• Je vais peut-être vous surprendre, mais je suis de plus en plus convaincu que le fond de mon identité c’est l’humanité toute entière. Qui suis-je ? Qu’est-ce qui fait donc la réalité de mon identité profonde ? C’est la rencontre miraculeuse entre l’humanité et le mystère extraordinaire de ce moi qui m’a été donné à ma naissance.

    Car c’est vraiment un mystère de voir que je suis moi et non pas toi et sans savoir pourquoi. Mais en même temps je suis moi, parce que tu es toi et tu es toi parce que je suis moi, parce que tous les deux nous faisons partie à part entière de cet autre mystère énorme qui est l’humanité en route vers elle-même.

    Tout cela donne le vertige quand on y pense, cela peut donner de la joie et cela peut aussi faire peur en même temps. Quel honneur, quelle responsabilité, quelle aventure d’être moi-même au milieu de ce « nous » !

    Et ce moi-même est tellement gigantesque qu’il n’est même pas perdu au milieu de ces milliards d’êtres humains. Car je ne suis pas un brin d’herbe au milieu de la prairie, ou un caillou au pied de la montagne. Dans mon infinie petitesse je suis aussi l’immensité de l’humanité…

    Quand on commence à se rendre compte de ce cadeau qu’on nous a fait en nous donnant la vie, tout prend un sens différent. Les difficultés et les problèmes rencontrés en chemin se relativisent tout seuls.

    Mais surtout on éprouve soudain la passion de ne plus perdre un instant pour découvrir le plus possible de notre « moi-même » qui se trouve caché dans les autres. C’est pour cela que la joie et la souffrance des autres ne peuvent plus nous laisser indifférents. Et si notre vie est brève, si nous ne pouvons entrer véritablement que dans le cœur de quelques personnes bien choisies au cours de ces quelques années qui nous sont données sur cette terre, nous sentons confusément que cela doit être déjà l’anticipation d’un paradis où nous serons tout à tous, tout en restant et en devenant toujours plus nous-mêmes.

    Si j’ai eu le bonheur dans ma vie de sortir de mon milieu européen et de me fondre dans la richesse des peuples du Moyen Orient, si j’ai eu la joie de communier profondément avec des Chinois, des Japonais, des Africains, des descendants des indigènes d’Amérique, c’est chaque fois avec le sentiment de respirer un peu plus, d’élargir un peu plus mon cœur bien au-delà des limites que je croyais avoir.

    Et ce qui est drôle c’est qu’à la fois tout me manque, car il me manque encore les milliards de frères ou de sœurs que je n’ai pas eu le temps de connaître, mais en même temps toute cette humanité débordante est déjà présente en embryon dans un seul de ces frères ou de ces sœurs. Et je n’ai rien d’autre à faire, chaque jour lorsque je me lève pour une nouvelle aventure, qu’à me laisser entraîner dans ce courant d’humanité qui s’élève vers la réalisation de lui-même, même si tous les conflits, les guerres, les haines ou incompréhensions de toutes sortes semblent nous dire le contraire.

     

    Car l’humanité est blessée, elle est malade, mais elle n’est pas morte. Il y a chaque jour des millions et des milliards d’hommes et de femmes qui continuent à construire son avenir, qui ne cessent de se donner et de s’accueillir, avec le sentiment qu’une vie pareille vaut vraiment la peine d’être vécue. Et c’est cela qui fait finalement mon identité. Tout le reste ce sont des détails, indispensables et nécessaires, car c’est aussi dans les détails que je suis particulièrement moi-même, mais pas en contradiction ou en opposition avec les « détails » des autres, mais en harmonie avec eux, comme dans le jeu d’un orchestre qui joue une merveilleuse symphonie, où les sons et les émotions se répondent à l’infini.


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  •  J’ai rencontré, il y a quelques jours, une personne qui vit comme moi au Liban depuis longtemps, mais qui n’est pas d’origine libanaise. Occasion d’un échange un peu bref mais très intéressant qui m’a donné envie de partager quelques réflexions rapides avec vous, à approfondir.

    Le sujet de ces réflexions ? C’est ce que nous appelons notre identité. Il est clair que chaque peuple a son identité. Il existe une identité libanaise avec ses caractéristiques culturelles et sociales, il existe une identité française ou italienne ou égyptienne. Mais là où commence la difficulté (ou plutôt la chance, d’après mon expérience), c’est lorsque quelqu’un comme nous se trouve plus ou moins à cheval sur plusieurs identités. Quelle va être alors son identité à lui ?

    Nous n’avons pas ici le temps de nous lancer dans une étude de vocabulaire philosophique pour distinguer entre identité et personnalité et je crois que pour simplifier les choses on peut prendre pour commencer ces deux mots comme s’ils avaient à peu près la même signification.

    Si ma personnalité est faite maintenant de plusieurs identités, cela voudrait dire que je risque d’être une personne avec une double ou une triple personnalité ? Pauvre de moi, je serais donc bien perdu et malade et les gens ne sauraient plus comment s’adresser à moi.

    Mais je crois qu’il y aurait alors un grand malentendu sur les mots eux-mêmes. C’est qu’en fait je n’aurai jamais qu’une seule identité, même si cette identité peut avoir de multiples visages, comme justement ce qui vient des identités de peuples différents. Je ne suis pas un mauvais français parce que je me suis enrichi de l’identité libanaise. C’est la manière originale avec laquelle je gère la relation entre ces deux cultures qui va faire de moi une identité qui peut plaire à certaines personnes mais aussi en déranger d’autres : c’est là que l’aventure devient vraiment intéressante !

    Mais il faut dire qu’au fond mon identité est tellement complexe qu’il est impossible de savoir exactement de quoi elle se compose, car elle est le fruit de ma rencontre avec des milliers et des milliers de personnes tout au long de ma vie, de la famille à l’école, au travail… Les identités nationales ne sont qu’un des aspects de ce qui m’a formé et je ne saurai jamais moi-même exactement tout ce qui a contribué à construire peu à peu cette identité. Et pourtant je sens et je peux dire que « cela c’est moi » et « cela ce n’est pas moi », « j’aime cela et je n’aime pas cela », je suis « différent » des autres et en même temps semblable à beaucoup d’autres. Car j’ai des points communs avec beaucoup de parents, d’amis, de connaissances et même de gens que je connais seulement par mes lectures ou par les médias.

    Ce qui fait mon identité, c’est que je suis homme comme les autres hommes et qu’en même temps je suis unique, absolument unique, il est impossible de me confondre avec qui que ce soit.

    Seulement voilà, mon identité est toujours limitée à l’expérience que j’ai vécue et à la manière dont je vis mes relations avec les autres. Si mes relations sociales sont conflictuelles j’aurai une identité méfiante, peut-être agressive ou qui a peur de tout. Si je réussis à créer des relations harmonieuses avec les autres, si je considère les autres non pas comme des obstacles à ma réalisation, mais comme une occasion d’enrichir toujours plus ma personnalité, alors mon identité sera toujours plus belle et en même temps plus dynamique.

    Le danger de comparer les identités de chacun, c’est de vouloir toujours les opposer au lieu de les harmoniser. Les limites de ma personnalité ne sont pas le cœur de mon identité. Mon identité est ce qui est le cœur de moi-même, mais ce cœur est aussi toujours en évolution. Sinon cela voudrait dire que mon identité est figée, repliée sur elle-même et ce serait bien triste.

     

    Mais je crois que nous devons continuer cette conversation avec d’autres articles. Qu’en pensez-vous ?


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  • (Suite de « Bon anniversaire ! »)

    Oui, la vie est pleine de belles surprises. Mais sans doute faut-il se laisser entraîner dans son courant, si l’on veut vraiment en profiter.

    Il y a juste un an, je me lançais donc dans l’aventure de ce blog, un peu timide, encouragé par quelques amis, certain d’avoir de belles choses à partager, mais un peu préoccupé pour la suite. J’avais bien quelques idées pour les premiers articles. J’étais tout de même hésitant sur le rythme à suivre. Si l’on écrit trop souvent, les lecteurs se lassent et si l’on écrit trop peu ils vous oublient.

    J’avais tout de même décidé au bout de quelques temps d’écrire, lorsque c’était possible, un article tous les deux jours, en essayant de varier mes sujets selon les différentes rubriques, en gardant un certain équilibre entre les sujets d’actualité et les vérités éternelles, celles qui sont valables aujourd’hui, mais qui le resteront encore dans vingt ans ou cinquante ans.

    Mais ma plus grande crainte c’était de commencer, d’intéresser mes lecteurs et de bien vite les lasser, parce qu’au bout d’un ou deux mois j’aurais peut-être dit déjà tout l’essentiel de ce que j’avais à dire.

    Mais voilà la grande surprise : plus je mettais en commun mes idées, mes réflexions, que je devrais appeler « nos » idées, « nos » réflexions, parce que je ne les ai pas inventées tout seul (elles sont le fruit d’une vie vécue ensemble avec tellement d’amis), plus je voyais ces idées se multiplier toutes seules comme par enchantement. Comme dans la nature où les plantes et les animaux se reproduisent à une vitesse extraordinaire lorsque les conditions sont bonnes.

    Je voyais surtout que le dialogue, la confrontation avec certains lecteurs (encore malheureusement encore plus timides que moi pour l’instant) ouvraient toujours de nouveaux horizons.

    Je découvrais aussi que la pensée de grands maîtres comme Gandhi ou Confucius ou même de penseurs moins connus mais originaux, provoquaient toujours en moi et dans mes lecteurs de nouveaux élans pour aller encore plus loin.

    Alors je sens maintenant que ce blog est simplement un courant de vie auquel je participe avec chacun de vous, et qu’il ne s’arrêtera jamais, même le jour où j’arrêterai d’écrire, même le jour où je devrais quitter ce monde. Car la vie est comme l’eau qui jaillit de la source, descend à la mer après avoir pénétré la terre de tous ses bienfaits, puis remonte vers le soleil en déversant de nouveau ses larmes fécondes sur toute la terre qui va de nouveau alimenter la source… L’eau ne s’arrête jamais et elle est toujours plus riche, toujours nouvelle ou renouvelée (à condition quand même que l’homme ne la pollue pas trop !).

    Nous sommes chacun de nous comme une goutte d’eau bienfaisante qui se mêle aux autres gouttes pour irriguer la terre, qui s’enrichit de cette terre et se découvre à chaque instant plus belle, plus riche, plus abondante…

     

    Encore faut-il « se jeter à l’eau », ne pas rester dans son coin pour rester soi-même en ayant peur de se perdre dans le courant avec les autres. Non, c’est le « courant » qui va nous faire grandir, nous faire devenir véritablement nous-mêmes. C’est la leçon que ce blog m’a apprise, mais c’est celle que chacun peut faire lorsqu’il sort de son abri pour se mêler à la bataille de l’humanité qui a besoin de chacun de nous.


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  • Il y a presque un an, le 10 février 2015, je lançais notre blog et j’écrivais dans l’article « Pourquoi écrire ? » de la rubrique « Accueil » ces quelques mots, peut-être un peu mystérieux, comme un défi que je me proposais à moi-même et à ce blog, pour trouver toujours des raisons d’espérer :

    « Nous avons tout simplement envie de mêler nous aussi notre voix aux voix innombrables qui s’élèvent aujourd’hui un peu partout dans le monde pour essayer d’exprimer ce qui est en train de bouillir dans le cœur de l’humanité.

    Car l’humanité bout, mais surtout elle a mûri, beaucoup mûri ces derniers temps. Il y a un certain nombre de signes qui nous permettent d’affirmer cela. Et c’est d’ailleurs à ce sujet qu’il serait bon d’écrire un peu plus encore. »

    Et voilà qu’un an plus tard, Nayla, qui vient de lire cet article, réagit par ce beau commentaire : « Je prends le temps de lire presque un an après...mais je suppose que ce n'est pas trop tard. C’est fort intéressant et j'ai envie de te relancer, Roland, sur cette phrase ; Il y a un certain nombre de signes qui nous permettent d’affirmer cela.  Peux-tu donner quelques exemples de ces signes ? Merci pour tout. Nayla »  

    Merci, Nayla, de me provoquer, dans le bon sens du terme : c’est pour cela que ce blog est né, et j’aimerais bien qu’il y ait chaque jour un peu plus de dialogue en ligne, mais cela viendra sans doute peu à peu avec le temps.

    Tu as remarqué sans doute ce mois-ci que je me suis servi de la sagesse de Confucius, vieille comme le monde, ou au moins le monde qui a commencé à s’éveiller, pour affirmer qu’en fait cela fait longtemps que bout le cœur de l’humanité. Mais peut-être qu’auparavant chaque peuple bouillait tout seul dans son coin. Tandis que désormais c’est tous ensemble que nous avons commencé à bouillir. On ne peut plus maintenant dire n’importe quelle bêtise avec quelques amis, commettre n’importe quelle injustice sans que le monde entier le sache demain et se moque de nous.

    Des signes de ce qui bout, de positif et de constructif, dans l’humanité, tu as pu en voir déjà un certain nombre dans mes articles de toute l’année ; ou bien tu peux aller les chercher maintenant si tu n’avais pas eu l’occasion de les lire auparavant : ils sont toujours là et je ne peux pas tout répéter aujourd’hui en un seul article.

    Mais si le négatif se propage aussi à toute vitesse, le positif vient quand même de plus en plus souvent à la lumière et cela est déjà un signe tellement encourageant. Quelques étudiants se battent sur facebook contre la corruption et voilà qu’ils font tache d’huile et ébranlent le gouvernement de leur pays.

    Des signes de ce qui bout dans le monde, on en voit maintenant chaque jour, si on sait écouter, regarder, s’informer et même lire entre les lignes. J’écrivais le 3 novembre dernier, dans la rubrique « Provocations » un article intitulé « Les guerres vont bientôt finir ». C’était un rêve peut-être, une vraie provocation sans doute, mais on est bien obligé de constater que, dans les pays occidentaux et dans beaucoup d’autres pays, pratiquement plus aucun jeune ne veut partir à la guerre. Mon grand-père est parti à la guerre, il a été blessé et il a demandé à repartir tout de suite au front, à peine guéri. Quel jeune Français en ferait autant aujourd’hui ? C’est trop inhumain de tuer et de se faire tuer…

    Le « pouvoir » ne peut plus désormais obliger les peuples à faire n’importe quelle action contre nature, pour assouvir les intérêts de ses gouvernants. Les peuples commencent à se révolter dans tous les coins du globe. Et c’est aussi pour cela que la politique est en ce moment, un peu partout, en pleine confusion. On ne trouve presque plus de politiciens à la hauteur. Signe négatif ? Sans doute par certains côtés, mais si on y regarde de plus près, cela veut dire que les peuples sont tellement exigeants maintenant qu’on ne peut plus leur faire avaler n’importe quel mensonge comme autrefois (au moins en partie, car il y encore bien des mensonges qui tiennent la route).

    On accuse les pays européens d’être de plus en plus individualistes, et il y a du vrai, si on les compare à la vie sociale foisonnante de beaucoup de pays des autres continents. Et pourtant je suis étonné, quand je retourne en France, quelques jours par an, de voir combien est en train de fleurir la vie associative, culturelle, sportive, de solidarité, comme jamais peut-être autrefois.

    Il y a une soif d’authenticité et de vraie liberté chez les jeunes qui fait respirer et penser que les générations à venir seront plus simples que les nôtres. Il y a sans doute une crise de la religion, une crise de la famille et de beaucoup d’institutions qui ont cimenté la société pendant des siècles. Mais est-ce une crise seulement destructrice ou une étape de purification qui nettoie la religion, la famille et toutes ces institutions de toute l’hypocrisie qu’elles contenaient souvent et qui leur prépare un avenir plus vrai, plus transparent qui va faire progresser l’humanité pour de bon ?

    Je sais qu’un article de blog est toujours trop bref pour être complet. Un blog est comme une caricature. Mais, si tu es d’accord, Nayla, on ne va pas s’arrêter là, et on pourra continuer cette conversation dans les prochains articles. Tu voulais peut-être parler d’autres sujets brûlants : merci de le dire…

     

     

     


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  • Vous avez certainement vu parfois ce spectacle étonnant et ravissant à la fois, dans un lieu public, comme un magasin, sur le trottoir d’une rue, mais surtout dans ces endroits où l’on est assis à attendre une personne, un autobus, le départ d’un avion, deux petits enfants d’un an ou deux à peine, en train de se découvrir l’un l’autre.

    C’est toujours touchant et surprenant à la fois. Car ce petit garçon, cette petite fille, qui sait à peine marcher ou parler, sait déjà bien distinguer entre ses jouets, ses parents, ses frères et sœurs de la même famille mais aussi ses frères et sœurs en humanité.

    Notre bambin n’a pas eu encore le temps de connaître la timidité. Il est trop petit pour comprendre qu’on n’aborde pas un inconnu comme ça dans la rue, que ce n’est pas prudent. Pour lui tous les hommes sont encore égaux. Et quelle joie et quelle surprise lorsqu’il rencontre justement un bambin ou une bambine comme lui, de la même taille, à la même allure maladroite et titubante, qui tombe par terre comme lui à chaque instant et qui se relève en pleurant ou en riant selon les cas.

    Il est bien habitué à vivre toute la journée avec ses parents, ses frères et sœurs, ses oncles, ses tantes, ses cousins, ses cousines, les voisins, les amis de la famille : mais ils sont tous plus grands que lui. Tandis que là, c’est drôle, il y a aussi sur cette terre des bambins hauts comme trois pommes, il n’est plus seul au monde. A moins d’avoir la chance d’être d’une famille avec des jumeaux ou des triplés.

    Voilà que nos deux bambins se regardent, essayent de s’apprivoiser, ils commencent même à oser se toucher, se pousser, se tirer, plus ou moins doucement, plus ou moins violemment. Un des deux essaye de voir jusqu’où il peut aller et c’est le drame qui commence, on se réfugie auprès de ses parents ou bien on se met à répondre à la violence par la violence. On apprend à vivre avec l’humanité, sans frein, sans barrières. Nous sommes tous faits de la même pâte.

    Et pourtant, dans quelques mois, dans quelques années, notre bambin va grandir, on va lui apprendre à se méfier des autres. On va lui expliquer qu’il ne faut pas fréquenter n’importe qui, on va même l’éduquer à juger les autres, à combattre, à se défendre ou à haïr. La société va tout gâcher. Car c’était la première intuition qui était la bonne.

    Mais évidemment nos parents ont bien fait de nous expliquer qu’il y a des dangers en ce monde. Mais de là à oublier que les autres sont des hommes comme moi, quel dommage, quel gâchis ! Alors que nous aurions pu rester toute notre vie convaincus qu’avant d’être différents ou opposés, nous sommes tous frères et sœurs. Nous sommes toujours libres de refaire plus tard cette découverte, comme une reconquête positive. Mais comme elle difficile cette conquête ou reconquête lorsque toute la société autour de nous s’est organisée avec des fossés et des barrières…

     

     


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