• Perles de la Parole

    Ta parole, ma parole...sa parole contre la mienne. Les paroles souvent nous divisent et nous servent à critiquer ou condamner. Mais avons-nous vraiment essayé d'écouter ces Paroles de vie auxquelles nous pouvons nous abreuver chaque jour et qui sont capables de tout transformer sur leur passage?

  • « En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : ‘Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi !’ Il leur dit : ‘Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C’est chez mon Père que je dois être.’ Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. » (Lc 2,48-50)

    Il est intéressant de noter dans ce fameux épisode où Joseph et Marie ont perdu Jésus et l’ont finalement retrouvé parmi les docteurs du Temple, que pratiquement personne ne comprend rien à ce qui se passe. Jésus lui-même, comme Marie et Joseph, semble un peu perdu. Mais l’Evangile nous dit que Jésus est rentré ensuite tranquillement à Nazareth avec ses parents et qu’il « leur était soumis ». Cette petite mésaventure n’a diminué en rien l’amour qui se vivait au sein de la Sainte Famille. Et je crois qu’il y a là pour chacun de nous une grande leçon de vie.

    La mentalité courante nous pousse à vouloir toujours tout comprendre. Ce n’est pas mauvais en soi, mais cela risque de provoquer en nous une grande confusion sur l’ordre des priorités de notre vie de tous les jours. Car toute la vie de Jésus et Marie va nous montrer que l’important n’est pas tellement ou seulement de comprendre, mais d’aimer. Bien sûr que comprendre les évènements et les personnes nous aide à savoir comment nous comporter au fil des jours. Mais pourquoi sommes-nous paralysés lorsque nous ne comprenons pas ? Comme si cela nous empêchait d’aimer…

    Combien souvent prétendons-nous tout savoir et tout comprendre avant de faire tel ou tel pas ou de prendre telle décision dans notre vie, alors que bien rarement nous parvenons à cette compréhension totale de ce qui se passe. Et soyons réalistes : nous ne serons jamais capables de comprendre complètement ce qui se passe dans le cœur même des êtres qui nous sont les plus chers, et même ce qui se passe en nous. La vie est pleine de réalités qui sont toujours un peu mystérieuses. Et c’est là que nous devons revenir à l’essentiel : Jésus ne nous a pas demandé de nous comprendre les uns les autres, mais de nous aimer les uns les autres.

    Pourquoi cela ? Tout simplement parce que, si nous nous aimons comme Jésus nous a aimés, voilà que Lui est présent au milieu de nous et que Lui nous comprend et nous porte de l’avant. Voilà une immense leçon d’humilité et de confiance qui peut changer notre vie. Nous lever chaque matin en essayant de comprendre ce qui se passe et dans quelle direction Dieu nous appelle maintenant, mais nous jeter ensuite dans ses bras à aimer nos frères en nous laissant guider par Lui le plus possible. Alors la vie s’illuminera au fur et à mesure et nous serons tellement heureux de découvrir que Dieu a non seulement réalisé nos rêves mais que son amour est allé bien au-delà de tout ce que nous aurions été capables d’imaginer au départ. C’est tellement plus sage de se laisser faire par Dieu et de le laisser nous emmener de surprise en surprise vers les horizons merveilleux qu’il prépare chaque jour pour nous…

     

     


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  • « L’enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. » « Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes. » (Lc 2,40.52)

    Si vous me le permettez, je ne vais rien dire ici sur la croissance merveilleuse de ce Fils de Dieu fait homme qui grandit en sagesse, en taille et en grâce. C’est tellement beau et tellement évident en même temps. Je voudrais m’arrêter ici seulement sur les derniers mots de notre citation : « sous le regard de Dieu et des hommes. »

    Mais oui, ce n’est pas pour lui que Jésus grandit, mais c’est pour le Père et l’Esprit qui l’ont envoyé en mission et c’est pour toute l’humanité, à commencer bien sûr par Marie et Joseph qui devaient continuellement être stupéfaits de ce miracle naturel qui se déroulait devant leurs yeux. C’est pour nous, pour chacun et chacune de nous, que Jésus est né et a grandi. C’est pour nous partager son trésor et il voudrait tellement que nous le regardions grandir et que nous contemplions en lui le mystère de cette Trinité divine ineffable.

    Mais c’est là qu’est le problème. Si nous regardons Jésus avec nos seuls yeux humains, nous allons penser que Jésus comme tout le monde grandit pour se faire voir, pour attirer notre attention, pour se sentir important et finalement pour nous dominer. Car c’est ce que chacun de nous est tenté de faire dans la société : nous faire remarquer pour affirmer notre personnalité, pour ne pas risquer d’être méprisés et laissés de côté comme cela arrive à tellement de gens dans notre société cruelle.

    En tous cas, les contemporains de Jésus qui pouvaient le voir chaque jour de leurs yeux, comme les habitants de Nazareth, n’ont apparemment rien compris. Car le regard humain ici ne suffit pas ou bien il ne voit la réalité que de l’extérieur d’une manière tellement superficielle. Il nous faut regarder Jésus avec le « regard de Dieu », qui nous fait comprendre que Jésus veut se faire remarquer pour nous et non pas pour lui. Il n’a pas besoin d’affirmer sa personnalité pour se sentir important : il est Dieu et cela doit bien lui suffire. Mais il veut que nous le remarquions pour avoir enfin envie de le suivre, pour avoir soif de sa présence, pour nous laisser transformer par son regard à lui qui nous aime. Alors nous pouvons passer notre temps à le regarder en nous et dans les frères et sœurs que nous rencontrons à longueur de journée. Et notre regard se fait alors toujours plus pur, plus joyeux, plus lumineux et nous voyons Jésus grandir chaque jour en nous et au milieu de nous et le reste devient vraiment secondaire !

     


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  • « Toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. » (Lc 2, 35)

    Oui, l’Evangile y va fort tout de même. Au cœur même de la joie immense de la venue de Jésus sur la terre, au cœur de la Bonne Nouvelle, voilà qu’on annonce à Marie qu’elle va aussi connaître des souffrances immenses. Je crois que nous n’avons pas besoin ici de faire beaucoup de considérations sur le pourquoi ou le comment de ces souffrances qui vont lui tomber dessus et qui vont tomber de la même façon sur chacun de ceux qui entreprennent de suivre Jésus et Marie sur leur chemin…

    Je crois que la meilleure chose à faire est de garder nous aussi toutes ces choses « dans notre cœur » et de les méditer. Mais c’est Marie qui va encore nous donner la clé pour savoir ici comment faire. Si nous avons compris que le « cœur de Marie », c’est déjà sa relation avec le Père, le Fils et l’Esprit dans la Trinité, alors ce que nous avons de mieux à faire, c’est de créer autour de nous avec nos compagnons de pèlerinage sur la terre ces oasis de lumière où l’on vit déjà ces relations trinitaires de réciprocité dans l’amour de Dieu. Car c’est seulement à la lumière et dans l’amour de Jésus au milieu de nous que nous aurons le courage de regarder en face ces croix terribles qui nous attendent, sans angoisse ni panique, mais avec la sérénité des disciples du Christ qui savent que Jésus va porter tout cela avec nous et qu’il ne nous abandonnera jamais…

     


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  • « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division… Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d’un grand nombre. » (Lc 2,34-35)

    Après tout ce que nous venons de dire sur les phrases précédentes, je crois que tout est simple ici. La venue de Jésus dans le monde est d’une telle lumière que les pensées de tous et de chacun vont apparaître au grand jour. Et pas seulement par des paroles ou des déclarations de toutes sortes mais par des actions pour soutenir le message de Jésus ou au contraire pour s’y opposer. La venue de Jésus va être « un signe de division », car on ne peut pas rester neutre ou indifférent devant la vérité. Ou bien on y adhère, ou bien on la combat.

    Et le combat va être tellement terrible que le Fils de Dieu lui-même va être mis en croix et apparemment éliminé de la face de la terre. Et tous ceux qui se seront mis de son côté seront pourchassés jusqu’aux extrémités de la terre. Mais cela ne veut pas dire que les « méchants » vivront maintenant paisiblement dans le Royaume du mal. Ceux-là même qui vont combattre Jésus vont tout de suite s’entretuer. La bataille entre Israël et l’occupant romain va bientôt conduire à la destruction du temple puis de toute la nation d’Israël, qui ne s’en pas relevée jusqu’à aujourd’hui. Mais l’Empire romain ne va pas durer beaucoup plus longtemps…

    Toute l’histoire de l’humanité depuis 2000 ans continue à passer de chutes en relèvements d’un peuple après l’autre et la paix semble aujourd’hui à la fois si loin et si proche. Si loin parce que les peuples continuent à s’entredétruire, mais si proche parce qu’au creux de la terre de l’humanité a été désormais semée une graine divine qui ne cesse de germer, de faire des racines et qui pourrait un jour ou l’autre commencer à devenir une plante qui grandit et porte du fruit.

    Tous ceux qui ont essayé depuis 2000 ans de prendre le chemin de Jésus ont illuminé l’humanité, ont commencé à la guérir et à la faire respirer. Comme ces hommes de paix au lendemain de la deuxième guerre mondiale qui ont eu l’audace de tenter la paix au lieu de rester dans le piège de la logique de la violence. Mais combien de ces hommes de paix ont-ils payé de leur vie leur audace au cours des siècles. Le bon grain continue à pousser avec l’ivraie et on n’arrive pas à comprendre qui est en train de gagner. Mais je crois que la victoire ne peut être que pour le bon grain, car l’ivraie est un cancer de mort qui ne sait pas faire autre chose que détruire et s’autodétruire en même temps, et il ne pourra pas aller bien loin. Mais, en attendant, l’humanité est bien malade, chacun de nous en souffre chaque jour. Heureusement que Jésus est ressuscité et que la solution est déjà là parmi nous, mais tellement petite encore…  

     


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  • « Mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples : lumière pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël ton peuple. » (Lc 2,30-32)

    Comme elle fait réfléchir cette phrase prophétique du vieux Syméon ! D’abord parce qu’il a saisi la portée universelle de la venue du Sauveur parmi les hommes. Il a compris que Jésus était venu pour « tous les peuples » et donc toutes « les nations païennes ». Et c’est déjà une telle révolution, pour la mentalité de l’époque mais aussi pour celle d’aujourd’hui qui n’a pas tellement évolué depuis 2000 ans, car où se trouvent aujourd’hui les peuples qui aiment les autres peuples comme eux-mêmes, comme nous le demande l’Evangile ? Et il y aurait ici beaucoup à dire et à redire.

    Mais je voudrais m’arrêter ici surtout sur la « gloire d’Israël ». Alors que nous venons de méditer, quelques versets plus haut, sur la « gloire de Dieu » qui est extraordinaire parce qu’elle est la gloire de l’Amour qui vit pour l’autre ou les autres, comment peut-on comprendre cette « gloire d’Israël » ?

    La gloire de Dieu, comme nous l’avons si bien compris, c’est la gloire du Père qui ne vit que pour donner sa vie à son Fils dans l’Esprit, et celle du Fils qui ne vit que pour donner sa vie au Père dans l’Esprit. Et la gloire de l’homme et de tout homme ne pourra jamais être que celle de celui qui a compris cet amour divin de se donner tout entier pour l’autre ou pour les autres. Le dessein de Dieu sur « son peuple choisi » ne pouvait donc pas être différent de celui de Dieu sur toute la création : vivre ici-bas la loi divine de l’amour réciproque. La « gloire d’Israël » comme de toute autre nation ne pourra donc jamais être celle d’un peuple qui veut se montrer supérieur aux autres en les dominant, mais d’un peuple qui se met au service de l’humanité avec tous ses talents…

    Le vieux Syméon comprenait-il la véritable portée de ses paroles ? Le prophète est bien souvent dépassé par l’Esprit qui parle à travers lui et qu’il ne peut évidemment contenir. L’humanité aurait changé complètement de visage si un seul peuple avait pris au sérieux ces paroles de prophétie. Force-nous est de constater que 2000 ans plus tard l’humanité n’a encore presque rien compris. Et aucun de nous ne peut se permettre de jeter maintenant la pierre à l’Etat d’Israël d’aujourd’hui, car la plupart des autres Etats du monde continuent à chercher pour eux-mêmes une gloire de domination et non pas de service et de collaboration. Mais l’espoir n’est pas mort tant qu’il y a encore des Gandhi ou des Nelson Mandela qui ont compris ce message, mais il faut avouer que nous avons à faire une conversion tellement totale si nous voulons sauver l’humanité que cela tiendrait vraiment du miracle… « Rien n’est impossible à Dieu » nous disait l’ange Gabriel…

     


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