• Au cœur du verbe

    Que ferions-nous sans le verbe qui est le moteur de la phrase, celui qui donne vie à nos dialogues et à nos relations? Cela vaut la peine de s'arrêter parfois quelques instants pour se pencher sur un verbe, l'écouter et contempler son trésor.

  • Respirer… oui : respirer ! c’est le verbe que j’ai choisi ce matin pour méditer un moment avec vous. C’est un petit verbe tout simple, tellement discret et silencieux… On oublie parfois que toute notre vie est une longue respiration qui se répète à l’infini, comme les vagues qui se jettent sans fin sur le rivage…

    Quand j’étais gosse, avec mes camarades de classe, nous nous amusions parfois à fermer notre bouche et à nous boucher le nez pour voir combien de temps nous étions capables de nous arrêter de respirer : en général nous tenions un peu plus d’une minute et puis c’était comme une explosion, car tout notre corps se révoltait contre cette action bizarre et violente. Je sais bien qu’il y a des plongeurs professionnels capables de rester sous l’eau quelques minutes sans oxygène, mais même pour eux cela ne peut pas durer trop longtemps non plus : certains ont risqué leur vie à ce petit jeu et quelques-uns en sont même morts. La vie n’existera jamais sans respiration.

    On parlera donc souvent de cette exigence humaine de pouvoir toujours respirer, au propre comme au figuré. Car si respirer avec ses pleins poumons est indispensable pour vivre, on parlera aussi de la possibilité de « respirer » au niveau psychologique ou spirituel. Respirer c’est s’ouvrir corps et âme à cet air pur qui nous pénètre et nous transforme en nous purifiant et en nous faisant renaître à chaque instant.

    Nous prenons de plus en plus conscience, dans le monde d’aujourd’hui, du danger mortel de cette pollution qui envahit notre atmosphère et qui nous empêche de respirer l’air pur, justement, entraînant des allergies et des maladies de toutes sortes qui nous gâchent la vie.

    Mais la société est pleine de ces contraintes dans les relations humaines qui nous rendent esclaves les uns des autres et nous empêchent d’être nous-mêmes et de respirer avec toute notre liberté et notre personnalité. Ces dictatures politiques ou médiatiques qui font que nous devenons peu à peu comme des machines ou des robots qui ne savent même plus « respirer » l’air de la confiance ou de la découverte. Combien de gens fuient leur pays ravagé par la guerre ou des injustices de toutes sortes… pour essayer d’aller « respirer » ailleurs.

    La liste serait trop longue dans une page de notre blog pour citer tous les obstacles que l’homme lui-même s’est inventés par désir de dominer ou de posséder et qui empêchent des peuples entiers de « respirer ». Alors je pense qu’un des plus beaux idéaux que nous pouvons choisir dès maintenant et jusqu’à la fin de nos jours, c’est de nous battre pour que tout le monde autour de nous puisse vraiment respirer. Si un directeur d’entreprise allait chaque matin au travail avec comme premier but de faire « respirer » ses employés, ou un professeur de faire « respirer » ses élèves, combien de choses changeraient dans nos relations sociales ! Cela vaut la peine d’essayer… et nous-mêmes apprendrons à mieux respirer, en même temps que nous aiderons l’humanité autour de nous à retrouver la joie de vivre sans ces contraintes absurdes qui ne servent qu’à attrister notre vie pour toujours.


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  • Vous aurez sans doute remarqué qu’on oppose souvent, dans la vie des tous les jours, les deux verbes prendre et donner. On vous dira que l’homme ne peut pas toujours donner, il doit bien aussi penser à prendre pour lui-même. On oppose en général ces deux actes apparemment incompatibles, ou, au mieux, on nous dit que la vie est faite d’équilibre entre prendre et donner. Sagesse populaire qui dit en partie la vérité, mais qui dérange un peu. C’est comme si on voulait nous dire que « donner » est un grand idéal très beau, mais qu’on peut l’appliquer seulement par moments, car il faut tout de même penser à soi avant de pouvoir donner, il faut être réaliste et ne pas trop se faire d’illusion. C’est pour une vie médiocre de cette sorte que nous serions venus au monde ?

    Il est bien évident que nous ne pouvons pas donner toute la journée, c’est bien normal. Et là n’est pas le problème. Alors que faire quand nous ne sommes pas en train de donner ? Eh bien simplement recevoir ou accueillir. C’est déjà tellement beau de recevoir : recevoir des amis, recevoir un message, un cadeau, une invitation, une bonne nouvelle… mais évidemment un peu moins agréable de recevoir de mauvaises nouvelles, de recevoir des coups.  Toute la journée nous avons mille occasions de recevoir. Mais là encore, il y a quelque chose qui me dérange, car on peut recevoir un cadeau et le mettre de côté sans même prendre le temps de s’y intéresser. On peut recevoir beaucoup de choses ou de personnes, sans se sentir trop impliqué, de manière superficielle.

    Alors ce qui est le véritable complément, à mon avis, du verbe « donner », c’est le verbe « accueillir ». Car accueillir, c’est recevoir de tout son cœur. Accueillir un pauvre ou un réfugié chez soi, cela peut lui changer la vie et changer la nôtre en même temps. Accueillir la souffrance des autres et même sa propre souffrance, c’est leur donner un sens qui restera encore toute notre vie, même quand cette souffrance aura disparu…

    C’est qu’en définitive, comme nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises dans ce blog, accueillir et donner sont tout simplement les deux visages de l’amour ou même de l’être, ce qui rend notre vie pleine, lumineuse, attirante, pour nous-mêmes et pour les autres.

    Car lorsque j’accueille un don, je n’ai qu’une envie, c’est celle de le partager avec les gens que j’aime et même avec toute l’humanité. Alors notre vie se passe dans ce mouvement de balancement perpétuel entre accueillir et donner, et il ne reste même plus de temps pour prendre, pour vouloir posséder égoïstement ce que nous venons de recevoir. Nous avons bien autre chose à faire, quand il nous reste seulement le temps de courir d’une personne à l’autre pour accueillir et pour donner et redonner, partager ou communiquer ce qui vient à peine de nous arriver. La vie ne peut plus être monotone, elle nous entraîne dans une dynamique contagieuse qui ne pourra plus s’arrêter. A essayer pour voir… si vous n’avez pas encore eu la chance de goûter à cette expérience.

     


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  • Pourquoi cette idée négative répandue en général dans l’opinion commune que le rêve est simplement une fuite de la réalité, une perte de temps ou pire encore ?

    Je voudrais ce matin essayer d’expliquer pourquoi il est si important et bénéfique d’apprendre à rêver.

    Mais partons d’abord du fameux « rêve » de Martin Luther King que l’on commence un peu à oublier :

    « Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : … que tous les hommes sont créés égaux.

    Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

    Je rêve que, un jour, l'État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l'injustice, tout brûlant des feux de l'oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice.
    Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd'hui un rêve !

    Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux…, un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd'hui un rêve !

    Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une plaine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois. »

    Ce rêve a commencé aujourd’hui à se réaliser, parce que des hommes courageux ont eu l’audace de le faire…

    Alors, je voudrais vous inviter à rêver aussi avec moi. Si je me levais chaque matin en rêvant que cette journée qui s’ouvre devant nous pourrait être pleine de belles surprises qui redonneraient la paix, le bonheur et l’espoir aux gens qui souffrent autour de nous…

    Si je mettais à rêver de tout mon cœur que les guerres allaient bientôt cesser partout sur la face de la terre et qu’on abattrait finalement ces frontières stupides comme le mur de Berlin qui servent seulement à répandre la haine…

    Si je me mettais à rêver que ce matin je vais rencontrer une personne nouvelle qui va illuminer ma vie…

    Oui, je rêve qu’aujourd’hui des solutions inattendues font se présenter à mes problèmes. Je rêve de dépasser mes peurs. Je rêve de pouvoir alléger la souffrance des gens que j’aime. Je rêve de devenir capable d’accepter les autres sans y mettre toujours des conditions qui finissent par me renfermer sur moi-même. Je rêve de pouvoir faire confiance sans arrière-pensées. Je rêve de me sentir enfin libre et d’aider les autres à se libérer. Je rêve de retrouver toujours le soleil après l’orage et la lumière à la fin de chaque tunnel…

    Eh bien, je vais vous dire la vérité : cela fait quelques années que j’ai décidé d’apprendre à rêver. Et cela m’a transformé, d’abord parce que quand des occasions positives se présentent à moi, à travers un ami, un évènement inattendu, je suis beaucoup plus attentif qu’autrefois et je ne laisse plus passer ces occasions. Et puis surtout parce, quand on accepte la réalité avec des yeux nouveaux, de tout notre cœur, on finit par y découvrir des trésors qui deviennent encore plus beaux que les rêves les plus insensés qu’on aurait osé imaginer. Comme si le rêve nous entraînait finalement au-delà même des barrières que la réalité semblait vouloir mettre devant nous pour nous empêcher d’avancer…

    Je sais que mon blog est là pour vous provoquer : alors provoquez-moi à votre tour en essayant de me prouver le contraire… ce sera peut-être le début d’un nouveau dialogue fructueux.


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  • Oui, « nous recevoir de l’autre », savez-vous que c’est une des plus belles expériences que nous puissions faire en ce monde ? Cela ne vous dit rien ? Vous avez peut-être déjà fait cette découverte sans vous en rendre compte consciemment ? Essayons de nous expliquer.

    « Recevoir » est déjà l’un des plus beaux verbes qui existent. Il est très proche du verbe « accueillir » qui est un des piliers de ce blog. Pour recevoir, il faut être à la fois passif et actif, extrêmement attentif, prêt à tout, et avoir l’esprit et le cœur complètement ouverts.

    Je peux recevoir un cadeau, bien sûr, ou un conseil, je peux recevoir des amis chez moi, je peux recevoir de bonnes ou de mauvaises nouvelles, je peux aussi recevoir des coups qui me laissent décontenancé. Ce qui est sûr c’est que nous avons tous commencé par recevoir la vie au départ et tout ce que nos parents et notre famille, puis la société autour de nous, nous ont peu à peu donné. Car tout ce que nous sommes contents de donner aujourd’hui, nous l’avons reçu auparavant un jour ou l’autre.

    Mais ce qui existe certainement de plus beau dans notre aventure humaine, c’est cette vie qui nous a été donnée gratuitement et la joie de la partager avec des gens qui nous aiment et que nous aimons. Mais c’est surtout ce « moi » qui nous a été donné à la naissance et qui s’est développé peu à peu au contact avec les autres, qui continue chaque jour à nous bouleverser, à nous émouvoir, mais aussi à nous préoccuper continuellement ou même à nous angoisser…

    Mais avons-nous pensé que ce « moi » n’est devenu conscient en nous que par rapport au « moi » des autres ? C’est la relation, parfois paisible, parfois pleine de conflits avec nos frères et nos sœurs en humanité, qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui et qui continue à chaque instant à construire ce « moi » qui nous pousse et nous attire en même temps.

    Et c’est évidemment dans l’amitié et dans l’amour que ce processus devient tellement plus clair, plus conscient et plus beau. C’est qu’à un certain moment, nous faisons cette expérience de nous perdre dans le « moi » de l’autre, pour nous donner à lui, avec le risque de ne plus bien savoir où nous en sommes. Car la tentation est toujours forte de refuser la relation, de nous isoler, pour protéger justement notre « moi » de ces intrusions qui comportent toujours un risque…

    Mais c’est alors que se passe le miracle le plus beau et le plus grand : ce « moi » que nous avons accepté de perdre un instant par amour pour le « moi » de l’autre, pour ce « toi » qui nous attire et nous fait un peu peur en même temps, voilà que l’autre nous le redonne tout à coup transformé. Nous avons eu le courage d’entrer dans le ciel de l’autre et de laisser l’autre entrer dans notre ciel. L’autre nous a « volé » notre « moi » pour un peu de temps, mais voilà qu’il nous redonne ce « moi » filtré par lui et enrichi de tout le trésor qu’il porte en lui, mais c’est toujours notre « moi », unique et distinct, mais tellement plus coloré, plus harmonieux et plus universel, car il est capable maintenant de sortir de soi pour contenir toute l’humanité. Et c’est là que nous apprenons à « recevoir notre moi de l’autre », à « nous recevoir de l’autre », comme la plus belle des surprises, sur laquelle nous ne finirons jamais de nous extasier…


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  • Cela fait longtemps que nous n’avions plus plongé « au cœur du verbe ». Voilà pourquoi, à deux jours de Pâques, qui veut dire « passage », j’ai eu tout à coup l’envie de voir ce que le verbe « passer » pouvait bien cacher de trésors en son cœur. Et cela a été vraiment une belle révélation pour moi, de me rendre compte que ce simple petit mot d’à peine six lettres est capable d’accompagner ou même de bouleverser toute une vie !

    Passer est d’abord synonyme de mouvement, d’un mouvement presque perpétuel, mais aussi de libération, quand on le prend dans un sens positif. Mais passer peut aussi être terriblement négatif, comme le confirment la plupart des citations que vous pouvez trouver sur ce verbe dans les sites de citations ou de proverbes : vous le verrez à la fin de notre article.

    Le temps passe ou se passe, ce qui revient souvent au même. Ce qui est sûr, c’est que les réalités durent rarement pour toujours. Elles peuvent passer comme un cycle qui se renouvelle en se répétant, comme les saisons de l’année. Ou bien comme une ligne plus ou moins droite ou déformée qui ne reviendra plus en arrière car le temps, inexorable, lui est passé dessus.

    Ce qui est sûr aussi, c’est qu’il faut accepter de tout son cœur et de tout son esprit que tout passe, si l’on veut donner un sens à sa vie. On passe ainsi d’une réalité à une autre, d’une occupation à une autre, d’un travail à un autre, d’un pays à un autre, voire même d’un amour à un autre ou d’une passion à une autre. L’homme serait-il alors comme un papillon perdu au fil des temps, incapable de stabilité ou de fidélité à soi-même ou aux autres ? C’est une conclusion possible.

    C’est là que l’homme est au fond libre de prendre ou non son destin en main. On peut très bien vivre comme une feuille d’automne qui se laisse porter aux quatre vents, sans jamais savoir où elle va finir, ou bien décider de soi-même par quelles étapes on peut passer, puisqu’on ne pourra jamais rester longtemps sur place.

    C’est comme l’esprit de l’intelligence : il peut passer du coq à l’âne, comme on dit, c’est-à-dire au gré du hasard, de la curiosité d’un moment, de la distraction perpétuelle qui attire pour nous ennuyer l’instant d’après. Ou bien l’on décide de faire de son intelligence un formidable instrument pour découvrir la vérité et construire le monde avec de profondes valeurs dignes de ce qu’il peut y avoir de plus noble au cœur de l’homme.

    On peut passer d’une bonne action à une autre, de la construction d’un chef d’œuvre à un autre. On peut embellir sa vie, son milieu, son lieu de travail ou d’habitation pour semer l’harmonie entre les hommes. Et « passer » voudra dire alors, progresser, rechercher, découvrir, inventer, ne jamais se contenter, aller toujours plus loin vers une certaine lumière qui nous attire.

    Il y a un côté souvent très passif dans le verbe « passer » qui pourrait faire croire à une sorte de fatalité. Mais on emploie aussi « passer » de manière active lorsqu’on dit : je passe mon temps à donner ma vie au service de l’humanité. Je passe aussi à mes compagnons de voyage les trésors que je porte dans mon cœur, les découvertes que j’ai faites et qui ont illuminé mon chemin. Comme un joueur de football passe le ballon à son coéquipier pour qu’il marque enfin le but de la victoire. Et passer voudra dire alors partager, mettre en commun, comme un signe de relation et de communion qui peut donner son sens le plus profond à la vie en société.

    Heureusement que nous pouvons toujours passer, repasser, dépasser : c’est cela qui empêche pour toujours la routine ou la monotonie. C’est à la fois passionnant et difficile. On ne se lassera jamais de passer avec courage du passé à l’avenir, car c’est cela qui a toujours forgé les personnalités des héros ou des saints qui ont contribué le plus à faire avancer l’humanité vers des horizons plus lumineux, malgré les ténèbres qui ne cessent jamais, elles non plus, de vouloir nous passer dessus. Car il y aura toujours des gens pour « passer de la mort à la vie » grâce à leur amour pour leurs frères et sœurs en humanité.

     

    Citations de « mon-poeme.fr »

    [Certaines citations sont parfois bien négatives ou étranges, mais cela fait toujours du bien de se rendre compte de ce que pensent les personnes autour de nous : occasion peut-être de réagir prochainement dans de nouveaux articles…]

    Nul ne peut se vanter de se passer des hommes. (Sully Prudhomme)

    Notre amour a passé sur sa vieillesse aveugle comme une pluie d'avril sur un rocher crayeux. (Maurice Maeterlinck)

    Chaque heure qui passe, dis-toi bien que c'est une heure de ta vie.(Henri de Régnier)

    On est peu de chose. Et l'on ne fait que passer, passer et trépasser. (Frédéric Dard)

    Le chou-fleur n'est pas autre chose qu'un chou qui est passé par l'université. (Mark Twain)

    Les jours passent lentement à une allure folle. (Frédéric Dard)

    Mieux vaut être dans un coin pas très passant que d'être trépassé. (Francis Blanche)

    Passé soixante ans, il est sage de penser beaucoup plus à la mort qu'à l'amour. (Edmond Thiaudière)

    Mal passé n'est que songe. (Mary Sarah Newton)

    Tout ce qui passe n'est que symbole. (Johann Wolfgang von Goethe)

    On dit d'une femme qu'elle est sans âge quand elle a passé celui d'en avoir un. (Pierre Dac)

    Qui inventera la passoire à passer le temps ? (Pierre Dac)

    Ce n'est que dans les jours suivants qu'on peut vraiment se rendre compte de ce qui s'est passé la semaine précédente. (Pierre Dac)

    Le bon temps, comme le mauvais, c'est comme le café, ça finit par passer ! (Pierre Dac)

    La vie à différer se passe, et quand nous nous retournons enfin, la mort est là. (Henri-Frédéric Amiel)

    Tout passe dans le monde, les plaisirs, les honneurs, les richesses ; et nous ne nous trouvons pas, à la fin de nos jours, plus heureux pour avoir goûté les uns et possédé les autres. La vertu ne s'écoule pas ainsi, comme les choses humaines ; elle ne laisse point de dégoût ni de satiété dans le cœur ; plus on en jouit, plus on l'aime : on ne peut jamais se repentir d'avoir souffert pour elle ; on a seulement le regret, quand on connaît ses charmes, de ne l'avoir pas toujours suivie. (David Augustin de Brueys)

    La femme peut tout ce qu'elle veut : sa malice est si grande, qu'il vous en faudra toujours passer par où elle voudra. (Nicolas Machiavel)

    Quand on a une fois passé l'onde noire, on ne revoit plus la lumière du jour. (Euripide)

    Les plaisirs, passant comme les heures, ont besoin de se renouveler. (Adolphe d'Houdetot)

    Hommes et monuments, tout ce qui est périssable passe si vite, qu'en présence de l'éternité on peut dire qu'il n'y a rien de vieux. (Adolphe d'Houdetot

    Le temps passe ? Erreur ! Il nous regarde passer. (Adolphe d'Houdetot)

    L'Amour est un oiseau de passage qui reprend souvent son envol. (Sylvain Maréchal)

    Passez-vous de ceux qui se passent de vous, ignorez ceux qui vous ignorent. (Henri-Frédéric Amiel)

    J'aime beaucoup mieux me passer des choses que d'y prétendre. (Henri-Frédéric Amiel)

    Laisse ton passé mort ensevelir ses morts, et l'avenir promettre ses fêtes. (Henri-Frédéric Amiel)

    L'homme est moutonnier, il suit toujours le premier qui passe. (Napoléon Bonaparte)

    Tout ce qui est passé est passé, et ne reviendra plus jamais. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    Tout ce qui se passe autour de nous nous avertit de la fragilité humaine. (Pierre-Claude-Victor Boiste)

    La vie se passe en absence, on est toujours entre le souvenir, le regret et l'espérance. (Marie du Deffand)

    Passe, passe, vie éphémère, la nuit efface le sentier, à peine ai-je connu ma mère, et cueilli la fleur d'églantier ; et tout n'est rien, rien que chimère. passe, passe, vie éphémère, dans peu je mourrai tout entier. (Henri-Frédéric Amiel)

    Le temps passe si vite qu'on ne le sent pas passer. (George Sand)

    Nul ne peut se vanter de se passer de lui-même. (Robert Sabatier)

    L'homme passe, hélas ! et le monde demeure. (Cécile Fée)

    La pratique en amour peut se passer de la théorie. (Sylvain Maréchal)

    Le présent n'est qu'un instant qui passe en deux temps trois mouvements. (La marquise de Lambert)

    Les plus beaux jours sont ceux que l'on passe auprès de ceux qu'on aime. (Madeleine de Puisieux)

    Le moyen de passer doucement la vie est de préférer les plaisirs qui viennent de l'habitude à ceux que donnent le changement. (Pierre-Marc-Gaston de Levis)

    La vie n'est qu'un météore qui passe, dont j'embrasse la courte durée. (Henri-Frédéric Amiel)

    Tout passe et se succède ; moi seul je demeure. (Anatole France)

    Passe ma chance, tournent les vents, reste l'absence, obstinément. (Jean-Jacques Goldman)

    On ne peut se passer des autres à moins d'être un dieu ou une brute. (Jean-François Marmontel)

    Le cœur de la plupart des hommes est fait comme un crible, tout passe à travers. (Hypolite de Livry)

    L'amour passe comme cela vient. (Sophie Arnould)

    Mon honneur est de me passer de tous ceux qui se passent de moi. (Henri-Frédéric Amiel)

    Passé l'âge de vingt-cinq ans, toute rencontre humaine est une répétition. (Amélie Nothomb)

    Je n'aime pas qu'on me regarde, alors j'ai passé ma vie à me montrer ! (Sacha Guitry)

    On ne peut pas se passer de l'estime, c'est là son plus grand prix. (Anne Barratin)

    La franchise, en ce monde, vous fait passer pour un fou, et l'indépendance pour un original. (Madame de Girardin)

    En passant l'éponge sur tout méfait, un malfaiteur croit que tout lui est permis. (Fiodor Dostoïevski)

    L'homme ordinaire ne se préoccupe que de passer le temps, l'homme de talent que de l'employer. (Arthur Schopenhauer)

    Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir. (Boris Vian)

    En toute chose, il faut bien se garder de passer d'un extrême à l'autre. (Thomas Jefferson)

    L'homme passe et l'ombre le suit. (Louis Aragon)

    Avant qu'on laisse passer la vie sur soi, on devrait se faire anesthésier. (Karl Kraus)

    Le bonheur passe comme un songe. (Jean-François Haumont)

    Je fais passer le souffle de la terre dans le Verbe de Dieu. (Anne Hébert)

    Le souvenir de celui qui passe est d'autant plus durable qu'il a été plus mystérieux. (Alexandre Dumas)

    On se fait toujours passer pour autre chose quand on n'est rien. (Marquis de Sade)

    Les querelles ne sont que des petits nuages qui ne font que passer. (Paul de Kock)

    Le meilleur de ma vie a passé comme un rêve. (Alfred de Musset)

    La plupart de ceux qui passent pour généreux acquièrent cette réputation à bon marché. (Pierre-Marc-Gaston de Levis)

    Mourir, c'est passer d'une auberge à une autre. (Charles Nodier)

    On passe son temps à tuer ou à adorer en ce monde : Je te hais ! Je t'adore ! (Louis-Ferdinand Céline)

    Il faut pas mal d'argent pour pouvoir s'en passer. (Charles Régismanset)

    La calomnie passe, la médisance reste. (La Rochefoucauld-Doudeauville)

    Le plaisir passe et s'enfuit, profitez du jour qui luit. (Jean-Baptiste Rousseau)

    Le drame de la vie c'est qu'il peut ne rien s'y passer. (Georges Perros)

    Des femmes passent fraîchement fardées : mauvaises peintures que nul ne voudrait signer. (Natalie Clifford Barney)

    L'amour ne peut se passer des sens. (Romain Rolland)

    La contradiction passe pour une offense parce que c'est condamner le jugement d'autrui. (Chevalier de Méré)

    Un secret qui passe à un tiers n'est plus un secret. (Chevalier de Méré)

     


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