• Perles de la Parole

    Ta parole, ma parole...sa parole contre la mienne. Les paroles souvent nous divisent et nous servent à critiquer ou condamner. Mais avons-nous vraiment essayé d'écouter ces Paroles de vie auxquelles nous pouvons nous abreuver chaque jour et qui sont capables de tout transformer sur leur passage?

  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 27 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2017] 

    Le miracle de la mort 

    « Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, s’écria : ‘Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu !’ » (Mc 15,39) (cf. Mt 27,54 : « A la vue du tremblement de terre et de tous ces évènements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent : ‘Vraiment celui-ci était le Fils de Dieu !’ » 

    Nous sommes peut-être ici devant le plus grand miracle de Jésus, le miracle d’une mort capable de transformer la vie d’un homme !

    Tous les miracles de Jésus sont bouleversants, de la multiplication des pains, à toutes les guérisons possibles, aux victoires sur les esprits mauvais et bien sûr à la résurrection finale…

    Mais ici, il se passe quelque chose de totalement inattendu : une mort qui convertit, avant même la résurrection de Jésus. Un homme qui n’a rien avoir avec tout ce qui vient d’arriver, ce n’est pas même un juif, et qui découvre Dieu tout à coup dans ce pauvre être en train d’expirer sur une croix !

    C’est déjà la preuve que la mort n’est pas une malédiction qu’on subit sans rien pouvoir faire, de l’extérieur. Non, Jésus continue à être actif, à se donner, à aimer jusqu’à son dernier souffle. On a là soudain une image complètement nouvelle de la mort. La mort de Jésus, bien sûr, mais aussi la mort de chaque homme, notre mort à nous.

    Comme Dieu nous a donné la vie, il va un jour nous donner cette mort à accueillir, à vivre et à aimer, au-delà de toute la souffrance terrible qu’elle comporte. Quelle leçon de vie dans la mort ! 

     

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 27 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2017] 

    Mystère de vie, mystère de mort !

    « Mais Jésus, poussant un grand cri, expira. » (Mc 15,37) (cf. Mt 27,50 : « Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit. »)

    Que dire devant une phrase pareille ? On ferait mieux de se taire, de pleurer en silence et de se laisser porter par le mystère…

    Car il y a là un mystère extraordinaire, le mystère de la vie et de la mort, le mystère de la vie qui passe à travers la mort. Une leçon de vie extrême pour chacun de nous qui avons toujours tendance à opposer la vie à la mort.

    Jésus est bien mort. Son cœur qui était plein de cette vie divine qui débordait sur l’humanité par sa force, son enthousiasme et ses miracles, vient soudain de s’arrêter de battre. Mais pourquoi ? Pour redonner un sens à notre mort à nous, tout simplement, tellement a été total son amour. Et pour pouvoir en même temps ressusciter.

    Si Jésus n’était pas passé par là, notre mort, et donc aussi notre vie, n’auraient pas le même sens. Alors n’essayons pas de comprendre par des raisonnements, mais essayons de nous laisser vraiment porter par ce mystère ! Essayons d’accueillir cette mort qui se présente à nous chaque jour dans les petites et les grandes choses, dans les épreuves et les échecs, dans la disparition de nos êtres chers et dans la préparation progressive de notre mort à nous, à chacun de nous. Apprenons à prendre cette mort paisiblement, comme une loi de la nature. Et la nature est là comme une leçon de vie qui nous entraîne chaque année de l’hiver qui meurt au printemps qui ressuscite.

    Jésus est mort pour que nous puissions ressusciter à notre tour. Ressusciter un jour à la fin des temps, mais aussi ressusciter déjà chaque jour après chacune de nos petites morts, qui ne sont jamais définitives. Ce n’est pas facile à accepter aussi simplement, mais c’est bien là la vérité, toute crue et en même temps libératrice, remède à toutes nos angoisses, une vérité qui nous donne l’espérance pour toujours…

     

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 27 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2017]

    Confiance absolue

    « A trois heures, Jésus cria d’une voix forte : ‘Eloï, Eloï, lama sabactani ?’, ce qui veut dire : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ » (Mc 15,34) (cf. Mt 27,46 : « Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : ‘Eli, Eli, lama sabactani ?’, cequi veut dire : ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’ »)

    Que dire, en quelques mots d’un article de blog, sur le plus grand mystère de l’histoire de l’humanité ? Un Dieu qui a donné sa vie pour nous au point de ressentir sur lui toutes nos divisions et de nous ramener ainsi à l’unité que nous avions perdue avec le Père et entre nous…

    Je m’arrêterai ici seulement sur une considération toute simple qui peut changer complètement notre vie si nous y pensons un seul instant. Jésus se sent abandonné par le Père et il s’adresse pourtant à lui, il ne va pas chercher la solution ailleurs. Au milieu de la pire épreuve, il garde au fond une confiance absolue que le Père est toujours là et que la lumière va se remettre à briller.

    C’est exactement le contraire de ce que nous faisons normalement lorsque nous sommes au cœur d’un conflit, d’une grave incompréhension, d’un sentiment d’abandon ou d’injustice : pris par une sorte de panique, nous allons chercher ailleurs des personnes qui nous comprennent, et le conflit, l’incompréhension et l’injustice vont se développer encore plus, au point qu’il n’y aura plus jamais de solution.

    Pourquoi, si nous avons soudain une grosse difficulté avec quelqu’un, nous mettons-nous à chercher d’abord des amis qui nous entourent, qui prennent notre parti contre cette personne apparemment méchante qui semble nous avoir fait du mal ? Pourquoi n’allons-nous pas au contraire trouver cette personne, mari ou femme, collègue de travail, voisin ou compagnon de route, en lui posant simplement la question avec humilité : « Mais que s’est-il passé tout à coup entre nous ? C’est un simple malentendu que nous allons vite résoudre ? Je t’ai peut-être blessé moi-même sans m’en rendre compte ? Tu sais bien que tu es toujours important pour moi. Nous allons nous diviser ou nous séparer pour une bêtise ? Tout l’amour ou l’amitié ou la belle collaboration que nous avons vécus ensemble pendant des années vont disparaître maintenant stupidement en un instant ? »

    Ne voyons-nous pas que c’est là le point de départ de toutes les divisions dans les familles, sur les lieux de travail, à l’intérieur des communautés de tout genre ? Alors qu’il était encore temps de tout réparer, nous augmentons irrémédiablement le problème avec les blessures réciproques qu’il comporte et il sera bien difficile de revenir en arrière. Tandis que, si nous avons la force de regarder dans les yeux la personne qui nous a peut-être fait du mal, mais qui au fond nous aime toujours, l’épreuve va passer comme un nuage qui aura recouvert un instant le soleil de notre relation et l’harmonie reviendra. Leçon de vie d’un Dieu pleinement Dieu, mais en même temps pleinement homme et qui continue à nous montrer le chemin ! 


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 27 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2017]

    Pour ne pas tomber dans la mort !

    « Et comme Pilate reprenait : ‘ Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs ?’, ils crièrent de nouveau : ‘Crucifie-le !’ Pilate leur disait : ‘Qu’a-t-il donc fait de mal ?’ Mais ils crièrent encore plus fort : ‘Crucifie-le !’ » (Mc 15,13-14) (cf. Mt 27,22-23 : « Il reprit : ‘que ferai-je donc de Jésus, celui qu’on appelle le Messie ?’ Ils répondirent tous : ‘Qu’on le crucifie !’ Il poursuivit : ‘Quel mal a-t-il donc fait ?’ Ils criaient encore plus fort : « Qu’on le crucifie !’ »)

    Nous voici, une fois de plus, devant le mystère du mal, un mystère incompréhensible ! Comment expliquer qu’une foule qui a acclamé Jésus il y a à peine un jour ou deux, demande maintenant de le crucifier ?

    Et ici encore, il faut surtout éviter de se sentir supérieur à cette pauvre foule manipulée par les véritables responsables de toute cette tragédie. Car ce mal est en chacun de nous, depuis notre naissance jusqu’à notre mort…

    Nous passons tous, au cours de la journée, par des moments où nous ne savons plus ce que nous faisons, nous nous laissons prendre par des sentiments de peur, de panique, de jalousie, de colère, d’orgueil, de méfiance, de haine, ou simplement de paresse, d’indifférence, de rancœur ou autres sentiments négatifs, qui nous font oublier en un instant tout le sens de notre vie et de nos relations avec le prochain.

    Et dans ces moments-là, nous perdons conscience, nous sommes capables de nous laisser entraîner à des actes de violence que nous allons regretter l’instant d’après, et ce sera peut-être trop tard, comme un geste de colère mal contrôlé peut provoquer un accident grave, qu’au fond nous n’aurions jamais voulu, mais dont nous devons tout de même confesser la responsabilité.

    Alors que faire ? Il n’y a pas de solution miracle. Chacun sait plus ou moins quels sont ses points faibles, ses points sensibles qui ne devraient jamais être provoqués. Donc tâcher d’abord de ne pas se laisser entraîner à des actes fatals qui n’ont rien à voir avec le fond de notre personnalité. Mais je crois que la solution la plus sûre, c’est d’aimer, d’aimer toujours. Car quand on aime, on n’a même pas le temps de penser bêtement à soi et d’écouter ce mal en nous qui veut nous conduire à la mort. Et ne jamais rester seul, faire le possible d’être toujours en cordée avec des frères et sœurs qui partagent le même amour que nous pour l’humanité et qui nous empêcheront de nous laisser entraîner à des actes ou des décisions qui gâcheraient toute notre vie. Et enfin veiller les uns sur les autres avec force et discrétion en même temps, sûrs que l’unité dans l’amour est le meilleur antidote à tous les poisons qui peuvent nous atteindre ! 

     

     


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  • [Pour nous préparer à la lecture du chapitre 27 de l’Evangile de Matthieu, nous reprenons quelques commentaires publiés dans ce blog en 2017]

    Du mal en folie

    « Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les chefs des prêtres l’avaient livré » (Mc 15,10) (cf. Mt 27,18 : « Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on l’avait livré. »)

    C’est tout de même un comble : imaginer que c’est pour une simple jalousie que les chefs des prêtres ont demandé à Pilate de crucifier Jésus ! Quelles sont les limites du mal au cœur de l’homme, au cœur de tout homme ? Car il ne s’agit pas ici de remercier Dieu comme le pharisien qui se sentait supérieur au publicain, et de nous dire que, nous, jamais nous ne tomberions dans un tel piège.

    Ce qui est sûr, c’est que l’homme est capable de devenir complètement aveugle et de détruire tout sur son passage, pour de simples sentiments, comme la jalousie, l’ambition, l’amour du pouvoir ou même la peur.

    L’homme sait très bien que c’est beau de vivre en harmonie dans la société et de s’entraider les uns les autres, de s’aimer comme les frères et sœurs d’une même famille, et il continue à faire des guerres et à tuer son semblable. Et lorsqu’on va à la véritable source de toutes ces guerres qui ne cessent d’éclater un peu partout sur notre terre, on découvre souvent des causes inimaginables, cachées sous des prétextes futiles qui nous font complètement perdre la tête.

    Alors que faire devant ce mal sans limite ? Nous attacher nous-mêmes à Jésus en nous aimant les uns les autres, comme il nous l’a demandé. Car seul Lui au milieu de nous est capable de nous redonner la lumière lorsque nous sommes au bord du précipice. Et avec Lui chercher d’abord le bien de l’autre avant notre propre bien, comme Jésus l’a fait, qui a donné de tout son cœur sa vie à cette humanité qui le portait à la mort.

    Quand on a ce principe de base de toujours chercher le bien de l’autre, de n’importe quel autre, avant notre propre bien, on ne peut plus tomber dans des pièges aussi grossiers. Et l’on est en même temps tranquille parce qu’on fait l’expérience que Jésus nous prend complètement en charge, lorsque nous donnons notre vie pour Lui présent dans nos frères. C’est seulement cette conviction totale qui peut nous empêcher de tomber de nouveau dans la logique de la violence et de la guerre. Sinon nous devenons comme une feuille emportée par le vent, capable de faire n’importe quel crime sans même plus s’en rendre compte.

     

     

     


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