• Désorientés

    Oui, notre monde est désorienté. Nous sommes tous désorientés. Qu'est-ce que cela veut dire: que nous avons perdu le Nord ou bien l'Orient? Et si l'Orient tout à coup nous redonnait sa lumière perdue?

  • Je suis tombé récemment sur le souvenir du livre d’Aldous Huxley, fameux écrivain britannique, mort en 1963, qu’il avait intitulé « Le meilleur des mondes ». Selon ce livre, soi-disant visionnaire, la dictature parfaite serait « une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"... »

    C’est impressionnant qu’on puisse imaginer de pareilles horreurs, même si c’est une sorte de science-fiction. Cela voudrait dire que l’homme pourrait en arriver un jour à vivre comme une bête qui ne pense qu’à « consommer » et « se divertir ». Je voudrais commencer ici une série d’articles pour crier bien fort que le but de la vie ne pourra jamais être la société de consommation qu’on essaye peu à peu de nous imposer par tous les moyens inventés par le capitalisme sauvage qui voudrait dominer le monde et dominer chacun d’entre nous…

    Je ne suis pas contre la consommation. Il est beau et naturel de consommer. Si nous pensons par exemple à ce que représente une nourriture succulente et raffinée, cela donne tellement de joie. Mais même le plus gourmand et fanatique de cuisine est toujours plus heureux quand il se trouve en compagnie agréable pour partager son repas. On ne va au restaurant tout seul que par obligation de travail ou de voyage. Mais normalement on va au restaurant avec les gens qu’on aime pour y passer quelques heures merveilleuses à jouir du bonheur de la relation humaine où le cœur et l’esprit trouvent une occasion toute spéciale de s’exprimer. La consommation devient alors une aide, une opportunité, mais non pas un but en soi. Mais quel est alors notre but véritable ?

    Je serais heureux d’avoir votre avis…


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  • Une nouvelle fois, une phrase célèbre qui circule sur les réseaux sociaux et qui a de quoi choquer, si on s’y arrête un seul instant. Et cette fois-ci encore, elle est d’une personne tellement connue pour son intelligence qu’on se demande où peut conduite cette intelligence humaine quand elle perd ses repères. Mais voyez plutôt : aujourd’hui c’est une phrase de Socrate, le fameux philosophe grec de l’antiquité, que je vous propose.

    « Nous ne nous approchons de la vérité que dans la mesure où nous nous éloignons de la vie. »

    Il faudrait bien sûr remettre cette phrase dans son contexte et demander à Socrate ce qu’il veut dire réellement par la « vie » et la « vérité ». Alors oublions un peu Socrate, mais pensons un instant à ce que veulent dire pour nous ces mots si importants justement pour le sens de notre « vie ». Je crois que dans la confusion de la vie de tous les jours, nous sommes tellement pris par une foule de problèmes concrets qui nous empêchent souvent de respirer, qui nous remplissent de peurs ou d’angoisse, que nous n’avons pas l’esprit assez libre pour décoller et penser sereinement à la « vérité ». Les conditionnements de toutes sortes sont certainement un obstacle à la réflexion tranquille qui nous donne les véritables solutions à nos problèmes apparemment insolubles. Comme on dit de manière populaire, il faut être capable d’aller voir un peu plus loin que le bout de son nez, si l’on veut comprendre réellement les évènements et les personnes.

    Mais, comme je le répète peut-être trop souvent, le problème c’est qu’on confond la vie avec ses conditionnements. La vie est toujours la vie. Quand elle va bien, c’est la vie que nous recevons comme un cadeau qui nous surprend toujours. Mais quand elle va mal, c’est toujours la vie, qui nous fait peut-être souffrir, mais qui nous permet d’être un peu plus nous-mêmes en fin de compte. Combien notre vie est-elle riche de conflits, de batailles qui nous ont fait mûrir et qui nous ont soudés un peu plus à toutes les personnes qui nous sont chères et à toutes celles que nous rencontrons un peu partout du matin au soir !

    C’est pour cela que je ne peux pas imaginer une « vérité » qui ne soit pas un produit de cette vie, avec tous ses hauts et ces bas. Une vérité qui ne peut venir que de la vie, sinon ce serait une illusion. Et une vérité qui va nous permettre de redonner un sens à cette vie quand nous l’avons perdu. Mais la vie et la vérité ne sont que deux réalités tellement fondamentales et inséparables de notre existence. La vérité sera une vraie vérité quand elle sera allée au fond de la vie, se sera laissé transformer par elle et aura transformé la vie à son tour. Et quand on est convaincu que le fond de la vérité c’est l’amour qui rend vraies toutes nos actions et toutes nos relations, on n’a plus envie de quitter un instant cette danse harmonieuse entre la vie, la vérité et l’amour qui sont le trésor de tout notre voyage sur terre…


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  • On sait que notre monde n’est pas facile. C’est souvent la loi du plus fort qui s’impose, la loi de la jungle, comme on dit. Alors quel conseil donner à nos jeunes qui s’engagent dans le chantier de la vie ? Ecoutez ce qu’en dit Machiavel, ce fameux philosophe du XVIe qui est resté tellement célèbre par ses prises de positions cyniques qu’il en est resté le mot « machiavélique » dans notre dictionnaire ! Il nous dit tout simplement « que pour être efficace, il faut cacher ses intentions ! »

    Ce n’est pas mal comme idéal de vie ! Il a dû essayer ce système puisqu’il le considère efficace… Mais j’aimerais bien me retrouver un jour avec quelqu’un qui professe de telles idées. Au moins pour essayer de le comprendre. Car j’avoue que j’ai bien du mal à être touché par un raisonnement pareil. Il faudrait d’abord lui demander ce qu’il entend par efficace. Efficace dans quel but ? Pour dominer les autres par la force ou le pouvoir ? Pour tromper les autres ? Pour les surprendre par des coups bas dont ils ne pourront pas se relever ? Ça doit être très efficace pour se faire haïr et pour que les gens n’aient plus jamais confiance en vous…

    Je ne vais pas tourner en rond par mille suppositions inutiles. Je crois que l’avenir appartient à des gens qui ont le courage d’être eux-mêmes et de ne plus jamais se cacher. Je sais bien qu’on ne doit pas dévoiler tout ce qu’on pense à n’importe quel moment et devant n’importe qui. Il y a des étapes dans les relations. Mais la transparence voulue, déclarée et construite jour après jour dans la confiance réciproque est la seule manière de se sortir de ces faux problèmes qui sont une sorte de cancer dans nos relations.

    Moi qui ai décidé il y a quelques années de créer ce blog pour me battre pour une humanité plus belle et plus heureuse, j’aurais dû vous cacher mes intentions au départ pour mieux vous attirer dans mes pièges et pouvoir finalement vous tromper et profiter de vous ? J’aurais honte d’être moi-même. Si j’ai tellement d’amis aujourd’hui, avec qui je peux partager tout ou presque tout de ce qui me tient à cœur, c’est que dès le premier abord, j’ai appris à mettre l’autre à l’aise en lui montrant tout de suite mes limites, mes faiblesses, ma fragilité. Je n’ai trompé personne, mais j’ai vu que tellement de gens qui avaient peur des autres sont venus se confier à moi et me raconter leurs problèmes, leurs désirs, leurs rêves ou leurs angoisses. Car ils avaient trouvé en moi quelqu’un comme eux. Comme moi-même j’avais eu la chance autrefois de tomber sur des gens qui m’avaient simplement accepté comme je suis, sans me juger, mais qui m’avaient considéré comme un frère même si je ne leur avais rien demandé. Je ne suis pas devenu riche ou puissant, mais je peux me promener dans la rue en paix, sûr que les gens que je vais rencontrer seront contents de me voir… car ils connaissent mes intentions !


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  • Vu dans un site de citations célèbres, il y a quelques jours : « Il n’y a qu’une route vers le bonheur : c’est de renoncer aux choses qui ne dépendent pas de notre volonté. » C’est une phrase d’Epictète, un des plus célèbres philosophes stoïciens, à cheval sur le 1er et le 2e siècles de notre ère. « Sa réflexion porte essentiellement sur la sagesse et la recherche du bonheur. » C’est ce que nous dit le dictionnaire.

    Comme l’intelligence nous porte loin de la vie parfois ! On dirait un raisonnement mathématique. Il y a des idées ou des rêves qui nous empêchent de trouver le bonheur, enlevons-les et le bonheur arrivera tout seul. J’aurais envie d’aller sur la lune. Je suis déçu de ne pas y arriver, je renonce à mon rêve et le bonheur va m’arriver comme cela tout d’un coup, en tombant du ciel ? Je sais bien que j’en fais là une caricature, mais tout de même.

    J’ai acheté de nouvelles tasses pour recevoir mes amis, mais ces tasses sont pleines de poussière et mes amis ne vont sûrement pas être contents : alors j’enlève la poussière et tout le problème va être résolu. Mais je ne pense pas à mettre quelque chose de bon dans ma tasse ? Cela devient évidemment ridicule de pousser le raisonnement de la sorte…

    Mais ce qui me gêne avant tout, c’est le fait qu’on se concentre d’abord sur le négatif avant de rechercher le positif. Ne voyons-nous pas que la recherche du bonheur est avant tout la recherche du contenu de ce bonheur ? Trouver ce qui nous donne de la joie, ce qui nous remplit, ce qui nous comble, ce qui réalise nos aspirations les plus profondes. Je dois d’abord chercher à remplir ma tasse de ce qui en vaut la peine. Puis, en route, j’examinerai les obstacles ou les problèmes éventuels et j’essayerai de les dépasser. Mais les problèmes ne sont pas l’essentiel : c’est ce qui fait mon bonheur, ou plutôt notre bonheur qui est important.

    Quand on est rempli de positif, le négatif tombe souvent tout seul, ou au moins il se relativise complètement. La route vers le bonheur, c’est d’abord de le chercher ensemble. Puis de trouver ce pour quoi nous sommes faits, nous sommes venus au monde. Et puis de sortir de soi, car le bonheur est un mouvement, comme la vie : le bonheur ne sera jamais un état statique auquel il suffirait d’enlever la poussière pour qu’il brille. Le bonheur et comme la nature, on le sème, on l’arrose, on le fait pousser, puis on grandit avec lui, on goûte à ses fruits ou à son parfum, on se met à l’ombre de son feuillage et surtout on le partage avec les gens qu’on aime. Et quand on commence à faire l’expérience du bonheur, on sait où aller le trouver, on ne pense plus jamais à aller le chercher sur la lune qui est inaccessible, c’est bien évident. Car le bonheur est simple, il doit être à la portée de tous, sinon ce ne serait pas le bonheur, mais une injustice, un trésor réservé à de rares privilégiés dont les autres seraient jaloux et le bonheur provoquerait alors des guerres et des divisions. Tandis que le vrai bonheur unit les cœurs et apporte la paix. Et tout cela se trouve dans la vie de tous les jours et non pas dans des raisonnements philosophiques qui ne tiennent pas debout !


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  • Comme c’est beau d’avoir un idéal qui donne un sens à la vie ! Tout homme le cherche, au moins inconsciemment. Mais comme c’est triste de voir les idéaux qu’on nous présente de plus en plus sur les réseaux sociaux et qui sont tellement vides parfois : mais voyez vous-mêmes ce qu’on m’a envoyé sur Facebook !

    « Avec près de 30 livres écrits sur le thème de la psychologie et du développement personnel à son actif, et plus d’une centaine d’articles parus dans différents journaux ou magazines russes ou internationaux, le Docteur Mikhaïl Litvak est sans aucun doute l’un des psychiatres les plus connus et les plus réputés dans le monde. Aujourd’hui, il livre 6 règles à suivre si vous souhaitez changer de vie. »

    Quand on lit une pareille annonce, on s’attend à des conseils qui sortent vraiment de l’ordinaire. Eh bien voyez ces conseils du « meilleur psychiatre au monde ».

    1. Le bonheur résulte d’une vie bien organisée :  

    C’est juste, c’est assez évident, un enfant le comprendrait et ce n’est pas une grande découverte. Il est bien certain que la vie frénétique et désordonnée de notre monde actuel, en particulier le monde occidental est la cause de beaucoup de souffrances.

    1. N’oubliez pas que vos proches ont le droit d’émettre des opinions différentes des vôtres :  

    Ici encore, c’est bien évident, ce n’est pas une grande nouveauté ! Non seulement nos proches peuvent émettre des opinions différentes des nôtres, mais aussi toute personne qui existe sur cette terre. C’est pour notre bien et notre enrichissement continuel, sinon nous serions un horrible dictateur au milieu de la société. Et puis cette idée des droits de l’autre veut dire que ma relation sociale est bien pauvre. J’espère que mes relations les plus belles sont fondées sur l’amitié, l’amour, la confiance qui font respirer l’autre et ne sont pas là à voir qui a droit ou qui n’a pas droit de faire telle ou telle chose !

    1. Apprenez à vivre pour vous et non pas pour les autres : 

    Là, c’est le comble ! Et ce soi-disant « meilleur psychiatre au monde » va nous convaincre que vivre pour soi-même et non pas pour les autres va nous apporter le bonheur, alors que le plus grand bonheur, celui dont est remplie chaque page de notre blog, est au contraire de donner sa vie pour les autres, de prendre sur soi les souffrances des autres pour leur donner enfin de la joie ? Bien sûr que mon bonheur est important, mais il est tellement plus beau quand il me vient des autres par réaction de réciprocité. Moi, je m’occupe des autres et je les aime de tout mon cœur… et les autres s’occupent de mon bonheur : j’y gagnerai toujours !

    1. Apprenez à vous recueillir et à rester seul lorsqu’il le faut : 

    Oui, en gros, c’est un conseil valable. Il est important de savoir rester parfois seul avec soi-même, mais comme un moment de passage, de retraite par exemple, avant de reprendre la vie qui est avant tout relation. La solitude en soi, n’a de sens que par rapport au reste de mes rencontres avec mes frères et sœurs en humanité qui meublent mes journées.

    1. Soyez votre meilleur-ami : 

    Alors, là! J’en crois à peine mes yeux ! Mais qu’est-ce c’est ? Du narcissisme, pour ne pas dire des mots encore plus forts ? Moi, je serais mon meilleur ami ? Pour m’écouter, me rassurer et me valoriser moi-même, explique-t-il. Cela voudrait dire que je n’ai même pas confiance de trouver de vrais amis pour me laisser valoriser par eux ? Mais où est le sens de l’amitié et de l’amour chez ce brave psychiatre ? Si vous lisez de temps en temps mes articles, vous pouvez imaginer ce que je pense… mais voyons le dernier conseil.

    1. Réussissez… et la rancœur disparaitra ! 

    Ici, c’est carrément stupide ! Notre psychiatre doit bien savoir que c’est très fréquent de ne pas réussir. Il existe d’ailleurs la peur de réussir qui paralyse et qui amène à l’échec quand on n’a pas assez confiance en soi et comme ça on est convaincu pour toujours qu’on ne réussira jamais. Alors que la solution, c’est au contraire d’accepter l’échec, d’apprendre de chaque fois où tout n’a pas marché comme on l’aurait voulu… et il n’y a alors à avoir de rancœur avec personne. Tout sonne faux ou presque dans ces conseils tellement égoïstes et superficiels. Mais ce n’est pas sa faute à lui, il a sans doute fait de son mieux. C’est la faute d’un monde, en particulier occidental, qui est en train de perdre complètement la boussole !

     

     

     


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