• Chers lecteurs qui aimez plonger chaque jour dans « L’Orient La Nuit », merci d’abord pour votre présence fidèle qui renforce le courage de continuer à écrire, pour donner un peu d’espoir et de lumière autour de nous, dans ce monde qui est souvent bien fatigué ! Je vous remercie en particulier parce que les visites au blog ont beaucoup augmenté ces derniers temps et c’est vraiment un signe réconfortant ! Nous avons dépassé les 42.000 visites !

    Mais comme je devrais mettre mon blog en vacances pour un mois et demi, jusqu’à Noël, je vais vous demander un grand service. Si vous pouviez profiter de cette période creuse pour aller faire des recherches dans les archives ou en cliquant sur les « tags » qui vous inspirent le plus et en partageant le fruit de vos recherches (articles entiers ou simplement quelques phrases) sur Facebook ou twitter ou Google +…, cela pourrait faire de la bonne publicité.

    Et n’oubliez pas mes citations dans le site « citation-celebre.leparisien.fr » en cherchant « Roland Poupon » dans « Internautes populaires » et en cliquant sur les phrases qui vous plaisent !

    A très bientôt !


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  • Comme d’habitude, voici les titres des articles publiés ces deux mois dans notre blog, au cas vous n’auriez pas pu tout suivre.

    Nous avons commencé le 2 et le 4 octobre par deux articles intitulés « L’amour ne revient jamais en arrière » avec sa « suite » dans la rubrique « Provocations ».

    Puis « Aimer toute la journée » dans « Découvertes » le 6 octobre.

    A partir du 8 octobre, un peu exceptionnellement, nous avons fait un long plongeon, dans la rubrique « Perles de la Parole », dans le chapitre 5 de l’Evangile de Matthieu, ce chapitre extraordinaire des Béatitudes, en commençant le 8 par « Matthieu 5 ».

    Le 10 et le 12, c’était « Libres d’aimer » et « Aimer dans la douceur » sur les deux premières béatitudes.

    Le 14 et le 16 : « Le bonheur de pouvoir pleurer » et « Le bonheur de la justice de Dieu ».

    Le 18 et le 20 : « Le miracle de la miséricorde » et « Amour pur »

    Le 22 et le 24 : « La famille de la paix de Dieu » et « Donner sa vie pour ses frères »

    Le 26 et le 28 : « Laisser passer la lumière » et « Passion pour l’unité »

    Le 30 octobre et le 1er novembre : « La force immense de l’amour » et « Se laisser faire par nos frères »

    Et enfin les 3 et 5 novembre : « Au-delà de la logique » et « Le secret de Dieu », pour compléter notre voyage dans le chapitre 5 de Matthieu, un voyage à couper le souffle et à transformer complètement notre vision de la vie de l’homme !

    Ce sera tout pour novembre, puisque notre blog devra prendre maintenant des vacances jusqu’à Noël.

    Bonne lecture ou méditation !


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  • « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Mt 5,46-48)

    C’est la conclusion du chapitre des Béatitudes, même si le discours sur la montagne est encore loin d’être terminé. C’est la découverte du secret de Dieu ! Pourquoi Jésus nous demande ou nous propose tellement de changements dans notre mentalité et dans notre vie de tous les jours ? Pour ajouter encore des devoirs à nos responsabilités d’hommes ? Pour faire de nous des héros, des personnes capables des actions les plus sublimes ? Peut-être, si on le comprend encore superficiellement.

    Mais en fait, Jésus qui nous aime tellement, qui a eu l’audace et le courage de venir habiter et mourir parmi nous, a un plan d’amour tellement plus beau pour chacun de nous et pour toute l’humanité. Il sait bien que le meilleur des hommes, livré à lui-même, n’ira pas bien loin dans la réalisation de sa personnalité et de son bonheur. Il restera enfermé dans ses habitudes, ses petites vertus étriquées, les quelques personnes avec lesquelles il arrive à s’entendre dans cette humanité tellement complexe qu’elle donne le vertige et fait peur…

    Non, Jésus veut nous libérer de tout ça. Nous libérer de nous-mêmes et de nos visions mesquines et centrées sur nous-mêmes. Il veut nous faire finalement respirer en renversant toute notre pauvre logique terre à terre, en nous faisant goûter la loi du ciel déjà sur la terre. Jésus voudrait que nous devenions « parfaits » comme notre « Père céleste est parfait ». Et notre Père céleste, n’est pas parfait comme un robot de sainteté et de vertus, mais comme un cœur rempli d’amour pour chacun de nous et qui voudrait nous emmener avec lui au paradis, dès ici-bas, pour nous faire expérimenter la beauté de cette réciprocité de l’accueil et du don qu’il vit avec le Fils dans l’Esprit de toute éternité.

    Tous ces conseils qu’il nous donne, qui nous semblent parfois si difficiles à vivre, tellement à contrecourant par rapport à la mentalité du monde qui nous entoure, ne sont que des moyens de nous laisser transformer peu à peu par lui …  pour nous retrouver chaque jour un peu plus, comme par miracle, avec un cœur nouveau, capable comme le Père et Jésus de vivre chaque instant dans le bonheur de donner sa vie et de la recevoir en même temps chaque fois plus belle et plus intense…

     


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  • « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (Mt 5, 43-45)

    C’est toujours la même logique. Si je pense à moi, jamais je ne pourrai aimer mon ennemi, celui qui a commis une injustice envers moi, qui m’a fait du mal, qui m’a menti, trompé, exploité, qui s’est moqué de moi, qui m’a volé, insulté, calomnié. Et pourquoi devrais-je le faire ? Pour l’encourager à recommencer, puisqu’il n’aura même plus peur de moi ?

    Mais la logique de Dieu est complètement différente. Dieu ne pense jamais à soi-même, il pense toujours au bien de l’autre. Et puisqu’il veut mon bien, il me propose de faire comme lui. Si quelqu’un m’a fait du mal, je ne vais pas penser au mal qu’il m’a fait, mais au bien que Dieu veut et peut lui faire. Je vais seulement penser à Dieu et à l’autre. Je vais essayer de voir l’autre comme Dieu le voit, avec son regard d’amour, même si l’autre a été méchant ou injuste.

    Alors tout change en moi. D’abord, je commencerai à accepter avec humilité l’idée que si l’autre est méchant avec moi, c’est peut-être en partie ma faute : est-ce que moi-même j’ai toujours été amour avec lui par le passé ? Un peu d’humilité fait toujours du bien et libère de soi-même. Ensuite, quelle que soit la réaction de l’autre, je vais rester en paix avec moi-même et avec Jésus présent et caché dans l’autre. Car c’est cela la deuxième vérité que je vais découvrir : que Jésus est caché au cœur de celui qui me fait du mal, même si l’autre ne le sait même pas ou ne veut pas le savoir. Je vais me mettre d’accord avec ce Jésus en lui, pour renverser peu à peu la situation et je verrai peut-être des miracles. Et si l’autre ne veut pas comprendre, je lui pardonnerai quand même, comme Jésus a pardonné à ses persécuteurs sur la croix : « Père, pardonne-leur ; ils ne savent pas ce qu’ils font. »

    L’important dans tout cela, et c’est le cadeau de Dieu dans toute cette histoire, c’est que mon union avec Dieu, ma paix intérieure et mon amour pour Lui et pour le prochain ne vont cesser de grandir. Mieux même, l’amour qui est passé par l’épreuve en ressort plus fort. C’est parce que j’ai eu le courage d’aimer ceux qui ne m’aiment pas que j’aurai encore plus de force et d’enthousiasme pour aimer ceux qui m’aiment, tous ceux qui me sont chers, et pour continuer à construire l’unité de la famille humaine. Ce serait tellement dommage de limiter mon amour pour Dieu et pour toute l’humanité, parce qu’une une ou deux personnes m’ont fait du mal en chemin !

     


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  • « Si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter. » (Mt 5,41-42)

    Encore une phrase qui bouleverse ce qu’on considère être le bon sens. Jésus nous demande de toujours accueillir la demande de l’autre quelle qu’elle soit. Ce genre de demande qui veut dire aussi un grand effort de notre part, beaucoup de générosité, beaucoup de confiance dans l’autre, car l’autre devient ainsi comme notre patron, celui qui commande. Et Jésus ne précise même pas si la demande de l’autre est juste ou non, si elle est raisonnable ou non, si elle arrive à un moment dans lequel je suis déjà occupé à autre chose…

    On ne va pas discuter ici comme des pharisiens qui veulent défendre la loi. Il est bien évident que, prise à la lettre, une telle phrase sera souvent impossible à mettre en pratique. Il suffit d’imaginer que deux ou trois personnes nous demandent en même temps des choses contradictoires et nous serons bien évidemment paralysés, sans plus savoir quoi faire. Mais nous mettre à discuter avec Jésus serait bien stupide.

    Ce qui compte ici, c’est l’esprit avec lequel Jésus s’adresse à nous. C’est d’abord un esprit d’amour total pour nous, car Jésus veut surtout nous libérer de notre logique terre à terre qui nous empêche de décoller et d’être libres d’aimer nos frères. Il nous demande ensuite d’être prêts à aider ou à aimer nos frères comme eux veulent être aidés ou aimés, même si pour nous leur demande peut être bizarre, mal placée, exagérée.

    Il nous demande de surprendre l’autre par notre amour : vouloir toujours donner plus que ce que l’autre a demandé, c’est déjà apprendre à être comme Dieu qui donne toujours plus que ce qu’on n’aurait jamais pu imaginer. Et c’est toujours cela le but de Jésus. Il ne se demande pas si l’autre va profiter de nous et nous exploiter, c’est le dernier de ses soucis. Il veut nous dire au fond que c’est Lui-même qui se cache derrière la demande de notre frère ou de notre sœur. Et son mot d’ordre va donc être d’apprendre à nous laisser faire, chaque fois que ce sera réalisable, bien sûr, mais le plus souvent possible. Cela demande d’abord d’écouter notre frère, de comprendre sa demande et de l’accueillir de tout notre cœur… et nous serons étonnés de voir où cela va nous mener, car c’est Dieu qui va prendre en mains notre relation et une grande aventure va commencer…


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