• Des mots pour de bon

    Combien disons-nous ou entendons-nous de mots tout au long de la journée! Des mots parfois inutiles, ou, pire encore, des mots qui blessent, qui choquent, qui divisent. Cette rubrique voudrait être une sorte de concours de mots qui construisent, qui redonnent la paix. Ce sera votre rubrique: à chacun de trouver des citations d'écrivains, connus ou inconnus, capables de redonner l'espoir, d'illuminer un peu plus notre monde égaré. Partagez avec nous ces "mots pour de bon" en les enregistrant simplement comme un commentaire, avec le nom de l'auteur et, si possible, la référence. Merci d'avance pour votre collaboration!

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    (Du site « citation-celebre.leparisien.fr)

     

    [Cet orient profond nous surprendra toujours par sa sagesse millénaire !]

     

    On apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.

    L'amour d'un père est plus haut que la montagne. L'amour d'une mère est plus profond que l'océan.

     

    On commence à vieillir quand on finit d'apprendre.

     

    Sept fois à terre, huit fois debout.

     

    Lorsque l'eau monte, le bateau fait de même.

     

    Celui qui confesse son ignorance la montre une fois ; celui qui essaie de la cacher la montre plusieurs fois.

     

    Les mots que l'on n'a pas dits sont les fleurs du silence.

     

    Apprends la sagesse dans la sottise des autres.

     

    La vie est une bougie dans le vent.

     

    Dieu habite dans un cœur honnête.

     

    L’oiseau en cage rêvera des nuages.

     

    A la première coupe, l'homme boit le vin ; à la deuxième coupe, le vin boit le vin ; à la troisième coupe, le vin boit l'homme.

     

    On ne peut admirer en même temps la lune, la neige et les fleurs.

     

    Il est impossible de se tenir debout en ce monde sans jamais se courber.

     

    L’absent s’éloigne chaque jour.

     

    Le sac des désirs n'a pas de fond.

     

    L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant.

     

    Le malheur peut être un pont vers le bonheur.

     

    Les bonnes doctrines peuvent se passer de miracles.

     

    Laissez deviner aux hommes par vos propres exploits qui étaient vos ancêtres.

     

    Si tu es pressé, fais un détour.

     

    La vie est une lumière devant le vent.

     

    L'eau prend toujours la forme du vase.

     

    La mort est à la fois plus grande qu'une montagne et plus petite qu'un cheveu.

     

    Le meilleur miroir ne reflète pas l'autre côté des choses.

     

    Même pour être voleur, il faut apprendre dix ans.

     

    Même la pensée d'une fourmi peut toucher le ciel.

     

    La pluie tombe toujours plus fort sur un toit percé.

     

    Les généraux triomphent, les soldats tombent.

     

    Les poussières qui s'amassent forment une montagne.

     

    Sur un cerisier mort, on ne trouve pas de fleurs.

    Ne suivez jamais les traces du malheur, il pourrait bien se retourner et faire volte-face.

     

    Quand la lune est pleine, elle commence à décliner.

     

     

     


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  • [Jean d’Ormesson, écrivain français, journaliste et philosophe, vient de nous quitter le mois dernier, à l’âge de 92 ans. Ce qu’il a écrit au cours de son long voyage sur terre est une occasion de réfléchir au sens de la vie et de tout ce qu’elle contient. On peut ne pas être d’accord avec tout ce qu’il dit, mais cela ne laisse jamais indifférent.]

    Vivre est une catastrophe et c’est un grand bonheur.

    Je ne suis pas de ceux qui disent : « La situation est très mauvaise aujourd’hui, tout va mal, c’était mieux avant. » Alors, non, ce n’était pas mieux avant. Le monde a toujours été difficile et il faut toujours garder l’espérance.

    Une des clés du bonheur, c’est les autres.

    Je ne sais pas si Dieu existe mais, depuis toujours, je l’espère avec force. Parce qu’il faudrait qu’existe tout de même ailleurs quelque chose qui ressemble d’un peu plus près que chez nous à une justice et à une vérité que nous ne cessons de rechercher, que nous devons poursuivre et que nous n’atteindrons jamais. 
    De temps en temps, je l’avoue, le doute l’emporte sur l’espérance. Et, de temps en temps, l’espérance l’emporte sur le doute. Ce cruel état d’incertitude ne durera pas toujours. Grâce à Dieu, je mourrai.

    Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.

    La naissance est le lieu de l'inégalité. L'égalité prend sa revanche avec l'approche de la mort.

    Ce qui éclaire l’existence, c’est l’espérance.

    Je t'aime dans le temps. Je t'aimerai jusqu'au bout du temps. Et quand le temps sera écoulé, alors, je t'aurai aimée. Et rien de cet amour, comme rien de ce qui a été, ne pourra jamais être effacé.

    Chacun est prisonnier de sa famille, de son milieu, de son métier, de son temps.

    L'allégresse et l'angoisse. Ce qu'il y a peut-être de plus remarquable à la fois dans l'histoire et dans l'existence de chacun d'entre nous, c'est cette sorte d'équilibre qui n'est jamais rompu entre le bonheur et le malheur. On dirait qu'une force mystérieuse les empêche l'un et l'autre de s'installer pour toujours.

    Les hommes découvrent et ils inventent. Quand ils découvrent, les unes après les autres, les lois cachées de la nature et ce qu'ils appellent la vérité, ils font de la science. Quand ils se livrent à leur imagination et qu'ils inventent ce qu'ils appellent de la beauté, ils font de l'art. La vérité est contraignante comme la nature. La beauté est libre comme l'imagination.
    Copernic découvre. Galilée découvre. Newton découvre. Einstein découvre. Et chacun d'eux détruit le système qui le précède.
    Homère invente. Virgile invente. Dante invente. Michel-Ange, Titien, Rembrandt, Shakespeare, Racine, Bach et Mozart, Baudelaire, Proust inventent. Et aucun d'entre eux ne détruit les œuvres qui le précèdent.

    Le présent est une prison sans barreaux, un filet invisible, sans odeur et sans masse, qui nous enveloppe de partout. Il n'a ni apparence ni existence, et nous n'en sortons jamais. Aucun corps, jamais, n'a vécu ailleurs que dans le présent, aucun esprit, jamais, n'a rien pensé qu'au présent. C'est dans le présent que nous nous souvenons du passé, c'est dans le présent que nous nous projetons dans l'avenir. Le présent change tout le temps et il ne cesse jamais d'être là. Et nous en sommes prisonniers.

    Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.

    Nous avons roulé de progrès en progrès. Ils ont toujours tout changé de notre façon de sentir, de penser et de vivre. Ils n'ont jamais rien changé à notre humaine condition.

    Mourir ne me dérange pas. Je suis juste ennuyé par la perspective de ne plus pouvoir savoir ce qui va se passer.

    On peut tout dire de l'amour.
    Tout ce qu'on en dit est vrai, et le contraire aussi.

    Voilà ce que je suis, un miracle. À des milliards et des milliards d’exemplaires.

    Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants.

    C'est quand il y a quelque chose au-dessus de la vie que la vie devient belle.

    Avec son passé qui n'est plus, son avenir qui n'est pas encore et son éternel présent toujours en train de s'évanouir entre souvenir et projet, le temps est la plus prodigieuse de toutes les machineries. Aucun phénomène de la nature, aucune invention humaine, aucune combinaison de l'esprit, aucune intrigue de roman, de cinéma, de théâtre ou d'opéra, si compliquée qu'elle puisse être, ne lui parvient à la cheville.

    La vie n'est pas une fête perpétuelle. Merci pour les roses, merci aussi pour les épines.

    Personne ne sait jamais ce qu'on gagne avec une naissance. On n'y gagne que des espérances, des illusions et des rêves. Il faut attendre la mort pour savoir enfin ce qu'on perd.

    Tâchons de dépasser ce qui nous oppose et de multiplier ce qui nous unit.

    La vie est belle parce qu'elle a une fin.

    L'être avec qui on meurt est aussi important que l'être de qui on naît.

    La beauté est un mystère qui danse et chante dans le temps et au-delà du temps. Depuis toujours et à jamais. Elle est incompréhensible.... Elle est dans l'œil qui regarde, dans l'oreille qui écoute autant que dans l'objet admiré... Elle est liée à l'amour. Elle est promesse de bonheur. A la façon de la joie, elle est une nostalgie d'ailleurs.

    En dépit de tant de malheurs et de tant de chagrins, c’est un bonheur d’être né.

    Faut-il à tout prix imposer aux autres une vérité dont ils ne veulent pas - et qui peut-être n'existe pas ? Mieux vaut parfois aimer les autres que de leur dire notre vérité.

    Tout le bonheur du monde est dans l'inattendu.

    Rien n'est plus proche de l'absolu qu'un amour en train de naître.

    J'ai eu de la chance. Je suis né. Je ne m'en plains pas. Je mourrai, naturellement. En attendant, je vis.

    Le portable entre nos mains prend la place du chapelet. Facebook est une communion sans Dieu, mêlée de confessions.

    Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.

    La vie pour vous sera si belle que, malgré les échecs et les souffrances que nous connaissons tous, vous aurez, je vous le dis, un peu de mal à la quitter.

    L'ambition, comme le courage, est une vertu vide : elle est digne d'estime lorsqu'elle est au service d'une grande cause ; elle est haïssable si elle tend à blesser, à humilier, à détruire.

    A chaque instant de notre vie, nous sommes en train de mourir.

    Le plaisir est une herbe folle qui pousse entre les pierres. Le bonheur est un lac très calme qui brille sous le soleil. La joie est une tempête qui tombe du ciel pour nous élever vers lui. 

     

     

     


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  • (Tirés de « proverbes-francais.fr »)

    [Cette sagesse orientale, toujours spéciale !]

    Plus on pilera l'ail et plus il sentira.
    Les enfants sont un pont pour aller au ciel.
    Les chemises de tous sèchent sous le même soleil.
    Tant qu'elle n'a pas accouché, la femme est ravissante ; après l'accouchement, elle est mère.
    Tant qu'elle n'a pas accouché, la femme reste étrangère.
    Éprouve ta virilité avant de prendre femme.
    Qui n'est pas amoureux n'est pas homme.
    La femme est le miroir de l'homme.
    La langue des hommes est le fouet de Dieu.
    On n'échappe ni à la mort ni à un hôte.
    Un véritable ami est toujours le miroir de son ami.
    Deux sabres ne tiennent pas dans le même fourreau.
    On ne peut pas voler avec les ailes des autres.
    On ne mettra pas deux fois un pot de bois sur le feu.
    Chaque nuage ne donne pas de pluie.
    L'énigme résolue paraît facile.
    Le chien chez son maître est un lion.
    La cruche neuve garde l'eau fraîche.
    Une injustice également partagée est la justice même.
    Le vrai musc est celui qui répand son parfum, et non celui que vante le droguiste.
    La main de l'honnête homme est une balance.
    Le voleur va dans une direction, et le volé dans mille.
    Nul n'a appris de moi le tir à l'arc, qu'il n'ait fini par faire de moi sa cible.
    Le bienfait revient à la porte de son auteur.
    Le mendiant reste toujours mendiant, même si on lui donne le monde entier.
    L'or posé sur l'acier ramollit ce dernier.
    La nécessité est une seconde captivité.
    La colère de l'homme est sa pierre de touche.
    Même conduit à la Mecque, l'âne de Jésus reviendra âne.
    La cruche ne suinte que ce qu'elle contient.
    Une centaine de citadins ne peuvent dénouer le nœud fait par un paysan.
    La crainte est la sœur de la mort.
    Le sommeil est le frère de la mort.
    Un compliment spontané apporte du baume au cœur.
    Qui est bienfaisant est véritablement homme.
    La modération est un arbre qui a le contentement pour racine, et le repos pour fruit.
    Se courtiser, s'aimer, se disputer, se séparer puis se maudire, ainsi vont l'homme et la femme.
    Un âne qui porte sa charge vaut mieux qu'un lion qui dévore les hommes.
    L'ignorance est une rosse qui fait broncher celui qui la monte, et qui fait rire de celui qui la mène.
    Qui brûle à midi des essences précieuses manquera bientôt d'huile pour la faire brûler la nuit.

    Celui qui creuse dans le chemin d'un autre un puits pour l'y faire tomber s'ouvre souvent, par son impudence, un chemin sans terre pour s'ensevelir.
    Le monde est semblable à un vieux château à demi ruiné et bâti sur le courant rapide d'un torrent qui en emporte sans cesse quelque pièce : c'est en vain qu'on pense le réparer avec une poignée de terre.
    Trois motifs portent à rechercher le monde : les honneurs, les richesses et les plaisirs. Vivez retiré, vous acquerrez l'honneur ; contentez-vous de ce que vous possédez, vous voilà devenu riche ; méprisez le monde, vous aurez atteint le vrai plaisir, qui est le calme.
    Chaque feuille d'un arbre vert est, aux yeux du sage, un feuillet du livre qui enseigne la connaissance du Créateur.
    Le corps de l'homme doit être considéré comme un fourreau dont l'âme est le sabre : c'est le sabre qui tranche, et non le fourreau.
    Ce qui distingue un homme d'esprit d'un sot, c'est qu'un sot se flatte lui-même, et qu'un homme d'esprit flatte les autres ; mais c'est sottise encore de flatter les autres : ce qu'on y gagne quelquefois ne vaut jamais ce qu'on y perd.
    Quatre choses ne doivent pas nous flatter : la familiarité des princes, les caresses des femmes, le rire de nos ennemis, et la chaleur de l'hiver, car ces quatre choses ne sont pas de durée.
    Qu'un aveugle amour ne vous fasse point mépriser le plus grand des périls.
    L'homme est la plus parfaite de toutes les créatures, et le chien une des plus viles : cependant le chien reconnaissant l'emporte sur l'homme ingrat.
    Le diamant tombé dans le fumier n'en est pas moins précieux, et la poussière que le vent élève jusqu'au ciel n'en est pas moins vile.

     

     

     


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  • [Nul besoin de présenter ici qui est Bouddha, qui continue à illuminer toute une grande partie de l’humanité. C’est toujours beau de s’abreuver à la source de la sagesse éternelle.]

     

     « Ne demeure pas dans le passé, ne rêve pas du futur, concentre ton esprit sur le moment présent.” 

     “Rester en colère, c'est comme saisir un charbon ardent avec l'intention de le jeter sur quelqu'un ; c'est vous qui vous brûlez.” 

     “Il y a plus de larmes versées sur la Terre qu'il n'y a d'eau dans l'océan.” 

     “Il n'existe rien de constant, si ce n'est le changement.” 

     “Celui qui est le maître de lui-même est plus grand que celui qui est le maître du monde.” 

     “On peut allumer des dizaines de bougies à partir d'une seule, sans en abréger la vie. On ne diminue pas le bonheur en le partageant.” 

     “Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.” 

     “Le monde est aveugle. Rares sont ceux qui voient.” 

     “Il y a quatre pensées illimitées : l'amour, la compassion, la joie et l'égalité d'âme.” 

     " Le bonheur n'est pas chose aisée. Il est très difficile de le trouver en nous, il est impossible de le trouver ailleurs. " 

     “Ayez de la compassion pour tous les êtres, riches et pauvres ; chacun a sa souffrance. Certains souffrent trop, d'autres trop peu.” 

     “Trois choses ne peuvent pas être longtemps cachées : le soleil, la lune et la vérité.” 

     "Levons-nous en étant reconnaissants, car si nous n’avons pas appris beaucoup aujourd'hui, nous en avons appris un peu. Et si nous ne tirons rien du peu que nous ayons appris, au moins nous sommes pas malades. Et si nous ne sommes pas malades, au moins nous ne sommes pas morts. Alors, soyez tous reconnaissants." 

     “Je ne vois jamais ce qui a été fait ; je ne vois que ce qu'il reste à faire “ 

     “Mettez-vous à la place des autres. Si vous y arrivez, vous ne serez plus capable de faire du mal à autrui.” 

     "Puisque la haine ne cessera jamais avec la haine, la haine cessera avec l'amour." 

     “Vivez comme si vous deviez mourir demain. Apprenez comme si vous deviez vivre toujours." 

     " La vie n'est pas un problème à résoudre, mais une vérité à expérimenter. " 

     "Vous ne serez pas puni pour votre colère, vous serez puni par votre colère." 

     “Toute conquête engendre la haine, car le vaincu demeure dans la misère. Celui qui se tient paisible, ayant abandonné toute idée de victoire ou de défaite, se maintient heureux.” 

     “Les nuages ne disparaissent pas, ils se transforment en pluie.” 

     "Il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c'est justement celles-là qui arrivent."

     "Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même." 

     "Entre le ciel et la terre, il n'y a qu'une demeure temporaire." 

     "Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire." 

    (citations tirées de www.demotivateur.fr)

     

     


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  • (citations tirées du site : proverbes-francais.fr)

    [La pensée des grands écrivains a toujours une profondeur fascinante, même s’ils restent des hommes avec leurs limites comme tout le monde, et l’on n’est pas obligé de partager tous leurs points de vue, mais au moins ils nous amènent à réfléchir]

    L'amour, dans les grandes âmes, c'est une estime céleste.
    Un père ne peut s'empêcher de craindre pour son fils.
    Hélas ! tout penseur semble avide d'épouvanter l'homme orphelin ! Le savant dit : Le ciel est vide. Le prêtre dit : L'enfer est plein.
    Le bonheur de vivre fait la gloire de mourir !
    Un nœud de fleurs se mêle aux fers qui nous enlacent.
    N'être jamais soi, faire illusion, c'est une fatigue.
    Les faux amis, ces nœuds qui deviennent couleuvres.
    Il y a cette différence entre le conquérant et le voleur : Le conquérant est un voleur illustre, et l'autre un voleur obscur.
    Le plus fort est celui qui tient sa force en bride.
    Ôter l'illusion à l'amour, c'est lui ôter l'aliment.
    Les morts sont les invisibles, mais ils ne sont pas les absents.
    L'amour, c'est d'abord un miroir où la femme coquette et belle aime à se voir.
    La porte de la vérité a deux clefs : l'une s'appelle l'étude, l'autre la souffrance.
    La vérité est comme le soleil, elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.
    L'amour, c'est la bêtise des hommes et l'esprit de Dieu.
    Le souvenir est voisin du remords.
    Faire rire, c'est faire oublier ; quel bienfaiteur sur la terre, qu'un distributeur d'oubli !
    L'amour a besoin de l'éternité pour son dévouement et ses espérances.
    Ce que l'amour commence ne peut être achevé que par Dieu.
    Confirmer ou réfuter les critiques, c'est la besogne du temps.
    Les malheureux sont ingrats ; cela fait partie de leur malheur.
    Les hommes sont ingrats, méchants, menteurs, jaloux : le crime est dans plusieurs, la vanité dans tous.
    La beauté de la mort, c'est la présence ; l'être pleuré est disparu, non parti.
    La mort est la plus grande des libertés.
    L’homme a l'amour pour aile, et pour joug le besoin.
    Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre.
    Ne soyez pas sorcier ; mais si vous l'êtes, faites-en votre métier.
    L'intolérance des tolérants existe, de même que la rage des modérés.
    Les opiniâtres sont les sublimes.
    La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste.
    Pour ceux dont le mal est l'idéal, l'opprobre est une auréole.
    Pour un hypocrite être démasqué est un échec, mais se démasquer est une victoire.
    L'hypocrite est l'épouvantable hermaphrodite du mal.
    Boire perpétuellement son imposture est une nausée.
    L'odieux de l'hypocrisie commence obscurément dans l'hypocrite.
    Rien n'égale la timidité de l'ignorance, si ce n'est sa témérité.
    On ne doit pas désunir ce que Dieu a uni ; on ne doit pas unir ce qu'il a désuni.
    L'hypocrite se confie à on ne sait quoi d'indifférent dans l'inconnu qui permet le mal.
    Le propre de l'hypocrisie, c'est d'être âpre à l'espérance.
    Tout solitaire devient un philosophe naturel.
    Un hypocrite est un patient dans la double acceptation du mot ; il calcule un triomphe et endure un supplice.
    L'argot est la langue de la misère.
    L'argot, c'est la langue des ténébreux.
    La paresse est mère : elle a un fils, le vol, et une fille, la faim.
    On meurt miné aussi bien que foudroyé.
    Si la nature s'appelle providence, la société doit s'appeler prévoyance.
    Le travail ne peut être une loi sans être un droit.
    L'art, c'est le relief du beau au-dessus du genre humain.
    La poésie est de toutes les choses humaines la plus voisine des choses divines.
    La rêverie est la vapeur de la pensée.
    L'œil ne voit bien Dieu qu'à travers les larmes.
    La suprême bassesse de la flatterie, c'est d'encourager l'ingratitude.
    L'odieux est la porte de sortie du ridicule.
    Dieu est l'auteur de la pièce ; Satan est le directeur du théâtre.
    L'homme trouve la raison en lui et la sagesse hors de lui.
    Aimer, c'est donner à autrui, par une sorte de pouvoir créateur, une existence supérieure.
    La bonhomie est le plus charmant des visages ou le plus hideux des masques.
    En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l'âme à l'âme.
    La volonté trouve, la liberté choisit : trouver et choisir, c'est penser.
    La solitude n'admet pas les nouveaux visages.
    Les larmes sont un don ; souvent les pleurs, après l'erreur et l'abandon, raniment nos forces brisées !
    La mort doit avoir un voile, la tombe doit avoir une pudeur.
    L'admiration des médiocres caractérise les envieux.
    Être riche n'est pas l'affaire ; toute l'affaire est de charmer.
    L'amour, c'est le creuset sublime où se fait la fusion de l'homme et de la femme.
    Un méchant peut donner un bon avis ; une chandelle pue, mais éclaire.
    Aider un bon garçon dans la peine, ça me botte.
    Une affection est une conviction.
    On n'est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi.
    Babil d'amoureux, caquetage de moineaux !
    Le sommeil de l'enfance s'achève en oubli.
    Toute la vie tient dans ces quatre mots : Chanter et rire, dormir, aimer !
    Limiter la pauvreté sans limiter la richesse.
    L'écrasement, c'est la peur des petits.
    L'arrogance froissée est tout de suite colère.

     

     

     


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