• Le peuple qui habitait dans les ténèbres…

     

    « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l’ombre et de la mort, une lumière s’est levée. » (Mt 4,16)

    16 juillet 2021 : cette nuit, je n’arrive pas à dormir. Le Liban, ce pays merveilleux qui m’a accueilli il y a 50 ans, qui m’a donné sa vie de tout son cœur avant qu’à mon tour j’apprenne à lui donner la mienne, est en pleines ténèbres, au bord d’un gouffre noir qui semblerait prêt à l’engloutir.

    Et pourtant je n’arrive pas à être pessimiste. Je ne peux pas oublier ces images de la Nativité de Jésus où la lumière brille encore plus quand elle se dégage au milieu de la nuit noire qui l’enveloppe.

    16 juillet 1949 : Chiara et Foco, les deux premiers cofondateurs du Mouvement des Focolari, ont vu une grande lumière dans la montagne et surtout dans leur cœur et ils n’ont pas pu s’empêcher de la communiquer tout de suite à ceux qui étaient auprès d’eux. Et cette lumière s’est répandue comme une contagion positive dans le monde entier et elle a atteint des millions de personnes en transformant tout sur son passage.

    16 juillet 2021 : je reviens à notre pauvre et cher Liban. Ce n’est pas possible qu’il meure comme ça sans qu’on ne puisse rien faire. Non, la vie gagne toujours à la fin. La vie et la lumière sont toujours ce qui reste après les ténèbres et la mort. Car la mort ne sera jamais qu’un passage et la vie restera toujours la vie et la lumière la lumière. L’hiver qui enveloppe la nature est toujours les prémices d’un nouveau printemps…

     

    Alors que faire ce matin ? Me retrouver avec mes amis, avec mes frères et sœurs du Liban et en même temps de tout le Moyen Orient et faire un pacte solennel entre nous. Celui de ne pas nous laisser impressionner par ces ténèbres, aussi grandes soient-elles. Celui de continuer à croire à la vie jusqu’au bout. Car si la vie n’existait pas, nous ne serions pas là aujourd’hui à vivre entre nous et autour de nous cet amour réciproque qui est tout ce qui nous reste en fin de compte. Et nous accrocher ensemble de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces à cette lumière qui nous attire. Même si c’est au milieu des larmes. Même si nous sommes blessés, découragés, fatigués au plus profond de nous-mêmes. Car il y a au plus profond de ce profond de nous-mêmes une lumière qui brille et qui ne peut pas s’éteindre et qui est la seule qui continuera à guider le monde et à vivre pour l’éternité.


  • Commentaires

    1
    Hayat Fallah
    Vendredi 16 Juillet à 22:34
    Merci Roland !!!!!
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