• Donner sa vie pour Dieu et ses frères

    « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! C’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. » (Mt 5, 10-12)

    Vous avez remarqué ? C’est comme pour les pauvres de cœur : « le Royaume des cieux est à eux ! » Même si notre récompense sera ensuite « grande dans les cieux », le Royaume de Dieu est déjà là pour nous. C’est que le Royaume des cieux, c’est déjà Jésus parmi nous, Dieu qui s’est fait homme, qui est venu habiter parmi nous, en nous, au milieu de nous.

    Mais pour goûter véritablement à sa présence, il faut être déjà en quelque sorte au même niveau que Dieu, au même niveau que Jésus, il faut donc être sorti de soi pour donner sa vie pour l’humanité. Et cela l’humanité malade ne nous le pardonnera jamais, car la vie de Dieu en nous dérange ceux qui ne veulent pas l’accepter. Et ils se mettent en guerre contre nous. Et plus nous nous laissons faire par cette guerre contre nous, sans essayer de nous défendre, et plus la vie de la justice de Dieu grandit en nous. C’est comme l’épreuve du feu. Prouver à Dieu et aux hommes que nous sommes vraiment du côté de la justice. Les injustes ne nous le pardonneront jamais, mais Jésus y reconnaît tout de suite ceux qui sont devenus du même sang que Lui.

    C’est une béatitude terrible, sans doute la plus exigeante et la plus difficile à réaliser, mais notre bonheur va y être total, car nous ressemblons maintenant pour toujours à ce Jésus qui a donné sa vie sur la croix pour chacun de nous. C’est la dernière de toute cette série de béatitudes, mais c’en est en même temps comme la synthèse finale, celle qui porte en elle toutes les autres. Car pour accepter de donner sa vie pour Dieu et pour ses frères, comme Jésus l’a fait, il faut certainement être pauvre de cœur, il faut être doux, capable de pleurer, il faut avoir faim et soif de la justice, être miséricordieux, avoir un cœur pur et être artisans de paix. Tout est là, tout est dit, l’Evangile pourrait s’arrêter aux béatitudes et il ne nous manquerait rien, car ces béatitudes vont éclairer maintenant toute la vie publique de Jésus, le sens de sa donation, jusqu’à son dernier souffle sur la croix, là où il va être non seulement persécuté, mais tué, massacré, anéanti pour avoir osé donner sa vie pour la justice ? Mystère d’un Dieu plus grand que tout le mal du monde et source de foi et de vie pour toute l’humanité. Quelle chance avons-nous de l’avoir rencontré et d’avoir pu commencer à le suivre !


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