui se passait. J’ai peut-être eu une conversation malheureuse avec un ami qui va me gêner chaque fois désormais que je vais me retrouver avec lui. Alors, pourquoi ne pas essayer d’abord de revenir en moi-même et de me demander honnêtement si mon attitude a pu le gêner et aller lui demander pardon. Ou bien lui proposer de revenir sur le sujet qui nous a fâchés, en essayant de s’écouter cette fois-ci avec un peu plus de compréhension et de patience. Mais surtout il ne faudrait jamais aller se coucher le soir en ayant l’impression que nous avons oublié de dénouer nos nœuds, car déjà cela va nous empêcher de bien dormir. Puis le lendemain sera une journée encore plus difficile, parce que nous serons impatients avec tout le monde à cause du premier nœud de la veille et nous allons provoquer tout de suite d’autres nœuds… et quand nous voudrons revenir au premier, ce sera encore plus difficile…

    Je sais bien que tout cela est facile à dire, c’est comme une parabole ou une caricature. Mais si nous sommes sincères, cela nous arrive presque chaque jour. Récemment j’ai eu un « nœud » avec une personne que j’aime beaucoup. Au début je sentais que lui en parler c’était comme la déranger pour rien. On trouve tellement d’excuses pour ne pas défaire nos nœuds. Puis, comme je me sentais, au bout de quelques jours, tellement mal à l’aise, j’ai décidé d’affronter le problème, un peu timide au départ, mais en y mettant tout mon cœur… et nous avons découvert que finalement nous voulions arriver au même but mais avec des moyens différents et que nous mettions peut-être des réalités différentes sous les mêmes mots. Nous nous sommes vite réconciliés et maintenant tout est clair devant nous, comme un ciel sans nuage. Je peux ce matin recommencer à écrire dans mon blog des pensées positives, sans me sembler à moi-même utopique ou menteur. Non, la réalité est souvent difficile, mais c’est le plus souvent parce que nous-mêmes nous sommes enfermés dans des problèmes que nous aurions pu résoudre tout de suite. Alors, un peu de courage chaque jour et à chaque nœud : cela en vaut la peine !   


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique