• Comme c'est difficile de donner!

    Il y a quelques jours, deux de mes lecteurs ont réagi à la publication d’une de mes phrases provocatrices qui disait : « Donner et se donner, c’est le début du bonheur. »

    L’une m’a dit : « Parfois, on est mal compris. » Et l’autre : « Très peu connaissent ce chemin. »

    Tous les deux ont tout à fait raison. Mais c’est bien pour cela que je me bats chaque jour dans ce blog, pour sortir de la mentalité de notre pauvre monde qui vole bien bas.

    Je sais que j’écris d’une manière qui provoque et je continuerai à le faire, parce que c’est un devoir de s’aider à monter ensemble vers la lumière.

    J’avais déjà traité le premier sujet en septembre 2015, avec un article qui s’intitulait : « Quand on n’est pas compris. » et que mes lecteurs peuvent retrouver facilement.

    Cela fait longtemps que j’ai décidé de ne plus trop chercher à être toujours compris. J’y ai passé réellement trop de temps et y ai laissé trop d’énergie pour bien peu de résultats. L’important n’est pas d’être compris, mais d’être aimé.

    Or, quand on donne continuellement, du matin au soir, l’autre ne peut pas ne pas être touché. Et je ne parle pas ici tellement de donner de l’argent ou des choses matérielles. C’est extraordinaire de voir tout ce qu’on peut donner, quand on y pense un peu. On peut donner son temps, sa disponibilité, son sourire ou une poignée de main. On peut donner son attention ou son écoute, un conseil ou une suggestion. On peut faire don de ses talents ou de ses capacités, de ses connaissances ou de son expérience. On peut donner son cœur et tout son amour. Et l’autre ne restera jamais indifférent.

    Bien sûr ce ne sera peut-être pas l’autre que j’attends. Je vais aider une personne qui ne va même pas se rendre compte du geste que j’ai fait pour lui (qui ne va donc pas me comprendre), mais ce sera peut-être une autre personne présente qui va être frappée par mon attitude et qui va se rapprocher de moi et devenir mon ami. Peu importe d’où viendra la réaction positive. Mais là encore, comme nous le disions pour la confiance, le don appelle le don, et si je continue à donner et à me donner, va grandir peu à peu autour de moi un cercle de personnes qui se sentent en confiance avec moi, qui voient que je n’ai pas d’intérêts cachés et qui vont entrer dans cette culture du don encore si rare dans notre humanité malade, mais qui fait respirer quand on la pratique.

     

    Et on en vient ici à la deuxième remarque : « Très peu connaissent ce chemin. » C’est bien évident. Mais c’est justement là qu’on a l’occasion ou la possibilité de faire un choix de vie qui peut influer sur le monde qui nous entoure. Si tellement peu nombreux sont ceux qui donnent, n’est-ce pas précisément parce qu’ils n’ont pas trouvé sur leur chemin des gens qui étaient heureux de donner ? Quand on fait de la publicité pour un nouveau produit, on montre des gens qui utilisent ce produit et qui semblent heureux. C’est aussi simple que ça : donner et montrer qu’on est heureux. Les gens qui vont essayer à leur tour seront tellement touchés par cette nouvelle découverte qu’ils nous suivront bientôt et nous dépasseront sans doute très vite. Mais il faut être convaincu au départ, ne pas s’arrêter devant les échecs et montrer que le bonheur au cœur de l’homme ne dépend pas des apparences, mais de la liberté intérieure que ce don répété en toute circonstance va très certainement créer peu à peu en nous…


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  • Commentaires

    1
    Hayat Fallah
    Vendredi 16 Février à 09:42
    Oui ...tout à fait d'accord ! Il faut y croire et ne pas s'arrêter ...tu parles de liberté...C'est une LIBERTÉ en majuscules ...
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