• Reflets du paradis

    Il est sans doute impossible ou au moins dangereux de regarder le soleil en face. Le paradis est peut-être trop fort pour notre regard sur cette terre, mais rien ne nous empêche de contempler ses reflets comme ceux de notre soleil levant qui enflamme soudain l'horizon devant nous.

  • Regardez cette phrase horrible qui vient de me tomber sous les yeux sur Facebook, et en plus elle est prise d’un site qui s’appelle « Au fil de la raison !!! » : « Le temps est un juge impitoyable. Tôt ou tard il remet chacun à sa place. »

    Tout est de travers dans cette phrase. On se demande quelle conception de la vie et de l’univers peut bien avoir l’auteur d’une phrase pareille. D’abord le temps qui semble comme un monstre anonyme sans pitié, alors que le temps est justement ce qui nous donne chaque jour la possibilité de dépasser les heures passées, d’inventer un nouveau présent, de nous jeter dans un nouvel espoir pour l’avenir, même si nous venons de traverser une période difficile.

    Et puis quelle idée en même temps de la justice : « un juge impitoyable ! » Mais la justice n’est-elle pas là justement pour rééquilibrer ce qui ne va pas, pour défendre les faibles contre toutes sortes d’injustices, pour empêcher le mal de faire ce qu’il veut ? La justice n’est-elle pas le dernier rempart contre la loi de la jungle qui essaye souvent de dominer le monde ?

    Et ce « tôt ou tard » qui ajoute encore un élément effroyable à tout notre cauchemar : ce juge impitoyable est là qui attend de nous sauter dessus, qui fait semblant pour quelque temps de nous laisser tranquilles mais qui, finalement, nous attend au tournant et, un jour ou l’autre, nous écrasera à notre tour.

    « Il remet chacun à sa place ». Là c’est le comble ! Déjà ce « chacun » semble donner l’idée que chacun de nous est tout seul perdu dans un univers hostile auquel il ne peut échapper, chacun dans son coin, sans aucune possibilité de vivre la solidarité avec d’autres hommes, qui est si souvent la solution à tous les problèmes.

    Mais je voudrais surtout ici essayer de comprendre ce que notre ami appelle « sa place » ! Apparemment chacun est condamné à une toute petite place étroite de laquelle il essaye de s’échapper, probablement en prenant un peu de la place des autres, pour se sentir plus à l’aise. Mais à la fin il ne lui reste qu’à se résigner : il est né à sa place, sa pauvre place, et quoi qu’il fasse, il tournera en rond toute sa vie dans cette place qui n’est pour lui qu’une sorte de prison dont il ne pourra jamais sortir.

    C’est pour cela que j’écris aujourd’hui ces quelques lignes dans ma rubrique « Reflets du paradis ». C’est seulement en partant du paradis que je pourrai comprendre quelque chose qui me fasse un peu ou beaucoup respirer. Chacun de nous a été créé par Dieu comme une goutte de divin, une parole dans la Parole, qui a été envoyée tout à coup en mission sur la terre. Nous sommes donc, toute notre vie ici-bas, en train de nous battre et de nous débattre pour faire fructifier les talents que nous avons reçus à notre naissance, pour participer nous aussi à la création ou à la restauration du monde avec tous nos compagnons de voyage.

    Notre voyage n’est certainement pas facile, mais tellement beau quand nous avons découvert son secret. Car notre « place » existe bien, c’est le dessein d’amour de Dieu sur chacun d’entre nous, qui s’harmonise en même temps avec le dessein d’amour de Dieu sur toutes les personnes que nous rencontrons en chemin. Et notre « place » n’est pas une prison sordide qui nous est imposée, mais une aventure à couper le souffle, pleine de nouvelles découvertes chaque jour. Notre place grandit avec nous au fil des jours, elle s’élargit sur la place des autres et devient à la fois ma place et notre place à tous, que nous n’avons ni à défendre ni à sauver, mais à développer par amour. Et quand notre séjour sur terre finira, quelle joie de retourner au ciel d’où nous sommes partis et de redécouvrir la joie de cette place merveilleuse qui nous attend pour toujours au paradis comme dans une immense symphonie d’amour où toutes les places de chacun ne cessent de s’ouvrir l’une à l’autre pour un concert merveilleux qui se renouvelle et se répète en même temps comme un magnifique et surprenant cadeau…

     


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    « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. » (Mt 4,16)

    16 juillet 2021 : cette nuit, je n’arrive pas à dormir. Le Liban, ce pays merveilleux qui m’a accueilli il y a 50 ans, qui m’a donné sa vie de tout son cœur avant qu’à mon tour j’apprenne à lui donner la mienne, est en pleines ténèbres, au bord d’un gouffre noir qui semblerait prêt à l’engloutir.

    Et pourtant je n’arrive pas à être pessimiste. Je ne peux pas oublier ces images de la Nativité de Jésus où la lumière brille encore plus quand elle se dégage au milieu de la nuit noire qui l’enveloppe.

    16 juillet 1949 : Chiara et Foco, les deux premiers cofondateurs du Mouvement des Focolari, ont vu une grande lumière dans la montagne et surtout dans leur cœur et ils n’ont pas pu s’empêcher de la communiquer tout de suite à ceux qui étaient auprès d’eux. Et cette lumière s’est répandue comme une contagion positive dans le monde entier et elle a atteint des millions de personnes en transformant tout sur son passage.

    16 juillet 2021 : je reviens à notre pauvre et cher Liban. Ce n’est pas possible qu’il meure comme ça sans qu’on ne puisse rien faire. Non, la vie gagne toujours à la fin. La vie et la lumière sont toujours ce qui reste après les ténèbres et la mort. Car la mort ne sera jamais qu’un passage et la vie restera toujours la vie et la lumière la lumière. L’hiver qui enveloppe la nature est toujours les prémices d’un nouveau printemps…

     

    Alors que faire ce matin ? Me retrouver avec mes amis, avec mes frères et sœurs du Liban et en même temps de tout le Moyen Orient et faire un pacte solennel entre nous. Celui de ne pas nous laisser impressionner par ces ténèbres, aussi grandes soient-elles. Celui de continuer à croire à la vie jusqu’au bout. Car si la vie n’existait pas, nous ne serions pas là aujourd’hui à vivre entre nous et autour de nous cet amour réciproque qui est tout ce qui nous reste en fin de compte. Et nous accrocher ensemble de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces à cette lumière qui nous attire. Même si c’est au milieu des larmes. Même si nous sommes blessés, découragés, fatigués au plus profond de nous-mêmes. Car il y a au plus profond de ce profond de nous-mêmes une lumière qui brille et qui ne peut pas s’éteindre et qui est la seule qui continuera à guider le monde et à vivre pour l’éternité.


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  • Oui, elle est là, elle est toujours là, je ne sais pas comment elle fait, mais elle ne me quitte jamais. « Elle », c’est la vie. Et Lui aussi, Il est là, plus que jamais et il me quitte encore moins. « Il », c’est Celui qui m’a donné cette vie et qui continue à la faire renaître en moi à chacune de mes respirations, c’est ce Dieu qui se cache et qui se révèle en même temps au cœur de cette vie qu’il fait déborder sur nous…

    Mais commençons par la vie. Je crois que je n’ai jamais été autant amoureux de la vie que ces derniers temps. Cela pourrait sembler illogique, parce que je devrais avoir l’impression que ma vie a commencé à décliner. Même si je suis en bonne santé, je n’ai évidemment plus l’énergie que j’avais à l’âge de 20 ans. Souvent le matin je me réveille un peu lourd, avec des pensées un peu noires avec tout ce qui se passe en moi et autour de moi. Cela fait bien longtemps que je ne me suis plus senti complètement reposé, frais et dispos à mon réveil. Et j’imagine que, de ce point de vue-là, ce sera de pire en pire…

     Mais cela fait un moment aussi que j’ai appris à distinguer entre mes forces qui diminuent et cette vie dynamique qui coule en moi. Mes forces, mes énergies plus ou moins vacillantes, ne sont que le cadre de ma vie. Tandis que ma vie, c’est ce miracle qui renaît en moi à chaque instant et qui ne diminue jamais. Ce miracle qui a commencé quand j’ai été conçu dans le sein de ma mère, quand je suis venu au monde, quand j’ai fait mes premiers pas et que j’ai réussi à prononcer mes premiers mots. Ce miracle qui m’a fait comprendre confusément au départ, puis de manière de plus en plus claire, que moi j’étais moi, et personne d’autre, mais justement parce que j’étais en relation avec des milliers et des millions d’autres « moi » qui, eux aussi, avaient reçu un jour cet immense cadeau d’exister.

    Alors je me suis mis à remercier la vie d’avoir pensé à moi. Je me suis mis à goûter la vie plus que jamais, à l’écouter, à la sentir, à me laisser surprendre chaque jour par ses nouveautés. Et ce sentiment est devenu tellement fort qu’à la limite ce n’est même plus tellement important si je suis dans un moment de joie ou de souffrance. Car c’est évidemment tellement beau de goûter aux joies de la vie, mais les souffrances de la vie sont aussi la preuve que je vis et que j’existe. Et quand ces souffrances sont dues la plupart du temps au mal qui tombe sur les personnes qui me sont chères, je comprends chaque jour un peu plus que la souffrance est seulement une occasion de donner ma vie pour ceux que j’aime. Avec cet autre miracle que la vie donnée au cœur de la souffrance porte encore plus de fruits et finalement de bonheur que lorsque tout semble aller bien.

    Mais c’est alors que, derrière cette vie, je me tourne vers le magicien qui a inventé tout ça. Oui, bien sûr, comme tout le monde, je préférerais ne pas avoir tellement à souffrir. Mais j’ai eu la chance de rencontrer des personnes merveilleuses qui m’ont fait découvrir que ce magicien était le premier à avoir transformé la souffrance en amour. Alors j’ai essayé de le suivre. Et j’ai vu que le miracle ne s’arrête plus. Il ne s’agit même plus de réflexions ou de croyance, il s’agit d’une expérience qui se fraye un passage chaque jour plus clair au cœur de notre être. Il y a Quelqu’un là-haut, mais d’un là-haut qui est en fait si près, qui est en même temps ici-bas, Quelqu’un qui m’aime tellement qu’il a pensé à moi et qu’il m’a donné pour toujours le cadeau de la vie, le cadeau de sa vie. Ce serait déjà génial si je vivais dans mon coin en relation avec cette source étonnante. Mais voilà qu’il m’a mis en relation avec tous ces autres qui ont eu la même chance inouïe que moi. Et l’immense surprise a été de me rendre compte que plus je partageais ma vie avec ces autres compagnons de voyage sur terre et plus cette vie devenait explosive, lumineuse, pleine d’amour et d’ardeur. Et tous ensemble nous avons commencé à saisir que cette vie qui brûle dans nos cœurs et dans nos esprits est la vie même de Dieu qui brûle au cœur de la Trinité entre le Père et le Fils dans l’Esprit. Et que plus la vie passe, en se renouvelant en même temps, et plus nous nous dirigeons vers la source de ce feu qui va un jour nous accueillir pour l’éternité dans une joie, une paix et un bonheur que nous avons encore beaucoup de peine à imaginer. Alors, bien sûr, tout le reste devient maintenant secondaire, mais d’un secondaire qui peut être en même temps mille occasions de nous exercer déjà sur cette terre à cette réciprocité d’amour qui nous attend bientôt au paradis…


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  • Oui, « vivre l’autre » : c’est une expression extraordinaire inventée par Chiara Lubich. Pourquoi extraordinaire ? Simplement parce que normalement on ne « vit » pas quelque chose ou quelqu’un. On vit et c’est tout. On vit bien ou on vit mal. On vit longtemps ou non, dans tel ou tel pays. On peut utiliser quelques expressions comme vivre un moment difficile, un rêve ou un cauchemar, mais vous pouvez chercher sur Google, au moins en français, et vous ne trouverez pas « vivre l’autre ».

    Pourquoi cela ? Parce que la vie ne dépend jamais de nous. Nous la recevons de Dieu, nous pouvons en prendre soin, nous pouvons la donner aux autres, mais nous ne pouvons jamais la posséder. Dieu lui-même n’a pas avec la vie un lien de possession. Lui est la vie et la vie qui se donne et la vie qui est source de toute vie dans l’univers, la vie qui nous fait vivre. Et Chiara utilise déjà cette expression merveilleuse qui nous dit que la Parole de Dieu nous vit. Dans le sens qu’elle nous donne la vie et nous transforme en même temps. On peut donc dire que Dieu nous vit car il est le souffle qui nous crée, qui nous fait exister et qui nous soutient tout au long de notre existence par son amour immense.

    Mais si Dieu me vit et vit chacun de mes frères, qui suis-je, pauvre de moi, pour penser à mon tour « vivre l’autre » ? Est-ce la tentation de posséder la vie de l’autre comme le fait le diable justement, par lequel on dit qu’un homme peut être possédé. Pauvre piège horrible. Mais alors sommes-nous destinés à vivre les uns auprès des autres sans pratiquement nous toucher, sans réellement pénétrer dans l’esprit et le cœur de l’autre ? Ceci expliquerait pourquoi l’amour entre les hommes finit si souvent de travers, comme si cet amour était impossible ?

    C’est là qu’intervient le dessein d’amour de Dieu sur l’humanité. Dieu a envoyé son Fils pour nous faire découvrir qu’en Lui, mais en Lui seulement, nous pouvons vraiment pénétrer le cœur de l’autre et réciproquement. Car en Dieu notre regard et notre cœur changent. Nous ne risquons plus de vouloir entrer en l’autre pour le posséder. Nous sentons la vie de Dieu en nous qui nous envahit et cette flamme d’amour divin qui ne veut que le bien de l’autre. Nous vivons alors pour l’autre, pour que l’autre soit heureux, pour que l’autre respire et soit libre, nous commençons à « vivre l’autre » comme Dieu le vit. C’est certainement la plus belle expérience que l’on puisse faire sur cette terre, en attendant le paradis.

    Et quand cet amour en nous est assez pur à la fois et assez contagieux pour que l’autre à son tour soit pris dans cette dynamique qui accueille l’autre et se donne à lui comme le Père et le Fils à l’intérieur de la Trinité, dans l’Esprit, voilà que naît la réciprocité. Je vis l’autre et je me laisse vivre par Lui. Car c’est Jésus en moi qui me permet d’accueillir Jésus dans l’autre et de me donner à Lui. Expérience magique que l’on apprend d’abord à deviner, puis à goûter, en se trompant souvent au départ, car le monde ne connaît pas cette joie divine de l’accueil et du don en Jésus. Mais une fois que nous y sommes, nous ne pouvons plus revenir en arrière. Nous avons déjà un pied au ciel tout en continuant notre voyage sur cette terre. Cela vaut la peine d’essayer et de passer le reste de sa vie à un idéal pareil, tellement encore inconnu de la plupart des gens, car la vie de l’Evangile en est encore à ses débuts sur la terre…


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  • « Plus on partage, plus on possède. Voilà le miracle. » C’est une phrase que je viens de découvrir sur Facebook et qui m’a beaucoup gêné. Elle part d’une bonne intention : dans ce monde où règne l’égoïsme, apprendre à partager nous libère de nous-mêmes, nous ouvre sur les autres et nous y gagnons certainement à la fin, à la fois au niveau matériel et surtout dans la beauté des relations humaines de communion et de solidarité, et c’est en effet un vrai miracle par rapport à la mentalité courante.

    Mais dire que le miracle, c’est de posséder, je pense qu’il y a un grand malentendu et une contradiction dans les termes de cette phrase. Le Dieu des béatitudes va nous aider à nous remettre sur le juste chemin. Nous avons été créés pour être un don les uns pour les autres, c’est la loi du ciel et celle de tous ceux qui ont découvert un jour dans leur vie qu’il n’y a rien de plus beau que d’essayer de vivre « sur la terre comme au ciel. »

    C’est aussi une loi de la nature. Les plantes, les arbres reçoivent la vie pour la redonner, jamais pour la posséder. Le cœur qui bat en nous et qui continue à partager le sang dans nos veines en nous permettant ainsi de continuer à vivre, n’imaginerait jamais un instant qu’il pourrait « posséder » ce sang qu’il distribue et qui lui revient sans cesse : ce serait arrêter brutalement la vie et provoquer une mort subite.

    Alors où est le miracle ? C’est toujours à l’image des relations trinitaires entre le Père et le Fils dans l’Esprit : accueillir et donner ou se donner. Quand je partage, c’est d’abord que j’ai reçu, que j’ai accueilli une vie ou des biens qui m’ont été généreusement donnés. Puis cette vie et ces biens, j’ai senti au fond de moi qu’ils étaient là pour être partagés de nouveau avec les autres. Me voilà donc entré dans la dynamique de la communion trinitaire où la vie ne meurt jamais car elle se donne sans cesse, pour se recevoir de nouveau et se redonner.

    Bien sûr que j’exagère. Bien sûr que concrètement je vais devoir « posséder » des biens pour construire ma vie, mon avenir, ma famille. Mais comprenons-nous. Si je garde ces biens pour moi, c’est pour en faire profiter les autres, pas pour me renfermer égoïstement sur mes possessions qu’en fait je n’aurai jamais. Car je ne possède même pas ma vie, ma santé, mon intelligence, mes talents, ma famille : ce sont tous des cadeaux que j’ai reçus pour les partager, pour semer l’amour autour de moi.

    Le jour où nous sommes convaincus que Dieu le premier n’a pas avec la vie, avec la création, l’univers ou chacun de nous, un rapport de possesseur, mais un rapport de source qui donne la vie et qui continue à l’alimenter pour toujours, tout change. Nous ne cherchons plus à « posséder », mais à orienter cette vie qui nous arrive chaque fois comme un don gratuit à partager. Alors bien sûr que partager crée des miracles. Car plus nous partageons plus les autres en font de même avec nous, et plus nous recevons continuellement en retour, et nous faisons alors l’expérience de la providence ou du centuple de l’Evangile qui nous surprend toujours. Et notre esprit devient toujours plus libre, car nous n’avons plus peur qu’on vienne nous prendre ou nous voler nos biens, puisqu’ils sont faits justement pour être partagés. Vision évidemment trop belle pour être réalisée concrètement tous les jours dans notre monde qui pense en général à prendre au lieu de donner. Vivre pour partager sera toujours pour chacun de nous une bataille. Mais quand nous sommes plusieurs avec cet idéal à vivre entre nous et autour de nous, rien n’est impossible : c’est la dynamique de communion des premiers chrétiens qui a envahi le monde, qui s’est peut-être souvent affaiblie en route, mais qui est toujours bien présente comme le feu sous la cendre qui ne demande qu’un petit effort pour brûler de nouveau.

     


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