• Passepartout

    Combien de portes se ferment chaque jour devant nous, nous empêchant de continuer notre chemin. Ne pourrions-nous pas nous aider à trouver des passepartout assez souples pour nous dépanner?

  • Cela fait quelque temps que je dis ou que j’écris que j’ai décidé d’être heureux. D’être heureux pour les autres, que cela soit bien clair. Car être simplement heureux pour moi-même, égoïstement, ne m’attire pas beaucoup, et je pense que ça ne marche jamais.

    Tandis qu’apprendre à être heureux pour les autres, cela comble tellement, cela apporte tellement de belles surprises au milieu des épreuves de toutes sortes, cela est tellement contagieux, car le bonheur se multiplie évidemment en se donnant…

    Mais je vois que cette phrase, tout de même un peu originale, provoque des réactions intéressantes chez mes amis. « Pourquoi ? Auparavant tu n’étais pas heureux ? » Si, j’ai été souvent heureux dans ma vie. Pas toujours, bien sûr, comme tout le monde. Mais c’est vrai que le bonheur a grandi dans mon cœur, quand j’ai appris à vivre l’autre, au lieu de vivre pour moi. La seule différence, c’est que ce bonheur était un peu trop lié à la chance des circonstances. Si tout allait bien, j’étais heureux de tout mon cœur, mais si des problèmes ou des obstacles se présentaient, mon bonheur commençait à trembler.

    Et quand le bonheur tremble, c’est automatique, on a tout de suite peur de le perdre, on commence à se regarder, on voit toutes ses limites, on imagine des catastrophes, et la catastrophe survient presque immanquablement…

    Tandis que si on décide d’être heureux… pour les autres, quand le bonheur tremble, on pense d’abord aux autres, à tous ces amis et amies qui ont tellement besoin de nous, tellement besoin de voir que nous n’avons pas perdu l’espoir. Et alors nous nous remettons tout de suite debout et nous marchons. Nous reprenons notre bonheur en boîtant peut-être, ou même au milieu des larmes, mais le bonheur est toujours là, même si nous ne le sentons plus.

    Alors je vois que tout change. Le bonheur n’est plus une question de sentiments du moment, qui peuvent justement être passagers. Le bonheur devient peu à peu notre personnalité profonde, notre identité, notre fidélité. Je vous avoue que moi-même j’ai encore des doutes qui me traversent l’esprit ou le cœur quand je fais de telles déclarations. Alors je vous invite à continuer ce dialogue, à partager nos expériences en cours de route, pendant toute l’année, sur le blog ou par d’autres moyens. Car j’ai besoin de vous pour avancer. Je sais qu’il y aura des moments difficiles ou délicats que nous pourrons partager, et chaque fois nous devrons adapter notre bonheur à ces nouvelles circonstances inattendues, mais je pense que notre bonheur restera… parce que je connais des gens merveilleux qui sont passés par là et qui ont réussi à être heureux jusqu’au bout. Alors, pourquoi pas nous ?


    1 commentaire
  • Oui, cher ami ou chère amie qui entres avec moi de temps en temps dans ce blog, tu auras bien compris que c’est là le principal but de tout ce que j’écris ici, quand je le peux, tous les deux jours : « être heureux… pour toi. »

    Car je sais que tu as besoin de mon bonheur, comme j’ai besoin du tien, comme j’ai eu besoin du bonheur de tous ceux qui m’ont aidé un jour à sortir de mon tunnel.

    Alors, cela fait pas mal de temps que je m’exerce à être heureux. Je sais bien que les gens pensent en général qu’on est heureux quand on a eu de la chance, quand on a réussi à réaliser un de ses rêves, mais les circonstances de la vie viennent souvent tout gâcher, alors que faire ?

    J’ai appris tout simplement à ne plus me laisser impressionner par ces circonstances de la vie, qu’elles soient tristes ou joyeuses, car j’ai découvert qu’au fond ce n’est pas là que se trouve mon vrai bonheur.

    Mon vrai bonheur se trouve là où je découvre enfin le trésor de l’autre et je parviens à le mettre en communication ou en communion avec le trésor qui est en moi. Car chacun a son trésor caché, parfois sous beaucoup de poussière de toutes sortes, mais il est bien là. Et quand on commence à découvrir ce trésor, on comprend en même temps que c’est lui qui compte, car le trésor reste et les circonstances s’en vont.

    Et j’ai fait souvent l’expérience que la joie qui déborde de mon cœur est en grande partie contagieuse, à condition que je sache la partager délicatement au bon moment. Car l’autre qui souffre peut-être, ou qui se plaint sans cesse de problèmes qui l’écrasent, cet ami qui se sent abandonné par le monde entier ou qui ne voit plus que du négatif en lui et autour de lui, voudrait bien croire au fond de lui qu’il y a quelque part un chemin pour s’ouvrir à la lumière, mais c’est comme s’il avait peur de le chercher tout seul…

    Alors, quand il trouve un ami qui lui confirme par un simple sourire, une parole d’encouragement ou un service rendu au bon moment, que le bonheur ou l’espoir ne sont pas complètement morts, c’est comme si tout refleurissait d’un seul coup pour toujours. Et quand on fait un certain nombre de fois cette expérience d’être peut-être la seule bouée de secours qui pouvait illuminer le chemin d’une personne en perdition, alors, on ne peut plus se permettre d’être absent quand l’autre vient à nous pour retrouver ce bonheur qu’il avait déjà entrevu une fois en nous rencontrant.

    Et l’on cherche par tous les moyens à avoir toujours une portion de bonheur à portée de la main pour quand notre ami passera pour la demander. Car ce serait terrible si cet ami se présentait et qu’on soit obligé de lui dire, la mort dans l’âme, qu’aujourd’hui il n’y a plus de bonheur nulle part.

    Ce n’est pas si difficile que cela d’avoir en fait toujours un peu ou beaucoup de bonheur en réserve, surtout si l’on n’est pas seul à vivre ce bonheur, car on se le passe de l’un à l’autre, comme dans un match de football et quand quelqu’un nous le demande, il y aura toujours l’un de nous en position de le partager.

     


    1 commentaire
  • J’ai lu récemment cette phrase, publiée par une de mes amies sur Facebook, et qui m’a mis un peu mal à l’aise : « Ne mettez jamais la clé de votre bonheur dans la poche de quelqu’un d’autre. » A première vue, cela se comprend. Il est évident que le premier maître de mon propre bonheur, ce sera d’abord toujours moi, ma manière de gérer ma vie et mes relations, mon ouverture, ma patience, mes vertus… Si j’attends que l’autre réalise mon bonheur, je serai peut-être souvent déçu. On doit toujours compter avant tout sur soi-même… combien entendons-nous à longueur de journée des phrases remplies comme celle-ci d’une certaine sagesse. Mais ne sentez-vous pas que cette sagesse est bien trop terre à terre, repliée sur un certain égoïsme de base qui nous fait nous méfier toujours plus ou moins de l’autre ?

    Je vais vous dire où je crois que se trouve ici un grand malentendu. C’est tout simplement que le bonheur a deux clés, une clé qui se trouve « dans ma poche », ou plutôt dans mon esprit et dans mon cœur, et une clé qui se trouve dans l’esprit et dans le cœur de l’autre. Je pourrai essayer de nier cette situation, je ne la changerai jamais, car c’est la base de la condition humaine. Nous sommes tous interdépendants les uns des autres. Et pour ouvrir la porte du bonheur j’aurai toujours besoin de ces deux clés. Je ne trouverai jamais le bonheur tout seul.

    Mais quelle est cette clé que je porte donc en moi pour le bonheur ? C’est ma capacité d’aimer toute l’humanité, de donner ma vie pour les gens que je rencontre et qui sont importants pour moi, et si possible au fond pour tous les hommes. C’est cette force et cette énergie qui me poussent à combler les autres de joie, à leur faire sentir combien ils comptent dans ma vie, à les aider à alléger leurs souffrances, à leur faire découvrir le trésor qu’ils portent en eux sans peut-être même le savoir.

    Et la plus belle surprise, c’est de découvrir que l’autre a en lui la même clé que moi, à sa façon, bien sûr, avec son caractère à lui et ses talents, mais avec la même capacité de se donner pour ceux qu’il rencontre. Et le bonheur arrive quand ces deux clés ouvrent la porte en même temps. Chance, hasard, concours de circonstances ? Cela peut arriver. Mais le vrai bonheur, c’est celui qui vient lorsqu’on se met d’accord avec l’autre pour ouvrir ensemble la porte.

    Tout n’est pas si simple encore, quand on découvre que la porte du bonheur doit continuer à être ouverte de nouveau à chaque instant, mais c’est cela qui rend le bonheur tellement beau, car il n’est jamais monotone et il surprend toujours. Mais on peut comprendre la peur ou la méfiance qui naissent d’un bonheur inachevé ou détruit en chemin. On n’est jamais à l’abri d’un échec, d’une déception, d’une trahison. C’est la force intérieure de notre clé qui va nous donner le courage de continuer et de recommencer après chaque chute. Mais inutile de se replier sur soi-même en cherchant le bonheur sans les autres : nous ne le trouverons jamais !

     


    votre commentaire
  • Ce qui me dérange le plus dans cette situation de mensonge généralisé, c’est que plus personne ne croit plus personne. Quand ce sont des voleurs qui n’arrêtent plus de crier « au voleur ! », on finit par ne plus y prêter attention. On se résigne à vivre dans une société dans laquelle tout le monde est plus ou moins voleur. Quand Mr Erdogan crie contre Mr Netanyahu en disant que c’est un « occupant » et un « terroriste », on se demande de quel droit il se permet lui-même de donner des leçons aux autres.

    Mais je ne vais pas donner de leçon à Mr Erdogan, car je ne suis pas turc. En revanche j’aurais bien des remarques à faire à mon gouvernement français dont j’ai de plus en plus honte ces dernières années quand on parle de politique étrangère. Car on ne peut pas continuer à se présenter comme un champion du dialogue et de la diplomatie en mentant continuellement sur les buts de nos interventions en Afrique et au Moyen Orient (et je pèse mes mots quand je dis cela !)

    Mais le pire, c’est quand je tâche d’expliquer à des amis restés en France tout le malaise que je ressens, lorsque j’essaye de leur dire que mes amis d’ici sont en train de perdre complètement leur confiance en la France et tout l’occident, ils me répondent que les régimes du Moyen Orient sont bien pires que le nôtre. Le problème c’est qu’on est en train de perdre la confiance de peuples tout entiers qui vont se jeter dans les bras des plus violents ou des plus corrompus alors qu’on aurait pu trouver encore à temps un tas de solutions positives.

    Quand on a commencé à parler des « printemps arabes », il y avait un réel espoir dans la population de certains pays, en particulier chez les jeunes, que l’avenir allait leur apporter de belles nouveautés. Et au lieu de cela l’occident leur a apporté des mensonges, puis des armes, puis des bombes, puis des terroristes, beaucoup sont morts, beaucoup ont dû fuir leur pays et l’occident qui a tout provoqué s’en est lavé les mains en grande partie.

    Alors, si nos gouvernants ne sont plus capables de chercher la vérité, trouverons-nous quand même encore dans nos peuples soi-disant « civilisés » des hommes de bonne volonté capables de rebâtir l’avenir de l’humanité sur des bases plus vraies, plus saines, plus transparentes ? Mes amis du Moyen Orient ont encore confiance dans l’humanité quand ils voient qu’il y a encore des européens comme moi qui les comprennent, qui partagent leurs souffrances et qui n’ont pas d’intérêts cachés dans leur amitié. Mais nous sommes devenus tellement peu nombreux à faire ce travail de résistance au mensonge, ce travail de vérité qui est le seul véritable passepartout pour le futur de l’humanité…


    1 commentaire
  • Je voudrais vous faire part d’un grand malaise : quand on a de plus en plus l’impression que le monde entier est en train de se laisser aller au mensonge, quelle attitude faut-il adopter ?

    Je veux parler du niveau général de notre monde actuel, de la politique et des médias. Sans qu’on s’en rende compte véritablement, le mensonge est devenu une arme de guerre généralisée, utilisée de tous les côtés, et cela pose un grand problème.

    Quand l’autre camp ou l’ennemi ment effrontément, on a l’impression que cela tue en nous tous les scrupules. C’est « de bonne guerre » : comme s’il existait une « bonne guerre » !

    On pense que si l’on est trop transparent, l’autre va en profiter et la vérité va nous affaiblir devant ses ruses et son hypocrisie. Et c’est là, je pense, que nous nous trouvons face au plus grand défi.

    On n’a plus confiance dans la force de la vérité. On oublie que les plus grandes révolutions de l’histoire, celles qui ont eu, au moins au départ, un impact positif sont celles qui ont dénoncé l’injustice à la lumière du jour. Pensons aux révolutions de Gandhi ou de Nelson Mandela…

    Et si elles ont ensuite échoué lamentablement dans de nombreux cas, c’est qu’au milieu des gens sincères se sont infiltrés des profiteurs qui ont détourné ce courant de vérité, par la corruption et de nouveaux mensonges. Combien d’idéaux politiques bienfaisants ont été dénaturés par des mafias de cercles sociaux ou économiques qui cherchaient uniquement à arriver au pouvoir sans autre but que leurs propres intérêts !

    Alors, si l’on doit choisir son camp, dans la bataille pour l’avenir de l’humanité, je crois qu’il faut donner sa vie de tout son cœur pour le camp de la vérité, où qu’il se trouve, même si cela nous met en difficulté avec les gens de notre propre pays. Car se compromettre avec les mensonges est un abîme sans fin où l’on sort pour toujours de la lumière du jour. Et, dans l’obscurité, comment faire pour comprendre où se trouvent les solutions vraies et positives qui peuvent encore nous éviter le pire ?


    1 commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique