• Mais combien on entend ou on lit de paroles tellement tristes sur la vie et l’optimisme ! Ce matin, je tombe sur cette phrase de Mark Twain, qui a pourtant été un grand écrivain. Mais voyez plutôt : « L’homme qui est pessimiste à 45 ans en sait trop, celui qui est optimiste après n’en sait pas assez. » Vous ne trouvez pas que tout sonne faux dans cette phrase ?

    Nous avons d’abord un écrivain qui pense sans doute en savoir plus que les autres, qui pense avoir découvert les secrets de la vie et qui a trouvé cette vie tellement triste qu’en vieillissant il est devenu pessimiste. Car l’optimiste est pour lui un pauvre homme qui n’a rien compris, qui n’est pas capable de regarder la réalité en face et qui vit dans l’illusion.

    Comme la vie est tout de même belle quelque part, il nous conseille en somme de goûter à la vie tant que nous sommes jeunes, mais sans trop la regarder au fond de sa vérité. On profite de tout ce qui peut nous donner un peu de joie et de bonheur pendant quelques années et puis, un jour, on doit tout de même apprendre ce qu’est la vérité et se résigner pour finir à la tristesse profonde de cette vérité… Ce serait cela le sens de notre vie sur cette terre ?

    Moi, je vous avoue que je n’aime pas me résigner. Je crois trop profondément que la vie est le plus grand des cadeaux et le plus grand des trésors et qu’on peut la regarder en face, les yeux dans les yeux, sans en avoir peur, bien au contraire.

    Et ce n’est pas le manque de savoir qui nous laisse un peu de bonheur et d’illusion, c’est au contraire l’expérience profonde de la vie, mais jusqu’au fond, au-delà des joies et des souffrances, là où la relation avec l’autre devient plus vraie, et plus belle que ces joies et ces souffrances, que nous parvenons enfin à une vérité qui nous libère et nous fait respirer.

    Le problème c’est qu’on veut tout savoir tout seul, comme un juge qui regarderait de l’extérieur le spectacle de l’humanité et qui mettrait des notes, de plus en plus mauvaises à tout ce qui se passe devant lui, mais sans y pénétrer jamais de l’intérieur.

    Quand on commence à entrer dans le cœur de l’autre dans la réciprocité, on commence à faire des découvertes surprenantes. On s’aperçoit que l’autre est tellement beau et aimable, au-delà des apparences qui nous avaient rebuté au départ. Car l’autre, comme chacun de nous est en général comme une belle plante en train de se dessécher parce qu’elle n’a plus été arrosée depuis longtemps. Il lui suffit seulement d’un peu d’eau pour qu’elle retrouve soudain toute sa fraîcheur, pour qu’elle nous attire de nouveau.

    Alors on n’arrête plus de savoir et de découvrir toutes les fleurs de ce jardin immense de l’humanité qui se présente devant nous. Des fleurs aux couleurs et aux parfums les plus variés, aux personnalités les plus incroyables, mais qui ont toujours quelque chose de magnifique à nous dire et à nous donner.

    Et plus nous en « savons » et plus nous comprenons que nous en « savons » encore tellement peu, mais que ce savoir de l’intérieur est une telle aventure sans fin qui nous enivre et nous appelle, et plus nous avons envie de « savoir » encore. Alors la vie au lieu de nous attrister sur la fin de nos jours, ne cesse au contraire de nous ouvrir toujours plus sur des horizons infinis qui nous font vibrer, qui nous touchent au plus profond de nous-mêmes. Puisque l’on rencontre de temps en temps de ces sages, comme ce vieil ami de 92 ans que je connais et qui se prépare à mourir dans la joie, justement parce qu’il a eu le courage de goûter au cœur de la vie, pourquoi ne pas nous convaincre que la vie peut être tellement belle, mais que cela dépend de nous ? Pourquoi ne nous laissons-nous pas faire par la vie ? Pourquoi juger de travers les gens qui ont réussi à être vraiment heureux ? Simplement pour prouver que nous, nous avons raison, et que la vie est triste ?   


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  • On voit circuler de temps en temps sur les réseaux sociaux des vidéos qui expliquent, avec statistiques à l’appui, que dans quelques années la France sera un état islamique. Et des gens bien intentionnés font circuler ces nouvelles bien documentées pour mettre en garde leurs amis de ce grand danger. Le résultat ? Encore un peu plus de peur, de méfiance, de divisions et de haine. Comme s’il n’y en avait pas assez dans notre monde d’aujourd’hui !

    Je voudrais crier sur les toits que vraiment on en a assez de cette mentalité catastrophe qui sert seulement à détruire l’humanité au lieu de la construire. Cela me rappelle mon papa qui m’a élevé quand j’étais petit avec la hantise du communisme qui allait envahir l’occident, nous enlever toutes nos libertés, nous empêcher de vivre notre christianisme et je ne sais quelles autres horreurs de ce genre qui l’empêchaient apparemment de dormir tranquille. Et il y avait à l’époque beaucoup de statistiques documentées sur ce phénomène, qui voulaient prouver que désormais on ne pouvait plus rien faire pour arrêter ce monstre qui avait déjà envahi l’Europe de l’est, l’URSS, la Chine et un certain nombre de pays et qui n’allait plus s’arrêter…

    A ces amis qui se laissent prendre par la panique, je voudrais affirmer bien haut quelques vérités. D’abord, je n’ai pas peur de l’islam, parce que l’islam n’existe pas, pas plus que n’existe le christianisme ou le communisme. Ce qui est existe ce sont des musulmans, plus ou moins sincères, d’ailleurs bien divisés entre eux, qui sont de plus en plus perdus dans notre monde moderne et qui se jettent parfois dans un certain extrémisme parce qu’ils ont peur de disparaître. Il y a eu des extrémismes à toutes les époques de l’humanité et ils n’ont jamais duré très longtemps, parce que le bon sens populaire finit par retrouver l’équilibre malgré tout, un jour ou l’autre.

    J’ai des amis musulmans merveilleux et si mes compatriotes français préfèrent un jour l’islam modéré à la confusion qui règne en ce moment en occident, je serai bien étonné, mais cela ne nous empêchera pas de vivre comme avant. Le problème n’est pas là. Le problème c’est que l’islam, comme le christianisme avant lui, est en pleine crise devant l’évolution de la modernité. Il se rend bien compte que s’il ne réagit pas, les mosquées vont se vider, comme se sont vidées les églises. S’il y avait dans les pays à majorité musulmane la possibilité de choisir sa religion ou sa croyance ou non-croyance, il est fort probable qu’en quelques années les trois quarts des musulmans arrêteraient d’être musulmans ou au moins de pratiquer leur religion. Le principal remède que malheureusement de nombreux responsables musulmans ont trouvé pour faire cesser cette hémorragie en perspective, c’est l’argent et la terreur. L’argent pour acheter la conviction des gens, la terreur pour les obliger à ne pas quitter le bateau en train de faire naufrage.

    Je suis sûr qu’un jeune musulman français se reconnaît actuellement beaucoup plus dans les joueurs de football musulmans de l’équipe de France, dans certains artistes ou hommes et femmes politiques français musulmans qui se sont bien insérés dans la société, que dans ces prêcheurs islamiques qui résistent seulement grâce à l’argent du pétrole… et encore pour combien de temps ?

    Alors, si nous voulons construire cette humanité de demain au lieu de la détruire déjà à l’avance, il n’y a qu’un chemin : chercher les musulmans sincères, les comprendre de tout notre cœur dans le fond de leurs problèmes et de leurs angoisses, nous unir à eux pour trouver des solutions positives pour l’avenir de notre monde. Nous unir par exemple, pour qu’il n’y ait plus de guerres, plus de réfugiés, plus de pauvreté. Alors que ceux qui font courir ces bruits de panique cherchent justement à multiplier les guerres qui apportent de nouvelles pauvretés, de nouvelles violences et de nouveaux extrémismes.

    Il n’y a pas d’autres chemins, on ne pourra jamais créer du positif à partie du négatif : la lutte des classes qui prétendait tuer les riches pour parvenir enfin à la justice sociale, a seulement créé d’autres formes de mafias et de pouvoirs qui ont appauvri encore plus les pays qu’ils voulaient sauver. Alors, ne tombons pas dans ce piège, tellement grossier. Eloignons-nous des extrémismes de toutes sortes, ils nous font seulement perdre du temps pour l’essentiel. Je pense qu’il y a encore assez de bonne volonté dans la plus grande partie des hommes et des femmes de notre terre, pour croire que nous n’allons pas nous détruire les uns les autres pour toujours.


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  • (citations tirées de http://dicocitations.lemonde.fr/)

     

    [Après nos « proverbes sur la vie » publiés comme dernier article, voici encore des phrases sur la vie, écrites par des auteurs célèbres. Elles font réfléchir, elles sont certainement profondes, mais certaines me semblent parfois tellement « loin de la vie ». Mais aucune phrase ne peut nous laisser indifférents, puisque certains de nos frères et sœurs en humanité ont cette vision des choses. Nous y reviendrons encore souvent, car je crois que nous avons un mot et plus qu’un mot à dire sur un tel sujet.]

     

    C'est fou ce que les hommes ont le goût du travail inutile, du plaisir imbécile, comme ils aiment s'entourer de signes qui prolongent leur enfance, peut-être la seule période rassurante de leur vie.
    [ Michel Déon ]


     

    Il faut se dépêcher de s'en gaver de rêves pour traverser la vie qui vous attend dehors, sorti du cinéma, durer quelques jours de plus à travers cette atrocité des choses et des hommes.
    [ Louis-Ferdinand Céline ]


     

    Vous êtes peut-être très fort pour raconter des histoires, pour peindre des émotions, les douleurs, les emballements du cœur, mais vous ne savez pas décrire ce qui fait le sel de la vie : les saveurs.
    [ Guillaume Musso ]


     

    Je me moquais un peu du contenu des livres. Ce que je recherchais surtout, c'est le pouvoir qu'ils m'accordaient. J'arrivais grâce à eux à m'absoudre de ma vie.
    [ Blandine Le Callet ]


     

    Je ne peignais presque plus. Mes priorités étaient autres. J'essayais de ne plus envisager la vie comme un calvaire à gravir.
    [ Xavier Coste ]
     

     

    Je ne laisserai à personne d'autre le soin de dire que tous les ans, de un à neuf, sont le plus bel âge de la vie, et ainsi de suite...
    [ Jean-Edern Hallier ]
     

     

    C'était cette période de la vie où l'on veut être comme tout le monde, même si l'on commence à comprendre que ce « tout le monde » n'existe pas et n'a jamais existé.
    [ Jim Harrison ]
     

     

    C'était une des constantes de nos vies. Naître, mourir, se lever dès que les portes du car s'ouvrent.
    [ Jennifer Brown ]
     

     

    Je pense que la vie est comme une bouteille de champagne, une fois ouverte, impossible de remettre le bouchon.

    [ Hervé Le Tellier ]

     

    Ce que je reproche aux journaux, c'est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
    [ Marcel Proust ]
      

     

    Près d’une Mère, oh ! c’est le doux bonheur Qu’on goute en paix dans cette triste vie ; A ses côtés un pauvre enfant oublie Sa pauvreté, sa peine et son malheur ; On se confie à sa voix douce et chère, A son amour, à ses soins, à ses vœux : Toujours, toujours on vit calme et joyeux Près d’une Mère.
    [ Jean Lacou ]


     

    Et comment exprimer ces transports si touchants Qu’à l‘âme d'une mère un tendre amour inspire ? Elle aime son enfant même avant qu'il respire. Quand ce gage chéri, si longtemps imploré, S’échappe avec effort de son flanc déchiré, Dans quel enchantement son oreille ravie Reçoit le premier cri qui l‘annonce à la vie ! Heureuse de souffrir, on la voit tour à tour Soupirer de douleur et tressaillir d'amour. .. .
    [ Charles-Hubert Millevoye ]
     

     

    La femme dans ses flancs nous forme de son être : Nous existons en elle avant même de naître ; Son sang est notre sang, nous sommes ce qu’elle est. Enfants, nous recevons son âme avec son lait, Elle endort nos douleurs au berceau balancées, Elle écoute venir nos premières pensées ; Nous regarde sourire et croître à ses genoux, Et sa vie, en doublant, recommence avec nous.
    [ Louis Belmontet ]
      

     

    Je savais désormais que, ne tenant à rien, je serais toujours riche. Je n'aimais que la vie et la liberté. En dehors de ces biens, on ne pouvait rien me prendre.
    [ Pierre Rey ]
     

     

    L’homme naît comme un animal avec des chaînes aux pieds, il est éduqué de sorte qu’il perd la faculté d’imaginer sa liberté, et il travaille toute sa vie en se pensant libre et heureux.
    [ Philippe Bartherotte ]


     

    Je ne peux donc considérer que le fait d'avoir une vie intérieure soit un problème ou un souci. Le souci est plutôt, hélas, la vie extérieure.
    [ Josef Schovanec ]
     

     

    Tant que la lecture est pour nous l'initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n'aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.

    [ Marcel Proust ]

     

    Je n’imagine pas la vie sans elle… Il est vrai que je n’ai guère d’imagination.
    [ Abel Castel ]
     

     

    Ne plus écrire, c’est inconcevable pour moi. L’écriture représente une grande partie de ma vie. C’est ce que je suis, ma colonne vertébrale. Je suis un pasteur, un rabbin du langage. Oui, je souhaite écrire encore beaucoup de livres.
    [ Jim Harrison ]


     

    La plupart des hommes ont un moment dans leur vie où ils peuvent faire de grandes choses, c'est celui où rien ne leur semble impossible.
    [ Henri Stendhal ]  

     

    Nos vies avaient la résistance de la pierre et nos pierres l'éternité de la vie.
    [ Martin Gray ]


     

    Il faut que l'homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie.
    [ Martin Gray ]
     

     

    Comme le soleil, la vie décrit une courbe. Un jour elle commence à décliner, lentement. Il faut se préparer à ce temps. L'accepter. Savoir que cette deuxième moitié de la vie est aussi la vie. Qu'elle peut être aussi pleine que la première.
    [ Martin Gray ]
     

     

    Le mariage n'est donc pas un simple acte social. Il est cérémonie sacrée, moment où tu entres en harmonie avec un ordre du monde. Accomplis cet acte avec gravité. Entre dans le mariage comme si tu commençais une nouvelle vie. Et c'est une nouvelle naissance pour toi. Tu vas vivre à deux. Tu vas partager. Des enfants vont naître.
    [ Martin Gray ]


     

    Alors je voudrais savoir: qu'esr-ce qu'elle a, la vie ? Qu'est-ce qu'elle a, qui lui permet de vous faire tout avaler et d'en redemander ? 
    [ Romain Gary ]
     

     

    Car c'est être poète que regarder la vie et la mort en face, et réveiller les étoiles dans le néant des cœurs.
    [ Christian Bobin ]
      

     

    Il n'y a pas de secret : la vie exige de nous bien plus que nos vies… celle des dieux, des bêtes, des hommes et des femmes disparues depuis la nuit des temps, l'infini de la vie qui passe par la mort aussi.
    [ Pierre Ouellet ]


     

    La vie elle même est paradoxale : elle n'apparaît que pour disparaître….
    [ Pierre Ouellet ]
     

     

    Il était heureux comme ça, à traverser la vie sans même essayer de la comprendre.
    [ Bernard Werber ]

     

    L'ordre pour l'ordre est caricature de la vie.
    [ Antoine de Saint-Exupéry ]
     

     

    On ne se prépare pas à la mort, on se sépare de la vie.
    [ Paul Claudel ]


     

    Il n'y a pas de règle pour la façon dont est censée se dérouler une vie, Perry. Pas de monde idéal à attendre. Le monde est toujours ce qu'il est sur le moment, et c'est à toi de décider comment tu comptes t'y adapter.
    [ Isaac Marion ]
     

     

    Comment est-ce qu'on en arrive là ? Alors qu'on tombe raide amoureux, qu'on rêve de passer chaque instant de sa vie avec l'autre, qu'on s'émerveille de chacun de ses gestes... et un beau jour tout part en fumée, pourquoi ? 
    [ Harlan Coben ]

     

    Ma vie entière n'était qu'un immense rêve creux et vide d'espoir.
    [ Jennifer Brown ]

     

    Cette douleur, je ne veux pas la surmonter, car c'est la seule chose qui me retient en vie. C'est tout ce qu'il me reste d'elle, tu comprends ? 
    [ Guillaume Musso ]


     

    Rien n'est bon dans la vie que les émotions.
    [ Anatole France ]


     

    Le rêve n'est pas rêve. Il est une autre vie, au-delà du monde.
    [ Michel Honaker ]

     

    Je ne m'occupe pas de politique, c'est comme si vous disiez Je ne m'occupe pas de la vie.
    [ Jules Renard ]


     

    Ce que vise tout artiste véritable, c'est à animer de sa vie la vie de l'œuvre jouée, à lui donner tout son être, dans cet abandon parfait propre à l'amour.
    [ Hélène Grimaud ]

     

    Il se demandait parfois, un peu négligemment, à quoi ressemblerait sa vie si elle n'était plus là. C'était une question purement rhétorique, pas morbide pour un sou - le genre de questions que se posent tous les amants. Que serais-je sans toi ? 
    [ David Nicholls ]
     

     

    Ici dans le cadre prospère de propriétaires fonciers où la vie ne consiste qu'à imiter ce qu'on voit à la télévision.
    [ Peter Handke ]
     


    On se demande où on trouve le courage de se lever le lendemain matin et de retourner au travail, et d'être séduisante et gaie, et de donner du courage à tout le monde alors qu'on voudrait plutôt mourir que de continuer cette vie-là.
    [ Jean-Paul Sartre ]
      



     


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  • 77 proverbes, adages et dictons sur la vie (tirés de « proverbes-francais.fr »)

    [Après avoir publié mon « hymne à la vie », avant-hier, j’ai eu envie de vous montrer ce que la sagesse populaire au cours des siècles, et dans différents pays, a compris de la vie : c’est parfois très beau, mais c’est aussi parfois très triste, en tous cas cela fait réfléchir ! Je crois que nous reprendrons certaines de ces phrases pour réagir un peu ou beaucoup dans certains de nos prochains articles : on ne peut tout de même pas dire n’importe quoi de notre mère la vie qui nous aime tant !]

    La vie est parsemée d'épines plus que de fleurs. (Proverbe italien)

    La vie est triste quand on est seul, elle est bien plus agréable quand on est deux. (Proverbe finlandais)

    La vie est un torrent courant vers un abîme. (Proverbe latin)

    La vie est un flambeau toujours prêt à s'éteindre. (Proverbe latin)

    Une vie trop tranquille est une mer morte. (Proverbe français)

    Chaque jour de ta vie est un feuillet de ton histoire que tu écris. (Proverbe arabe)

    La vie est un art. (Proverbe allemand)

    Bonne vie embellit. (Proverbe français)

    Bon feu, bonne mine, c'est la moitié de la vie. (Proverbe canadien)

    La vie est une ivresse continuelle : le plaisir passe, le mal de tête reste. (Proverbe persan)

    Un brin de folie égaye la vie. (Proverbe danois)

    Une vie honorable est une vie éternelle. (Proverbe allemand)

    La vie est un combat perdu d'avance. (Proverbe français)

    La vie est comme un rêve, et la mort un réveil. (Proverbe français)

    En face de la mort, on comprend mieux la vie. (Proverbe français)

    La vie à deux est douce, avec de la douceur. (Proverbe français)

    La vie est un voyage au milieu de la nuit. (Proverbe indien)

    La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre. (Proverbe arabe)

    On ne jette pas l'ancre au fleuve de la vie. (Proverbe oriental)

    La vie est un grand drame, il faut le bien jouer ; mais ce qu'il faut surtout, c'est le bien dénouer. (Proverbe français)

    La vie est courte, et nul ne sait ce qu'il y a de l'autre côté. (Proverbe libyen)

    La vie est un arbre dont le fruit est souvent amer. (Proverbe persan)

    La vie n'est qu'un badinage, une épigramme dont la mort est la pointe. (Proverbe irlandais)

    Si tu aimes la vie ne prodigue pas le temps, c'est l'étoffe dont la vie est faite. (Proverbe américain)

    La vie en commun fait mûrir l'homme. (Proverbe français)

    Dans la vie il y a des gens prêts à vous aider, et d'autres à vous enfoncer. (Proverbe malgache)

    Une longue vie entraîne de longues souffrances. (Proverbe latin)

    Jouissons pleinement de la vie pendant que nous y sommes, elle est si courte. (Proverbe latin)

    La vie de l'homme est courte, et ce qu'on a perdu ne peut être réparé. (Proverbe latin)

    Rien n'abrège tant la vie que les pas perdus, les paroles oiseuses et les pensées inutiles. (Proverbe chinois)

    Le monde est un spectacle, la vie un passage ; tu es venu, tu as vu, puis tu t'es en allé. (Proverbe grec)

    La vie s'en va comme la rose. (Proverbe français)

    La vie est un chemin parsemé d'épines et de difficultés. (Proverbe grec)

    Il n'y a qu'une affaire dans la vie ; qui en a deux n'en a réellement aucune. (Proverbe chinois)

    La vie est un escalier, les uns montent au paradis, les autres descendent aux enfers. (Proverbe bulgare)

    Il y a une vie de fer, et une vie d'argent. (Proverbe arménien)

    La vie est une branche de palmier que les vents inclinent à leur gré. (Proverbe gabonais)

    Les hommes ont le même souffle de vie, mais chacun porte son destin. (Proverbe malgache)

    La vie d'un homme qui a deux femmes est un véritable supplice. (Proverbe hindou)

    Fais ta vie à la base de ta sueur. (Proverbe touareg)

    La vie est une aventure à vivre tous les jours que Dieu nous donne. (Proverbe yiddish)

    La vie est pleine de hauts et de bas. (Proverbe yiddish)

    La vie est un beau rêve, mais ne vous réveillez pas. (Proverbe yiddish)

    La vie est un échéancier inéluctable. (Proverbe mauritanien)

    La vie est une habituée du divorce. (Proverbe mauritanien)

    Du jour de ta naissance, la vie est un torrent qui dévale la pente. (Proverbe tibétain)

    La vie et la mort sont comme les deux faces d'une feuille blanche. (Proverbe coréen)

    La vie se termine avant que le travail ne s'achève. (Proverbe libanais)

    Que sait de la vie, celui qui ne s'est point instruit ? (Proverbe tunisien)

     


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  • J’ai publié hier sur Facebook une de mes citations sur la vie qui disait : « La vie est dure quand on la regarde de l’extérieur, au lieu de l’étreindre de tout notre cœur, comme on le ferait avec la personne qu’on aime le plus au monde. » Et j’ai aussi ajouté, en guise de commentaire : « La vie n’est pas quelque chose qui m’arrive du dehors. Ma vie à moi, c’est la chance d’être moi-même en me plongeant en même temps dans la vie des autres. »

    Mais je sens maintenant que je dois en dire encore tellement plus sur la vie… pour la remercier. Car la vie est une aventure, un mystère, une surprise, une épreuve et un horizon qui n’en finit pas de s’ouvrir, même quand elle donne l’impression de se refermer. La vie, c’est le sang qui jaillit de mon cœur et qui y retourne, c’est l’air qui fait respirer mes poumons, c’est l’eau qui me désaltère et le feu qui me réchauffe et qui risque en même temps de me brûler. Mais la vie c’est toi aussi, et moi, et les autres, les autres que j’aime et ceux que j’ai tellement de mal à aimer. Car la vie c’est une relation qui s’ouvre en se multipliant à chaque instant, qui s’invente, se transforme, se répète, mais n’est jamais monotone. La vie est une découverte et la vie c’est l’amour, c’est la joie et la souffrance. La vie c’est tout et en même temps le contraire de tout. La vie nous donne le vertige, nous attire et nous fait peur.

    Et c’est que la vie est aussi un problème, un drame, une mort perpétuelle. Et c’est là que je voudrais dire tout ce que j’ai dans le cœur au sujet de la vie. Je suis choqué ou plutôt peiné de voir combien de gens disent tellement de mal de la vie, de leur propre vie et de celle des autres. Comme s’ils n’avaient pas encore découvert le trésor. Et l’on rencontre ainsi du matin au soir des personnes qui se plaignent de leur vie, qui n’en peuvent plus et qui voudraient en finir avec tout ça. Et c’est tellement triste d’en arriver là. Mais comment peut-on tomber dans une telle absurdité ? Comme si on préférait être une pierre ou un arbre, peut-être, ou même n’avoir jamais existé…

    Je crois qu’il y là un malentendu terrible. C’est que l’on confond la vie avec ses circonstances, avec ses défauts apparents, avec ses échecs et ses passages difficiles. Alors que la vie, c’est toi qui es la source de tout et qui m’as donné la vie. La vie, c’est toi qui m’a ouvert les yeux sur la vie. La vie, c’est toi qui me donnes le courage d’avancer et de sortir de mon coma quand il s’abat sur moi. La vie, c’est moi et c’est toi. Sans toi, la vie, je serais simplement un néant, je ne serais même pas, de manière absolue. Et si un jour tu m’as inventé, comment pourrais-je être aussi ingrat et oublier de te remercier ? Comment pourrais-je me retourner contre toi et dire que la vie n’est pas belle ?

    Alors, il faut apprendre à se serrer les coudes avec la vie, à la regarder et à l’accueillir tous ensemble. Car la solitude n’aide pas à avoir le courage de voir la vie en face. C’est seulement la relation et l’amour qui peuvent être la clé qui ouvre le secret de la vie. Cette clé qui nous fait comprendre tout à coup que les circonstances de la vie peuvent être terriblement difficiles, mais que cela n’ôte rien à la vie. C’est même dans les épreuves les plus dramatiques que l’on vit souvent les moments de partage les plus émouvants, ces moments qu’on n’oubliera jamais, comme si nos sangs s’étaient mélangés pour toujours au cœur de la douleur. Car la vie est aussi la souffrance, la vie est aussi la mort, mais elle est toujours la vie, et elle ne nous abandonnera jamais, même quand elle semble se taire définitivement. C’est le secret de l’humanité et de chacun d’entre nous. A nous de nous entraider à l’aimer de tout notre être, de tout notre cœur, et à chercher autour de nous chaque jour toutes ces personnes tellement tristes parce qu’elles n’ont sans doute pas eu encore la chance que quelqu’un les ouvre finalement à la lumière… à la lumière de la vie !


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