• Reflets du paradis

    Il est sans doute impossible ou au moins dangereux de regarder le soleil en face. Le paradis est peut-être trop fort pour notre regard sur cette terre, mais rien ne nous empêche de contempler ses reflets comme ceux de notre soleil levant qui enflamme soudain l'horizon devant nous.

  • Je repars de la conclusion de mon article précédent et je vais essayer maintenant de m’expliquer. Je disais, il y a deux jours : « Ce qui est sûr aussi c’est que l’autre sera pour moi toujours une sorte de surprise, comme moi-même je serai pour lui toujours imprévisible. Et c’est là que tout va se jouer, si la surprise de l’autre devient pour moi un enfer ou un paradis ou si moi-même je parviens à transformer l’enfer de l’autre ou son paradis en une nouvelle réalité qui va nous surprendre tous les deux… »

    La première vérité, bien évidente, c’est que l’autre m’échappera toujours quelque part, comme moi-même je lui échapperai. C’est en un sens une chance et une bénédiction, puisque jamais je ne pourrai enfermer ou posséder l’autre et jamais l’autre ne pourra faire de moi ce qu’il veut, même si l’homme est tellement tordu quelquefois qu’il essaye quand même de mettre l’autre dans sa propre prison. Mais d’un autre côté c’est aussi un défi continuel, une sorte de souffrance perpétuelle, parce que nous ne serons jamais définitivement tranquilles dans notre relation avec les autres. Et c’est certainement cela qui fait la beauté de la vie : imaginons que l’autre et moi-même soyons chaque jour toujours les mêmes ou toujours correspondants aux attentes du jour précédent, quel ennui et quelle monotonie cela serait !

    L’autre va donc être pour moi cette surprise qui va me faire sentir tout à coup en enfer ou au paradis. Et c’est là qu’intervient surtout, comme nous le disions plus tôt, la dimension de l’amitié ou de l’amour. Si cette surprise est désagréable, si j’ai donné à l’autre toute ma confiance et que je me sens tout à coup trahi, je vais certainement me sentir en enfer, ou au moins au purgatoire. Mais si l’autre, à qui je me suis donné de tout mon cœur, invente aujourd’hui, en pleine réciprocité, un nouveau cadeau de lui-même que je n’aurais jamais imaginé, où il touche les cordes de mon cœur les plus sensibles comme seul lui ou elle sait le faire, alors je vais me sentir emporté au paradis pour toujours… même si je m’apercevrai bien vite que nous sommes encore sur cette terre et que ce paradis est à réinventer chaque jour.

     

    Mais c’est ici qu’intervient un élément encore plus profond et plus beau. Ma relation avec l’autre n’est pas simplement l’addition de mon moi ajouté banalement à celui de l’autre, ce qui voudrait dire seulement : un plus un = deux. Je vais découvrir peu à peu que la relation à l’autre est elle-même un mystère qui nous dépasse tous les deux et qui nous empêche d’être en fin de compte conditionnés réciproquement par la liberté et la volonté de l’autre. Je peux en effet, de multiples manières, transformer la réaction de l’autre qui me semblait terrible au départ, en un nouveau paradis qui va faire se réjouir l’autre en même temps que moi-même. C’est l’expérience du pardon, par exemple, qui va m’unir à l’autre bien plus que nous étions unis au départ, car le ciel bleu est encore plus bleu et plus limpide après la tempête. La beauté de la vie est quelque part cette liberté infinie que j’ai au fond de moi-même de faire de toute relation un paradis… comme un enfer. C’est la grandeur de l’humanité tout entière qui dépasse de tellement loin tous nos petits calculs, nos pauvres peurs ou appréhensions, et qui nous ouvre chaque jour sur des horizons immenses que jamais la veille nous n’aurions imaginés. Mais ce qui est sûr c’est que l’autre sera toujours un passage obligé vers ces nouveaux horizons, passage parfois tellement étroit, mais en même temps libération totale de ce moi qui pourrait être en réalité bien plus dangereux que l’autre ne peut l’être pour moi-même. De quoi vraiment avoir le vertige, mais un beau vertige !


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  • Oui, nous sommes bien dans la rubrique « Reflets du paradis ». Et comment m’est-il venu l’idée de donner ce titre qui est bien connu comme une des citations les plus fameuses de Jean-Paul Sartre ?

    Je vais commencer par citer Jean-Paul Sartre lui-même, qui a été si souvent mal compris à cause de cette phrase. Voilà ce qu’il a dit un jour, en la commentant :

    « ‘L'enfer c'est les autres’ a été toujours mal compris. On a cru que je voulais dire par là que nos rapports avec les autres étaient toujours empoisonnés, que c'était toujours des rapports infernaux. Or, c'est tout autre chose que je veux dire. Je veux dire que si les rapports avec autrui sont tordus, viciés, alors l'autre ne peut être que l'enfer. Pourquoi? Parce que les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes. Quand nous pensons sur nous, quand nous essayons de nous connaître, au fond nous usons des connaissances que les autres ont déjà sur nous, nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont — nous ont donnés — de nous juger. Quoi que je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans. Quoi que je sente de moi, le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui et alors, en effet, je suis en enfer. »

    Tout cela est extrêmement intéressant et fait réfléchir. Je vais retenir surtout cette phrase de Sartre qui me plaît : « Les autres sont, au fond, ce qu'il y a de plus important en nous-mêmes, pour notre propre connaissance de nous-mêmes… » Cela rejoint beaucoup d’idées de notre blog sur l’interdépendance entre les hommes. Sans prétendre faire de la philosophie en quelques pauvres lignes de l’article d’un blog, je me permets seulement de regretter que Sartre s’arrête ici au domaine de la connaissance et du jugement.

    Je crois qu’il y a une réalité dans la relation entre nous, entre moi et les autres, qui va bien au-delà de la connaissance et du jugement, c’est celle qui touche à l’amitié et à l’amour. Et c’est là surtout que l’autre peut être pour moi un enfer, un purgatoire ou un paradis. Ce qui est sûr, c’est que l’autre ne me sera jamais indifférent. Car l’autre est une sorte de miroir dans lequel je me reflète, une part de moi que j’ai donnée et qui s’en va sans me demander mon avis, comme moi je suis aussi une part de l’autre qu’il m’a donnée ou que j’ai volée et dont je fais à mon tour sans doute tout autre chose que ce que l’autre aurait pu attendre.

     

    Ce qui est sûr aussi c’est que l’autre sera pour moi toujours une sorte de surprise, comme moi-même je serai pour lui toujours imprévisible. Et c’est là que tout va se jouer, si la surprise de l’autre devient pour moi un enfer ou un paradis ou si moi-même je parviens à transformer l’enfer de l’autre ou son paradis en une nouvelle réalité qui va nous surprendre tous les deux… Mais je crois que je vais m’arrêter pour aujourd’hui et continuer bientôt… dans mon prochain article ! 


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  • Je crois qu’au cours de la longue histoire de l’humanité, l’homme a rarement trouvé l’équilibre dans sa relation avec Dieu. Ou bien trop timide, ou bien trop téméraire, quand il ne devient pas complètement indifférent ou hostile, cela n’a jamais été bien facile.

    Et pourtant nous sommes faits à l’image de Dieu. Nous sommes une goutte de divin, faite pour être Dieu en Dieu et avec lui et nous passons le plus souvent à côté. D’où vient le malentendu ? Où avons-nous fait fausse route ?

    La fausse route vient d’abord d’une compréhension complètement erronée que nous-mêmes nous faisons de Dieu, comme si ce Dieu était un concurrent au niveau duquel nous voulons nous placer. Vouloir dominer le bien et le mal, comme Adam et Eve, en pensant que c’est l’attribut de Dieu dont nous sommes en quelque sorte jaloux. Vouloir monter aussi haut que lui, comme les habitants de Babel, et c’est encore une histoire de jalousie.

    Mais quel aveuglement d’être jaloux de soi-même, car Dieu est en nous plus intime à nous-mêmes que notre propre moi, alors pourquoi le considérer comme un concurrent ?

    Ou bien l’homme tombe alors dans l’excès inverse : Dieu est de toute façon inaccessible, alors il est inutile d’essayer de l’approcher. Quel manque d’intelligence ici encore, lorsqu’on voit que c’est Dieu lui-même qui a tout fait pour s’approcher de nous !

    Mais une des grandes erreurs est encore la compréhension de ce que nous appelons :  être à l’image de Dieu. La tentation est forte en chacun de nous de nous dire : je suis homme, donc je suis à l’image de Dieu et l’on se retrouve bientôt sur le même plan qu’Adam et Eve ou que les habitants de Babel. Un orgueil mal placé va encore tout gâcher.

    C’est qu’en réalité ce n’est pas moi tout seul qui suis à l’image de Dieu, mais c’est l’homme tout entier, l’humanité tout entière lorsqu’elle accepte de vivre en son sein les mêmes relations d’amour réciproque que les personnes de la Trinité. Car nous oublions bien vite qu’en Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit ne s’amusent jamais à être chacun Dieu tout seul dans son coin. On ne peut à aucun instant les séparer l’un de l’autre et de cet amour qui les unit.

     

    Lorsque nous commençons à nous aimer comme Jésus nous l’a demandé, à l’image de Dieu Trinité, alors voilà que ce Dieu vient habiter en nous et voilà que cette goutte de divin en nous reprend toute sa force, car elle est de nouveau branchée à la source qui lui a donné la vie. Alors, sans fausse modestie, nous pouvons accepter de croire que nous pouvons « être Dieu » en Dieu et avec lui, tout en gardant notre limite de créature. Dieu par participation et grâce à son amour infini. Et ce n’est pas pour un moindre cadeau que Jésus est venu sur terre et a donné sa vie pour nous. L’humanité a encore de beaux jours devant elle si elle apprend finalement la leçon !


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  • Dans notre rubrique « Des mots pour de bon », nous avons choisi au début du mois de mai des citations de Khalil Gebran. Je ne sais pas si vous avez pris le temps de les lire et de les relire comme moi. Je voudrais revenir sur quelques-unes de ces phrases admirables qui vous changent la vie, si on les prend au sérieux.

    Je sais bien que Khalil Gebran est tellement plus grand que ces quelques mots rassemblés ici et là, et qu’il n’est pas facile de condenser le génie et l’âme de ce grand Libanais en une pauvre page de blog. Mais je sens au fond de moi un immense devoir de reconnaissance, à travers Gebran, à tout ce que le Liban m’a donné depuis déjà plus de 46 ans.

     « L'Âme est la fille de l'Amour et de la Beauté. »

    Voilà trois mots-clés de notre poète, sur lesquels on pourrait passer des heures à se laisser bercer. Synthèse de Gebran, mais aussi synthèse du Liban tout entier. J’ai toujours été fasciné par l’âme ou l’Ame que j’ai trouvée au Liban et en chaque libanais et en même temps par l’amour et la beauté, qui ne manquent évidemment pas aux autres peuples, mais qui ont ici un attrait mystérieux qui vous enveloppe tout entier, qui vous entraine là où l’humanité et la divinité tendent à ne faire plus qu’un. Ame incarnée dans la beauté d’un amour profond qui vous marque pour toujours.

    « Vos enfants ne sont pas vos enfants : ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie. »

    Le Liban est d’abord une grande famille, où personne n’est indifférent à l’autre, où les liens sociaux sont tellement finement tissés dans tous les sens qu’ils risquent parfois de vous étouffer. C’est le problème de tout humain sur cette terre, qui détourne pour son propre égoïsme les plus beaux cadeaux que la vie lui a faite. Et c’est pour ne pas tomber dans ce piège que Gebran nous invite à élever nos relations à cet « appel de la Vie à la Vie ». C’est là que l’amour retrouve sa pureté originale qui vous libère au lieu de vous enchaîner. Leçon éternelle de vie et de Vie !

    « Hier n'est que le souvenir d'aujourd'hui, et demain est son rêve. »
    « La vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier. »

    « La vie ne revient jamais en arrière ni ne s'attarde avec hier.

    « Qu'aujourd’hui étreigne le passé dans le souvenir, et le futur dans le désir. »
    « Le temps est comme l'amour : indivisible et sans repos. »

    Quelle sagesse dans ces quelques mots, quel amour pour le temps, quelle vision à la fois réaliste et positive, dynamique et optimiste ! Car le temps, la vie et l’amour n’y forment qu’un et l’homme n’y est donc plus divisé et déchiré entre des moments qu’il n’arrive plus à recoller, mais libéré par ce temps qui le porte en avant comme les vagues de la mer !

    « Que veut dire travailler avec amour ? C'est tisser une étoffe avec un fil tiré de votre cœur, comme si votre bien-aimé devait porter un jour cette étoffe.
    Travailler avec amour, c'est insuffler dans toutes les choses que vous fabriquez l'essence de votre esprit.
    Travailler avec amour, c'est semer le grain avec tendresse et récolter la moisson dans la joie.
    Travailler avec amour, c'est bâtir une maison avec affection comme si votre bien-aimé devait y résider.
    Aimer la vie par le labeur est devenir intime avec le plus profond secret de la vie. »

    Qu’il est beau cet amour qui est puisé au « plus profond secret de la vie » ! Car avant d’être recherché dans l’autre comme un trésor qui souvent nous échappe, l’amour est d’abord ce secret que chaque homme et chaque femme portent au fond d’eux-mêmes et qui donne une saveur extraordinaire à tous les gestes de la vie quotidienne !

    « Dans la tendresse de l'amitié qu'il y ait le rire et le partage des plaisirs, car dans la rosée de menues choses, le cœur trouve son matin et sa fraîcheur.
    Donnez à votre ami le meilleur de vous-même.
    Venez toujours voir votre ami avec des heures à faire vivre, car un ami est là pour remplir vos besoins, et non votre néant.
    En amitié, toutes les pensées, tous les désirs, toutes les attentes naissent et sont partagés sans mots.
    Quand votre ami est silencieux votre cœur ne cesse d'écouter son cœur.
    Un ami est le champ que vous semez avec amour et moissonnez avec reconnaissance.
    Votre ami est votre besoin qui a trouvé une réponse. »

    L’amitié est déjà le premier visage de l’amour partagé. L’amitié comme je l’ai trouvée au Liban est un trésor de « tendresse », de « fraîcheur » et de réciprocité, comme un miracle de la nature qui part justement d’une semence mais qui grandit dans des partages et des échanges qui font « vivre » du fond du « cœur ».

    « L'amour est ce jour si vaste que nulle plume ne saurait le décrire. »
    « L'amour c'est mon père, et l'amour c'est ma mère. »
    « Le premier baiser, c'est la première goutte bue dans la coupe remplie du nectar de la vie. »
    « Le premier regard, c'est la première note magique jouée sur la corde d'argent de notre cœur. »

    Oui, chez Khalil Gebran, l’amour ou l’Amour est présent partout avec toutes ses nuances, ses pièges et ses souffrances. C’est le cœur du trésor de la vie. Un amour libérateur et en même temps tellement incarné, par toutes les expressions qui font vibrer nos cœurs attentifs. Un rêve devenu réalité tout en restant un rêve : le comble du sens de l’humanité !

    Mais je voudrais finir ici mes brèves réflexions par une découverte extraordinaire que j’ai retrouvée chez Khalil Gebran. Notre ami est une des rares personnes qui ait compris que la joie et la souffrance ne sont pas contradictoires. Alors que la mentalité ordinaire nous fait croire qu’il faut s’échapper bien loin de la souffrance pour trouver la joie ou le bonheur, Khalil Gebran sait que la véritable joie fleurit là où la souffrance a abondé. Secret mystérieux dont seuls les génies et les saints ont sans doute compris la grandeur, et qui donne évidemment un sens extraordinaire à chaque moment de douleur et de joie sur cette terre. Car la souffrance n’est pas la fin de la joie, mais le vide qui prépare le jaillissement de cette joie, comme la mort est seulement une préparation à la résurrection :

    « Quand vous êtes joyeux, regardez profondément en votre cœur et vous trouverez que seul ce qui vous a rendu triste vous apporte la joie : Et quand vous êtes plein de tristesse, regardez de nouveau en votre cœur, et vous verrez qu'en vérité vous pleurez ce qui fut votre délice.
    Plus la tristesse évide l'intérieur de votre être, plus vous pouvez contenir de la joie.
    Le puits même d'où fusent vos rires fut souvent rempli de vos larmes. »
    « Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie. »







     

     





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  • Oui, c’est ce qu’on m’a appris quand j’étais petit, que l’homme a été créé à l’image de Dieu. J’avoue que je n’ai pas bien compris tout au long de ma vie ce que cela pouvait signifier exactement. Certainement que nous ne sommes pas comme les plantes ou les animaux. Il y a en nous une âme, une réalité vivante et mystérieuse, une goutte de divin qui fait de nous des êtres exceptionnels, appelés justement à dominer le monde puisque nous sommes quelque part comme Dieu.

    Et j’ai toujours pensé naïvement que c’est un grand honneur de pouvoir être chacun comme Dieu, supérieur à toute la création. Bien sûr que je ne suis pas digne d’un tel honneur, mais, avec une vraie ou une fausse humilité, je dois reconnaître que je suis vraiment spécial, au-delà de tous mes défauts et de toutes mes limites. De toute éternité Dieu a pensé à moi à son image et m’a voulu ainsi, pourquoi ne devrais-je pas accepter toute sa bonté ?

    Mais le problème dans tout cela, c’est que je n’avais pas bien considéré qui était Dieu et comment il était. Je savais bien que Dieu est amour, grand mot un peu mystérieux. J’avais bien appris qu’il est un en trois personnes, comme nous l’a révélé Jésus. Mais je ne comprenais pas encore.

     

    Jusqu’au jour où tout s’est illuminé pour moi, lorsque j’ai compris que c’est l’homme qui est à l’image de Dieu, ou plutôt l’Homme, c’est-à-dire toute l’humanité. C’est tout l’homme qui est un reflet du paradis sur la terre, comme nous le dit notre rubrique, et pas moi tout seul. Je sais bien que je suis un homme. Mais chaque homme tout seul ne peut pas se prétendre à l’image de Dieu. C’est lorsque les hommes s’aiment entre eux qu’ils sont véritablement à l’image de ce Dieu amour. Sinon ils ne sont qu’une bien vilaine caricature de l’amour de Dieu, ces hommes qui se haïssent, se font la guerre ou simplement qui vivent chacun pour soi, indifférents à tout ce qui se passe chez leur voisin. L’individualisme régnant dans notre monde occidental nous a fait perdre complètement le nord, la direction de la bonne étoile. Et la bonne étoile, c’est que nous nous aimions les uns les autres en pleine réciprocité : alors seulement on pourra contempler l’image de Dieu toute lumineuse qu’il a semée en nous…


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