• Au cœur du verbe

    Que ferions-nous sans le verbe qui est le moteur de la phrase, celui qui donne vie à nos dialogues et à nos relations? Cela vaut la peine de s'arrêter parfois quelques instants pour se pencher sur un verbe, l'écouter et contempler son trésor.

  • Cela fait longtemps que nous n’avions plus plongé « au cœur du verbe ». Voilà pourquoi, à deux jours de Pâques, qui veut dire « passage », j’ai eu tout à coup l’envie de voir ce que le verbe « passer » pouvait bien cacher de trésors en son cœur. Et cela a été vraiment une belle révélation pour moi, de me rendre compte que ce simple petit mot d’à peine six lettres est capable d’accompagner ou même de bouleverser toute une vie !

    Passer est d’abord synonyme de mouvement, d’un mouvement presque perpétuel, mais aussi de libération, quand on le prend dans un sens positif. Mais passer peut aussi être terriblement négatif, comme le confirment la plupart des citations que vous pouvez trouver sur ce verbe dans les sites de citations ou de proverbes : vous le verrez à la fin de notre article.

    Le temps passe ou se passe, ce qui revient souvent au même. Ce qui est sûr, c’est que les réalités durent rarement pour toujours. Elles peuvent passer comme un cycle qui se renouvelle en se répétant, comme les saisons de l’année. Ou bien comme une ligne plus ou moins droite ou déformée qui ne reviendra plus en arrière car le temps, inexorable, lui est passé dessus.

    Ce qui est sûr aussi, c’est qu’il faut accepter de tout son cœur et de tout son esprit que tout passe, si l’on veut donner un sens à sa vie. On passe ainsi d’une réalité à une autre, d’une occupation à une autre, d’un travail à un autre, d’un pays à un autre, voire même d’un amour à un autre ou d’une passion à une autre. L’homme serait-il alors comme un papillon perdu au fil des temps, incapable de stabilité ou de fidélité à soi-même ou aux autres ? C’est une conclusion possible.

    C’est là que l’homme est au fond libre de prendre ou non son destin en main. On peut très bien vivre comme une feuille d’automne qui se laisse porter aux quatre vents, sans jamais savoir où elle va finir, ou bien décider de soi-même par quelles étapes on peut passer, puisqu’on ne pourra jamais rester longtemps sur place.

    C’est comme l’esprit de l’intelligence : il peut passer du coq à l’âne, comme on dit, c’est-à-dire au gré du hasard, de la curiosité d’un moment, de la distraction perpétuelle qui attire pour nous ennuyer l’instant d’après. Ou bien l’on décide de faire de son intelligence un formidable instrument pour découvrir la vérité et construire le monde avec de profondes valeurs dignes de ce qu’il peut y avoir de plus noble au cœur de l’homme.

    On peut passer d’une bonne action à une autre, de la construction d’un chef d’œuvre à un autre. On peut embellir sa vie, son milieu, son lieu de travail ou d’habitation pour semer l’harmonie entre les hommes. Et « passer » voudra dire alors, progresser, rechercher, découvrir, inventer, ne jamais se contenter, aller toujours plus loin vers une certaine lumière qui nous attire.

    Il y a un côté souvent très passif dans le verbe « passer » qui pourrait faire croire à une sorte de fatalité. Mais on emploie aussi « passer » de manière active lorsqu’on dit : je passe mon temps à donner ma vie au service de l’humanité. Je passe aussi à mes compagnons de voyage les trésors que je porte dans mon cœur, les découvertes que j’ai faites et qui ont illuminé mon chemin. Comme un joueur de football passe le ballon à son coéquipier pour qu’il marque enfin le but de la victoire. Et passer voudra dire alors partager, mettre en commun, comme un signe de relation et de communion qui peut donner son sens le plus profond à la vie en société.

    Heureusement que nous pouvons toujours passer, repasser, dépasser : c’est cela qui empêche pour toujours la routine ou la monotonie. C’est à la fois passionnant et difficile. On ne se lassera jamais de passer avec courage du passé à l’avenir, car c’est cela qui a toujours forgé les personnalités des héros ou des saints qui ont contribué le plus à faire avancer l’humanité vers des horizons plus lumineux, malgré les ténèbres qui ne cessent jamais, elles non plus, de vouloir nous passer dessus. Car il y aura toujours des gens pour « passer de la mort à la vie » grâce à leur amour pour leurs frères et sœurs en humanité.

     

    Citations de « mon-poeme.fr »

    [Certaines citations sont parfois bien négatives ou étranges, mais cela fait toujours du bien de se rendre compte de ce que pensent les personnes autour de nous : occasion peut-être de réagir prochainement dans de nouveaux articles…]

    Nul ne peut se vanter de se passer des hommes. (Sully Prudhomme)

    Notre amour a passé sur sa vieillesse aveugle comme une pluie d'avril sur un rocher crayeux. (Maurice Maeterlinck)

    Chaque heure qui passe, dis-toi bien que c'est une heure de ta vie.(Henri de Régnier)

    On est peu de chose. Et l'on ne fait que passer, passer et trépasser. (Frédéric Dard)

    Le chou-fleur n'est pas autre chose qu'un chou qui est passé par l'université. (Mark Twain)

    Les jours passent lentement à une allure folle. (Frédéric Dard)

    Mieux vaut être dans un coin pas très passant que d'être trépassé. (Francis Blanche)

    Passé soixante ans, il est sage de penser beaucoup plus à la mort qu'à l'amour. (Edmond Thiaudière)

    Mal passé n'est que songe. (Mary Sarah Newton)

    Tout ce qui passe n'est que symbole. (Johann Wolfgang von Goethe)

    On dit d'une femme qu'elle est sans âge quand elle a passé celui d'en avoir un. (Pierre Dac)

    Qui inventera la passoire à passer le temps ? (Pierre Dac)

    Ce n'est que dans les jours suivants qu'on peut vraiment se rendre compte de ce qui s'est passé la semaine précédente. (Pierre Dac)

    Le bon temps, comme le mauvais, c'est comme le café, ça finit par passer ! (Pierre Dac)

    La vie à différer se passe, et quand nous nous retournons enfin, la mort est là. (Henri-Frédéric Amiel)

    Tout passe dans le monde, les plaisirs, les honneurs, les richesses ; et nous ne nous trouvons pas, à la fin de nos jours, plus heureux pour avoir goûté les uns et possédé les autres. La vertu ne s'écoule pas ainsi, comme les choses humaines ; elle ne laisse point de dégoût ni de satiété dans le cœur ; plus on en jouit, plus on l'aime : on ne peut jamais se repentir d'avoir souffert pour elle ; on a seulement le regret, quand on connaît ses charmes, de ne l'avoir pas toujours suivie. (David Augustin de Brueys)

    La femme peut tout ce qu'elle veut : sa malice est si grande, qu'il vous en faudra toujours passer par où elle voudra. (Nicolas Machiavel)

    Quand on a une fois passé l'onde noire, on ne revoit plus la lumière du jour. (Euripide)

    Les plaisirs, passant comme les heures, ont besoin de se renouveler. (Adolphe d'Houdetot)

    Hommes et monuments, tout ce qui est périssable passe si vite, qu'en présence de l'éternité on peut dire qu'il n'y a rien de vieux. (Adolphe d'Houdetot

    Le temps passe ? Erreur ! Il nous regarde passer. (Adolphe d'Houdetot)

    L'Amour est un oiseau de passage qui reprend souvent son envol. (Sylvain Maréchal)

    Passez-vous de ceux qui se passent de vous, ignorez ceux qui vous ignorent. (Henri-Frédéric Amiel)

    J'aime beaucoup mieux me passer des choses que d'y prétendre. (Henri-Frédéric Amiel)

    Laisse ton passé mort ensevelir ses morts, et l'avenir promettre ses fêtes. (Henri-Frédéric Amiel)

    L'homme est moutonnier, il suit toujours le premier qui passe. (Napoléon Bonaparte)

    Tout ce qui est passé est passé, et ne reviendra plus jamais. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    Tout ce qui se passe autour de nous nous avertit de la fragilité humaine. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    La vie se passe en absence, on est toujours entre le souvenir, le regret et l'espérance. (Marie du Deffand)

    Passe, passe, vie éphémère, la nuit efface le sentier, à peine ai-je connu ma mère, et cueilli la fleur d'églantier ; et tout n'est rien, rien que chimère. passe, passe, vie éphémère, dans peu je mourrai tout entier. (Henri-Frédéric Amiel)

    Le temps passe si vite qu'on ne le sent pas passer. (George Sand)

    Nul ne peut se vanter de se passer de lui-même. (Robert Sabatier)

    L'homme passe, hélas ! et le monde demeure. (Cécile Fée)

    La pratique en amour peut se passer de la théorie. (Sylvain Maréchal)

    Le présent n'est qu'un instant qui passe en deux temps trois mouvements. (La marquise de Lambert)

    Les plus beaux jours sont ceux que l'on passe auprès de ceux qu'on aime. (Madeleine de Puisieux)

    Le moyen de passer doucement la vie est de préférer les plaisirs qui viennent de l'habitude à ceux que donnent le changement. (Pierre-Marc-Gaston de Levis)

    La vie n'est qu'un météore qui passe, dont j'embrasse la courte durée. (Henri-Frédéric Amiel)

    Tout passe et se succède ; moi seul je demeure. (Anatole France)

    Passe ma chance, tournent les vents, reste l'absence, obstinément. (Jean-Jacques Goldman)

    On ne peut se passer des autres à moins d'être un dieu ou une brute. (Jean-François Marmontel)

    Le cœur de la plupart des hommes est fait comme un crible, tout passe à travers. (Hypolite de Livry)

    L'amour passe comme cela vient. (Sophie Arnould)

    Mon honneur est de me passer de tous ceux qui se passent de moi. (Henri-Frédéric Amiel)

    Passé l'âge de vingt-cinq ans, toute rencontre humaine est une répétition. (Amélie Nothomb)

    Je n'aime pas qu'on me regarde, alors j'ai passé ma vie à me montrer ! (Sacha Guitry)

    On ne peut pas se passer de l'estime, c'est là son plus grand prix. (Anne Barratin)

    La franchise, en ce monde, vous fait passer pour un fou, et l'indépendance pour un original. (Madame de Girardin)

    En passant l'éponge sur tout méfait, un malfaiteur croit que tout lui est permis. (Fiodor Dostoïevski)

    L'homme ordinaire ne se préoccupe que de passer le temps, l'homme de talent que de l'employer. (Arthur Schopenhauer)

    Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir. (Boris Vian)

    En toute chose, il faut bien se garder de passer d'un extrême à l'autre. (Thomas Jefferson)

    L'homme passe et l'ombre le suit. (Louis Aragon)

    Avant qu'on laisse passer la vie sur soi, on devrait se faire anesthésier. (Karl Kraus)

    Le bonheur passe comme un songe. (Jean-François Haumont)

    Je fais passer le souffle de la terre dans le Verbe de Dieu. (Anne Hébert)

    Le souvenir de celui qui passe est d'autant plus durable qu'il a été plus mystérieux. (Alexandre Dumas)

    On se fait toujours passer pour autre chose quand on n'est rien. (Marquis de Sade)

    Les querelles ne sont que des petits nuages qui ne font que passer. (Paul de Kock)

    Le meilleur de ma vie a passé comme un rêve. (Alfred de Musset)

    La plupart de ceux qui passent pour généreux acquièrent cette réputation à bon marché. (Pierre-Marc-Gaston de Levis)

    Mourir, c'est passer d'une auberge à une autre. (Charles Nodier)

    On passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde : Je te hais ! Je t'adore ! (Louis-Ferdinand Céline)

    Il faut pas mal d'argent pour pouvoir s'en passer. (Charles Régismanset)

    La calomnie passe, la médisance reste. (La Rochefoucauld-Doudeauville)

    Le plaisir passe et s'enfuit, profitez du jour qui luit. (Jean-Baptiste Rousseau)

    Le drame de la vie c'est qu'il peut ne rien s'y passer. (Georges Perros)

    Des femmes passent fraîchement fardées : mauvaises peintures que nul ne voudrait signer. (Natalie Clifford Barney)

    L'amour ne peut se passer des sens. (Romain Rolland)

    La contradiction passe pour une offense parce que c'est condamner le jugement d'autrui. (Chevalier de Méré)

    Un secret qui passe à un tiers n'est plus un secret. (Chevalier de Méré)

     


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  • Vous avez lu la première partie de mon article ? Je reviens seulement sur deux phrases auxquelles nous étions arrivés en conclusion : « Quand on est rempli en soi de positif, on n’a plus à craindre le négatif. » Et « Il est beaucoup plus efficace de se protéger des dangers en partant de l’intérieur, que de se couvrir de barrières et de murs qui ne servent qu’à nous isoler et à nous couper du monde qui aurait tant encore à nous donner. »

    Je ne parle plus ici tellement de dangers matériels desquels on doit se protéger par des remparts concrets qu’on ne peut éviter. Je voudrais parler de ces dangers bien plus terribles qui minent notre personnalité, notre moral, notre confiance, qui nous détruisent de l’intérieur et nous font tomber en dépression. Ces dangers qui nous laissent sans défense devant la peur, la panique, l’angoisse et tous les sentiments négatifs de haine, de rancœur, de désirs de vengeance qui peuvent nous envahir lorsque nous sommes traités injustement ou méchamment par les personnes que nous côtoyons.

    Je continue à penser que ce n’est pas en fuyant les problèmes, en évitant les personnes « difficiles » que nous nous sentirons mieux, mais en étant nous-mêmes plus forts de l’intérieur que ces problèmes ou que ces gens difficiles. C’est l’exemple d’un Gandhi qui a libéré son pays de l’injustice parce qu’au fond de lui-même il n’avait plus peur de cette injustice.

    Mais il est important de se rappeler ici que Gandhi n’était pas seul. Même si sa personnalité était particulièrement forte, jamais il n’aurait pu libérer son pays s’il n’avait eu avec lui d’abord des centaines, puis des milliers, puis des millions d’amis qui partageaient son idéal, sa générosité, son optimisme.

    C’est qu’il y a là un secret, le secret des relations humaines. Si j’en reste au niveau matériel, si chacun apporte une pierre pour construire un mur pour se protéger, si nous sommes deux nous aurons deux pierres, si nous sommes dix nous aurons dix pierres et ainsi de suite, mais ce sera tout. Tandis qu’au niveau des relations de confiance réciproque, d’amitié et d’amour entre les hommes, il se passe en réalité une sorte de miracle complétement hors de proportion du nombre de personnes qui se rencontrent. Deux personnes qui s’aiment à la folie se sentent en effet aussi fortes que le monde entier : image poétique peut-être mais qui porte une grande part de vérité.

    Le grand problème de l’homme devant les dangers de toutes sortes, c’est d’abord le manque de confiance en soi-même, le découragement facile, la peur de l’échec et peu à peu le pessimisme qui ne nous quitte plus et toutes les idées noires qui nous envahissent. Savoir qu’il y a quelqu’un de fiable qui partage avec nous nos problèmes est déjà le début de la solution. Mais n’allons pas nous unir aux autres parce qu’ils sont forts ou puissants, parce qu’ils ont de l’argent ou des connaissances haut placées. Cela peut peut-être servir, mais ce seront toujours des appuis extérieurs. Nous avons besoin de vrais amis avec qui partager nos réussites et nos échecs, nos angoisses et nos espoirs ; c’est là que notre vie va changer. Les problèmes seront toujours les mêmes, mais ils deviendront tout à coup tellement relatifs qu’ils ne seront plus une obsession de chaque jour.

     

    L’individualisme régnant dans la société de consommation telle qu’elle a envahi en particulier l’occident va malheureusement exactement dans le mauvais sens, car on a fait de l’individu un idéal au lieu de se rendre compte que le seul idéal valable est l’harmonie dans les relations. Si je passe mon temps à me défendre contre les attaques du monde qui m’entoure, je vais finir complètement isolé et desséché. Tandis que si je pense à partager ma joie de vivre avec le plus de gens possible, ce seront ces gens qui me défendront eux-mêmes quand ce sera mon tour d’être en difficulté. Je suis convaincu que l’avenir de l’humanité dépend uniquement de cette prise de conscience.


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  • Se protéger, oui, c’est un des verbes les plus à la mode par les temps qui courent. Notre vie et notre monde sont remplis de dangers qui nous assaillent du matin au soir. Nous en sommes bien convaincus, ce serait inutile de faire ici la liste de tous ces dangers, qui ne finirait pas. Mais la conséquence de cette situation, c’est que nous devons nous protéger, c’est bien normal. Et pour « se protéger », la chose la plus simple est de s’entourer de « protections » de toutes sortes.

    Mais voyons un peu, pour se donner quelques exemples. S’il pleut, on va se protéger avec des habits imperméables ou en ouvrant son parapluie… ou en ne sortant pas de la maison. S’il fait froid, on va se couvrir un peu plus que d’habitude. Tout cela est encore très simple et pas trop grave. Si on a peur d’être volé, là le danger est tout de même plus inquiétant, on va fermer sa porte à double tour, mettre des cadenas à toutes les portes, et au besoin des antivols ou des alarmes de sécurité. Et le mot magique est lancé : sécurité, sécurité, c’est la hantise de notre monde moderne, celle qui fait de plus en plus gagner les élections politiques. Parce qu’on ne vote plus tellement maintenant pour des programmes de développement positif, mais pour celui ou celle qui va pouvoir nous protéger de tous les dangers. Ou, au moins, c’est ce que sa propagande essaye de nous faire croire. 

    Tout cela est logique et l’on va donc consacrer beaucoup de temps et d’argent à se protéger de toutes ces menaces qui nous arrivent chaque jour un peu plus surprenantes : le temps climatique est devenu fou, il y a des terroristes partout, mais surtout les relations sont de plus en plus difficiles, on ne peut plus faire confiance aux gens. Et le plus simple pour se protéger va donc être d’éviter ces gens « difficiles ». C’est ce que l’on voit de plus en plus sur les réseaux sociaux : si tu veux être heureux, ne fréquente pas les gens qui ont des idées noires, cherche-toi quelques bons amis et, ensemble, protégez-vous du monde environnant…

     

    Je vais arrêter ici ma caricature, pour ne pas être trop long et je vais commencer par une première constatation. Tout cela est basé sur la peur et sur le manque de confiance dans les autres mais avant tout en soi-même. L’homme a bien raison de se protéger des dangers. Mais il oublie seulement de se protéger de l’intérieur. Un sportif qui court dans le froid ou sous la pluie, n’a pas peur d’attraper un rhume ou une grippe : son corps est tellement bouillant de l’intérieur qu’il ne craint plus rien. Et il en va de même à tous les niveaux, physique, matériel et même psychologique ou spirituel. Je vais revenir longuement sur ce sujet qui me tient particulièrement à cœur, mais je voudrais dire simplement ici que quand on est rempli en soi de positif, on n’a plus à craindre le négatif. Au contraire on le détruit sur son passage. Quelqu’un qui est heureux de donner sa vie pour les autres ne risque pas de tomber en dépression et de se laisser décourager par des gens « difficiles », il va même chercher ces gens difficiles pour leur donner un peu d’espoir, car il est sûr que le véritable positif est toujours contagieux. Il porte en soi sa propre force dynamique qui ne craint presque plus rien de l’extérieur. Affirmation qui demande des nuances, toujours bien sûr une certaine prudence et une certaine sagesse. On ne donne pas sa vie pour les autres n’importe comment ni dans n’importe quelles circonstances. Mais notre sujet est bien lancé. Faites-moi part de vos réactions si vous voulez. Il y aura bientôt une deuxième partie, une troisième et peut-être plus encore. Mais c’est évident pour moi qu’il est beaucoup plus efficace de se protéger des dangers en partant de l’intérieur, que de se couvrir de barrières et de murs qui ne servent qu’à nous isoler et à nous couper du monde qui aurait tant encore à nous donner.


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  • Quel verbe extraordinaire que « faire » ! Faire est peut-être le verbe le plus utilisé parmi tous les mots du dictionnaire. Faire, c’est la vie qui s’incarne, le rêve qui se réalise, des mots qui deviennent soudain réels et palpables. Faire, c’est la preuve de nos intentions, de notre amitié ou de notre amour. Faire, c’est ce qui nous permet de construire un monde nouveau… On n’en finirait pas de chanter les louanges de « faire ».

    Nous savons bien en même temps que faire n’est jamais facile, car faire peut aussi bien être positif que terriblement négatif. Je peux faire du bien, comme je peux faire du mal. Je peux faire la paix comme je peux faire la guerre. Je peux faire des ponts qui diminuent les distances, comme je peux faire des murs qui nous éloignent les uns des autres. Je peux faire peur ou pitié ou confiance…

    Pratiquement nous pouvons presque tout faire, concrètement ou symboliquement. Il suffirait de prendre la plupart des mots du dictionnaire pour voir qu’on peut les « faire ». On peut faire un travail, un dessin, un programme ou un projet, un voyage et du tourisme. On peut faire des économies, des exercices, des fautes, du bruit. On dira que cet homme fait la pluie et le beau temps dans son milieu. On peut faire le vide ou le plein. On peut tout faire ou ne rien faire. Je peux faire ce que je veux ou ce que je peux. Un acte peut faire la différence. Je peux faire semblant ou faire l’imbécile ou le malin.

    Et lorsqu’on ajoute faire à un autre verbe, on obtient des combinaisons à l’infini. Je peux faire faire, faire échouer, faire recommencer. Je peux faire réparer ou connaître, je peux faire voir ou écouter, je peux faire manger ou finir ou imaginer… cela donne presque le vertige.

    On oppose parfois faire à dire ou à penser. Ce sont en fait des moments complémentaires de l’activité humaine qui peuvent s’entrechoquer ou aussi bien s’harmoniser, la responsabilité en revient au fond à chacun. On peut faire aussi avec tout son corps, tout son esprit ou tout son cœur. Avec les mains, avec les pieds, avec la tête, avec la langue.

    Lorsqu’on arrive vraiment à faire, c’est souvent une conquête ou même un exploit : « il l’a fait ! », c’est-à-dire qu’il a enfin réussi, le rêve s’est accompli !

    Quel immense chantier que ce « faire » qui nous accompagne toute notre vie durant, qui est à la fois notre moyen et notre but, notre épreuve et notre espoir, notre chance et notre tourment ! Notre vie se passe à apprendre à faire toujours mieux et toujours plus ensemble. Car c’est la capacité de faire ensemble qui va déterminer finalement la valeur d’une société !

    Mais je voudrais finir sur un aspect qui est aussi tellement important. Car « faire », pourrait nous faire croire que tout est entre nos mains, que nous sommes les maîtres de l’univers et que nous pouvons tout dominer, même nos semblables. Alors que c’est aussi tellement beau d’apprendre à « se laisser faire », à se faire aimer ou accepter… On peut aussi se faire mal ou se faire plaisir, se faire violence ou se faire du bien. On peut se faire chasser ou accompagner. On peut se faire pardonner, se faire aider, se faire voir, se faire tuer. On peut « se faire un » avec les autres. Il y a beaucoup d’humilité à apprendre à « se faire »…

    Citations :

    (Tirées de « mon-poeme.fr »)

    Certaines gens ont la manie de faire autrement que tout le monde. Presque toujours ils font moins bien que tout le monde.
    (
    Eugène Marbeau)

    Que de gens réfléchissent toujours à ce qu'ils auraient dû faire, jamais à ce qu'ils vont faire.
    (
    Eugène Marbeau)

    Pour faire ce qu'on veut, il faut le vouloir.
    (
    Eugène Marbeau)

    Il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu'on peut faire faire le jour même par un autre.
    (
    Pierre Dac)

    Ce n'est pas en tournant le dos aux choses qu'on leur fait face.
    (
    Pierre Dac)

    Après tout et tout compte fait, si on ne peut pas faire ce qu'on veut chez les autres, autant rester chez soi.
    (
    Pierre Dac)

    On fait toujours très mal les choses auxquelles on a de la répugnance.
    (
    Voltaire)

    Qui ne fait rien n'est rien.
    (
    Henri-Frédéric Amiel).

    Un homme qui passe tout son temps à s'occuper de ce que les autres font, se prive de tout ce qu'il pourrait gagner à s'occuper de lui-même.
    (
    David Augustin de Brueys)

    Il ne faut conseiller aux autres que ce qu'on ferait soi-même si on était à leur place.
    (
    Tite-Live)

    Soyez patient, rien ne se fait qu'avec la patience.
    (Maximes et sentences orientales)

    Concentre-toi, et applique-toi toujours à ce que tu es en train de faire.
    Citation de 
    Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

    Je n'ai jamais vu personne faire à propos ce qu'il devait faire.
    (
    Isocrate)

    Il faut plutôt faire ce qu'on sera bien aise d'avoir fait que ce que l'on est bien aise de faire.
    (
    Pierre-Claude-Victor Boiste)

    Il n'y a rien de plus désagréable que de faire quelque chose à contre-cœur.
    (
    Aristophane)

    On ne devrait garder l'anonyme que lorsqu'on fait mieux que les autres.
    (
    Adolphe d'Houdetot)

    Ce qu'à autrui tu auras fait, soit certain qu'autrui te le fera.
    (
    François Rabelais)

    Tout ce qui peut être fait un autre jour peut être fait aujourd'hui.
    Michel de Montaigne)

    En ne faisant rien, on apprend ordinairement à mal faire.
    (
    Stanislas Leszczynski)

    N'exige jamais des autres qu'un peu au-dessous de ce que tu ferais pour eux.
    (
    Nicolas de Condorcet)

    Les enfants disent ce qu'ils font, les vieillards ce qu'ils ont fait, les sots ce qu'ils ont envie de faire.
    (
    Axel Oxenstiern)

    Qui fait toujours ce qu'il veut fait rarement ce qu'il doit.
    (
    Axel Oxenstiern)

    Serf de la douleur, hâte-toi de faire tout ce que tu as à faire dès aujourd'hui, car ton créancier ne t'accorde plus que des délais et des répits, et ce créancier, c'est le fossoyeur.
    (
    Henri-Frédéric Amiel)

    On ne fait bien que ce qu'on fait soi-même.
    (
    Napoléon Bonaparte)

    Quand chacun fait ce qui lui plaît, on fait souvent ce qui déplaît à d'autres.
    (
    Jean-Jacques Rousseau)

    Tant que nous ignorons ce que nous devons faire, la sagesse consiste à rester dans l'inaction.
    (
    Jean-Jacques Rousseau)

    Chacun se défend de rien faire par intérêt, et c'est l'intérêt qui fait tout faire.
    (
    Louis Joseph Mabire)

    Fais bien, tu auras des envieux ; fais mieux, tu les confondras.
    (
    Louis Joseph Mabire)

    Quoi que vous fassiez, faites-le de bon cœur.
    (
    Saint Paul)

    Faites comme les autres, et croyez ce qu'il vous plaira.
    (
    Bernard Fontenelle)

    Rien ne peut à la fois se faire bien et vite.
    (
    Publilius Syrus)

    Avant d'avoir le souci de nous parfaire, il faudrait songer à nous faire.
    (
    Robert Sabatier)

    Nous avons tous une grande disposition à devenir des machines, c'est-à-dire, à être le lendemain ce que nous avons été la veille, à faire et à sentir ce que nous faisons et ce que nous sentons, sans aucun choix, sans aucune réflexion. Ce qui n'est guère moins vrai, c'est qu'il est peu de choses que nous fassions ni plus sûrement ni mieux, que ce que nous faisons ainsi machinalement.
    (
    Jacques-Henri Meister)

    On est encore plus heureux de ce qu'on peut faire que de ce qu'on fait.
    (
    Cécile Fée)

    Ce qu'on fait n'est jamais bien, quand on peut en cet instant, trouver mieux à faire.
    (
    Cécile Fée)

    Prends soin de ce qui te coûte à faire ; ce qui te plaît ne risque rien.
    (
    Henri-Frédéric Amiel)

    Avec de l'ordre et du temps, on trouve le secret de tout faire et de tout bien faire.
    (
    Pythagore)

    Il ne se fait rien de grand sur terre sans un peu d'enthousiasme.
    (
    François-Rodolphe Weiss)

    À tous les gens qui aiment critiquer, je n'ai qu'un mot à répondre : Faites mieux !
    (
    François-Rodolphe Weiss)

    Croyez n'avoir jamais assez fait dès que vous sentez que vous pouvez faire mieux.
    (
    Marquise de Lambert)

    On ne fait rien de bien que ce qu'on fait librement.
    (
    Montesquieu)

    Ne pas faire à autrui ce que nous ne voudrions pas qu'autrui nous fit, voilà la justice.
    (
    Félicité Robert de Lamennais)

    L'impuissance de faire aussi bien à défaut de faire mieux se venge en médisant.
    (
    Pierre-Claude-Victor Boiste)

    Dites ce qui est vrai, faites ce qui est bien. Ce qui importe à l'homme, est de remplir ses devoirs sur la terre. C'est en s'oubliant qu'on travaille pour soi.
    (
    Jean-Jacques Rousseau)

    Tout se fait dans le monde par compère et par commère.
    (Recueil de proverbes italiens)

    Faites aujourd'hui tout ce que vous pouvez faire, jamais le temps ne s'arrêtera pour vous attendre.
    (
    Pierre-Claude-Victor Boiste)

    L'homme est forcé de faire ; la femme peut se contenter d'être.
    (
    Victor Hugo)

    Si je fais ce que je puis, je fais ce que je dois.
    (Pensées et proverbes wolofs)

    L'homme n'arrive à faire tout ce qu'il peut qu'en aspirant même à ce qu'il ne peut pas.
    (
    Ernest Legouvé)

    Les procédés d'autrui sont le retour des nôtres, ce que nous leur ferons attendons-le des autres.
    (
    Publilius Syrus)

    Les gens qui en font le moins sont bien souvent ceux qui exigent le plus.
    (
    Mirabeau)

    Qui a fait tout ce qu'il peut a fait tout ce qu'il doit.
    (
    Lazare Wogue)

    Il vaut mieux faire très bien une seule chose que médiocrement un grand nombre de choses.
    (
    Madame Necker)

    Qui dit ce qu'il fait dira aussi ce qu'il ne fait pas.
    (
    William de Britaine)

    Ce qu'un homme a fait, un autre le peut faire.
    (
    Alfred Jarry)

    Rien ne se fait de rien, car, si cela était, tout se ferait de tout.
    (
    Épicure)

    Rien de ce qui se fait bien ne se fait vite.
    (
    Antoine Albalat)

    Loin donc d'être tenus de faire ce que nous ne pourrions pas faire, nous ne le sommes pas même de faire tout ce que nous pourrions faire.
    (
    Cicéron)

    Rien ne se fait de rien.
    (
    Cicéron)

    Du vouloir au faire la distance est grande.
    (
    Adolphe Monod)

    Faire un saut : Quand on a promis de faire un saut, il faut éviter de faire faux bond.
    (
    Académie Alphonse Allais).

    Ce qui est fait est fait.
    (
    Adrien de Montluc)

    On s'accommode de tout sans trop faire le difficile.
    (
    Alfred de Musset)

    Commande et fais toi-même, et tu seras en repos.
    (Proverbes espagnols)

    Ce qu'a fait le hasard pour toi n'est pas à toi.
    (
    Sénèque)

     

    Défaire et faire mieux sont deux, et tout refaire est hasardeux.
    (
    Henri-Frédéric Amiel


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  • Voilà là un des plus beaux verbes qui existent ! La connaissance est un signe de la grandeur de l’homme et de sa pensée. Car pour connaître il faut être capable de rechercher, de comprendre, d’analyser, de comparer, de réfléchir, de faire des synthèses et pour finir de se souvenir, de mettre les connaissances acquises dans un des tiroirs de notre magnifique mémoire, bien classées par catégories, pour pouvoir ensuite utiliser ces connaissances au bon moment.

    Dès mon enfance, j’apprends à connaître le monde qui m’entoure, à distinguer entre les objets qui me font du bien et ceux qui me font du mal. Connaître c’est donc d’abord éveiller son esprit et sa conscience. Connaître, c’est s’ouvrir, sortir de soi, ne pas passer son temps tout seul dans son coin. Et peu à peu la connaissance de ce qui m’entoure me pousse à commencer à me connaître moi-même, par comparaison, par opposition, par affinité, par peur ou par attirance.

    Connaître est donc d’abord une immense aventure, la base de tout ce qui va donner peu à peu un sens à ma vie. Connaître c’est avoir des points de repère pour avancer sur le chemin de mon humanité. On n’en finirait pas d’écrire des livres et des livres sur la beauté de connaître. Mais il y a évidemment une grande différence entre la connaissance des objets, des choses, des évènements et la connaissance de ce trésor unique au monde qu’est l’homme, cet homme que je suis et que je trouve aussi dans mes compagnons de voyage qui me ressemblent beaucoup et qui sont pourtant si différents.

    Et c’est justement de la connaissance de l’homme que je voudrais parler ici tout particulièrement, autant qu’on peut le faire dans un article de blog, toujours trop bref. Je crois que connaître l’homme est un des plus grands défis qui nous soient donnés. Car connaître l’homme, me connaître moi-même ou connaître l’autre, individuellement ou comme collectivité, est terriblement difficile et même parfois dangereux. Il y a au départ la tentation de vouloir connaître l’homme comme je le fais pour les autres connaissances scientifiques. Et cela risque de tout gâcher. Il y a toujours un regard scientifique à avoir en quelque sorte, même lorsqu’on se regarde soi-même. Cela évite de tomber dans le piège des sentiments qui m’empêchent souvent de voir les réalités en face. Mais je ne pourrai jamais connaître ou analyser mes relations avec les autres comme j’analyse une expérience de physique ou de chimie ou la complexité d’un moteur de voiture.

    La grande différence, qui est extraordinaire, c’est que l’autre est en dehors de moi, mais il est aussi, d’une certaine manière en moi. On découvre cela bien sûr dans l’amour et l’amitié, mais aussi dans n’importe quel rapport avec l’autre, que ce rapport soit beau ou difficile. Car l’autre ne peut jamais me laisser indifférent. Il me touche toujours, soit parce qu’il m’intéresse ou m’attire, soit parce qu’il me dérange, me blesse ou me pose de gros problèmes. Mais, pour tout cela, je dois comprendre un jour ou l’autre que je ne connaîtrai jamais l’autre de l’extérieur comme je connais justement un moteur de voiture.

    Là est le problème, chaque fois que je pense connaître l’autre parce que je lui ai mis des étiquettes : sympathique, courageux, intelligent, bizarre, instable, etc., je m’aperçois, si je suis honnête, que le plus souvent je n’ai rien compris, et que ce que j’appelle alors connaissance, ce sont seulement des intuitions, des jugements ou des préjugés, car je ne peux connaître l’autre que de l’intérieur. Et pour cela il faut que l’autre me laisse entrer. Mais il ne me laissera vraiment entrer que si moi aussi je le laisse entrer dans mon intimité, en pleine réciprocité.

    La connaissance de l’autre est donc d’abord une question de confiance réciproque. Car il faut beaucoup de confiance en l’autre pour lui permettre de me voir tel que je suis au fond de moi, sans tromperie ou comédie, sans cacher mes défauts, mes peurs ou mes hésitations. Et c’est là que tout devient plus beau, car le courage que je peux avoir de me montrer sans artifice, avec mes qualités et mes défauts, va aider l’autre à se présenter à son tour tel qu’il est ou réciproquement, et tout cela est une véritable libération.

     

    Citations (tirées de mon-poeme.fr) :

    Je suis passionné, fasciné même, par tout ce que je ne connais pas. Dès que j'ai expérimenté un truc, c'est fini, cela ne m'intéresse plus. (Claude Lelouch)

    L'essence de toute intelligence est de connaître et d'aimer. (Joseph de Maistre)

    Dans le mariage, rien n'est plus utile que les discussions, puisque c'est par elles que l'on apprend à mieux se connaître. (Goethe) 

    On ne s'estime que dans la mesure où l'on ne se connaît pas. Ne te connais donc pas toi-même. Ne ruine pas cette précieuse barrière que la nature a mise entre le jugement et l'estime de soi. (Pierre Reverdy)

    Pour bien connaître et comprendre la vie, il faut avoir appris beaucoup de désillusion de la vie. (Pierre Reverdy) 

    On ne se connaît pas, on se déchiffre et on se découvre, au jour le jour et au gré des événements. On se fait vaguement confiance bien plus qu'on ne compte réellement sur soi. La preuve en est dans certaines attitudes que nous avons eues dans le passé et où nous ne nous reconnaissons pas du tout. (Pierre Reverdy)

    Quand on s'étudie bien, et qu'on s'applique à se connaître, on se trouve si rempli de défauts, qu'on n'a pas de peine à excuser dans autrui ceux qui paraissent le moins excusables ; à moins que par devoir on ne soit obligé de les corriger et de les punir. Encore l'homme sage et compatissant aux faiblesses de l'humanité, le fait-il avec beaucoup de modération et de douceur ; et il pardonne d'autant plus facilement, qu'il n'ignore pas qu'il a souvent lui-même besoin de pardon. (Jean Baptiste Blanchard)

    Le railleur de profession est, de tous les hommes, celui qui s'expose et s'estime le plus, et se connaît le moins lui-même. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    Parler de ce qu'on ne connaît pas est une présomption ridicule. (Henri-Frédéric Amiel)

    Les richesses font connaître l'homme ; si dans une grande fortune on commet une infamie, que ne ferait-on pas dans la misère ? (Adolphe d'Houdetot)

    On ne se connaît pas tant qu'on n'a pas bu ensemble ; qui vide son verre vide son cœur. (Victor Hugo)

    Connaître le temps et saisir l'occasion, c'est ce qui fait prospérer les hommes. (Fernando de Rojas)

    L'homme qui croît tout connaître le plus souvent ne sait rien. (Adolphe d'Houdetot)

    Pour bien connaître le caractère de quelqu'un, il faut interrompre son sommeil. (Adolphe d'Houdetot)

    Être seul, ne connaître personne dans une ville, transforme en prison ce lieu sans échanges. (Paul Valéry)

    Si l'on veut connaître le cœur d'un homme, il faut connaître ses environs. (Louis Joseph Mabire) 

    Pour être aimé des femmes, il faut les laisser croire qu'on ne les connaît pas. Les femmes ne peuvent se persuader qu'un homme puisse les connaître et les aimer en même temps. (Chamfort)

    Connais-toi toi-même, condition indispensable pour connaître les autres ; premier principe de morale. (Adrien Destailleur)

    On ne se connaît jamais, même quand on croit s'aimer, l'homme reste rentré en lui-même. (Antoine de Saint-Exupéry)

    Le plus grand défaut des femmes, c'est qu'elles nous aiment, alors même qu'elles nous connaissent. (Pierre-Jules Stahl)

    Pour bien connaître un homme, il est plus important de savoir ce qu'il pense que de savoir ce qu'il dit. (Jean-Napoléon Vernier)

    Il est des personnes qui ne cherchent pas à se connaître pour éviter les mauvaises connaissances. (Jean-Napoléon Vernier)

    Bien connaître quelqu'un, c'est l'avoir aimé et haï. (Marcel Jouhandeau)

    Apprendre à se connaître, c'est s'ouvrir au monde des personnes que l'on aime. (Maxalexis)

    Il faut vivre avec les gens pour apprendre à les connaître. (Proverbe français)

    J'ai oublié ton nom vaut mieux que je ne te connais pas. (Proverbe africain)

    Pour apprendre à se bien connaître, le malheur est le plus grand des maîtres. (Louis Belmontet)

    Qui se connaît se méprise, et qui se méprise est libre, car il est affranchi de l'opinion : le plus pesant joug est celui que l'orgueil nous impose. (Félicité Robert de Lamennais)

    Le plus ignorant des hommes est celui qui ne se connaît pas lui-même. (Jean-Baptiste de La Roche)

    La science la plus nécessaire à la vie humaine, c'est de se connaître soi-même. (Jacques-Bénigne Bossuet)

    Deux espèces d'hommes ne peuvent parvenir à connaître leurs semblables : ceux qui ne descendent jamais en eux-mêmes, et ceux qui n'en sortent jamais. (Jean-Jacques de Lingrée)

    Nous n'avons point d'étude plus essentielle et plus salutaire que celle de nous-mêmes ; c'est ce qui nous est personnellement propre, et non ce qui nous est étranger que nous devons nous appliquer à connaître ; il faut nous instruire de nos défauts pour les réformer, et des dons que la nature a mis en nous pour en régler l'usage, l'objet et la fin. (Jean-Jacques Rousseau)

    Les hommes peuvent s'aimer avant de se connaître, les époux doivent se connaître avant de se marier. (Julie de Lespinasse)

    Regarde-toi avec les yeux des autres, tu apprendras mieux à te connaître. (Maxalexis)

    On apprend à se connaître en étudiant les hommes, on apprend à connaître les hommes en s'étudiant soi-même. (Adrien Destailleur)

    Nous nous connaissons si bien que nous ne haïssons rien plus que les clairvoyants. (Alfred Bougeard)

    Apprendre à se connaître, voilà toute la difficulté pour l'homme. (Jiddu Krishnamurti)

    Connaître notre essence, c'est savoir quels sont nos fins ultimes, nos réels objets d'amour. (Francesco Alberoni)

    Apprends à te connaître, et descends en toi-même. (Pierre Corneille)

    Connaître les actes d'un homme, c'est connaître l'homme lui-même. (Adam Mickiewicz)

    Avant de vous lier sérieusement, il faut connaître, non l'esprit, mais le caractère des personnes. (Emmeline Raymond)

    Les gens, aujourd'hui, connaissent le prix de tout et la valeur de rien. (Oscar Wilde)

    Aimer et connaître, c'est la véritable destinée de l'homme. (Joseph de Maistre)

    Apprends à connaître les mœurs de tes amis, mais ne les prends pas en aversion. (Proverbe latin)

    Condamner sans connaître est le dernier degré de l'imprudence. (Proverbe latin)

    Qui ne se connait pas ne saurait être heureux. (Proverbe latin)

    On connaît trop celui qu'on a trop écouté. (Évariste Boulay-Paty)

    Pour apprendre à connaître, apprends à douter. (Jacques Delille)

    Un maître doit toujours connaître ses sujets. (Jacques Delille)

    On ne connaît jamais un être, mais on cesse parfois de sentir qu’on l'ignore. (André Malraux)

    Se bien connaître, c'est posséder la clef de l'élégance en toute chose. (Eugène Chapus)

    Plus je connais les femmes, moins j'aime ma chienne. (Pierre Desproges)

    On connaît un homme, on connaît sa figure ; mais son cœur, on ne le connaît pas. (Georges Clemenceau)

    Connaître, penser, c'est classer. (Georges Clemenceau)

    Mon inconscient connaît mieux la conscience du psychologue que sa conscience ne connaît mon inconscient. (Karl Kraus)

    Pour connaître une chose, il faut en connaître les effets. (Samuel Johnson)

    L'intérêt ne connaît point d'amis. (Jean-François Haumont)

    Prédire est trop facile à qui connaît la suite. (Jacques Audiberti)

    Connaître, c'est comprendre toute chose au mieux de nos intérêts. (Friedrich Nietzsche)

    C'est à fréquenter les autres que l'on se connaît soi-même. (Louis Scutenaire)

    Celui-là seul connaît la suffisance qui d'abord a connu l'excès. (William Blake)

    On fait cas des uns ou des autres trop souvent sans les connaître. (Hésiode)

    Connais-toi toi-même ! (Thalès de Milet).

    Mieux connaître et mieux être connu, tel doit être le résultat de toute conversation sérieuse. (Henri-Frédéric Amiel)

    La part que je connais vaut le tout que j'ignore. (Gustave Nadaud)

    Plus je connais les hommes, plus j'admire les chiens. (Erik Satie)

    Quand, aveuglé par la prospérité, on ne se connaît plus soi-même, on finit par ne plus connaître les autres. (David Augustin de Brueys)

    L'oreiller seul doit connaître les larmes. (Proverbe japonais)

    Nous ne connaîtrons peut-être le bonheur que par son ombre sur le mur de la destinée. (Henri de Régnier)

    Plus on croit connaître les femmes, mieux on est prêt à être leur dupe, car elles ont chacune une manière différente d'être femme et c'est ordinairement la femme qu'elle n'est pas que nous voyons en elle. (Henri de Régnier)

    Qu'il y a loin de se connaître en femmes à connaître les femmes ! (Henri de Régnier)

    Nous ne connaîtrons peut-être jamais des femmes que ce qu'elles ignorent d'elles-mêmes. (Henri de Régnier)

    Fais en sorte que tout le monde te connaisse, mais que personne ne te connaisse à fond. (Baltasar Gracian)

     



     


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