• Découvertes

    La vie serait bien triste et monotone si l'on ne faisait chaque jour de nouvelles découvertes. Au départ on se croit parfois condamné à passer toute la vie dans un vase clos où rien ne se renouvelle. Puis on ouvre sa porte, son cœur, son intelligence et le voyage commence. Et ce qui est extraordinaire, c'est que plus on découvre et plus on s'aperçoit que les horizons continuent à s'ouvrir, à l'infini...

  • [Bien chers amis, cela fait plusieurs jours que je me demande comment avoir le courage de vous souhaiter un joyeux Noël au milieu de tous ces malheurs que nous vivons au quotidien depuis quelques temps. Et puis voilà qu’est monté en moi peu à peu comme une sorte de cri d’espérance, un appel, une prière que je vais maintenant partager avec vous en souhaitant que tout cela puisse illuminer votre Noël, comme cela a illuminé le mien !]

    Oui, depuis que tu es descendu sur la terre, Noël c’est « Toi » !

    Parce qu’auparavant Dieu, pour toute l’humanité, c’était… « Lui », ce Dieu qui nous attirait et qui nous faisait peur en même temps, avec lequel on se sentait toujours un peu lointain…

    Puis tout à coup, voilà que Tu es venu parmi nous, Tu as frappé à la porte de notre cœur et Tu es entré et Tu nous as dit : « Je t’aime ! Je suis venu pour te donner ma vie, mon ciel, mon paradis, pour te parler comme un fils, comme un frère ou une sœur, comme un ami… » Et Dieu, c’est devenu Toi, plus intime à notre cœur que le plus profond de nous-même.

    Alors toute la vie de l’humanité, de chacun de nous, a changé. D’abord parce que Noël n’a pas eu lieu seulement une fois pour toutes il y a 2000 ans, mais Noël se répète à chaque instant, chaque fois que nous T’accueillons dans notre vie de tout notre cœur.

    Et du jour au lendemain la vie a commencé à devenir « sur la terre comme au ciel ». Car à tout moment nous avons appris que nous pouvions Te rencontrer, parler avec Toi et Te dire : « Je T’aime, comme je sais que Toi Tu nous aimes ! »

    Mais le plus grand miracle, c’est quand nous avons compris de Toi, qu’au fond Tu étais désormais partout, que Tu étais présent surtout en chacun de nos frères et de nos sœurs, à commencer par ceux qui souffrent. Et du coup la plus grande découverte de l’humanité a été de nous rendre compte que quand je dis « toi » à une personne que j’aime ou même que je n’arrive pas encore à aimer, voilà que ce « toi » et ton « Toi » se superposent.

    Mais alors, si Noël c’est Toi, et que Toi tu te caches dans tous mes frères et sœurs, ça voudrait dire aussi que toutes ces personnes que je rencontre du matin au soir, qui rendent ma vie parfois plus facile, parfois plus difficile, peuvent devenir chacune pour moi un nouveau cadeau de Noël, et tout au long de l’année ?

    N'est-ce pas cela la plus grande découverte de l’humanité que mon ami, mon collègue, mon voisin, ce jeune sympathique ou difficile, cet étranger malade, ce commerçant bienveillant ou non, toutes les personnes les plus diverses que je me mets à imaginer peuvent devenir Noël pour moi à n’importe quel moment de l’année ?

    La vie change alors complètement, mais ce changement dépend de moi, car Toi, Jésus, Tu as fait ta part, mais Tu as besoin que je fasse librement la mienne… quand je décide de faire de chaque rencontre un nouveau Noël qui illumine ma vie et celle des autres. Et cette lumière d’un nouveau Noël est chaque fois tellement plus forte quand nous la faisons briller tous ensemble en nous aimant les uns les autres comme Toi Tu nous as aimés…


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  • Si on nous demandait ce qui est le plus important pour notre vie, notre personnalité, notre identité, est-ce que ce sont nos droits, nos devoirs ou notre liberté ? Ce n’est pas si évident que cela de répondre…

    Nos droits sont tellement importants. Le monde a fait de grands pas en avant avec la déclaration universelle des droits de l’homme, tout de suite après la tragédie de la deuxième guerre mondiale. Mais nos devoirs aussi ont une grande valeur. On parle toujours de l’équilibre entre les droits et les devoirs du citoyen. Et quant à la liberté, elle est souvent conditionnée justement par nos droits et nos devoirs envers les autres dans la société…

    Pour ne pas être trop long, je vais vous dire tout de suite que je n’aime pas beaucoup les droits et les devoirs. J’ai l’impression que quand on passe son temps à revendiquer ses droits on devient souvent amer ou même replié sur soi. Et quand la vie est un passage incessant d’un devoir à l’autre envers nos frères et sœurs en humanité, tout cela devient bien lourd à gérer.

    Je crois que la vie est au fond comme une belle promenade en montagne. La montagne est belle et attirante, mais nous savons aussi qu’elle est pleine de dangers et de menaces. On ne fait pas n’importe quoi pour arriver au sommet qui nous attend. Il y des règles élémentaires à respecter, envers la nature et envers nos compagnons de randonnée. Mais ces règles, ces droits et ces devoirs du randonneurs ne sont pas une obsession, ce sont seulement comme les barrières ou les parapets qu’il faut respecter pour ne pas tomber dans un précipice. Mais l’essentiel de notre bonheur est de contempler le sommet qui s’approche et la vue sur la vallée qui devient toujours plus vaste et surprenante, les détours du chemin qui deviennent continuellement de nouvelles surprises. Et puis la beauté des fleurs, le mystère de la forêt, toute cette nature qui semble nous faire fête du début à la fin de notre excursion.

    C’est cela qui constitue le plus beau de notre existence : le bonheur de vivre et de se laisser porter par la vie. Les droits et les devoirs sont en quelque sorte des accessoires, nécessaires pour aller de l’avant, mais ils ne sont pas notre bonheur. Tandis que c’est notre liberté qui va faire au fond notre vrai bonheur.

    Mais là aussi de quelle liberté parle-t-on ? Si je parle de ma liberté extérieure, celle d’exercer mes droits par exemple, je vais continuellement me plaindre de ce qui m’arrive, car nos droits n’arrêtent pas d’être menacés ou carrément bafoués. Que doit dire un Libanais, ces jours-ci, qui ne trouve plus d’essence pour sa voiture, de pain dans les boulangeries et qui n’a plus que deux ou trois heures d’électricité par jour. Ce ne sont pas là des droits élémentaires de la vie de tous les jours ? Alors, quand on y ajoute le droit d’un malade à acheter des médicaments ou d’être accueilli dans un hôpital, on passe vite de la tristesse au désespoir ou à la dépression. Mais que faire ? J’ai des droits, mais je n’ai plus le droit de vivre. Et les gens autour de moi ne respectent plus leurs devoirs. La société s’écroule et on se demande comment elle va se relever.

    C’est là que l’on peut se tourner vers la vraie liberté que la vie nous a donnée à notre naissance. C’est d’abord la liberté de vivre, dans le sens plein de la parole, c’est-à-dire d’être moi-même, d’aimer, d’accueillir l’autre et de me donner à lui. Profiter de tous les talents que je découvre chaque jour au fond de mon cœur et de mon esprit et que je peux faire fructifier pour redonner de l’espoir à ceux qui l’ont perdu. Alors si aujourd’hui, je ne suis pas libre d’acheter du pain, pourquoi me désespérer ? Car personne ne pourra jamais me prendre cette liberté d’être moi-même, d’aimer et de me donner qui fait l’essentiel de mon vrai bonheur.

    Facile à dire, penserez-vous ? Et pourtant c’est ce que je vis et nous vivons ici au Liban depuis des mois et chaque jour nous sommes émerveillés par la joie que nous avons de voir grandir la solidarité entre une foule de gens, de découvrir que la liberté intérieure est sans limite, comme celle de ce grand ami qui est mort récemment et qui a vécu les deux dernières années de son existence sur terre entre le lit de sa chambre et celui de l’hôpital, mais qui était tout le temps disponible à recevoir des gens, amis ou inconnus et à partager avec eux son bonheur, comme si tout le reste n’était que secondaire. Mais cette liberté ne peut se vivre qu’ensemble avec des personnes avec lesquelles nous partageons la confiance réciproque et qui nous donnent la force d’arriver au sommet de notre montagne quelles que soient les circonstances…


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  • On rencontre souvent sur les réseaux sociaux des phrases terribles qui fâchent ou découragent, mais quand on est suffisamment attentif, combien on peut faire chaque jour de découvertes merveilleuses. Voyez cette phrase du grand écrivain Edmond Rostand qui vient de me tomber sous les yeux : « En croyant à des fleurs, souvent on les fait naître. »

    On dirait de la magie, ou un tour de prestidigitation, ou une simple image poétique touchante. Mais si notre ami dit vrai, et je pense qu’on ne peut pas inventer une phrase pareille si on n’en a pas fait l’expérience à certains moments de la vie, alors, la vie prend certainement un sens tout nouveau. Découvrir qu’en croyant à une fleur, on peut soudain la faire naître, devant nous ou même ailleurs. Mais est-ce possible ?

    Entendons-nous, seul Dieu est capable de faire naître quelque chose du néant. Si je vois tout à coup apparaître une nouvelle fleur dans ma vie, c’est sans doute qu’elle était bien cachée et au moins hors de ma vue à moi. Mais n’avons-nous pas souvent expérimenté que la vie est pleine de surprises, que chaque jour on peut découvrir justement de nouveaux trésors dont nous ne soupçonnions même pas l’existence ?

    Pour notre écrivain, il s’agirait d’une question de foi. La foi est justement la croyance en une réalité qui ne se voit pas. Et combien sommes-nous entourés d’une foule de réalités belles ou non que nous ne voyons pas. Mais nous oublions souvent que la foi toute seule ne va pas loin si elle ne se conjugue pas avec l’amour. La foi n’est pas un jeu artificiel pour s’amuser. Elle est le désir immense au cœur de chacun de trouver une solution à un problème insoluble, une lumière au fond d’un tunnel, de l’espoir pour qui se sent dans le noir. Et quand on aime tellement quelqu’un qu’on donnerait tout pour le voir enfin heureux, on trouve mille occasions par jour pour faire apparaître ces fleurs cachées mais qui attendaient seulement un peu d’attention pour se présenter devant nous.

    La foi et l’espoir ne se vivent pas en étant chacun seul dans son coin, comme on peut passer des heures à ne rien faire devant un écran de télévision. Non, la foi, c’est se donner de tout son être pour trouver ces fleurs dont le monde autour de nous a tellement besoin, c’est aussi semer déjà des fleurs de partout, c’est les arroser quand elles sont sèches, leur donner de la lumière quand elles sont trop à l’ombre. Quand on aime l’humanité, on découvre des fleurs partout, et surtout on expérimente la joie immense de les faire découvrir à tellement de personnes qui se trouvaient à côté d’elles et qui ne les voyaient même pas… comme cela est probablement arrivé à chacun de nous, à certains moments difficiles de notre vie : avoir rencontré des personnes qui nous ont ouvert les yeux sur toutes les fleurs qui nous attendaient !


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  • Oui, je fête ces jours-ci 50 ans de vie au Moyen Orient ! 50 ans qu’un soir de janvier 1971 je suis arrivé à l’aéroport de Beyrouth, accueilli par mes amis du Focolare et par Michel et Georges qui ne m’ont plus quitté jusqu’à maintenant. 50 ans que même avec les rêves les plus fous je n’aurais jamais pu imaginer. 50 ans de joies et de souffrances partagées avec ces nouveaux amis qui sont devenus ma famille. Du Liban à l’Egypte, à l’Irak, la Jordanie et la Syrie, de la Terre Sainte à la Turquie et à Chypre, tous ces peuples souvent si mal considérés par les grands de ce monde et qui ont encore tellement de trésors cachés à donner à toute l’humanité.

    Je ne peux pas raconter ici toutes les aventures vécues, toutes les rencontres, toutes les peurs et les angoisses et surtout toutes les surprises, les belles surprises qui vous donnent des moments de bonheur infini parce qu’à travers ces frères et ces sœurs si différents de moi au départ, j’ai fini par me retrouver avec un autre moi-même, avec le cœur de l’humanité.

    Et moi qui suis arrivé ici si jeune, j’avais à peine 22 ans, sans presque aucune expérience de la vie, avec seulement de bonnes intentions de servir le mieux possible tous ceux que Dieu aurait mis sur mon chemin, j’ai appris à entrer peu à peu dans l’âme de tous ces peuples, à la fois si semblables et si différents. Si semblables, parce que les peuples du Moyen Orient ont un sens de la famille qu’on a souvent perdu en occident, un sens des relations sociales qui fait qu’il est impossible de laisser quelqu’un isolé, perdu, tout seul dans son coin, et une chaleur humaine qui change le sens du travail, des loisirs, de la culture, de la vie de tous les jours.

    Mais aussi si différents, car forgés au cours des siècles par des climats bien variés et le Libanais qui vit entre la mer et la montagne est un peuple toujours dynamique, disponible, créatif, attachant, moins réservé que les Syriens, les Irakiens ou les Jordaniens qui ont grandi auprès du désert et ont le courage, la fidélité et la droiture de gens qui savent que tout pas en avant est aussi un pas qui coûte. Et on n’en finirait pas de s’émerveiller encore des Egyptiens qui s’amoncellent le long du Nil comme une ruche d’abeilles accueillantes, généreuses et toujours joyeuses, et de tous les autres peuples de la région.

    Et ce qui s’est passé peu à peu comme un miracle dont je ne me suis pas rendu compte tout de suite, c’est que tous ces nouveaux frères et sœurs en humanité m’ont complètement transformé. Ce jeune français timide que j’étais, content de répondre à cet appel de donner ma vie pour l’humanité, mais tellement plein encore de préjugés, de jugements sur les autres et sur moi-même, honteux parfois de ma propre identité française qui a fait souvent bien du mal aux autres peuples au cours de l’histoire, j’ai appris à devenir moi-même. J’ai appris que c’est en accueillant le trésor caché des autres que j’allais finalement découvrir le trésor caché qui était en moi. J’ai goûté à l’âme de chaque peuple et de tous ces frères et sœurs rencontrés. J’ai compris enfin que pour trouver le bonheur dans la vie, il suffisait de le donner aux autres et de le recevoir de ces autres comme un boomerang de réciprocité qui vous surprend toujours, chaque fois qu’il vous arrive à l’improviste comme le plus beau des cadeaux.

    Le secret de tout cela ? Me lever bien sûr chaque matin en me demandant : à qui et comment je pourrai donner ma vie aujourd’hui, mais surtout donner cette vie qui bouillonne en moi sans plus me regarder, en essayant surtout d’accueillir l’autre de tout mon cœur, de « vivre l’autre », de faire de l’autre le centre de ma vie. Avec cette immense surprise de chaque jour que c’est l’autre qui va peu à peu me faire devenir moi-même. Alors il n’y a plus rien à attendre de la vie, ou du moins pas de résultats précis qu’on n’atteindra jamais et qui nous feront passer de déception en déception, mais il suffit de se laisser désormais porter par cette vie qui brûle dans notre cœur et dans le cœur de chacun. Se laisser faire par ces frères et ces sœurs que j’aime et qui m’aiment et tout le reste devient secondaire. Et l’on est étonné à la fin de voir que la vie triomphe toujours quand on la laisse simplement être la vie, sans plus vouloir la conditionner par nos courtes vues, mais en la laissant voler là où elle sait voler, pour toujours.


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  • Il y a quelques jours, j’ai publié sur Facebook cette phrase que j’avais écrite et qui m’aide beaucoup chaque jour : « La première question à me poser chaque matin au réveil : pour qui et avec qui je vais vivre aujourd’hui ? » Une belle résolution positive. Le désir de donner un sens à ma vie, de sortir toujours un peu plus de moi-même, de vivre justement toujours plus « avec les autres » …

    Et puis la journée n’a pas bien commencé. De plus en plus de problèmes avec internet, tellement important ces jours-ci pour garder le contact avec tout le monde. Et surtout de plus en plus de mauvaises nouvelles de nos amis, entre ceux qui sont malades à la maison, ceux qui sont à l’hôpital, ceux qui cherchent partout un appareil à oxygène pour leurs parents et qui ne le trouvent pas… Je vous avoue qu’à un certain moment je sentais comme un sens de découragement, mêlé à de plus en plus d’inquiétude pour l’avenir, pour ce virus qui nous envahit de partout, et pour le Liban dont le futur semble de plus en plus sombre…

    Et puis, tout d’un coup, j’ai senti au fond de moi comme une voix bien claire qui me disait : « Bien sûr, Roland, c’est vrai tout ce qui se passe, c’est de plus en plus dur, de plus en plus terrible, mais qu’est-ce que ça change pour toi ? » Comme si je me réveillais d’un seul coup à la réalité. Si tu vas mal, si les autres vont mal, qu’est-ce que ça change à ta résolution de vivre cette journée pour les autres et avec les autres ?

    Au contraire, si je ne suis pas replié sur moi-même et mes problèmes personnels, n’est-ce pas justement toute cette situation tragique qui devrait me pousser à sortir encore plus de moi-même, à passer ma journée à chercher à aider, à écouter ceux qui souffrent, à rendre des services concrets, à être simplement présent à tous ceux qui sont en ce moment dans le besoin ?

    Je crois que cela a été pour moi comme une piqûre de rappel. Moi qui suis arrivé au Liban et au Moyen Orient il y a juste 50 ans ce mois-ci, plein de bonnes intentions, moi qui en ai vu de toutes les couleurs, comme on dit, entre les guerres, les catastrophes, les injustices, mais aussi tellement de solidarité et d’amour réciproque qui circule, est-ce que quelque chose a changé dans ma raison d’être au milieu de tous ces amis merveilleux que j’ai appris à connaître et à aimer de plus en plus au fil du temps ?

    Non, c’est simplement une confirmation que le temps m’a donnée. Mon idéal n’a jamais changé, il a simplement mûri avec le temps, il est devenu plus fort, plus concret, il a pris peu à peu tout le fond de mon cœur et de mon esprit. Et c’est seulement cela qui compte aujourd’hui. Et quand la situation s’améliorera, comme nous l’espérons tous au plus profond de nous-mêmes, ce ne sera pas alors pour m’arrêter et me reposer, mais pour en profiter pour continuer à me lever chaque matin en pensant aux autres plus qu’à moi-même. Car c’est comme ça que j’ai trouvé le seul trésor que je cherchais et que j’ai pu le partager avec tellement d’amis. Et tout cela ne changera jamais…


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