• Perles de la Parole

    Ta parole, ma parole...sa parole contre la mienne. Les paroles souvent nous divisent et nous servent à critiquer ou condamner. Mais avons-nous vraiment essayé d'écouter ces Paroles de vie auxquelles nous pouvons nous abreuver chaque jour et qui sont capables de tout transformer sur leur passage?

  • « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive. » (Mc 8,34) (cf. Mt 16,24 : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »)

    On ne peut évidemment pas imaginer de déclaration qui aille plus à contre-courant de la mentalité ordinaire. Cette petite phrase est de la même dimension que tout le sermon des béatitudes. Elle révolutionne complètement notre vie. Elle est d’une logique qui nous échappe au départ et qu’on ne pourra comprendre qu’en la mettant en pratique. Ce qu’il y a d’extraordinaire dans l’Evangile, c’est qu’on peut toujours essayer de le mettre en pratique et qu’on peut donc vérifier si ce que Jésus nous dit est vrai ou non. Et heureusement que nous avons devant nous des témoins de l’Evangile qui nous ont frayé le chemin et qui sont parvenus au but par cette méthode apparemment si étrange, preuve que la révolution de l’Evangile n’est pas une utopie.

    Mais je voudrais faire ici une considération à laquelle on oublie en général de penser, quand on lit cette fameuse déclaration de Jésus. Si on prenait cette phrase à la lettre, elle serait absolument impossible à vivre. Car Dieu nous demande d’un côté de nous arrêter (renoncer à soi-même) et de porter notre croix (qui devrait normalement nous écraser complètement de son poids, si c’est une vraie croix) et il nous demande de marcher à sa suite, de le suivre. Comment faire ? C’est qu’en réalité Jésus nous demande seulement de faire le premier pas vers lui, d’avoir l’intention de porter notre croix et en même temps la sienne. Mais la vérité, c’est que lui-même va porter tout de suite cette croix avec nous et nous allons la trouver soudain si légère que vraiment nous pourrons le suivre. Là est le secret de son amour. Renoncer à nous-mêmes pas pour nous arrêter de faire ou de vivre ce que nous faisons et ce que nous vivons, mais pour tout orienter vers lui. Car c’est en nous repliant sur nous-mêmes que nous risquons en fait de nous arrêter au lieu de le suivre. Et c’est en refusant notre croix que nous allons perdre notre chemin et ne plus savoir où trouver la route qui nous mène à lui.

     

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 16 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2015]

    « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (Mc 8,33) (cf. Mt 16,23 : « Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes . »)

    Jésus n’a évidemment rien contre les hommes, puisqu’il est venu donner sa vie pour eux. Ce qu’il dit ici de manière un peu provocante, c’est que les hommes qui se mettent à penser tout seuls, sans Dieu, courent le risque de se perdre complètement en chemin. Il nous faut redoubler d’attention si nous ne voulons pas tomber dans ce piège. Car on peut être rempli de bonne volonté et même d’amour pour les autres et avoir en même temps un esprit qui pense tout seul et qui pense n’importe quoi. La pensée est le dernier rempart du vieil homme en nous, disait quelqu’un. Sans que nous nous en rendions compte nous pensons à longueur de journée, nous jugeons les évènements et les personnes comme le monde le fait autour de nous. Nos pensées sont souvent de simples réactions instinctives guidées par la mode ou les apparences. Nous pensons une foule de choses dont nous aurions honte, si nous nous arrêtions à chaque instant à vérifier si véritablement c’est ainsi que nous sommes convaincus de penser. Alors que faire ? Apprendre à vivre chaque jour l’unité en nous entre le cœur, la volonté, l’esprit et l’action. Mais surtout apprendre à penser en unité avec ceux qui veulent comme nous suivre le Christ, car cela crée en nous un filtre qui nous empêche désormais d’accepter ou de redire stupidement toutes les pensées superficielles qui nous traversent l’esprit, comme Pierre l’a fait, en partant d’une bonne intention : il voulait empêcher Jésus de souffrir, mais il ne se rendait pas compte qu’il devenait ainsi un obstacle au plan de Dieu lui-même. De quoi nous convaincre d’être au moins un peu plus vigilants, sans trop nous plus nous préoccuper : la sagesse est un don de Dieu qu’il nous enverra peu à peu quand nous en aurons vraiment besoin.

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 16 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2015]

    « ‘Pour vous qui suis-je ?’ Pierre prend la parole et répond : ‘Tu es le Messie.’ » (Mc 8,29) (cf. Mt 16,15-16 : « Pour vous qui suis-je ?... Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! »

    S’il est vrai que souvent nous ne comprenons pas grand-chose, comme les apôtres, il est vrai aussi que, si nous voulons suivre Jésus, il est certaines réalités de base qui doivent être tout de même claires pour nous. La première c’est qu’avant toutes les actions, toutes les apparences, ce qui compte le plus c’est l’être de Dieu lui-même et l’être que Dieu a donné à chacun de nous. Jésus ne peut pas continuer sa mission tant que les apôtres n’ont pas compris au moins un peu qui « Il est ». Et Jésus est Dieu justement, Celui qui « est », ce Yahvé qui s’est révélé à l’homme le jour où il leur a dit son véritable nom : « Je suis Celui qui suis. » Le Messie est l’envoyé de Celui qui est, car il « est » lui-même comme Celui qui l’envoie. Cela devrait nous faire réfléchir et nous interroger tout au long de notre vie, tout au long de nos journées de travail et d’action. Tout peut être utile et important, à condition que nous n’oubliions jamais d’ « être » nous aussi et de laisser cet « être » suivre en nous son cours pour donner justement à notre travail et à notre action son véritable sens, au risque, sinon, d’être simplement comme des feuilles mortes agitées par le vent qui croient faire quelque chose car elles bougent, mais qui ont perdu pour toujours la possibilité de pouvoir ou de vouloir, de chercher ou de trouver, car elles ne sont plus branchées sur la vie de l’ « être » qui leur donne la sève pour aller de l’avant.

     

     

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 16 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2015]

    « Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur aveuglé ? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n’écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ? » (Mc 8,17-18) (cf. Mt 16,8.9.11 : « Hommes de peu de foi… Vous ne voyez pas encore ?... Comment ne voyez-vous pas… ? »

    C’est à peine croyable : que les scribes et les pharisiens ne comprennent rien, c’est assez logique, mais les apôtres alors, ceux que Jésus a choisis pour sa mission, ceux qui ont déjà fait tout un cheminement avec lui et qui ont été témoins de ses actions et de ses paroles ? Ils n’ont encore rien compris ? Evidemment Jésus exagère un peu, cela fait partir de sa pédagogie divine pour secouer un peu les apôtres et les réveiller. Mais, je ne sais pas si vous avez le même sentiment, toute cette histoire me donne beaucoup de courage et me console. Si les apôtres, les élus de Dieu, n’étaient pas capables de faire mieux, pourquoi nous scandaliser de nous-mêmes ou des autres quand nous nous apercevons que nous-mêmes avons bien des difficultés à comprendre, après 2000 ans de christianisme ? Tout cela devrait nous apaiser et nous faire contempler encore plus l’amour de ce Dieu qui a décidé de descendre du ciel pour nous alors que nous étions encore presque incapables de le recevoir. Mais sans doute s’est-il dit qu’attendre encore dix mille ans ou cent mille ans ne nous aurait pas fait mûrir beaucoup plus et qu’il était donc urgent de nous sauver. Si nous sommes un tout petit peu entrés dans le cœur de Dieu, c’est cela que nous devrions faire à notre tour : nous jeter à l’eau au milieu de nos frères pour leur donner cette vie que nous avons trouvée et ne pas trop nous préoccuper de voir si on nous comprend, puisque nous-mêmes souvent n’avons pas compris grand-chose. L’essentiel est finalement d’aimer et de donner notre vie : Dieu est le seul sans doute qui comprend vraiment ce qui se passe, faisons lui confiance !

     

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 16 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2015]

    « Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ? » (Mc 8,12) (cf. Mt 16,4 : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe »)

    Pourquoi Jésus s’indigne-t-il que cette génération, celle des pharisiens et des scribes de l’époque, demande un signe ? N’est-ce pas lui qui nous a dit un jour : « Demandez et vous obtiendrez. » ? Oui, bien sûr, mais ici c’est complètement différent. Jésus est venu tout donner à l’humanité. Il n’est pas encore à la fin de sa mission, il n’a pas encore donné sa vie jusqu’au bout sur la croix, mais il donne déjà tout, son temps, ses forces, son attention, son amour, sa puissance de guérison, sa sagesse, ses conseils, la vie du ciel qu’il porte en lui, mais ces scribes et ces pharisiens ne veulent rien voir. Ils font comme si Jésus n’avait rien fait. Comme si, à la fin d’un repas somptueux où la maîtresse de maison a mis tout son temps, ses forces et son amour, on lui demandait : « J’ai faim, tu n’aurais pas quelque chose à me mettre sous la dent ? », comme si tout le repas abondant n’avait servi à rien. Jésus nous apporte Dieu servi sur un plateau, sans que nous ayons presque à faire d’efforts pour le recevoir et bénéficier de son action et voilà qu’on lui demande encore un signe du ciel. On se moque de lui. Ou bien ces scribes et ces pharisiens sont tellement aveuglés qu’ils ne comprennent rien.

    Mais laissons de côté maintenant ces scribes et ces pharisiens et rappelons-nous que l’Evangile s’adresse à nous aujourd’hui. Combien de fois nous nous plaignons de notre vie, sans même penser à remercier Dieu de nous l’avoir donnée. Combien de fois nous perdons l’espoir ou la patience, aveuglés par nos petits ou grands problèmes quotidiens qui nous empêchent de voir la réalité. Et la réalité c’est que Dieu nous a tout donné et qu’il est là à nos côtés. Que voudrions-nous de plus encore ? Combien de fois nous prions pour obtenir des bienfaits et des miracles qui nous ont déjà été accordés mais que nous n’avons même pas su voir, pour des grâces qui nous sont tombées dessus sans même que nous nous en apercevions. Dieu est là et il ne nous abandonnera jamais, mais il demande quand même un peu plus attention à sa présence, avant de lui demander encore et encore une foule de miracles qu’il a déjà faits pour nous depuis longtemps et qu’il continue à faire. Ne sommes-nous pas encore debout et en vie ? C’est vrai que dans cette vie il y a aussi beaucoup de souffrances, mais voudrions-nous avoir le fruit de la souffrance sans passer par elle ? Voudrions-nous être traités encore mieux que Jésus lui-même ? Nous rêvons peut-être parfois comme de petits enfants gâtés, alors qu’en prenant la vie comme Dieu nous la donne, mais avec responsabilité, nous aurions déjà beaucoup de réponses à nos petits problèmes et nous commencerions à nous occuper plus sérieusement des problèmes des autres, des problèmes de cette humanité qui souffre autour de nous, et nous aurions beaucoup moins de questions pour nous-mêmes…

                                                                                            


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