• Provocations

    Il y a bien sûr de bonnes provocations et des provocations méchantes.Mais n'avons-nous pas fait l'expérience quelquefois que toute provocation est au fond une excellente occasion de commencer une nouvelle étape importante de notre vie?

  • Il y a quelques jours, j’avais publié sur Facebook une phrase qui disait : « Quand on apprend peu à peu à donner et à se donner sans rien attendre, combien ce don devient tout à coup contagieux autour de nous ! » 

    Je remercie une de mes lectrices d’avoir réagi à cette phrase en disant simplement : « Pas sûr »

    Et à ma question d’essayer de comprendre pourquoi elle ne se sentait pas sûre, notre amie me répond : « Parce qu’il n’est pas donné à tout le monde la grâce de répandre le bien sur les autres. »

    Merci d’abord de cette occasion de dialoguer. J’aime toujours les critiques quand elles sont constructives et nous aident à mieux nous expliquer.

    Mais je voudrais ici qu’on arrive vraiment à se comprendre !

    Il est évident que tout ce que j’écris dans mon blog n’est pas sûr. Le bonheur n’est pas sûr, l’espoir n’est pas sûr, la foi n’est pas sûre, la force de donner n’est pas sûre, la santé n’est pas sûre... Rien n’est sûr dans notre vie. Mais si l’on s’arrête à cette constatation quel sens va prendre notre vie ?

    Je voudrais redire ici le sens de mon blog : lutter de tout notre cœur pour que la lumière recommence à briller au milieu des ténèbres, redonner de l’espoir à ceux qui l’ont perdu, nous aider à devenir chaque jour un peu plus positifs…

    Ce blog n’est pas un blog de statistiques. Car si l’on fait des statistiques, on va voir que les trois quarts des gens, sinon plus, ne sont pas heureux, que la vie est remplie de problèmes insolubles. Et nous savons tous tout cela. Mais, à un certain moment de ma vie, j’ai décidé d’aller à contre-courant, de ne plus me laisser abattre par tout ce négatif apparent et bien réel en même temps, mais qui nous empêche complètement de découvrir les immenses capacités positives qui se trouvent en chacun de nous.

    Moi, j’ai une mère qui a été malheureuse presque toute sa vie et qui, finalement, à 96 ans, est en train de trouver un peu de paix dans sa détresse (grâce à moi, il faut le dire, et c’est elle qui le dit), j’ai eu un brave père qui m’a éduqué en me disant que la vie est triste. Quand j’étais jeune, j’avais peur de la vie et des gens. Je me demandais souvent si je n’allais pas tomber un jour ou l’autre dans la tentation du suicide… Et voilà que je rencontre des gens qui m’acceptent tel que je suis, sans me juger et qui m’aident à sortir du tunnel… Et à partir de là toute ma vie a changé, j’ai senti en moi comme un immense appel à donner ma vie pour guérir cette humanité malade, comme moi-même j’avais pu être guéri.

    Alors, excusez-moi, je n’ai plus le temps de discuter si le mal qui est dans le monde est terrible à 20%, à 60% ou à 100%. Je sais comme tout le monde que ce mal existe, mais ce n’est pas en le regardant, pleins de peur, que nous allons changer la situation. Notre seul espoir, c’est de nous unir de tout notre cœur avec ceux qui croient à la lumière et ouvrir nos portes, nos fenêtres, nos esprits et nos cœurs à cette lumière. En sachant qu’une simple fente dans un mur peut laisser passer une lumière qui va illuminer toute notre pièce. La lumière ne veut pas dire que les problèmes sont tout de suite résolus comme par magie, non ! Mais cela veut dire que la vie trouve finalement un sens, que l’on peut être heureux même au milieu de la souffrance, car ce ne sont pas les circonstances externes qui donnent le bonheur ou le malheur, mais l’amour que nous réussissons à partager avec le plus de gens possible, et qui change l’atmosphère autour de nous.

    Tout cela est bien sûr à découvrir et à expliquer, pour soi-même et pour les autres, chaque jour avec une nouvelle profondeur, et c’est bien le but de notre blog. Et si je dis que le don peut devenir contagieux, ce n’est pas une belle théorie dans les nuages, c’est une expérience que je vis chaque jour depuis des années, et si des amis m’ont aidé à faire cette expérience profonde, malgré tout le négatif de mon enfance et de ma jeunesse, je ne vois pas pourquoi les autres ne pourraient pas en faire autant.

    Et, s’il vous plaît, ne me dîtes pas que certaines personnes n’ont pas reçu les mêmes grâces que les autres pour pouvoir se donner. Je ne le croirai jamais, car cela voudrait dire que ce Dieu que j’ai découvert tellement Amour, à un certain moment de ma vie, est en réalité, injuste, méchant, tyrannique… et cela je ne l’accepterai jamais. Oui, il y a des situations terribles, mais nous sommes justement là pour nous aider à les résoudre et nous n’avons pas de temps à perdre comme des spectateurs qui se plaignent de la vie et qui ne font rien pour la changer. Et si quelqu’un continue encore à se plaindre, je ne vais surtout pas me mettre à le juger et à me plaindre de lui à mon tour, non, je vais essayer de l’aimer encore plus, car je suis sûr que lui aussi, comme moi, pourra un jour parvenir à la lumière.

     


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  • Vous avez sans doute fait cette expérience, dans votre vie, de vous trouver au fond d’une vallée de montagne, jolie, mais un peu sombre, car le soleil, caché par les sommets, arrive un peu tard le matin et s’en va un peu tôt l’après-midi. Alors on a envie de monter pour découvrir des panoramas toujours plus beaux et se laisser illuminer toujours plus par le soleil…

    Pour monter, il faut marcher, il faut se fatiguer. La récompense arrive tout de même très vite car les paysages changent à chaque détour de sentier, avec une vue toujours plus profonde sur la vallée, et toujours plus ouverte sur les sommets et sur le ciel.

    Mais alors qu’on pensait arriver sans trop tarder vers les cimes, voilà que ces cimes semblent s’éloigner toujours plus. Chaque petit sommet que l’on rejoint cache en réalité un autre sommet, toujours plus élevé, mais aussi toujours plus beau…

    C’est exactement ce qui se passe dans notre vie. Chaque nouvelle rencontre, chaque nouvelle conquête dans l’aventure de nos relations nous emmène vers des sommets toujours plus élevés. Car dans l’amitié et l’amour, on n’en finit pas de monter. Et, à la différence de la nature sur cette terre, les sommets de l’amour ne finissent jamais. Et au lieu de nous décourager, cette constatation va nous pousser finalement à ne plus nous arrêter.

    On s’arrête au début, parce qu’on s’est fait mal en chemin, on a trébuché sur un obstacle et cela a arrêté notre élan pour un moment. Mais si l’on a eu le courage de vite se reprendre, la récompense ne va pas se faire attendre. Et la récompense c’est cet amour pour l’humanité qui grandit en nous à chaque nouveau « paysage », à chaque nouvelle découverte. La réponse de l’autre qui nous semblait si importante au départ, devient peu à peu secondaire. Non pas parce que l’autre est devenu secondaire, mais parce que l’amour vrai grandit aussi bien devant les réponses positives que devant les réponses négatives. Et quand l’autre se rend compte que nous avons continué à l’aimer même quand il nous a fait du mal, voilà qu’il se reprend à son tour et nous aime alors d’un amour dont lui-même est tout surpris.

    L’amour appelle l’amour, c’est une loi de la nature. Mais il faut beaucoup de courage pour aimer sans s’arrêter. Et ce courage se trouve dans l’amitié partagée avec une personne, puis deux puis trois, un cercle toujours plus vivant et enflammé qui nous donne la force d’aimer autour de nous malgré les difficultés et les blessures. L’important est de monter toujours plus haut, car plus on s’élève ensemble, plus on découvre de nouveaux chemins pour dépasser les obstacles qui se dressent sur notre route et plus les « paysages » deviennent merveilleux. Et voilà que des compagnons toujours plus nombreux se joignent à nous et l’aventure ne pourra plus jamais cesser, même le jour où finira notre vie sur cette terre !


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  • Il y a quelques jours, j’étais revenu sur Facebook sur le sujet de la « confiance » et j’avais repris quelques phrases d’un de mes vieux articles, qui disaient : « Si je commence à faire confiance à l’autre, que ce soit une personne que je connais bien depuis longtemps, ou quelqu’un que je n’avais jamais vu auparavant, cette confiance va devenir source d’eau vive à l’intérieur de nos relations. Cela va d’abord me libérer de mes peurs… » « Et je continue à penser que la confiance doit obligatoirement faire tache d’huile, c’est vraiment une loi de la nature… à condition de lui ouvrir nos portes. »

    Une de mes meilleures lectrices m’a écrit alors un commentaire intéressant sur lequel j’aimerais revenir : « L’important est de ne pas être déçu par l’un à qui nous avions fait confiance. » Je comprends très bien cette réflexion qui est en quelque sorte guidée par la prudence, et j’avais moi-même écrit un article sur ce sujet de la confiance et de la prudence. Mais je crois qu’il y a là tout de même un malentendu que je voudrais dissiper.

    Je ne vais pas entrer dans une discussion sur des cas extrêmes. Il y a toujours des cas extrêmes dans la société, comme les cas de certains criminels malades et récidivistes : leur place est certainement en prison, on ne va pas leur faire confiance une fois de trop et les laisser tuer encore quelqu’un, c’est évident. Je voudrais parler ici seulement des personnes normales que nous rencontrons toute la journée en famille, au travail et dans nos cercles de relations.

    Je vais vous choquer peut-être si je vous dis que la véritable confiance ne peut jamais être déçue ? Mais comment cela ? Il y a tellement de gens en qui nous mettons notre confiance et qui font ensuite le contraire de ce que nous attendions… C’est justement là qu’il y a un grand malentendu. C’est que le plus souvent nous faisons confiance aux gens de manière intéressée, pour obtenir des résultats, et quand les résultats n’arrivent pas, nous retirons notre confiance. C’est normal si nos relations avec les autres sont comme des relations commerciales où il faut un minimum de justice pour aller de l’avant. Mais nos relations risquent de rester bien superficielles, comme les relations commerciales justement.

    La confiance dont j’essaye de parler ici, bien timidement, parce que je sais que je suis le premier à la vivre si mal, est la confiance de l’amour qui croit en l’autre par principe, plus que lui-même ne croit en lui. C’est la confiance qui ne regarde pas les fautes et les trahisons de l’autre mais qui fait comprendre à l’autre qu’il est tellement plus beau que ses fautes et que ses faiblesses. C’est la confiance de quelqu’un qui croit en l’autre pour le trésor, peut-être caché, qui est en lui, car ce trésor ne sortira de sa prison que si le soleil de notre amour l’en fait sortir, comme une plante a besoin de lumière, d’eau et de chaleur pour sortir de la terre.

    A partir de ce moment-là, ma confiance ne va plus être pour telle ou telle personne, ou pour telle ou telle action, mais pour l’humanité tout entière. J’ai décidé à un certain moment de ma vie que je voulais faire confiance en l’humanité malgré toutes ses apparences terribles. Et je m’en suis trouvé libéré. Car, avant de transformer l’autre par ma confiance, je me rends compte de plus en plus que c’est moi qui suis en train de me transformer, de sortir d’un tas de peurs qui me paralysaient depuis mon enfance. Ah, oui, je prends des coups de temps en temps, c’est sûr. Quand on sort de chez soi, on peut avoir peur du froid, du chaud, de l’humidité… on serait plus tranquille à la maison. Quand on risque, il y a toujours des essais qui finissent mal. Mais que sont ces échecs en comparaison avec les relations innombrables que nous pouvons ainsi construire avec des personnes merveilleuses que nous n’aurions jamais découvertes si la méfiance avait gagné la bataille ? D’autant plus que lorsqu’on entre dans cette dynamique positive de la confiance réciproque, on n’est plus jamais seul et les déceptions nous touchent certainement de moins en moins. Je sais que tout n’est pas aussi simple. Un article de blog est bien trop rapide pour aller au fond du problème. Je serais heureux de continuer cet échange…


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  • Je suis tombé, il y a quelques jours, sur cette fameuse phrase de Voltaire, qui m’a fait frémir : « Le doute est un état mental désagréable, mais la certitude est ridicule. »

    Bien sûr, il faudrait reprendre la phrase de Voltaire dans son contexte, pour être honnête et ne pas lui faire dire ce qu’il n’a pas voulu dire. On doit quand même reconnaître l’influence des philosophes du siècle des Lumières sur la pensée occidentale, avec leur lutte contre l’obscurantisme…

    Mais ce genre de phrases est extrêmement dangereux, si on y réfléchit un tant soit peu. Ne voyons-nous pas déjà, dans le ton de la phrase que Voltaire est bien sûr de lui, dans son affirmation catégorique ? N’est-il pas tombé lui aussi alors dans le piège de la certitude qu’il est en train de dénoncer ? Je suis évidemment en train de jouer avec lui, si j’en reste à ce niveau.

    Je voudrais en fait aller beaucoup plus loin dans ma critique constructive. Voltaire a bien raison de vouloir dire qu’une grande partie de nos certitudes est basée sur des illusions ou, pire encore, sur des tromperies. Les illusions, ce n’est pas notre faute en général : on s’est simplement trompé sur la marchandise, en étant sans doute de bonne foi. Les tromperies, volontaires et assumées, pour un intérêt quelconque à défendre, c’est évidemment bien plus répréhensible et condamnable, et Voltaire a tout à fait le droit de s’en prendre à ces gens qui essayent de diriger le monde en le trompant.

    Mais de là à dire que toute certitude est une illusion ou une tromperie, il y a un grand pas que je refuse absolument de faire. Il existe des certitudes importantes dans notre vie. Que le soleil brillera de nouveau demain matin après la nuit. Que la terre est ronde et que l’eau est un élément indispensable à toute vie… On nous dira que Voltaire voulait sans doute parler à un niveau plus abstrait ou philosophique. Mais même à ce niveau, serait-il interdit d’avoir des certitudes ?

    La vie et la mort ne sont-elles pas des certitudes ? L’amitié et l’amour sont-elles seulement des illusions ou des tromperies ? Si j’aide quelqu’un, si je le sauve d’un danger, si je viens au secours d’un malheureux, si je redonne la santé à un malade ou l’espoir à une personne désespérée, ne suis-je pas certain d’avoir fait faire un pas en avant à mon angle d’humanité ?

     

    Notre monde moderne est malade de relativisme. Pour combattre les fausses certitudes qui ont démoli notre société de l’intérieur, n’est-il pas plus intelligent de partir à la recherche de certitudes qui en vaillent la peine ? Que la confiance réciproque est beaucoup plus efficace que la méfiance ? Que la paix est mille fois mieux qu’une guerre pour réparer une injustice subie ? Que l’individualisme n’apportera jamais le bonheur, car nous sommes faits pour dépendre positivement les uns des autres ? L’humanité malade et aveugle sortira de son tunnel, le jour où, tous ensemble, nous nous convaincrons vraiment que sans certitudes, nous allons tous au suicide collectif. Tandis que des certitudes mûries ensemble (et non pas chacun dans son coin à défendre sa propre certitude contre les certitudes de l’autre) sont les seuls remèdes qui nous permettront de vraiment respirer.


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  • « Plus nous faisons confiance à l'autre, plus l'autre a envie de nous faire confiance à son tour, c'est une loi de la nature. » C’est la phrase que je viens de publier il y a quelques jours pour mes amis et que je remets aujourd’hui dans ma rubrique « Provocations ».

    J’avoue que je m’attendais à plus de réactions négatives. Parce que, si je crois à ce que j’écris, je sais que cette vérité est loin d’être évidente. Combien de fois dans notre vie avons-nous fait confiance à quelqu’un qui nous a ensuite déçus et peut-être même trahis. Alors que faut-il penser ?

    Je crois qu’au fond les vérités sont toujours toutes simples. La loi de la nature, c’est celle des vases communicants. Si une bouteille est vide et que je verse de l’eau dedans, elle n’est plus vide, à moins qu’il n’y ait une fuite quelque part.

    Si je mets de la confiance là où il n’y en avait pas au départ, il est clair que la confiance va augmenter. Mais le problème ici, c’est l’autre et sa liberté. Si je verse ma confiance sur l’humanité qui en manque, cette confiance va augmenter, mais elle ne va pas forcément augmenter là où je l’attendais et c’est là que se trouve la principale difficulté.

    Je dois d’abord dire que je ne remercierai jamais assez les gens que j’ai rencontrés au départ et qui m’ont fait confiance, au-delà des apparences un peu négatives qu’ils auraient pu trouver en moi. Cette attitude inattendue, de voir des personnes qui m’aimaient, plus que moi-même j’étais capable de m’aimer, m’a bouleversé, m’a poussé à chercher à comprendre ce qui pouvait se cacher derrière cette bonté que j’aurais pu trouver naïve.

    Et lorsque j’ai décidé dans ma vie à mon tour d’essayer de faire le plus confiance possible aux gens que je rencontrais, j’ai eu beaucoup de surprises. De bonnes et de mauvaises surprises. J’ai vu des personnes se transformer complètement, comme une plante qu’on avait oublié d’arroser depuis quelques temps et qui se redresse soudain et revit. Mais j’ai vu des gens profiter de moi et me faire du mal au lieu du bien que j’avais pu leur faire…

    Je dois tout de même dire que les bonnes surprises ont été beaucoup plus nombreuses que les mauvaises. Mais le résultat de ces années de bataille pour la confiance est tout simplement extraordinaire. J’ai d’abord une confiance dans la vie qui déborde en moi que jamais je n’aurais pu imaginer au départ.

    Mais ce n’est même pas une confiance en moi, c’est une confiance dans la relation positive entre les hommes. Les gens sont attirés de voir des personnes qui s’aiment de tout leur cœur, dans la simplicité, la transparence et la réciprocité. Alors cette confiance fait tache d’huile, elle ne peut plus s’arrêter, elle est comme un torrent qui descend vers la mer, qui se heurte à une foule d’obstacles en route, mais qui finit toujours par se frayer un chemin et qui répand la vie sur son passage.

    Cela donne un sens à tout ce que l’on fait du matin au soir de chacune de nos journées. Et c’est cela que j’appelle « la loi de la nature », au-delà des petits accidents de parcours qui n’arriveront plus jamais à arrêter cet élan dynamique en nous qui ne cesse et ne cessera de se ressourcer en lui-même, pour notre joie et la joie de tant de personnes que nous rencontrons au cours de notre voyage sur cette terre.

     

     


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